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Il est issu de la communauté païenne des sabéens qui a son centre à
Harran. Ils snt des adorateurs des étoiles, proches de la culture grecque,
il leur est commun d’en parler la langue, comme le syriaque et l’arabe, la
langue des conquérants.
Dans sa jeunesse, il a peut-être été agent de change. Fortuné, il mène
un grand train de vie. Ibn Musa ibn Shakir, de passage à Harran,
impressionné par sa connaissance des langues, l’invite à le suivre à
Bagdad.
Il y reçoit une éducation en médecine et mathématiques. De retour à
Harran, sa philosophie est accusée d’hérésie. Il retourne à Bagdad, où il
est astronome du calife al-Mutadid, mais aussi traducteur. Il révise la
traduction des
Éléments d’Euclide de Ishak ben Hunayn.
Son
Traité de la balance à pivot sera traduit en latin par Gérard de
Crémone (1114-1187). Il écrit un traité sur le
Mouvement de la huitième sphère, sur le soleil, parmi 20 traités
d’observations astronomiques.
Pour ce qui concerne la philosophie, il critique les Idées de Platon et
d’Aristote sur le mouvement.
A Bagdad, il se lie d’amitié avec al-Munadjdjim, théoricien de la
musique. D’après ibn al-Kifti, il aurait écrit un traité de musique en
syriaque de 500 feuilles. Il ajoute que ses écrits et épîtres sur la
musique sont nombreux
Écrits relatifs à la musique
Un problème musical
Manuscrits
Ms. 1705, Public Library, Manisa, f. 131b-134a
Éditions
- SHILOAH AMNON, «Un problème musical inconnu» de Thabit ibn Qurra. Dans
«Orbis Musicae» (I, 1) 1971, p. 25-38 [trad. française]
Bibliographie
Musique
- FARMER HENRY GEORG (1882-1965), The Source of Arabian Music. Bearsden
1940 [4-97 p., 26 cm]; Leiden, E. J. Brill 1965 [xxvi-71p.] p. 129
- –, A history of the Arabian music
to the XIIIth century. London 1929
- ROSENTHAL FRANZ (1914), Two Graeco-Arabic works on music. Dans
«Proceedings of the American Philosophical Society» (60, 4) 1966
Sciences
- BOYER C. B., Clairaut le Cadet and a theorem of Thabit ibn Qurra. Dans
«Isis» (55) 1964, p. 68-70
- BRENTJES S. & HOGENDIJK J. P., Notes on Thabit ibn Qurra and his
rule for amicable numbers. Dans «Historia Mathematica» (16, 4) 1989, p.
373-378
- CARMODY F. J., Notes on the astronomical works of Thabit ben Qurra.
Dans «Isis» (46) 1955, p. 235-242
- –, Thabit ben Qurra, Four
Astronomical Tracts in Latin. Berkeley (Cal.) 1941
- –, The Astronomical Works of Thabit
ben Qurra. Berkeley-Los Angeles 1960
- DOLD-SAMPLONIUS Y., The «Book of assumptions», by Thabit ibn Qurra
(836-901). Dans «History of mathematics», San Diego (CA) 1996, p.
207-222
- HADIFI H., Thabit ibn Qurra’s «al-Mafrudat» (Arabic). Deuxième
Colloque Maghrebin sur l’Histoire des Mathématiques Arabes. Tunis 1990,
A163-A164, p. 197-198
- HOGENDIJK J. P., Thabit ibn Qurra and the pair of amicable numbers
17296, 18416. Dans «Historia Mathematica» (12, 3) 1985, p. 269-273
- JAOUICHE K., Le livre du qarastun de Tabit ibn Qurra. étude sur
l’origine de la notion de travail et du calcul du moment statique d’une
barre homogène. Dans «Archeology international in History of Exact
Sciences» (13) 1974, p. 325-347
- KARPOVA L. M. & ROSENFELD B. A. The treatise of Thabit ibn Qurra
on sections of a cylinder, and on its surface. Dans «Archeology in History
of Sciences» (24, 94) 1974, p. 66-72
- –, A treatise of Thabit ibn Qurra
on composite ratios. Dans «History Methodology Natural Sciences» (V),
Moscow 1966, p. 126-130 [& dans «Phys. Math. Sci. in the East», Nauka,
Moscow 1966, p. 5-8, en russe]
- –, Remarks on the treatise of
Thabit ibn Qurra. Dans «Phys. Math. Sci. in the East», Nauka, Moscow 1966,
p. 40-41
- KURTIK G. E. & ROZENFELD B. A., Astronomical manuscripts of Thabit
ibn Qurra in the library of the USSR Academy of Sciences. Dans «Voprosy
Istor. Estestvoznan. i Tekhn. (4) 1983, p. 79-80
- KURTIK G. E., The theory of accession and recession of Thabit ibn
Qurra. Dans «Istor.-Astronom. Issled.» (18) 1986, p. 111-150
- MOESGAARD K. P., Thabit ibn Qurra between Ptolemy and Copernicus: an
analysis of Thabit’s solar theory. Dans «Arch. History Exact Sci.» (12)
1974, p. 199-216
- MOODY E. A. & CLAGETT M. (éd.), The medieval science of weights,
Treatises ascribed to Euclid, Archimedes, Thabit ibn Qurra, Jordanus de
Nemore, and Blasius of Parma. Madison (Wis.) 1952
- MORELON R., Tabit ben Qurra and Arab astronomy in the 9th century.
Dans «Arabic Sciences and Philosophy» (4, 1) 1994, p. 6; 111-139
- PINES S., Thabit Qurra’s conception of number and theory of the
mathematical infinite. Dans «Actes du Onzième Congrès International
d’Histoire des Sciences Sect. III: Histoire des Sciences Exactes
(astronomie, mathématiques, physique), Wrocław 1963, 1968, p. 160-166
- RASHED ROSHDI, Entre arithmétique et algèbre: Recherches sur
l’histoire des mathématiques arabes. Paris 1984
- –, The development of Arabic
mathematics: between arithmetic and algebra. London 1994
- SABRA A. I., Thabit ibn Qurra on the infinite and other puzzles:
edition and translation of his discussions with Ibn Usayyid. Dans
«Zeitschrift für Geschichte der Arabisch- Islamischen Wissenschaft» (11)
1997, p. 1-33
- SAYILI A., Thabit ibn Qurra’s generalization of the Pythagorean
theorem. Dans «Isis» (51) 1960, p. 35-37
- SESIANO J., Un complément de Tabit ibn Qurra au «Per diairéseon»
d’Euclide. Dans «Zeitschrift für Geschichte der Arabisch-Islamischen
Wissenschaft» (4) 1987-1988, p. 149-159
- TALEB K. & BEBOUCHI R., Les infiniment grands de Thabit Ibn Qurra.
Dans «Histoire des mathématiques arabes», Alger 1988, p. 125-131
- YUSHKEVICH A. P., Note sur les déterminations infinitésimales chez
Thabit ibn Qurra. Dans «Arch. Internat. Histoire Sci.» (17, 66) 1964, p.
37-45
- –, Quadrature of the parabola of
ibn Qurra. Dans «History Methodology Natur. Sci.» (V), Moscow 1966, p.
118-125 [en russe]
Lexiques
- Article Ibn Qura. Dans «Dictionary of Scientific Biography», New York
1970-1990
- BROCKELMANN KARL (1868-1956), Geschichte der arabischen Literatur.
Weimar, Berlin 1898; Leipzig, C. F. Amelang 1901 [vi-265 p., 23 cm];
Leyde, E. J. Brill 1943 [2e sup.]; Leyde, E. J. Brill 1996 [augm. et
préface de Just Witkam] (I) p. 241. (Sup. I) p. 384
- The Encyclopaedia of Islam [E. J. Brill’s first encyclopaedia of
Islam]. Leiden, E. J. Brill 1913-1936 [9 v., ill., 26 cm] (IV, 2) p.
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Note sur l'œuvre
Son livre est une réponse à une question relative au chant occasionnel
en octaves, comme accompagnement approprié au ud. La question a été posée
par le musicien et astronome al-Munadjdjim. Même question chez le Pseudo
Aristote (problemata). Entre deux notes, la grave : Sigah ; l’aiguë :
siyah. Plusieurs termes pour la note grave : isgah, sigah, sagah.
Question :
Comment se fait-il que nous trouvons les plus habiles musiciens
chantant fréquemment les réponses à l’octave (sayha) et les sons graves
d’un intervalle d’octave (isgah) sur des notes différentes de celles qui
correspondent sur les cordes du ud ? Ce faisant ils sautent aux aiguës sur
les troisième et quatrième cordes alors qu’ils feraient mieux d’appliquer
l’acuité de la voix et sa gravité sur l’acuité et la grvité de la
corde
Réponse :
La réponse est que même si on admet que le but de la frappe des
cordes est l’imitation de ce qui se produit pour les gosiers et les
chants, il est bien entendu que la chose peut être imitée par son pareil,
soit par son correspondant.
Le chant à l’octave de la corde est une bonne chose. Comme le
peintre qui met sa composition en évidence par des couleurs clai-res, le
chanteur , par l’octave met son chant en valeur. Mais il faut choisir ses
harmonies.
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