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* Berlin 3 juillet 1930 — † 13 Konjsica (Slovénie) juillet 2004. Chef d'orchestre
Il est né à Berlin où son père Erich Kleiber 1890-1956), chef
d'orchestre est directeur de l'Opéra. Celui-ci, opposé au fascisme, quitte
l'Allemagne en 1935 avec sa famille : son épouse Ruth, et ses enfants Veronica et Erich. Il est invité dans le monde
entier, mais tourne surtout an Amérique du Sud où il est chef
d'orchestre de l'Opéra allemand au Teatro Colón in Buenos Aires depuis
1936 et dirigeant de l'Orquesta Filarmónica de la Habana (1943-1947).
Il est scolarisé en Argentine et au Chili, apprend à jouer du piano et
du timpanon. En 1949-1950, il étudie la chimie à la Technische
Hochschule de Zürich, sous la pression de son père. Et en 1950 il retourne
à Bueno Aires pour compléter sa formation musicale. En 1951 il est
répétiteur bénévole au Gartnerplatztheater à Munich. Il fait ses débuts de
chef d'orchestre en 1954, à Postdam où il dirige
Gasparone, une opérette de Karl Millocker sous le pseudonyme de
Karl Keller. Après un court passage au Volksoper de Vienne, il est en 1956
répétiteur au Deutsche Oper am Rhein à Düsseldorf et y est nommé chef
d'orchestre en 1958.
De 1964 à 1966 il est à l'Opéra de Zürich, puis de 1966 à 1968, maître
de chapelle au Würtembergisches Staatstheater à Stuttgart. Puis il a un
contrat de 10 ans de chef invité au Staatsoper de Munich et dirige de
temps à autre à Stuttgart. Il n'accepte plus de poste permanent.
En 1966 il dirige
Wozzeck au Festival d'Edinburgh,
Tristan en 1973 au Vienna Staatsoper et l'année suivante à
Bayreuth. En 1974 il dirige
Der Rosenkavalier à Covent Garden et à la Scala.
En 1977 il est aux État-Unis avec
Otello, qu'il dirige à l'Opéra de San Francisco et enchaîne avec
les plus grands orchestres : L'orchestre symphonique de Chicago en
1979 ; Le philharmonique de Berlin en 1982 ; Il est au Metropolitan en
1988 avec
La Bohème ; en 1989 et en 1992 il dirige le concert de la nouvelle
année de l'orchestres philharmonique de Vienne.
Pressenti pour succéder à Karajan à la tête de l'orchestre
philharmonique de Berlin, il décline l'offre. En 1980 il est naturalisé
Autrichien.
Le 20 octobre 1994 il fait ses adieux à l'opéra avec
Der Rosenkavalier qu'il dirige à Tokyo. En 1999, la
Quatrième et
Septième Symphonies de Beethoven avec l’Orchestre symphonique de la
Radio Bavaroise en tournée.
Chef d'orchestre mythique, Carlos Kleiber n'a jamais donné d'interview,
n'a jamais eu d'agent et traitait lui-même ses contrat avec bon sens. Il
était un des rares chefs d'orchestre à pouvoir obtenir des répétition
supplémentaires où il avait la réputation d'avoir de l'humour, une
parfaite connaissance des partitions, un inspiration spontanée, des
partitions soigneusement annotées, et une gestuelle précise, de petites
notices sur les musiciens. Pour son premier
Wozzeck à Munich, il demande 34 répétitions, 17 pour
La Bohème à Covent Garden, dont 6 pour l'orchestre seul.
Bibliographie
- MATHEOPOULOS H.,
Maestro : Entcounters with Conductors of Today. London, 1982, p.
441-466
- RHEIN J. VON,
The Unpredictable Carlos Kleiber. Dans «Ovations» (IV / 8)
1983-1984, p. 10-13, 47
- TOLANSKY J.,
Carlos Kleiber, Inspirer of Performers : a Personal Memoir. Dans
«Musical LIfe» (I) 1990, p. 16-17
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