* Paris 8 août 1905 — † 20 décembre 1974
Fils de Madeleine Pérault (1874-1936) et de
Victor-Ernest Jolivet (1869-1954) il passe son enfance dans le quartier de
Montmartre à Paris. Il reçoit dès l'âge de 4 ans ses premiers cours de
piano de sa mère, puis avec Eugénie Vaux. L'abbé Aimé Théodas, maître de
chapelle à Notre-Dame de Cligancourt l'initie à l'orgue, l'improvisation
et l'analyse.

Notre-Dame de Clignancourt par Utrillo.
En 1919 il suit des cours de peinture avec le peintre
cubiste et chanteur Georges Valmier (1885-1937) qui le présente à
Paul Le Flemm. En 1920 il abandonne les études de piano au profit du
violoncelle. Il prend des cours avec Louis Feuillard (1872-1941). Sa
famille est opposé à ce qu'il fasse une carrière musicale.

Georges Valmier :
Le Temps
(1919)
En 1921 il entre à l'École Normale. De 1924 à 1927 il
effectue son Service militaire et débute comme instituteur en 1927. Il
suit des cours de composition avec Paul Le Flemm.
En 1929 Paul Le Flemm lui conseille de continuer ses
études avec Edgar Varèse. Il travaille avec lui, jusqu'en 1933, l'année du
départ de Varèse pour les États-Unis et celle de son propre mariage avec
Martine Barbillon. Sa fille Françoise-Martine naît en 1930.
|
L'étude avec Varèse, de tous les aspects de l'écriture moderne, m'avait
amené à adopter un certain nombre de principes de Schönberg, que j'ai
toujours utilisés selon les exigences de mon expression personnelle [...]
Les points essentiels que j'ai retenus de la fréquentation de Varèse
sont l'acoustique, le rythme et l'orchestration [...] L'acoustique, c'est
à dire les dispositions instrumentales donnant les meilleurs résultats
sonores [...] et Varèse m'a astreint à une discipline atonale plus sévère
que elle des dodécaphonistes.
Entretien avec Antoine Goléa. Dans Brigitte et
Jean Massin, «Histoire de la musique Occidentale», Messidor,, Paris 1983,
(II) p. 362
|
Le 14 mars 1931
Trois Temps pour piano est créé à la Société nationale de
musique. En 1933 il effectue son premier voyage en Afrique du Nord. Il
retrouve Varès à Madrid, qui sur le chemin des État-Unis milite pour une
4e internationale des arts. Il se remarie avec Hilda Guigue. Il est à
Alger en 1934.
En 1935 il participa à la société
La Spirale, présidée par Georges Migot, avec Nestor Lejeune,
Daniel-Lesur et Olivier Messiaen, pour promouvoir la musique de chambre
contemporaine. La même année il créé sa première œuvre de maturité,
Mana, suite pour piano inspirée par 6 objets offerts par Varèse. La
création à lieu le 12 décembre sous l'égide de
La Spirale avec Nadine Desouches au piano. Le 6 mai, ses
Trois poèmes pour ondes Martenot sont créés à la radio nationale
par Maurice Martenot. La même année son fils Pierre-Alain voit le
jour.

Les objets de
Mana, donnés à Jolivet par
calder avant sopn retour aux États-Unis :
L'Oiseau, œuvre de métal de Calder ; Beaujolais, un pantin en bois et
laiton ;
La princesse de Bali, un epoupée indodésienne ; La chèvres, figurine en
paille ;
La vache, œuvre en fil de fer de Calder ; Pégase, cheval en
raphia.
En 1936 Il participe à la création du groupe Jeune
France initiée par Yves Baudrier, avec Daniel-Lesur et Olivier Messiaen.
Ils offrent leur premier concert le 3 juin à Paris, Salle Gaveau.

Le groupe Jeune France. André Jolivet au Piano. Debout de
gauche à droite :
Olivier Messiaen, Yves Baudrier, Daniel-Lesur
La même année il fait un nouveau voyage à Alger. Son
quatuor est joué à Budapest. Il fait la connaissance de Darius
Milhaud et d'Arthur Honegger. A cette époque, il commence à participer à
des colloques, à donner des conférences et à écrie dans des revues comme
«La Nouvelle Saison» où il assure la rubrique musicale.
En 1940 il est mobilisé à Fontainebleau, part au combat
et reçoit une médaille. Il compose
Trois complaintes du soldat et
Messe pour le Jour de la paix pour voix, orgue (ou cordes) et
tambourin. La même année sa seconde fille Christine naît. En 1941 il fait
la connaissance de Jean Vilar et compose la musique d'
Aimer sans savoir de Lope de Vega. Le 25 février il donne un
conférence à Paris, au Théâtre des Mathurins dans un cycle
La musique contemporaine et ses affinités. Sa cantate
La tentation dernière est créée à la Radio nationale.
En 1942 il quitte l'enseignement grâce à une bourse,
compose
La Suite delphique. En juin, Lucettes Descaves Crée ses
Cinq danses rituelles à l'École Normale de Musique de Paris. En
1943, il dirige la musique de scène du
Soulier de satin de Paul Claudel, composée par Arthur Honegger et
écrit un livre su Beethoven. Son second fils Merri naît la même année.
Le 29 avril 1943, il crée à l'Opéra de Paris le ballet
Guignol et Pandore dans une chorégraphie de Serge Lifar.
De 1945 à 1959 il est nommé directeur de la musique à
la Comédie-Française En 1948 il Voyage en Autriche et en Hongrie.
A partir de 1950 il effectue de nombreux voyages en
Europe, en Afrique du Nord, en Asie, aux États -Unis et au Mexique, pour
l'exécution de ses oeuvres mais aussi comme chef d'orchestre. En 1951 il
est gratifié du Grand Prix de la Ville de Paris et le 19 juin Lucette
Descaves crée son
Concerto pour piano qui déclanche une polémique.
le 12 octobre 1952 Lily Laskin crée
le Concerto pour harpe et orchestre de chambre au Festival de
Donaueschingen. De 1953 à 1964 il compose deux sonates pour piano, 10
concertos et trois symphonies. En 1954 il est récompensé par la Grand prix
du disque.
En 1954 il fait un premier voyage en Union-Soviétique
avec la Comédie-Française. En 1957 il participe à la création du Comité
National de la Musique. De 1959 à 1962 il est conseiller d'André
Malreaux au Ministère de la culture. La même année il fond à
Aix-en-Provence le Centre Français d'Humanisme Musical, une académie
musicale d'été.
En 1960 il compose la musique pour
Antigone de Sophocle, mise en scène par Jean Vilar. La même année
il dirige ses oeuvres aux États-Unis. De 1960 à 1968 il préside
l'Association des Concerts Lamoureux. Il siège dans des commissions
gouvernementales (Commissions des IVème et Vème Plans). En 1963 il est en
Israël, en 1964 aux États-Unis où il retrouve Varèse, puis au Mexique pour
le création de la
Troisième Symphonie.
En 1965, il compose
Cérémonial pour 10 percussion en hommage à Edgar Varèse qui vient
de mourir.
En 1966, il voyage une seconde fois en Union-Soviétique
ou une série de concerts, de conférences et d'enregistrements lui est
consacrée. De 1966 à 1971 il est professeur de composition au
Conservatoire de Paris. L'année suivante il est au Liban, puis une seconde
fois en Israël, en 1970 il est de nouveau au Japon.

- 1930,
Air pour bercer pour violon et piano
- 1930,
Trois temps pour piano
- 1930-1934,
Ramantiques pour soprano et piano sur des textes de R.
Boudry, G. Ribemont-Dessaignes, V. Huidobro
- 1931,
Grave et Gigue pour violon et piano
- 1935,
Mana, 6 pièces de piano
- 1935, Musique pour
La queste de Lancelot, œuvre radiophonique de Jean de
Beer
- 1935,
Trois poèms pour Ondes Martenot et piano
- 1936,
Cinq incantations pour flûte solo
- 1937, Défilé et Soir pour orchestre d'harmonie
- 1937,
Incantation pour violon solo ou ondes Martenot ou flûte
- 1937,
Trois chants des hommes sur un texte de R. Boudry, pour
Baryton et orchestre
- 1938,
Cosmogonie, Prélude pour piano
- 1938,
Cosmogonie, Prélude pour orchestre
- 1938,
Kyrie pour choeur mixte
- 1938,
Le jeu du camp fou pour chant et piano
- 1939,
Cinq danses rituelles, version d'orchestre
- 1939,
Les quatre vérités. Ballet en 1 acte sur un livret de H.R.
Lonormand
- 1940,
Les trois complaintes du Soldat pour chant et piano ou
orchestre sur un texte d'André Jolivet
- 1940, Messe dite
pour le jour de la paix pour chant, orgue et Tambourin
- 1940,
Symphonie de danses
- 1941,
La tentation dernière de Jeanne d'Arc sur un texte de Cl. Vermorel,
pour récitant, choeurs chantés et parlés, orchestre
- 1941,
Petite suite pour flûte, alto et harpe
- 1942,
Dolorès ou le miracle de la femme laide. Opéra Bouffe sur un livret
de H. Ghéon
- 1942, Musique de scène pour
Le mystére de la visitation de H. Ghéon (Comédie française)
- 1942,
Suite liturgique pour ténor ou soprano, cor anglais, hautbois,
violoncelle et harpe
- 1943,
Andante pour orchestre à cordes
- 1943,
Guignol et Pandore, Suite symphonique
- 1943,
Guignol et Pandore. Ballet, chorégraphie de Serge Lifa (créé à
l'Opéra de Paris en 1943)
- 1943, Musique pour le film
La boxe en France, en collaboration avec Darius Milhaud
- 1943,
Nocturne pour violoncelle et piano
- 1943,
Pastorales de Noël pour flûte ou violon, basson ou alto ou
violoncelle et harpe [pour la radio]
- 1944,
Chant de Linos pour flûte et piano ou pour flûte
principale, alto, violoncelle et harpe
- 1944,
Etude sur des modes antiques pour piano
- 1944, Musique de scène pour
Le malade imaginaire de Molière (Comédie française)
- 1945,
Sérénade pour hautbois ou pour quintette à vent avec hautbois
- 1945, Sonate pour piano
- 1946, Musique de scène pour
Britannicus de Jean Racine (Comédie française)
- 1946, Musique pour
Le livre de Christophe Colomb œuvre radiodifusée de P. Claudel
- 1946,
Psyché pour orchestre
- 1947,
Cinq danses rituelles pour piano
- 1947,
concerto pour ondes Martenot et orchestre
- 1947,
Hymne à saint André pour chant et orgue
- 1947, Musique de scène pour
Horace de Corneille (Comédie française)
- 1947, Musique pour le film
La lueur qui s'éteint
- 1948,
Concertino pour trompette, orchestre à cordes et pinao ou ou
pour trompette et piano
- 1948,
Danse roumaine pour piano (Musiques juvéniles 1948)
- 1948,
Hopi Snake Dance pour 2 piano
- 1948,
Le Chant de l'avenir pour choeur
- 1949,
concerto pour flûte et orchestre à cordes (commande
d'État)
- 1949, Musique de scène pour
Iphigénie en Aulide de Racine (Comédie française)
- 1949, Musique de scène pour
Les précieuses ridicules de Molière (Comédie française)
- 1949, Musique pour
Hélène et Faust, œuvre radiodiffusée de Goethe et A. Arnoux
- 1949,
Poèmes intimes sur des textes de L. Emié, pour chant et piano
ou orchestre de chambre
- 1949,
Quatuor à cordes
- 1949,
Trois chansons de ménestrels sur des textes de J. de Beer pour
chant, quatuor de cordes ou cors anglais, violoncelle, harpe et
piano
- 1950,
L'Inconnue. Ballet, chorégraphie de Serge Lifar, créé à l'Opéra de
Paris en 1950
- 1951,
Jardin d'hiver sur un texte de G. Lefilleul pour chant et
piano
- 1951, Musique de scène pour
Antigone de Sophocle (Comédie française)
- 1951,
Trois Poèmes galants sur des textes de M. de Saint Gelais, G.
Golin-Bucher, le père Le Moyne, pour chant et piano
- 1952,
concerto pour harpe et orchestre
- 1953,
concerto pour piano et orchestre ou 2 pianos (Grand Prix de la
ville de Paris)
- 1953, Musique de scène pour
Les caprices de Marianne de Musset (Comédie française)
- 1953,
Symphonie (Prix de l'Union internationale pour les musiques
nouvelles, Haifa 1954)
- 1954,
concerto pour basson, orchestre à cordes, harpe et piano
(pour basson et piano)
- 1954,
Fantaisie-Caprice pour flûte et piano
- 1954, Musique de scène pour
Les amants magnifiques de Molière (Comédie française)
- 1954, Prométhée enchaîné d'Éschyle (Comédie française)
- 1955,
2e concerto pour trompette orchestre
- 1955, Musique de scène pour
Fantasio de Musset (Comédie française)
- 1955, Musique de scène pour
Le veuf de Carmontelle (Comédie française)
- 1955,
Suite transocéane pour orchestre
- 1956,
La Vérité de Jeanne, oratorio pour Solistes, choeur et
orchestre
- 1956, Musique de scène pour
Coriolan de William Shakespeare (Comédie française)
- 1956,
Trois interludes de la vérité de Jeanne pour orchestre
- 1957,
Epithalame pour 12 voix de choeur
- 1957, Musique de scène pour
Il ne faut jurer de rien de Musset (Comédie française)
- 1957,
Rhapsodie à 7
- 1957,
Sérénade pour 2 Guitares
- 1957,
Suite delphine pour flûte, hautbois, clarinette, trombone, 2
cors, ondes Martenot, harpe, timbales et percussions
- 1957,
Suite française pour orchestre
- 1958,
Concerto pour percussions et orchestret
- 1958,
Sonate pour flûte et piano
- 1959,
2e Symphonie
- 1959, Le guerrier de Rabinal, d'après un texte traditionnel inca [pour
la radio]
- 1959, Musique pour
L'Eunuque de Plaute [pour la radio]
- 1960,
Adagie symphonieo pour cordes
- 1960, Musique de scène pour
Antigone de Sophocle (Théâtre National Populaire, Palais de
Chaillot, Paris)
- 1961,
Les Amants magnifiques, variations sur des thèmes de J.-B. Lully
pour orchestre
- 1961,
Sonatine pour flûte et clarinette
- 1961,
Symphonie pour cordes
- 1962,
1er concerto pour violoncelle
- 1962,
Hymne à l'univers pour orgue
- 1962,
Messe Uxor Tua à 5 voix pour choeur mixte et 5 Instruments ou
orgue
- 1963,
Danse caraïbe pour piano. Dans Marguerite Long, «La petite
méthode de piano», Salabert, Paris 1963
- 1963,
Divertissement Alla rustica pour flûte et harpe
- 1963, Madrigal, texte de Max Jacob, pour 4 voix solistes
ou choeur, et 4 instruments (flûte, cor anglais, alto et basson ou quatuor
à cordes ou ou orchestre à cordes)
- 1963,
Sonatine pour hautbois et basson
- 1964,
3e symphonie
- 1965,
Ariadne. ,Ballet, créé à L'Opéra-Comique de Paris le 12 mars
1965.
- 1965,
Le coeur de la matière sur un texte de Teilhard de Chardin, cantate
pour 5 solistes, choeur mixte et orchestre
- 1965,
Prélude pour harpe solo
- 1965,
Suite en concert pour flûte et percussions
- 1965,
Suite en concert pour violoncelle solo
- 1965,
Suite rhapsodique pour violon
- 19653, 2 concerto-études pour guitare sseule
- 1966,
12 Inventions pour 12 instruments
- 1966,
2e concerto pour violoncelle
- 1967,
Ascèses, 5 pièces pour flûte solo
- 1967,
Cinq églogues pour alto solo
- 1968,
Arioso barocco pour trompette et orgue
- 1968,
Controversia pour hautbois
- 1968,
Patchinko pour 2 piano
- 1969,
Mandala pour orgue
- 1970,
Songe à nouveau rêvé sur un texte d'Antoine Goléa, pour
soprano et orchestre,
- 1971,
Heptade pour trompette et percussions
- 1971,
Pipeaubec pour flute à bec et percussions
- 1972,
concerto pour violon
- 1972,
Tombeau de Robert de Visée pour guitare solo
- 1973,
La Flèche du Temps pour 12 instruments solistes
- 1973,
Yin-Yang pour 11 instruments solistes
- La musique d'aujourd'hui et ses tâches. Dans «L'Art musical
populaire», septembre 1937.
- La musique : Plaid pour le vif. Dans « La Nouvelle Saison» (2,
7) juillet 1939, p. 400-406
- Les disques et la musique : pour une tradition musicale
française. Dans «Les Volontaires» (8), juillet 1939, p. 724-726 ; (9),
août 1939 p. 812-816
- Défense de la musique française. Dans «L'Information musicale»
(60), octobre 1941, p. 207
- Honegger, un homme d'abord. Dans «L'Information musicale» (76),
juin 1942, p. 993
- Paris listening post by André Jolivet. Dans «Listen» novembre
1945, p. 8-9
- Réponse à une enquête : André Jolivet ou la magie
expérimentale. Dans «Contrepoints» (1), janvier 1946, p. 33-37 [et
dans sous le titre
Le musicien dans la cité. Dans «La Revue Musicale» (306-307), 1977,
p. 19-22.
- Le Réveil des muses. Dans «La Revue Musicale» (198), février
1946, p. 39-41
- Musique et exotisme. Dans Bezombes Roger (dir), « L'Exotisme
dans l'art et la pensée», Elsevier, Paris 1947, p. 159-160
- Panorama de la musique française contemporaine. Dans «Le
Courrier de l'étudiant» (43), 30 avril 1947
- On demande des compositeurs ? Non, on les étrangle !. Dans
«Paroles et Musique», avril 1949
- La Musique et le cinéma peuvent-ils s'accorder ?. Dans
»Journalm des Jeunesses Musicales de France», janvier 1950, p. 3
- Le Grand Prix de la Ville de Paris à Paul Le Flem. Dans «:La
Vie musicale» (7), juin, 1951
- A propos du Concerto pour ondes Martenot et orchestre. Dans
«Revue internationale de musique» (10), 1951, p. 389-396
- La France tuera-t-elle sa musique ?. Dans «Combat» 24 mai 1954,
p.6
- Ludwig van BeethovenRichard-Masse, Paris 1955
- La Vérité de Jeanne. Dans «La Revue Musicale» (237) juin 1957,
p. 1-32.
- Propos impromptus. Dans «Le Courrier musical de France» 1964
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- Notes sur les sons. Dans «Bulletin de la Société des amis de la
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- Musique, flèche de la communion universelle. Dans «Axes : La
musique sacrée» (6, 2), 1973-1974, p. 64-68.
- Variations impromptues sur un thème éternel. Dans «Arfuyen»
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- Grandeur et misère de la musique contemporaine. Dans «Guide
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- MATORE DANIEL,
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- MENK NANCY L.,
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- MICHEL GÉRARD,
André Jolivet. Essai sur un système esthétique musical. Dans «Revue
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André Jolivet : essai sur un système d'esthétique musical. Dans «La
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- MOINDROT GÉRARD,
Approches symboliques de la musique d'André Jolivet. L'Harmattan,
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- ——,
Spiritualité et ésotérisme chez André Jolivet : de l'incantation à la
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- MOREUX SERGE,
Psyché d'André Jolivet. «Psyché» (8), juin 1947
- ——,
Un nouveau Béla Bartók. Dans «La Revue française de musique» (36),
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Performance concerns in André Jolivet's Concerto n° 2 for trumpet.
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Société d'Histoire et d'archéologie «Le Vieux Montmartre», Paris 1995
- ROSTAND CLAUDE,
Le Concerto de Jolivet adoucit les mœurs. Dans «La Table ronde»
(49), janvier 1952, p. 162-164
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Premières auditions à Strasbourg. Dans «La Table ronde» (42), août
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- SCHIFFER BRIGITTE,
André Jolivet (1905-1974). Dans «Tempo» (112), mars 1975, p.
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- SIMS JAMES ALAN,
An Analysis of the trumpet works of André Jolivet, with special
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- SKALSKY B., André Jolivet. Dans « Musica America» juin 1952
- SKULSKY ABRAHAM,
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- TUCKER BENJAMIN SCOTT,
Atonality, Modality, and Incantation in Two Works for Trumpet by André
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(thèse). University of Arizona 1994
WOLFF PIERRE, La musique contemporaine. «L'activité
contemporaine», Fernand Nathan, Paris 1954, p. 244-245
|
André Jolivet (1905) a eu une formation musicale bien
curieuse, et à laquelle il doit sans doute le dualisme de son tempérament.
Quoi de plus opposé que les enseignements de Pau. Le Flem et ceux d'Edgar
Varèse ? On peut dire que si le premier lui enseignait le sens de la
mesure, le second lui apportait le sens de la démesure, et il apparaît
dans son oeuvre ballotté entre ces deux extrêmes. Il nous souvient
d'ailleurs qu'un jour Le Flem, avant que Jolivet fût entré dans la
carrière, nous avait signalé son nom : " Suivez-le ; il a des audaces, des
grimacements qui surprennent, mais une fougue, une spontanéité qui
devraient le mener à la puissance. " Toute l'oeuvre de la première manière
est d'une violence que le jeune compositeur ne cherche pas à réfréner.
Préoccupé de rendre à la musique une jeunesse primitive, il recherche des
sujets incantatoires. C'est l'époque des Incantations, des Danses
rituelles, de Mana, de la Cosmogonie. L'influence de Varèse domine dans
ces pages écrites dans la liberté et l'enthousiasme, qui évoquent les
cérémonies d'initiation des peuples primitifs, pages profondes,
mystérieuses et étranges. Jolivet poursuit alors une évolution complexe.
Il semble qu'il cherche — et nous le regrettons — à dominer sa fougue. En
même temps qu'il discipline son écriture, il enrichit sa palette, et
trouve un style plus direâ, plus humain. Ici se placent des oeuvres d'un
lyrisme généreux, qui gardent un souffle de puissance : les Quatre
Vérités, des Chants des Hommes, la Tentation dernière, et les nobles et
émouvantes Complaintes du soldat. Le style se fait de plus en plus modal,
et l'écriture augmente en densité. Nous sommes maintenant en présence d'un
musicien qui semble avoir fixé les bases de son esthétique, et s'efforce
de se réaliser en grands volumes plastiques, donnant une importance
fondamentale à la sonorité, tant dans le choix des timbres purs que dans
leurs associations et leurs résonances. Son rythme est complexe; mais
devenu fortement archite&uré. La mélodie reste souvent fidèle à
l'esthétique de la période initiale, avec de nombreux apports des
civilisations les plus primitives. Les Concertos pour ondes Martenot, pour
trompette, et pour piano sont des oeuvres éclatantes qui méritent leur
succès.
|
PAUL LANDORMY,
La musique française après Debussy. NRF Gallimard, Paris 1943 (6e
édition), p. 341-343
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L'aîné des « Jeune France ».
Or, voici quelles furent les origines du groupe :
En 1936, Yves Baudrier, « décidé à amorcer une action
en faveur de la jeune musique symphonique », entre en relations avec
Olivier Messiaen, dont il avait entendu les Offrandes oubliées. Celui-ci
lui conseille de s'adjoindre Daniel Lesur et André Jolivet, qu'il
con-naissait pour avoir « lutté » avec eux à la « Spirale » (Société de
musique de chambre). Dès juin 1936, un premier concert d'orchestre avait
lieu sous la direction de Roger Désormière et sous le patronage de Georges
Duhamel, Francois Mauriac, Marcel Prévost, Paul Valéry, et d'un groupe
important de mécènes et d'artistes.
Programme se résumant en trois mots : « Sincérité,
générosité, conscience. »
Quatre fortes individualités s'unissent pour une action
plus forte encore, et pour soutenir leurs amis. Ils ne donneront jamais un
concert sans faire appel au concours de compositeurs de leur
génération.
Mais c'est isolément qu'il faut les considérer. Car ils
suivent des directions diverses. Chacun a quelque chose à dire.
Écoutons-les l'un après l'autre.
André Jolivet d'abord.
Il est né à Paris, le 8 août 1905.
Attiré très jeune par l'art sous toutes ses formes, il
ne se consacra décidément à l'art musical qu'après s'être essayé dans
l'art dra-
matique et les arts plastiques. Il étudie l'harmonie,
le contrepoint et la fugue avec Paul Le Flem, qui, constatant son goût
pour les recherches les plus osées, le confie à son ami Edgar Varèse, avec
lequel André Jolivet travaille la composition, l'orchestration et
l'acoustique.
Ses études amenèrent notre compositeur « au point de
vue technique, à se libérer du système tonal, et, au point de vue
esthétique, à essayer de rendre à la musique son caractère original
antique, lorsqu'elle était l'expression magique et incantatoire des
groupements humains. Ainsi la musique doit être une manifestation sonore
en relation directe avec le système cosmique universel» (Revue
internationale de musique, octobre-novembre 1938).
D'où les oeuvres suivantes :
Mana, six pièces pour piano. «
La mana est cette force qui nous prolonge dans nos fétiches
familiers » (1935).
Danse incantatoire pour grand orchestre, deux martenots et six
batteurs (1936).
Cinq incantations pour flûte seule (1936).
Cinq danses rituelles extraites du ballet le Cercle enchanté,
sur un livret de Claude Vermorel (1939).
Cosmogonie, pour grand orchestre (1938).
En dehors de ces oeuvres d'un caractère particulier
:
Suite pour trio à cordes (1930).
Quatuor à cordes (1934).
Andante pour orchestre à cordes (1934).
Trois Chants des hommes, pour barytons et grand
orchestre (1937).
Poèmes pour l'enfant, pour onze instruments et
voix (1938).
Intervient la grande épreuve de la guerre, qui pour
André Jolivet a cette double conséquence : 1° épuration du style, dont le
caractère modal s'accuse ; 2° retour des recherches esthétiques, sans en
changer le sens, à un plan plus directement humain.
Pendant la guerre, André Jolivet compose une
Messe. à une voix avec orgue et tambourin.
Au lendemain de l'armistice :
Les trois Complaintes du Soldat.
Puis : en collaboration avec H.-R. Lenormand,
les Quatre Vérités, ballet ; en collaboration avec Claude Vermorel,
la Tentation dernière (Jeanne d'Arc), cantate pour soli, récitants,
choeurs et orchestre ; en collaboration avec Henri Ghéon,
Dolorès ou le Miracle de la femme laide, opéra- bouffe en un
acte.
André Jolivet m'écrit : « Sans renier les éléments
symboliques et ésotériques essentiels à toute oeuvre d'art, je m'applique
main-tenant, non plus à les extérioriser, mais à en faire la structure
cachée des oeuvres qui, sous un aspect plus direct, ne paraissent plus
vouloir être supra-humaines... Je crois maintenant que la vraie musique
est celle que chacun peut fredonner ou jouer en croyant qu'il l'a faite
lui-même ou l'écouter en y retrouvant l'expression de ses propres
sentiments d'homme tout simplement homme... »
Exemple :
Les trois Complaintes du Soldat dont Georges Duhamel écrit : «
C'est la voix même de mon pays malheureux que j'entends, que je reconnais
dans les complaintes de Jolivet. » Paul-Marie Masson en dit de son côté :
« André Jolivet, musicien et poète, a trouvé dans la réalité la plus dure
l'inspiration la plus haute. » Et enfin voici les paroles d'Henri Ghéon :
«
Les Complaintes d'André Jolivet feront date dans sa carrière. Elles
marquent une volonté de purification, de dépouillement, et, si j'ose dire,
de charité... Texte excellent, simple, direct, et pas « littérateur » pour
un sou. »
Autre exemple : Ces trois airs de l'opéra-bouffe
Dolorès que Pierre Bernac chante avec tant de verve et de goût.
Dans l'ensemble de son oeuvre, André Jolivet nous
frappe par le caractère robuste, l'accent incisif de son inspiration,
l'élan, le feu qui l'animent. A cet égard, un de ses premiers ouvrages, sa
Suite pour trio à cordes, nous paraît très caractéristique, bien qu'on y
découvre peut-être un peu trop de complexité voulue.
De toute façon, un des meilleurs musiciens de sa
génération, un 'de ceux sur lesquels on peut le plus compter.
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ACCORD 202 292, 1993. 2 volumes
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André Jolivet
L'Oeuvre pour flûte (intégrale)
Pierre-André Valade, flûte
Michel Arrignon, clarinette - Frédérique
Cambreling, harpe - Miguel DaSilva, alto - Elisabeth Glab, violon - Jean
Geoffroy, percussion - Florent Jodelet, percussion - Henri Lescouret,
basson - Vincent Limouzin, percussion - Roger Muraro, piano - Jean-Guihen
Queyras, violoncelle - Pascal Zavarro, percussion
Orchestre Chalon-Bourgogne
direction Philippe Cambreling
Enregistré en 1992
Volume 1 :
Incantations pour flûte en sol
(1937) 1- Pour acceuillir les négociateurs, et que
l'entrevue soit pacifique - 2- Pour que l'enfant qui va naître soit un
fils - 3- Pour que la moisson soit riche qui naîtra des sillons que le
laboureur trace - 4- Pour une communication sereine de l'être avec le
monde - 5- Aux funérailles du chef, pour obtenir la protection de l'ame -
6- Pour que l'image devienne symbole pour flûte en sol (1937)
7-11-
Petite suite pour flûte, alto et harpe. Pastorales de
Noël pour flûte, basson, et harpe
(1943) : 12- étoile - 13- Les nuages - 14- La vierge et
l'Enfant - 15- Entrée et Danse des Bergers. 16 -
Chant de Linos pour flûte, violon, alto, violoncelle,
harpe
(1944) -
Concerto pour flûte et orchestre à cordes
(1949):
17- Andante Cantabile - 18- Allegro Scherzando - 19- Largo
- 20- Allegro Risoluto.
Volume 2 :
1-
Cabrioles
pour flûte et piano (1953) - 2-
Fantaisie-Caprice
pour flûte et piano (1953) -
Sonate pour flûte et piano
(1958) : 3- Fluide - 4- Grave - 5- Violent.
Sonatine pour flûte et clarinette
(1961) : 6- Andantino - 7- Quasi cadenza e allegro -
8-lntermezzo, vivace e presto. 9-
Alla rustica
pour flûte et harpe
(1963) -
Suite en concert pour flûte et
percussions
(1965) : 10- Modéré - 11-Stabile - 12- Hardiment - 13-
Calme - 14-18.
Ascèses
pour flûte en sol (1967) -
Pipeaubec
pour flûte et percussion (1972) : 19- Allegretto semplice -
20- Giocoso - 21-
Une minute-trente pour flûte et percussion
(1972) (lnédit)
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Lyrinx, 2003
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André Jolivet
Cinq danses rituelles
Mana
Marie-Josèphe Jude, Piano
Cinq danses rituelles : 01. Danse initiatique - 02. Danse du héros -
03. Danse nuptiale - 04. Danse du rapt - 05. Danse funéraire. Mana : 06.
Beaujolais - 07. L'Oiseau - 08. La princesse fde Bali - 09. La Chèvre -
10. La Vache - 11. Pégase
Enregistré en 2002
Extrais d'entretiens avec Antoine Goléa (1961)
Le matin des musiciens (20 avril 1990)
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ARION, MFA, 1996 ARN 68299
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Jolivet
Hymne à Saint André
Hymne à l'Univers
Arioso barocco
Mandala
Nocturne
Daniel Roth, orgue (Basilique Saint-Victor, Marseille)
Dany Barraud, soprano
René Périnelli, trompette
Pierre Pénassoli, Violoncelle
Jacqueline Robin piano
Enregistrements 1973, 1980
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ADDA 581055, 1988
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André Jolivet
Oeuvres pour flûte
Pierre-Yves Artaud, flûtes
Ensemble de percussions 2E2M
Paul Mefano, dir.
Suite en concert pour flûte et percusions (1965)
Incantation pour flûte seule (1937)
Cinq incantations pour flûte seule (1936)
Cinq ascèses pour flûte alto (1971)
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SOLSTICE, M7 865
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André Jolivet
Troisième symphonie
Concerto pour piano et orchestre
1er Concerto pour violoncelle et orchestre
Violoncelle, andré Navarra
Orchestre nationale de France, André Jolivet dir.
Orchestre Radio-Symphonique de Strasbourg, Ernest Bour, dir
Orchestre National de France, André Joliver, dir.
Enregistré le 19 avril 1966 au Théâtre des Champs Élysées et à la Radio
de Strasbourg le 22 janvier 1968
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Maguelone MAG 111.137
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André Jolivet
L'oeuvre pour piano(volume 2)
Pascal Gallet, piano
Enregistré en septembre 2004
01-05. Danses rituelles — 06-08. Trois
temps — 09-11. Deuxième sonate — 12-14. Pièces pédagogiques — 15-20.
Chansons naïves
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La Voix des anches
Ensemble Besozzi
Marc Badin, hautois, hautbois d'amour -
Patrice Barsey, hautbois, cor anglais - Hervé Issartel, basson - Marie
Prost, soprano
Oeyvres de Jacopo Baboni-Schilling -
André Jolivet (Sonatine pour hautbois et basson) - Lucien Guerinel -
Richard Rodney Bennett - François Vercken - Jena-Claude Wolff - Dmitri
Chostakovitch
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Lyrinx, LYR 244 1978-2005
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Hommage à André Jolivet
Les solistes de Marseille
Nocturne pour violoncelle et piano - Eglogues pour alto - 5
Incantations - Ascèses - Rhapsodie à sept
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Lyrinx, LYR 242 1978 - 2005
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André Jolivet
L'oeuvre intégrale pour violon
Devy Erlih, violon
Orchestre National
Marieus Constant, dir.
Sonate - Incantation sur la corde de sol - Suite rhapsodique -
Concerto
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L'Association André Jolivet, un site conséquent :
http://www.jolivet.asso.fr
Radio-France :
http://www.radiofrance.fr/chaines/france-musiques/biographies/fiche.php?numero=282
Jean-Marc Warszawski
5 mars 2005
14 mars 2005 11 novembre 2005
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