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Royer Pancrace
Royer Joseph Nicolas Pancrace
vers 1705-1755

Pancrace Royer

Né à Turin vers 1705, mort à Paris le 11 janvier 1755.

Fils d'un officier d'origine bourguignonne, il est élevé dans l'entourage de la cour de Savoie. Il étudie la musique à Turin. Il s'installe à Paris en 1725 ou il est connu comme maître de clavecin, compositeur d'opéras et d'opéras-comiques.

De 1730 à 1734, il est chef d'orchestre à l'Opéra. En 1734 il est musicien du roi, et en 1746 obtient le poste de Maître de musique des enfants de France.

En 1748, il obtient la direction du Concert spirituel et s’associe avec le violoniste et maître de chant Caperan et Mondonville pour y développer et organiser la vie musicale. Il y fait construire un orgue dans la salle de concert, invite des virtuoses étrangers (Caffarelli, Pugnani), revivifie le répertoire avec des œuvres comme la symphonie avec cors de chasse de Jean-Jacques Rousseau (23 mai 1751), la création française du Stabat Mater de Pergolesi (16 avril 1753), une symphonie avec deux clarinettes de Stamitz (1754), et aussi des œuvres de J. A. Haase, et N. Jommelli.

En 1753 il est inspecteur général de l'Opéra et rachète à B. de Bury la charge de Maître de musique de la chambre du roi.

Il s'attache à ce que les concerts privés donnés chez le mécène La Pouplinière soient redonnés sur la scène du Concert spirituel. Sa veuve continue son œuvre jusqu'en 1762.

Il a composé des œuvres qui plaisent au public. Son opéra Zaïd reste trente ans au répertoire de l'Opéra.

Catalogue des œuvres

  • 1725, Le fâcheux veuvage, opéra-comique sur un livret d'A. Piron
  • 1726, Crédit est mort, opéra-comique sur un livret d'A. Piron
  • 1730, Pyrrhus, tragédie lyrique en 5 actes et prologue sur un livret de J. Fermelhuis, créé le 19 octobre 1730  à l'Académie royale de musique
  • 1739, Zaïde, reine de Grenade, Ballet héroïque en 3 actes et prologue, sur un livret de   La Marre, créé le 3 septembre 1739 à l'Opéra de Paris
  • 1740, Sonate (?) [Eitner]
  • 1743, Le pouvoir de l'Amour, ballet héroïque, de trois entrées, avec prologue, sur un livret de C. H. Le Fèvre de Saint-Marc, créé le 23 avril 1743 à l'Académie royale de musique
  • 1746, Ode à la Fortune, sur un livret de Jean-Baptiste Rousseau, créé le 25 décembre 1746 à Paris, Concert spirituel [manuscrit Bibliothèque nationale de France, fonds du Conservatoire]
  • 1746, Pièces de clavecin, 1er livre, Paris 1746, édité à compte d'auteur
  • 1748, Almasis, opéra-ballet en 1 acte sur un texte de F. A. Paradis de Montcrif, créé le 26 février 1748 à Versailles
  • 1750, Myrtil et Zélie, pastorela héroïque avec un prologue allégorique, créé le 20 juin 1750 à Versailles
  • 1750, Requiem aeternam de J. Gilles, révisé par Royer; créé en décembre 1750 1750).
  • 1751, Venite exultemus, motet pour basse-baryton et deux instrupments et basse continue, créé au Concert Spirituel le 8 décembre 1751)
  • 1752, Pandore, sur un texte de Voltaire, créé en 1752 chez la marquise de Pompadour [PANDORE, Com. en un Ac. en pro. avec un Div. de M. de Saint-Foix, donnée au Thé. Fran. le 13 Juin.1721, & fort bien reçue du Public : les airs étoient de Quinault. Cette piece, qui est la premiere de M. de Saint-Foix, n'a été imprimée qu'en 1750. M. de Voltaire a fait un Opéra intitulé PANDORE, il est imprimé dans les nouvelles éditions de ses OEuvres, & il n'a point été encore représenté, quoique mis en musiq. par Royer, & répété même le 5 Octo. 1752, au Concert de Madame la Marquise de Villeroy, en présence de M. le Prevôt des Marchands. Voyez aussi la BOETE DE PANDORE. (Dictionnaire Portatif et Littéraire des Théâtres de Léris, Paris 1763, p. 331)]
  • sd., Badine, Air pour violon, dans «Recueil d'airs pour violon seul» [manuscrit Bibliothèque national de France]
  • sd., Sunt breves mundi rosae, motet de Carissimi instrumenté et ajout de partie de basse-baryton

Bibliographie

Documents

Dictionnaire Portatif et Littéraire des Théâtres de Léris, Paris 1763, p. 678-679

    ROYER (Joseph-Nicolas-Pancrace), originaire de Bourgogne, né en Savoie, fils d'un Gentilhomme, & naturalisé François. Ce Musicien étoit un homme poli & d'un caractere aimable, ce qui lui procura de belles connoissances à Paris & à la Cour. Il s'étoit fait connoître d'abord vers l'an 1725 qu'il vint s'établir dans cette capitale, par la maniere savante & délicate dont il touchoit l'orgue & le clavecin ; il parut ensuite en 1730 dans la carriere de l'Opéra. Il obtint la survivance de Maître de Musique des Enfans de France, dont il ne fut titulaire qu'en 1746, à la mort de Matho. En 1747 il eut la direction du Concert Spirituel ; en 1754 il obtint la Charge de Compositeur de Musique de la Chambre du Roi, & Sa Majesté le nomma la même année Inspecteur général de l'Opéra. La mort vint l'enlever le 11 Janvier 1755, dans la cinquantieme année de son âge, & il fut inhumé à S. Roch sa Paroisse. Par rapport à ses bons services, sa veuve obtint un tiers dans le profit du Concert Spirituel, dont elle a joui jus-qu'en 1762. Outre un grand nombre de pieces de clavecin estimées, nous avons trois Opéra de ROYER ; savoir, Pyrrhus ; Zaïde, & le Pouvoir de l'Amour. Il a encore fait l'Acte d'Almasis dans les Fragmens ; Pandore, qui n'a pas encore été représenté, & un autre Opéra qu'on prétend qu'il a laissé manuscrit.

     

Jean-Marc Warszawski
18 juillet 2005
Révision
22 décembre 2009
Refonte du miroir de page 20 avril 2014

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ISSN 2269-9910

Références / musicologie.org 2013

musicologie

Dimanche 20 Avril, 2014 20:58