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Humaniste, compositeur et luthiste amateur. Études de philosophie, grand voyageur, il parle plusieurs langues dont l'italien et l'espagnol.
Il reprend de son père la charge de greffier des requêtes au Palais de justice de Paris. Il participe à l'Académie de poésie et de musique de Jean-Antoine Baïf et succède à T. de Courville en 1581 comme principal collaborateur de BaÏf .
1581, son motet à 5 voix
Afferte Domino remporte un prix au concours de la Sainte-Cécile d'Évreux.
Ami de Ronsard, il compose un
Requiem aeternam pour ses funérails en 1586. Il sera rejoué en 1611 pour le premier anniversaire de la mort d'Henri IV, et en 1727 pour ses propres funérails.
En 1586 il publie des
Chansonnettes mesurées et des
Psaumes mesurés à l'antique (repris dans les
Questionae de Mersenne).
Lors des massacres religieux et du siège de Paris par Henri III (1589-1590), il aide Claude Le Jeune à s'enfuir et sauve de la destruction le manuscrit de son Dodécacorde (d'après Mersenne).
Il dirige les fêtes de la Sainte-Cécile de Notre-Dame de Paris et des ballets de cour sous Henri IV et Louis XIII.
En 1614, il dirige l'exécution de l'ode célébrant l'entrée à Paris de Louis XIII, de retour d'Angleterre.
En 1617, il participe à la composition de la
Délivrance de Renaud avec Pierre Guédron, Antoine Boësset, Gabriel Bataille.
Le père Mersenne le nommait
père de la musique entre autres éloges amicaux.. Mersenne eut le projet (avorté ?) de publier l'ensembe de l'œuvre dont la plus grande partie est aujourd'hui perdue. Toujours d'après Mersenne, il aurait introduit l'usage de la viole au concert et l'addition d'une sixième corde.
Œuvres
- 23
Chansonnettes mesurees de Jean-Antoine de Baïf. Paris 1586, réédité dans «Monuments de la musique française au temps de la Renaissance» (10) 1899
- 3 airs pour viole et luth. Dans A. Verchaly, «Airs de cour pour voix et luth (1600--1643)», Paris 1961
- Requiem aeternam. 1585, fragments Dans Marin mesenne «Harmonie Universelle» (7) 1636-16377
- Psaumes mesurés à l'antique. Dans Marin mesenne «Harmonie Universelle» 1623 ; dans «Florilège du concert vocal de la Renaissance» (7) 1928 ; Dans Denise Launay, «Anthologie du motet latin polyphonique en France», Paris, 1963, p. 50-51
- Plusieurs centaines œuvres sont mentionnées par Mersenne : messes, motets, vêpres, ballets, chansons etc.
Bibliographie
- Auge-Chiquet M.,
La vie, les idées et l'oeuvre de Jean-Antoine de Baïf. Paris 1909
- Brenet Michel,
Jacques Mauduit. Dans «Musique et musiciens de la vieille France», Paris 1911, p. 199-243
- Launay Denise,
La musique religieuse en France du Concile de Trente à 1804. Paris 1993, p. 91-92
- Masson P.-M.,
L'humanisme musical en France au XVIe
siècle. Dans «Bulletin français de la Société Internationale de Musique» (3) 1907, p. 333-337 ; 677-718
- —,
Jacques Mauduit et les hymnes latines de Laurence Strozzi. «Revue de musicologie» (6) 1925, p. 6-14 ; 59-69
- Mersenne Marin,
Quaestiones celeberrimae in Genesim. Paris 1623, p. 121-151
- Simonin M.,
Pierre de Ronsard. Paris 1990, p. 391-393
- Tiersot Jean,
Ronsard et la musique de son temps. Dans «Sammelbände der Internationalen Musik-Gesellschaft» (4) 1902-193, p. 70-142
- Waard C. de,
Correspondance du père Marin Mersenne (1-5). Édition du CNRS, Paris 1932-1959)
- Walker D. P.,
Some Aspects and Problems of musique mesurée à l'antique : the Rhythm and Notation of musique mesurée.Dans «Musica disciplina» (4) 1950, p. 163-186
- Yates F.A.,
The French Academies of the Sixteenth Century. London 1947
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