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Montaud (Saint-Étienne) 12 mai 1842 — Paris 13 août 1912.
Son grand-père est professeur à Strasbourg. Son père, Jules Émile
Frédéric, officier dans les armées du premier empire, est directeur d'une
entreprise de matériel agricole de 1814 à 1848. Sa mère Eléonore-Adelaïde
Royer de Marancour (1809-1875), est une bonne pianiste qui a composé
quelques pièces. Elles donne des leçons de piano.
Il reçoit à partir de 1851 ses premières leçons de piano de sa mère.
Recalé une première fois en 1851, il est admis au Conservatoire de Paris
le 10 janvier 1843. Il y suit les cours de Savard pour le chant et de A.
Laurents pour le piano. Ses parents déménagent à Chambéry en 1854.
Il tente de gagner Paris, mais est rapidement ramené à ses parents.
Accueilli à Paris par sa sœur Julie, il peut reprendre les cours du
Conservatoire l'année suivante. Il obtient un premier Prix de piano en
1859, mais ne s'entend pas avec Bazin, son professeur de composition.
Il est impressionné par l'audition de
L'Enfance du Christ de Berlioz en 1855 et suit les concerts des
œuvres de berlioz et de Wagner au Cirque Napoléon (inauguré par Napoléon
III en 1852, devenu depuis Cirque d'Hiver), les concerts que Wagner donne
en personne en 1860 lors de son séjour parisien.
Il étudie l'harmonie avec Reber. Il donne quelques concerts. En 1861 il
entre dans la classe de composition d'Ambroise Thomas de celle d'orgue de
Benoist. La même année, il publie chez Brandus et Dufour une
Grande Fantaisie de concert sur le Pardon de Ploërmel, sur un thème
de Giacomo Meyerbeer. En 1862 il obtient un second Prix de fugue et de
contrepoint.
La vie matérielle de la famille est incertaine. Sa mère donne des
leçons de piano. Il joue le triangle au Théâtre du Gymnase, puis pendant
quatre ans, il est timbalier au Théâtre lyrique. Il s'y familiarise avec
le répertoire.
Après un malheureux essai en 1862, il obtient l'année suivante le
Premier Prix de Rome avec sa cantate
David Rizzio. Pendant son séjour de trois ans à Rome, il rencontre
Liszt, et Louise-Constance de Gressy (dite Mlle de Sainte-Marie, surnommée
Ninon par Massenet) une de ses élèves de piano recommandée par Liszt, qui
deviendra son épouse. A Rome, il compose un
Requiem, et une suite pour orchestre,
Pompeîa, qu'il nomme « Symphonie » (créée à Paris le 24
février 1866).
De retour à Paris en 1866, il subvient à ses besoins en donnant des
cours de piano et pense publier des pièces de piano à la mode. Il se marie
en octobre avec Ninon.
La rencontre avec Georges Hartmann qui sera son éditeur et son mentor,
ainsi qu'une commande de l'Opéra Comique, sont décisives pour sa carrière.
Le 3 avril 1867, il crée sa première œuvre lyrique,
La grand’ tante avec Marie Heilbron dans le rôle-titre
. La même année, son cycle de romances
Poème d’avril op.14, sur des poésies d'Armand Silvestre et sa
cantate
Paix et liberté sont exécutés pour l'anniversaire de l'empereur. Au
cours de ces années, il participe à des concours de composition ou ses
opéras n'obtiennent pas de Prix.
Sa fille unique, Juliette, naît en 1868.
Il gagne rapidement en notoriété, et fait partie des jeunes
compositeurs remarqués de Paris. Ses compositions sont publiées. Il
s'engage dans la Garde Nationale pendant la Commune de Paris (le 29 mars
1871 la conscription est abolie, et tous les citoyens valides font partie
de la Garde Nationale) . Il participe à la fondation de la Société
Nationale de Musique.
En 1872 son opéra comique
Don César de Bazan, tient l'affiche de l'Opéra-Comique de Paris
pendant 13 représentations. En 1873, Il compose les musiques de
scène pour
Les Erinnyes de Lecomte de Lisle jouées à l'Odéon et crée
Drame sacré
Marie-Magdeleine avec Pauline Viardot dans le rôle-titre. Il
remanie les
Erinnyes qui sont reprises à la Gaîté Lyrique le 15 mai. Il est
gratifié de la Légion d'Honneur le 26 juillet.
En 1877, son opéra
Le roi de Lahore, aboutissement de plusieurs années de travail,
est joué avec succès. L'éditeur italien Ricordi propose de le faire
traduire en italien et propose un autre sujet :
Hérodiade.
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Mlle La Mare dans le rôle de Charlotte
dans Werther, Opéra-Comique de Paris, 1907
{BnF
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Massenet est nommé professeur de composition en 1878 en remplacement
d'Ambroise Thomas qui en devient le directeur. Il a la réputation d'être
un bon professeur. Il a parmi ses élèves Gabriel Pierné, Gustave
Charpentier, Florent Schmitt,
Alfred Bruneau, Guy Ropartz, Reynaldo Hahn, Charles Koechlin et Georges Enesco. Le 13 février,
Il Re de Lahore (avec un tableau supplémentaire) remporte succès
triomphal au Teatro Regio de Turin. Le 30 novembre, Massenet est élu à
l'Académie des Beaux-Arts (l'Institut), contre Camille Saint-Saëns.
Refusé en raison de son sujet biblique par Vaucourbeil, directeur de
l'Opéra de Paris, il crée
Hérodiade dont la partition est achevée en 1879, le 19
décembre 1881 au Théâtre de la Monnaie de Bruxelles.
En 1882, il commence la composition de
Manon Lescaut sur un livret d'Henri Meilhac et de Philippe Gille,
d'après la nouvelle de l'abbé Prévost. Cette œuvre demande deux années de
travail. Il visite à cette occasion la demeure de l'abbé Prévost à La
Haye. Manon Lescaut est créée à l'Opéra-Comique en janvier 1884 avec Marie
Heilbron dans le rôle-titre (elle meurt en 1886) .
Le Cid est créé en 1885, et la même année il met en chantier
Werther. En 1887, il modifie la partie de Manon pour la jeune
soprano américaine Sybil Sanderson, et compose
Esclarmonde pour la mettre en valeur. Il crée ensuite
Amadis et
Le Mage.

Costumes des pénitents pour Esclarmonde
{BnF
En 1891, il est affecté par la faillite de Hartmann dont le fonds est
cédé à l'éditeur Heugel. L'anné suivante il est en Autriche, pour la
représentation de
Werther et un de ses nouveaux ballets,
Le Carillon. Le 16 octobre, on atteint la 200e représentation de
Manon.
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Sybil Sanderson (1865-1903)
|
Pour Sybil Sanderson, il compose Thaïs d'après Anatole France qui est
créée à l'Opéra de Paris en mars 1894. En mais, il crée
Le portrait de Manon à l'Opéra-Comique et en juin
La Navarraise à Londres, au Covent Garden. Il complète et orchestre
Kassya que Léo Delibes, décédé, n'a pas pu achever. Il reçoit la
croix de Commandeur de la Légion d'Honneur le 31 décembre 1895.
A la mort d'Ambroise Thomas, il refuse la direction du conservatoire et
quitte son poste, prétextant que son activité de créateur le force à avoir
trop souvent un remplaçant (en général Gédalge).
Il crée
Sapho d'après Daudet à l'Opéra-Comique en novembre 1897, et
Cendrillon, composée depuis plusieurs années en mai 1899.
 Le
château d'Égreville, acheté en 1899
Il s'installe à Égreville, au Sud de Fontainebleau. Il y achève son
œuvre de musique sacrée,
La terre promise, qui est créée à l'église Saint-Eustache de Paris.
En 1900 compose la musique pour
Phèdre de Racine, jouée au Théâtre de l’Odéon. En 1901,
Grisélidis, d'après Boccace est à l'affiche de
l'Opéra-Comique. Le joyeux
Le jongleur de Notre-Dame, sera créé à Monte Carlo; à cette
occasion, décoré de l'Ordre de Saint-Charles par le Prince Albert 1er.
En 1903, Louis Diémer crée son concerto pour piano qui tombe aussitôt
dans l'oubli. Massenet ne le mentionne même pas dans son autobiographie.
Sybil Sanderson meurt d'une mauvaise grippe en mai.
En janvier 1905 on atteint la 500e représentation de Manon. La même
année, Mary Garden interprète Chérubin à Monte-Carlo. En 1906,
Ariane est donné à l'Opéra avec Lucy Arbell (rencontrée en 1904),
Bacchus n'a aucun succès au contraire de
Don Quichotte, créé à Monte-Carlo en 1910. Massenet Préside
l'Institut.
 
Lucy Arbel (1882-1947) dans le rôle de la reine
Amahelli dans Bacchus
et son casque conservé au musée de l'Opéra de Paris
En février 1911, il publie 5 articles de Massenet dans le journal « Les
Échos », intitulés
Souvenirs de Théâtre. A partir de novembre, 29
chapitre supplémentaire paraissent en général de manière
hebdomadaire, jusqu'aux « Pensées posthumes » le 11 juillet
1912. L'ensemble est publié la même année sous le titre « mes
souvenirs ».
Voyage à Bruxelles en mars, pour surveiller les répétitions de
Grisélidis à la Monnaie, suivi d'un séjour à Vienne où Massenet dirige
Manon lors de la 100e à l'Opéra Impérial.

Le maître Massenet lisant sa partition «Cigale»
à ses interprètes : Mme. Mariquita ; Henri Cain ;
Mlle. Luz Chavita et Mlle. Jeanne Chasles
{BnF
- 1866,
Alleluja, pour 4 voix a cappella (édition, E &. A. Girod
sd.)
- 1867,
La Grand'Tante, opéra-comique en 1 acte sur un livret de Jules
Adenis et Charles Grandvallet, créé le 3 avril 1867 à l'Opéra-Comique de
Paris
- 1872,
Don César de Bazan, opéra-comique en 3 actes sur un livret
d'(A. Ph. d'Ennery et .J. Chantepic, d'après une pièce de d'Ennery et
P. E. Pinel Dumanoir, créé le 30 novembre à à l'Opéra-Comique de
Paris (édition G. Hartmann 1872)
- 1873,
Marie-Magdeleine oratorio sur un texte de Gallet, (solistes, chœur
et orchsetre), créé en 1873 au Théâtre de L'Odéon de Paris : le 9
février 1903 à Nice (édition, Hartmann 1873 ; Heugel 1905)
- 1873, Musique de scène pour
Les Erinnyes de Leconte de Lisle, créée le 6 janvier 1873 au
Théâtre de l'Odéon de Paris (édition, Heugel sd.)
- 1874,
Scènes pittoresques, 4e suite d'orchestre (édition, G. Hartmann
1874)
- 1875,
Elégie, romance sur un poème de L. Gallet (édition E. & A.
Girod 1875)
- 1875,
Eve, mystère sur un livret de Gallet, créé le 18 mars 1875 à la
Société de l'Harmonie sacrée de Paris (édition, Hartmann sd.)
- 1875, Musique de scène pour
Notre-Dame de Paris de Victor Hugo, créée le 4 avril 1875 au
Théâtre des Nations de Paris
- 1875, Musique de scène pour
Un drame sous Philippe II de Porto-Riche, créée le 14 avril 1875,
au Théâtre de l'Odéon de Paris
- 1876, Musique de scène pour
La vie de Bohème de Barriere et Murger, créée en 1876 au Théâtre de
l'Odéon de Paris
- 1877,
Le Roi de Lahore, opéra en 5 actes sur un livret de L. Gallet, créé
le 27 avril 1877, à l'Opéra de Paris (édition G. Hartmann 1883)
- 1877, Hetman (Déroulède 2 février 1877 ebda.)
- 1878,
Narcisse, Idylle ancienne sur un poème de P. Collin, pour soliste,
chœur et orchestre (édition G. Hartmann 1878)
- 1880,
La Vierge, oratorio pour solistes, chœur et orchestre, créé en 1880
aux Concerts historiques de l'Opéra à paris
- 1880,
Chant Provençal, « Mireille », romance sur un poème de J. M. Carré
(édition, Hartmann 1880)
- 1880, Musique de scène pour
Michel Strogoff de d'Ennery et J. Veroe, créée le 17 novembre 1880
au Théâtre du Châtelet de Paris
- 1880,
Poème d'amour, 6 romances sur des poèmes de P. Robiquet (édition,
Hartmann 1880)
- 1880,
Scènes hongroises, 2e suite d'orchestre (édition, G. Hartmann
1880)
- 1880,
Souvenez-vous Marie sur un texte de G. Boyer, pour soliste, chœur
et orchestre (manuscrit Bibliothèque nationale de France)
- 1881,
Hérodiade, opéra en 3 actes sur un livret de P. Millet et H.
Grémont d'après Flaubert, créé le 19 décembre 1881 au Théâtre de la
Monnaie à Bruxelles (édition G. Hartmann 1881)
- 1883, Musique de scène pour
Nana Sahib de Richepin, créée le 20 décembre 1883 au Théâtre de la
Porte Saint-Martin de Paris (manuscrit autographe, Bibliothèque nationale
de France, musique, fonds du Conservatoire)
- 1884,
Manon opéra en 3 actes sur un livret de H. Meilhac et Ph.
Gille, d'après le roman de l'abbé Prévost, créé le 19 janvier 1884 à
l'Opéra-Comique de Paris (édition Heugel 1925)
- 1884, Musique de scène pour
Théodora de Sardou, créée le 26 décembre 1884 au Théâtre de la
Porte Saint-Martin de Paris (manuscrit autographe, Bibliothèque nationale
de France, musique, fonds du Conservatoire)
- 1885,
Le Cid, opéra en 4 actes sur un livret d'Ennery, Gallet et E.
Blau d'après Corneille), créé le 30 novembre 1885 à l'opéra de
Paris 1885 (édition, G. Hartmann)
- 1886,
Noël païen, romance sur
sur un poème d'A. Sylvestre, (édition, Hartmann 1886)
- 1886,
Werther, drame lyrique 3 actes sur un livret de Blau, Millet et
Hartmann d'après Goethe, créé le 16 février 1892 à l'Opéra de Vienne
(édition Heugel 1892)
- 1888,
Pensée d'automne, romance sur un poème d'A. Sylvestre, (édition,
Hartmann & Cie 1888)
- 1890,
Esclarmonde, drame lyrique 4 actes sur un livret de Gallet et
L. Gramont, créé le 15 mai 1889 à l'Opéra-Comique Paris (édition G.
Hartmann 1890)
- 1890,
La Fédérale, sur un poème de G. Boyer, Marche de la
« Fédération des Sociétés musicales de France » à l'occasion du
centenaire de la Fédération, pour chœur (édition, Heugel 1946)
- 1891,
Le Mage, opéra en 4 actes sur un livret de J. Richepin, créé
le 16 mars 1891 à l'opéra de Paris (éditon G. Hartmann
1891)
- 1891,
Scènes dramatiques, 3e suite d'orchestre (édition, G. Hartmann
1891)
- 1892,
Le Carillon, ballet sur un argument de Ernest van Dyck et C. de
Rodaz, créé le 21 février 1892 à l'Opéra de Vienne (édition, Heugel
1892)
- 1894,
La Navarraise, épisode lyrique en 2 actes sur un livret de Claretie
et Cain, créé le 20 juin 1894 au Covent Garden de LOndres (édition, Heugel
1894)
- 1894,
Le Portrait de Manon, opéra-comique en 1 acte sur un livret de G.
Boyer, créé le 8 mai 1894 à l'Opéra-Comique de Paris (édition, Heugel
1894)
- 1894,
Thaïs, comédie lyrique en 3 actes sur un livret de Gallet d'après
Anatole France, créée 16 mars 1894 à l'opéra de Paris
(édition, Heugel 1894)
- 1895,
Hymne d'amour, romance sur un poème de P. Desachy (édition, Heugel
& Cie.1885)
- 1897,
Fantaisie pour violoncelle et orchestre (édition, Heugel & Cie.
1897)
- 1897,
Sapho, pièce lyrique en 2 actes sur un livret de H. Cain et
Bernède, d'après une nouvelle d'Alphonse Daudet, créée le 27 novembre 1897
à l'Opéra-Comique de Paris (édition, Heugel 1898)
- 1899,
Cendrillon, opéra féerique en 4 actes sur un livret de H. Cain
d'après le conte de Perrault, créé le 24 mai 1899 à l'Opéra-Comique de
Paris (édition Heugel 1899)
- 1899,
La terre promise, oratorio en trois partie, sur un texte de
Massenet, d'après la Vulgate, créé le 15 mars 1900 Paris, à l'église
Saint-Eustache de Paris (édition, Heugel 1900)
- 1900,
Brumaire, ouverture d'orchestre pour la pièce d' E. Noël (édition,
Heugel 1900)
- 1901,
Grisélidis, opéra en 1 prologue et 3 actes sur un livret
de P. A. Sylvestre et E. Armand, créé le 20 novembre 1901 à
l'Opéra-Comique de Paris (édition (édition, Heugel 1901)
- 1902,
Le Jongleur de Notre- Dame, opéra en 3 actes sur un livret
de M. Léna, créé le 18 février 1902 à Monte Carlo (édition; Heugel,
1902)
- 1903,
Concerto pour piano et orchestre (édition, Heugel 1903)
- 1904,
La Cigale, ballet-divertissement sur un argument de H. Cain, créé
le 4 février 1904 à l'Opéra-Comique de Paris (édition, Heugel 1904)
- 1904, Musique de scène pour
Le Grillon du foyer de Francménil d'après Dickens, créée le 1er
octobre 1904 Théâtre de l'Odéon de Paris (édition, Heugel 19041)
- 1905,
Chérubin, comédie lyrique en 3 actes sur un livret de F. de
Croisset et H. Cain, créée le 14 février 1905 à Monte-Carlo (édition,
Heugel 1905)
- 1906,
Ariane, opéra en 5 actes sur un livret de Catulle Mendès, créé le 1
er novembre 1906 à l'opéra de Paris (édition,
Heugel 1906)
- 1907, Musique de scène pour
Le manteau du roi de Sicard, créée le 22 novembre 1907 au Théâtre
de la Porte Saint-Martin de Paris
- 1907,
Thérèse, drame musical en 2 actes sur un livret de J. Claretie,
créé le 7 février 1907 à Monte Carlo (édition, Heugel 1907)
- 1908,
Espada, ballet sur un argument de R. Maugars, créé le 13 février
1908 à Monte-Carlo (édition, heugel 1908)
- 1909,
Bacchus, opéra en 4 actes sur un livret de Catulle Mendès,
créé le 5 mai 1909 à l'opéra de Paris (édition, Heugel
1909)
- 1909, Musique de scène pour
Perce-Neige et les sept gnomes de J. Dortzal d'après les frères
Grimm, créé le 2 février 1909 au Théâtre Fémina de Paris
- 1910,
Don Quichotte, comédie héroïque en 5 actes sur un livret de H. Cain
d'après Cervantes et J. le Lorrain), créé le 19 février 1910 à Monte-Carlo
(édition Heugel 1909)
- 1912,
Panurge, comédie lyrique en 4 actes sur un livret de G. Spitzmüller
et M. Bonkey, d'après Rabelais), créée le 25 avril 1913 au Théâtre de la
Gaîté de Paris (édition, 1912)
- 1912,
Roma, tragédie en 5 actes sur un livret de H. Cain d'après A.
Parodi, créée le 17 février 1912 à Monte-Carlo (édition, Heugel 1912)
- 1914, Musique de scène pour
Jérusalem de Rivollet, créée le 17 janvier 1914 à Monte Carlo
- Musique de scène pour
L'Improvisatore de G. Zaffira [Manuscrit autographe, Bibliothèque
nationale de France, musique, fonds du Conservatoire)
- Musique de scène pour
Le Crocodile de Sardou, créée le 12 décembre 1886 au Théâtre de la
Porte Saint-Martin de Paris (édition, Hartmann sd.)
- Musique de scène pour
Phèdre de Racine, créée le 8 décembre 1900 au Théâtre de l'Odéon de
Paris (édition, Heugel 1901)
- sd. (opus 14),
Poème d'avril, 14 romances sur des poèmes d'A. Sylvestre (édition
Hartmann sd.)
- sd. diverses pièces pour piano à 2 et 4 mains, transcriptions pour
piano ou musique de chambre
- sd., (opus 13),
Première suite d'orchestre en 4 parties (édition, Durand sd.)
- sd.,
Amadis, opéra sur un livret de J. Claretie, créé le 1er avril 1922
à Monte-Carlo (édition, Heugel 1913)
- sd.,
Ave Maris Stella, motet pour 2 voix et violoncelle ad libitum
(manuscrit, Bibliothèque nationale de France)
- sd.,
Cantate à la mémoire du Bienheureux Jean-Gabriel Perboyre pour 4
voix égales
- sd.,
Choix en 2 recueils de 20 mélodies chacun, (I : Hartmann sd. ; II :
Heugel 1926 ; plus 4 volumes supplémentaires chez Heugel)
- sd.,
Cléopatre, opéra sur un livret de L. Payen et H. Cain, créé le 23
février 1914 à Monte-Carlo (édition Heugel 1915)
- sd., Deux pièces pour violon et piano (édition, Durand, sd.)
- sd., différentes scènes pour chœur
- sd.,
Poème pastoral, 6 romances sur des poèmes de Florian et A.
Sylvestre, pour soliste, chœur à trois voic et piano (édition Hartmann
sd.)
- sd.,
Scènes alsaciennes, Souvenirs, 7e suite d'orchestre (édition, G.
Hartmann sd.)
- sd.,
Scènes de féerie, 6e suite d'orchestre (édition, G. Hartmann
sd.)
- sd.,
Scènes napolitaines, 5e suite d'orchestre (édition, G. Hartmann
sd.)
- sd.,
Suite parnassienne, fresque musicale en 4 parties sur un texte de
M. Léna, orchestre, chœur et récitant (édition, Heugel 1913)
- sd., Suite théâtrale sur un texte de M. Léna, pour orchestre, chant et
récitant (édition, Heugel 1913)
- sd.,
Une noce flamande, sur un poème de G. Chouquet, pour orchestre et
chœur
Bibliographie
- Association Jules Massenet :
un site riche, avec une description méthodique
des œuvres.
- BOUVET CH,
Massenet. Paris 1929
- BOYER N.,
Trois musiciens français : Gounod, M., Debussy. P. Farré, Paris
1946
- BRANCOUR R.,
Massenet. Paris 1922 (1931, seconde édition)
- BRANGER JEAN-CHRISTOPHE et RAMAUT ALBAN (direction),
Le livret d'opéra au temps de Massenet. Presses Universitaires de
Saint-Étienne 2002
- BRANGER JEAN-CHRISTOPHE,
« Manon » de Jules Massenet ou Le crépuscule de
l'opéra-comique. Éditions Serpinoise 1999
- BRUNEAU ALFRED, Massenet, Paris 1935
- BRUYR J.,
Massenet. Ed. du Sud-Est, Lyon 1964
- COLSON P.,
Massenet : Manon. London 1947
- COQUIS A.,
Jules Massenet, Seghers, Paris 1965
- DEBUSSY CLAUDE,
Massenet. Dans «Monsieur Croche Antidilettante », Paris
1926
- DELMAS M., Massenet, Paris 1932
- DOUCHE SYLVIE,
Massenet et ses pairs de Castillon à Humperdinck. Zurfluh, Paris
2003
- FAURÉ G.,
Massenet. Dans « Opinions musicales », Paris 1930
- FINCK H. T.,
Massenet and his Operas. London 1910
- HARDING J.,
Massenet. Dent, London 1969
- Hommage à Massenet. Éditions Claude Bussy 1997
- Jules
Massenet.
Dans « Musica », septembre
1912 [numéro spécial de la revue,
photos, articles de Fernand Divoire et Gabriel
Dupont]
- MASSENET ANNE,
Jules Massenet en toutes lettres. Éditions de Fallois 2001
- MASSENET JULES,
Mes souvenirs, Paris 1912
- MASSENET JULES, Sapho, La Navaraise. Dans « L'Avant-Scène Opéra »
(217), Premières loges, Paris 2003
- OLIVIER BRIGITTE,
Jules Massenet : Itinéraire pour un théâtre musical. Actes
Sud, Arles 1996
- POUGIN A.,
Massenet. Paris 1914
- SCHNEIDER L.,
Massenet. Paris 1908 (1926, seconde édition)
- SÉRÉ O.,
Massenet.Paris 1911 [catalogue des oeuvres]
- SERVIÈRES G.,
La musique française moderne, Paris 1897
- SOLENIÈRE J. E .F.,
Massenet Étude critique. Paris 1897
- SOUBIES A.,
Massenet, Paris 1912
|
01 / 147

EMI 1979, CDM 69574
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Jules Massenet (1842-1912)
Werther
Livret d'Edouard Blau, Paul Milliet et Georges Hartmann d'après
Die Leiden des jungen Werthers de Goethe
Alfredo KRAUS, ténor - Tatiana TROYANOS,
mezzo-soprano - Christine BARBAUX, soprano - Matteo MANUGUERRA, baryton -
Jules BASTIN, basse - Jean-Philippe LAFONT, baryton - Philip LANGRIDGE,
ténor.
Chorale d'enfants Jean Povey
London Philharmonic Orchestra
Michel Plasson, dir.
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EMI CDC 49612
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Massenet
Manon
Opéra comique en 5 actes et 6 tableaux sur un livrer de Henri Meilhac et
Philippe Gille d'après le roman de l'abbé Prévost
Alliot-Lugaz Colette, soprano
( Javotte) - Burles Charles, ténor (Guillot de Morfontaine) -
Cotrubas Ileana, soprano (Manon Lescaut) - Frémeau Jean-Marie, baryton (de
Brétigny) - Kraus Alfredo, ténor ( Chevalier des Grieux) - Loreau
Jacques, baryton, (l'hôtelier) - Mahé Martine, soprano (Rosette) -
Melac Jean, baryton (2e guarde) - Quilico Gino, baryton (Lescaut) -
Raphanel Ghislaine, soprano (Poussette) - Trentin Roger, ténor (1er
garde) - Van Dam José, basse (Comte des Grieux).
Orchestre et Choeur du Capitole de Toulouse
MIchel Plasson, dir.
Enregistré à la Halle aux grains de Toulouse du 1er au
15 juillet 1982
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03 /

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Jules Massenet
Chérubin
Comédie chantée en 3 actes
Livret de Francis de Croisset et Henri Cain
Créé à l'Opéra de Monte-Carlo le 14 février 1903
Frederica von Stade - June Anderson - Samuel Ramey -
Dawn Upshaw
Münchener Rundfunkorchester
Pinchas Steinberg, dir
livret
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04 /

DECCA 425 651 (3 CD)
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Jules Massenet
Esclarmonde
Opéra en 4 actes. Livret d'Alfred Blau & Louis de Gramont - créé le 14
mai 1889, à l'Opéra-Comique
Joan Sutherland - Huguette
Tourangeau - Cliford Grant - Giacomo Aragall - Louis Quilico - Ryland
Davies - Robert Lloyd - Ian Caley - Graham Clark
John Alldis Choir
National Philarmonic Orchestra
Richard Bonynge, dir.
livret
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Polygram 466 766, 2000
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Massenet
Thaïs
Livret de Louis Gallet d'Après le Roman d'Anatole France
Elisabeth Vidal - Giuseppe Sabbatini -
Gunter Wagner - Renée Fleming - S. Palatchi - Thomas Hampson
Orchestre National de Bordeaux-Aquitaine
Yves Abel, dir
livret
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ACCORD 149179
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Jules Massenet
Thaïs
Livret de Louis Gallet
d'Après le Roman d'Anatole France
Créé à l'opéra de Paris le 16 mars 1894
Renée Doria - Robert Massard - Christiane Gayraud -
Jésus Etcheverry, dir.
Enregistré en 1961
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07 /

EMI 54767
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Don Quichotte
Comédie héroïque en 5 actes
Poème de Henri Cain d'après Le Lorrain
Teresa Berganza - José Van Dam - Alain Fondary
Choeurs et orchestre du Capitol de Toulouse
Michel Plasson, dir.
Enregistré à la Galle-aux-grains de Toulouse
du 23 au 27 juin 1991
livret
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ÉMILE VUILLERMOZ,
Histoire de la musique. «Les grandes études historiques», Librairie
Arthème Fayard, Paris 1949 (8e édition), p. 295-298
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MASSENET (1842-1912)
Un an après Chabrier, à Montaud, près de Saint-Étienne,
naissait le vingt et unième enfant d'un officier impérial en demi-solde,
Jules-Émile-Frédéric Massenet, qui allait marquer non seulement une date
mais une étape décisive dans le développement de notre style lyrique
national. Pendant sa longue carrière qui va de 1867 à 1912, cet habile
stratège a livré plus de trente batailles théâtrales et les a presques
toutes gagnées. Une pareille continuité dans la fortune lui a valu bien
des jalousies mais la postérité commence à le juger avec un peu plus de
sang-froid. Il vint de très bonne heure à Paris où sa vie fut consacrée
tout entière à son art ou, plus exactement, à son absorbant métier. Après
de brillants succès au Conservatoire dans les classes de Bazin, de Reber
et d'Ambroise Thomas, il obtient le Grand Prix de Rome, et ses « envois »
scolaires de la Villa Médicis attestent déjà la maturité de son talent
puisqu'on y trouve, à côté d'une
Ouverture symphonique fort bien venue et d'un
Requiem demeuré inédit, une œuvre aussi complète que sa
Marie-Madeleine qui compte parmi les productions les plus
significatives de toute sa carrière.
A son retour à Paris il reçoit un bon accueil dans les
concerts symphoniques, puis inaugure sa prestigieuse campagne théâtrale
avec sa
Grand' Tante qui lui ouvre les portes de l'Opéra-Comique. Il a
vingt-cinq ans. A partir de ce moment ce travailleur méthodique et acharné
va nous donner vingt-trois opéras et opéras-comiques, dix partitions de
musique de scène, trois ballets, six drames sacrés, vingt ouvrages
symphoniques, deux cents mélodies, une trentaine de duos, trios et
choeurs, de la musique religieuse et des pièces de piano. Une pareille
production lui a assuré une influence considérable sur le climat musical
de son temps : cette influence a été rendue plus décisive encore par son
enseignement technique. Massenet, en effet, nommé professeur de
composition au Conservatoire, a formé un très grand nombre de disciples
qui, tout en conservant leur personnalité, ont tous gardé l'empreinte plus
ou' moins nette du génie mélodique de leur maître. Qu'il suffise de nommer
parmi eux Gustave Charpentier, Xavier Leroux, Alfred Bruneau, Gabriel
Pierné, Reynaldo Hahn, Paul Vidal, Henri Rabaud, Georges Marty, Gustave
Doret, Gaston Carraud, Savard, Charles Levadé, André Bloch, Silver et Max
d'0lone, et de rappeler tout ce que l'
Enfant Prodigue et la
Damoiselle Elue de Debussy doivent à ce spécialiste de la « mélodie
avouée » pour souligner l'importance des éléments de grâce, de tendresse
et de charme affectueux qu'a vulgarisés le style massenétique.
Massenet était un remarquable musicien. Ce n'est
évidemment pas dans certaines romances trop complaisantes et dans
certaines pâmoisons mélodiques trop faciles qu'on en trouvera la preuve.
Mais si l'on étudie ses
Suites d'orchestre, ses ballets et certains de ses drames sacrés ou
profanes écrits en marge du théâtre, on s'aperçoit vite des dons
exceptionnels que possédait ce compositeur dont la seule faiblesse était
le désir de plaire et de plaire à n'importe quel prix. Il a développé en
l'affadissant et en la rapprochant de la sensibilité populaire la
tradition nettement française de Charles Gounod, aussi peut-on
valablement, en tenant compte de cette nuance, comparer l'auteur de
Faust à Ingres et celui de Manon à
Bouguereau.
Il a pourtant subi, très superficiellement, certaines
influences étrangères. Attentif à tous les courants de la mode et même du
snobisme, et soucieux de prouver sa virtuosité de plume, il fut wagnérien
avec
Esclarmonde et mascagniste avec la
Navarraise, mais ces manifestations d'opportunisme ne modifièrent
pas le fond de sa nature qui est tout simplement celle d'un peintre de
l'éternel féminin. Quatorze de ses opéras portent des noms de femmes, et
lorsqu'il s'écarte un instant du théâtre c'est pour chanter Eve, la Vierge
ou Marie-Madeleine. Quel que soit le sujet traité c'est toujours dans un
chant d'amour que ce musicien met l'essentiel de sa pensée. Tout le reste
n'est là que pour dépayser cette obsédante hantise par le décor et
l'atmosphère.
Massenet, qui cherche l'essentiel sous l'accidentel,
semble vouloir nous prouver que toutes les amoureuses sont soeurs et
parlent le même langage. Dans
Don Cesar de Bazan, la belle Maritana nous fait entendre le cri
d'amour de l'Espagne que reprendront, dans d'autres ambiances, Dulcinée,
Chimène et Anita. Dans le
Roi de Lahore nous recueillons, grâce à Sita, les mystérieux
sortilèges de l'Inde; dans le
Mage, Varedha et Anahita nous apporteront le parfum de la Perse;
Thaïs et Cléopâtre, la voix de l'Egypte; Ariane, celle de la Grèce;
Grisélidis, celle du moyen âge français; Esclarmonde, celle de Byzance;
Hérodiade, celle de la Judée; Fausta, celle de la Rome antique; Man on,
celle de notre siècle galant; Thérèse, celle de la Révolution; Charlotte,
celle du romantisme allemand; Sapho, celle du Paris moderne, et Cendrillon
celle du royaume des fées. A travers le temps et l'espace c'est toujours
le même appel sensuel qui retentit dans toutes ces partitions.
Ce cri passionné de Massenet s'est répercuté dans tout
le théâtre lyrique depuis trois quarts de siècle. Il a obsédé
l'imagination d'un nombre incalculable de compositeurs qui, grâce à lui,
ont appris au delà de nos frontières à parler d'amour avec l'accent
français. Ce cri a une sincérité charnelle qui ne brille ni par la
distinction ni par la pudeur, mais la pudeur et la distinction ont-elles
jamais été des vertus compatibles avec la farouche violence de Vénus «tout
entière à sa proie attachée» ? D'autre part, l'accent profondément humain
de ces effusions amoureuses atteint parfois, comme dans
Werther par exemple, à un pathétique réel qui trouble notre
subconscience, même lorsque notre conscience lui résiste. Massenet a su
féminiser le vocabulaire lyrique en lui donnant de la grâce, du charme, de
la douceur, de la flexibilité et un abandon voluptueux. Comme l'a noté
Alfred Bruneau : «il entreprit de créer un langage de tendresse et il le
créa». On a évidemment commercialisé la formule à l'excès et ce sont les
imitateurs maladroits de Massenet qui ont fini par nous lasser de ce style
érotique standardisé, mais l'inventeur de ces caresses vocales a donné
tant de joies aux belles écouteuses de son temps que les historiens
doivent saluer avec déférence le règne glorieux de Jules le Bien-Aimé!
D'ailleurs, si l'on doutait encore de la valeur
artistique profonde de la musique de Massenet il suffirait de relire
l'article qu'Henry Maret consacrait à
Manon au lendemain de sa création. « Pauvre Manon, écrivait-il, qui
t'aurait prédit qu'un jour tu serais entourée de tout ce vacarme? Toi,
jolie fille de ce siècle élégant et léger, te voilà, de par la musique
savante, égalée aux Walkyries ! Que de tapage, bon Dieu ! Je ne sais pas
si M. Massenet a jamais lu Manou Lescaut mais on ne s'en douterait pas à
entendre son drame lyrique. De ce pastel simple et gracieux il a fait une
fresque effroyable!... » Pour qu'une partition qui nous paraît si simple
ait dérouté et offensé à ce point, en 1884, les oreilles d'un critique
respecté qui souffre de son wagnérisme, il faut bien qu'elle ait contenu,
malgré tout, en dépit des apparences, de précieux éléments d'originalité
et de nouveauté pour les auditeurs de son temps!
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Jean-Marc Warszawski
30 avril 2005
Révision 30 août 2006
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