musicologie

Biographies musicales

 

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Hahn Reynaldo

1874-1947

|| catalogue des œuvres || Écrits || Bibliographie || discographie || documents ||

 

    Tu aimes la musique par dessus tout et je regrette de tout mon cœur de n'être pas comme toi. Il y a bien des choses que j'aime tout  autant... J'aime l'art dans son ensemble, dans la vision de tous les arts réunis... [...] Je n'ai jamais ressenti [...] une émotion intérieure en écoutant une œuvre symphonique [...] même de Beethoven, même de Mozart. Je ne suis ému qu'au théâtre, ou lorsqu'il y a des paroles. [...] devant une oeuvre instrumentale je n'éprouve que de l'admiration, mai je ne m'y mêle pas. Une phrase musicale me charme et me ravit mais ne m'émeut jamais : il n'y a que les sentiments qui m'émeuvent.

    Reynaldo Hahn au pianiste Édouard Rissler


 Chanson d'avril (Bizet / Bouilhet)
Reynaldo Hahn, baryton, s'accompagnant au piano
Columbia D 2021, 1928

Né à Caracas, le 9 août 1875 ;  mort à Paris le 28 janvier 1947.

Sa mère est issue d'une famille espagnole installée au Vénézuela depuis le xviiie siècle, son père, Carlos Hahn, commerçant, né à Hambourg a immigré jeune au Vénézuela. La famille vit dans une grande aisance.

Reynaldo est le plus jeune de 12 enfant. et a trois ou quatre ans quand ses parents s'installent à Paris. 1878, 6 rue du Cirque.

En 1883, il publie chez Delanchy à Paris L'inspiration, une valse pour le piano.

Il entre au Conservatoire en octobre 1885. Il suit les classes de Grandjany pour le solfège, de Descombes pour le piano, puis à partir de 1887, celles de Théodore Dubois et de Lavignac pour l'harmonie, de Massenet, comme élève privé, pour la composition.

Il obtient une troisième médaille de piano en 1888. Il effectue plusieurs voyages en Allemagne en 1889. Il obtient une première médaille de solfège au Conservatoire an 1890.

Il compose des chansons dont certaines deviennent célèbres, et crée chez Alphonse Daudet son cycle Chansons grises sur les poèmes de Verlaine (composition entre 1887 et 1890) en présence du poète (avec la soprano Sybil Anderson). Baryton léger, il s'accompagnait au piano.

En 1891, il obtient le 1er accessit en harmonie au Conservatoire dans la classe de Lavignac.

Massenet lui déconseille de se présenter au Prix de Rome : étranger et fortuné, ses camarades auraient sentiment qu'il prend leur place, mais il l'introduit dans le monde musical.

Au printemps 1894 il fait la connaissance de Marcel Proust. Il ont une liaison amoureuse qui dure juqu'en 1896, mais l'amitié et l'intimité les liera jusq'à la mort de Proust en 1922.

    Reynaldo Hahn (...) la tête légèrement renversée en arrière, la bouche mélancolique, un peu dédaigneuse, laissant s'échapper le flot rythmé de la voix la plus belle, la plus triste et la plus chaude qui ne fut jamais, cet « instrument de musique de génie » qui s'appelle Reynaldo Hahn étreint tous les cœurs, mouille tous les yeux, dans le frisson d'admiration qu'il propage au loin et qui nous fait trembler, nous courbe tous l'un après l'autre, dans une silencieuse et solennelle ondulation des blés sous le vent.

    Marcel Proust, La cour aux lilas et l'atelier aux roses : le salon de Mme Madeleine Lemaire.

En 1895, Heugel publie une collection de 20 chansons qui le rendit populaire. A la suite de cette publication, Pierre  Loti  lui demande d'adapter pour l'opéra sont récit autobiographique Le mariage de Loti, Qui est créé en mars 1898 sous le titre de L'île du Rêve. à l'Opéra-Comique de Paris.

En 1896 il fait la connaissance de Sarah Bernard.

Après le décès de son père en 1897, il s'installe avec sa mère rue Alfred de Vigny à Paris.

En 1898, il fait la connaissance de Catulle Mendès, chez la princesse Mathilde. Il séjourne à Aix-la-Chapelle (Aachen en Allemagne).

En 1899 il est critique musical au journal «La Presse», de 1904 à 1905 au journal «La Flèche»

L'échec public de son opéra La Carmélite en 1902, le conduit, jusqu'à la fin de la première guerre mondiale à abandonner la musique de scène.

Avec Marcel Proust et Sarah Bernhardt, ses amis intimes, il prend la défense de Dreyfus, victime de l'antisémitisme, et ses représentations publiques furent souvent troublées par des provocateurs, même après 1906 quand fut reconnue l'innocence de Dreyfus. Cette même année, il dirige Don Juan à Salzbourg et séjourne à Munich.

De 1908-1910, il est critique musical à « Foemina .,

Il est naturalisé français en 1912, la même année sa mère décède. Il effectue son service militaire en 1913. Mobilisé le 2 août 1914, il est envoyé à Melun et demande à muté au front en qualité d'interprète. L'armée anglaise refuse son service. Il est caporal le 17 avril 1917 puis sergent au 31e régiment d'infanterie puis à la 10e division d'infanterie. Il est nommé pendant 6 mois au chiffre au ministère de la guerre l'année suivante. IL a deux citations et la Croix de Guerre. Au front il compose un cycle de cinq chansons sur des poèmes de Robert Louis Stevenson et esquisse son opéra inspiré du Marchand de Venise de Shakespeare.

Reynaldo Hahn en 1916 Reynaldo Hahn en 1916, la cigarette au coin des lèvres,
comme Proust le décrit. (Sources Gallica)

Je ne pourrai jamais souscrire à l'exclusivité patriotique. J'ai vécu en Allemagne, en Angleterre, en Italie, en Russie, ailleurs encore. Ici, ià, ailleurs, j'ai aimé, souffert, travaillé, pensé. J'y ai vu et entendu des choses admirables et je ne peux, du jour au lendemain, brûler ce que j'ai encensé. Que l'on combatte l'Allemagne avec toutes les forces possibles — ce que, d'ailleurs, on ne fait pas — c'est un devoir. Mais qu'on la raille, qu'on la bafoue, qu'on oublie sa grandeur intellectuelle et les services qu'elle a rendus au monde, c'est indigne et cela me répugne, parce que la liberté de l'esprit est la seule dont un homme puisse être vraiment fier. Si, demain, nous devenions les ennemis des Anglais, je n'en aimerais pas moins Dickens et Shakespeare. Mais nous sommes conduits aux abîmes par des gens qui ont juré d'aller jusqu'au bout, tout en restant dans leur fauteuil ! Quel mal aura fait le très loyal, le très estimable, le très nigaud Déroulède : honnête homme, exécrable poète, patriote maladroit et néfaste, il a traversé la vie comme un grand enfant sage, recueillant le fruit de ses sonneries, non de clairon, mais de cornet à piston, mort avant d'avoir vu le résultat de ses gambades tricolores !

Reynaldo Hahn pendant la guerre, après la 20 janvier 1814. Dans GAVOTY BERNARD,   Reynaldo Hahn, le musicien de la belle époque.  Dans « Musique », Paris, Buchet-Chastel 1976, p. 235.

 

Reynaldo Hahn en 1916
Reynaldo Hahn en 1916

Il a créé à Paris Don Giovanni (qu'il a aussi dirigé à Salzbourg) et la Flûte enchantée de Mozart. En hiver 1919 il dirige l'Opéra du Casino de Cannes. Il participe à l'édition monumentale des œuvres de Jean-Philippe Rameau. En 1923  son opérette Ciboulette connaît un très grand succès.

Il est critique musical à l'«'Excelsior» de 1919 à 1921. En 1920, à la création de l'École Normale de Musique à Paris par Alfred Cortot, il est nommé professeur d'interprétation du chant.. En 1921 il prépare un livre sur Sarah Bernhard.

En 1924, il est promu Officier de la Légion d'honneur

En 1925, il compose la musique de Mozart, une comédie musicale (livret de Guitry avec Yvonne Printemps son épouse dans le rôle-titre.

Il compose à la fin des années 20 son œuvre orchestrale la plus connue, le Concerto pour piano qui est créé par Magda Tagliaferro puis enregistré avec Hahn à la direction de l'orchestre.

Il collabore une seconde fois en 1933 avec Sacha Guitry pour  O mon bel inconnu. La même année, on filme son opérette Ciboulette. Il est ciritique musical au journal «Le Figaro»

En 1936, il est membre du Conseil supérieur de la radio

Pendant le régime fasciste de Vichy (1940-1944), sa musique est interdite, et il doit se cacher.  Il s'installe en 1940 dans le Midi avec Guy Ferrand. De 1941 à 1942 il est à Cannes (zone libre).

En 1942, la reprise de Ciboulette au théâtre Marigny à Paris est interdite par les autorités sous prétexte d'antécédents familiaux juifs. Il engage des démarches pour prouver son ascendance aryenne. Il s'installe à Monte-Carlo, et effectue une tourné en « zone libre » avec Ninon Vallin.

En 1945, il est directeur de l'Opéra de Paris où il fait redécouvrir les œuvres de Méhul. Le 26 mars il est élu à l'Institut.

Catalogue des œuvres

  • 1883, L'inspiration, valse pour le piano. E. Delanchy, Paris 1883
  • 1887-1890, Chansons grises, cycle pour voix soliste et piano sur des poèmes de Paul Verlaine.Heugel, Paris 1893
  • 1888-1933, Le pauvre d'Assise, oratorio sur un texte de Rivollet
  • 1889, Aubade espagnole, mélodie sur une poésie d'Alphonse Daudet
  • 1889, Suite concertante pour piano
  • 1889, Une abeille pour piano
  • 1890, Les impressions pour piano
  • 1890, Musique de scène pour L'obstacle d'Alphonse Daudet ; Aubade espagnole, chanson. Paris, Hartmann 1891
  • 1890, Rêverie, mélodie sur une poésie de Victor Hugo. Heugel, Paris 1890 ; dans "Recueil de chansons", Heugel, paris 1893 ; Heugel, Paris 1914 ; 1924 ; 1926
  • 1890, Si mes vers avaient des ailes, mélodie sur une poésie de Victor Hugo. H. Hartmann, Paris 1890 (édition en ut, ré, mi) ; dans "recueil de chansons", Heugel, Paris 1893 ; Heugel, Paris 1924 ; 1926 ; transcription pour petit orchestre, Heugel, Paris 1913 ; transcription pour violoncelle et piano, Heugel, Paris 1933, 1966
  • 1890, Paysage, mélodie sur une poésie d'A. Theuriet
  • 1891, Dernier vœu, mélodie sur une poésie de de Banville
  • 1891, Infidélité, mélodie sur une poésie de Théophile Gautier. Heugel, Paris 1893 ; 1929
  • 1891, Offrande, mélodie sur une poésie de Paul Verlaine
  • 1891, Notturno alla italiana pour piano
  • 1891, Aimons Nous ! Poésie de Th. de Bainville
  • 1891, Scherzo lent pour piano
  • 1891, Mai, mélodie sur une poésie de François Coppée. Paris, Hartemann 1891 ; Heugel, 1895 ; 1914 ; pour piano seul, Heugel, Paris 1924 ; transcription pour violon et piano, Heugel, Paris1926
  • 1892 (24 avril), Fin d'amour, ballet-pantomime (Eugène Berrier) quasi-représenté au Cercle funambulesque. Piano. Ms. 19206 (autographe), Bibliothèque nationale de France, département de la musique
  • 1892 (vers 1892), Hippomène et Atalante, pour piano. Ms.Vma.ms. 991, (autographe), BnF, M.
  • 1892, Au clair de lune (conte en musique). Imprimerie May et Motteroz, Paris 1892 (textes et dessins de Louis Montégut avec une préface d'Alphonse Daudet)
  • 1892, D'une prison, mélodie sur une poésie de Paul Verlaine ; transcription pour orchestre, Heugel, Paris 1914 [ D'une prison, pour piano seul, Heugel, Paris 1924]
  • 1892, Fêtes galantes, mélodie sur une poésie de Paul Verlaine. Heugel, Paris 1893
  • 1892, Séraphine, mélodie sur une poésie de H. Heine
  • 1892, L'énamourée, mélodie sur une poésie de Théodore de Banville. Heugel, Paros 1892
  • 1892, Seule, mélodie sur une poésie de Théophile Gautier. Heugel, Paris 1892 ; dans "recueil de chansons", Heugel Paris 1893
  • 1892, Variations sur un thème de Charles Levadé pour piano
  • 1892, Offrande, mélodie sur une poésie de Paul Verlaine. A Quinzard, paris 1891 ; dans "Recueil de chansons", Heugel, Paris 1893 ; Heugel, Paris 1896 ; Ms. Vma. ms.992, Bibliothèquenationale de France, musique
  • Paysage, mélodie sur un poème d'André Theuriet. Heugel, Paris 1892 ; dans "Recueil de chansons", Heugel, Paris 1893 ; 1914 ;1924 ; 1926
  • 1892-1899, Rondels pour voix soliste et piano sur des poèmes de Charles d''Orléans, Théodore de Banville, Catulle Mendès [ La paix (Théodore de Bainville), Heugel, Paris 1898 . La nuit (Rondel n° 11 ; de Banville), Heugel, Paris 1892 ; 1927 ; Rondels sur des poésies de Carles d'Orléans, Théodore de Bainville et Catule Mendès, Heugel, Paris 1899
  • 1893, 3 préludes sur des airs populaires irlandais (extraits du recueil de M. Villiers) , pour piano 4 mains. 1. The little red Lark - 2. My love's an arbustus -3. The willow tree. Paris 1894 ; Ms. 21006, (atographe), BnF (en page de couverture «Ce précieux manuscrit appartient à Mlle Suzette et lui a été donné en souvenir de l'exécution magistrale à laquelle elle contribua et en gage d'amitié  R.H.» Au début de la partition «à Augusta Holmès : n° 1 (The litle red lark)» A la fin, daté et signé «Balcomb Place, 6 et 17 septembre 1893. Douleurs épouvatables au brasdroit"
  • 1893, Cimetière de campagne, sur une poésie de Gabriel Vicaire. Heugel, Paris
  • 1893, Recueil de chansons. Heugel, Paris 1893 (Rêverie, Victor Higo ; Si mes vers avaient des ailes, Victor Hugo ; Mai, François Copée ; Paysage, André Theuriet ; L'Enamourée, Théodore de Bainville ; Seule, Théophile Gauthier ; La Nuit, Téodore de Bainville ; Offrande, Paul Verlaine (Ms. Vma. ms. 992, Bibliothèque nationale de France) ; Trois jours de vendanges, Alphonse Daudet (Heugel, Paris 1893 ; 1920 ; Les chants aimés. Les mélodies préférées, Heugel, Paris 1926 ;  ; Infidélité, Théophile Gauthier ; Fêtes galantes, Paul Verlaine ; Cimetière de campage, Gabriel Vicaire ; Fleur Fanée, Léon Dierx ; L'incrédule, Paul Verlaine ; Les Cygnes, Armad Renaud ; D'une prison, Paul Verlaine ; Dernier aveu, Théodore de Bainvlle ; Séraphine, Henri Heine ; Nocturne, Jean Lahor (Heugel, Paris 1896) ; A Phydilé, Leconte de l'Isle ;
  •  1924 ; Dans "Les chants amés. Les mélodies favorites (n° 10)". Heugel, Paris 1926
  • 1893, Nocturne, sur une poésie de J. Lahor ; Les cygnes, mélodie sur une poésie d'A. Renaud
  • 1893, Nuit d'amour bergamasque, poème symphonique
  • 1893-1894, Fleur fanée, mélodie sur une poésie de L. Dierx
  • 1894-1896, Portraits de peintres. Pièces pour piano d'après les poésies de Marcel Proust. 1. Albert Cuyp - 2. Paulus Potter - 3. Anton van Dick  - 4. Antoine Watteau. Heugel, Paris 1896 (fascicules) ; Ms. Rés. m. Z. 284, BnF, M. Manuscrit autoraphe facsimie dans M.Proust, Les Plaisirs et les jours, p. 122-134, 1896. Daté à la fin de «Antoine Watteau», Printemps 1894
  • 1894, Six mélodies. Paris 1894 (Cimetière de campagne, Gabriel Vicaire ; Fleur Fanée, Léon Dierx ; L'Incrédule, Paul Verlaine ; Les cygnes, Armand Renaud ; d'Une prison, Paul Verlaine ; Dernier Vœu, Théodore de Bainville)
  • 1895, La nativité : crèche de Nurenberg, pour piano. Le figaro, Paris vers 1895 (supplément non identifié du «Figaro», épreuves corrigées, titres de la main de l'auteur)
  • 18965, Musique de scène pour Nocturne de M. Star
  • 1896, Puisque j'ai mis ma lèvre, mélodie sur un poème de Victor Hugo. Heugel, Paris 1896 ; 1917 ; dans "Recueil de chansons, deuxième volume", Heugel, Paris ; Dans "Le ruban dénoué"
  • 1896, A Phidylé ! Poésie de Leconte de L'Isle
  • 1896, Cantique sur le bonheur des justes et le malheur des réprouvés, sur un poème de Jean Racine pour voix soliste et chœur de femmes. Heugel, Paris 1896
  • 1896, Naguère, au temps des églantines, mélodie sur une poésie de Catulle Mendès
  • 1896, Pièce en forme d'aria et bergerie, pour piano à quatre mains. Heugel, Paris 1896
  • 1896, Trio en fa mineur pour violon, violoncelle et piano (œuvre fantôme ? - cité par Gavoty 1976 ; Grove)
  • 1896, Les Bretonnes, Duo pour deus voix de femmes en cœur ou soli sur une poésie de Charles de Goffic. Heugel, Paris 1896
  • 1897, Caprice pour deux pianos. Heugel, Paris 1897
  • 1897, L'île du rêve «idylle polynésienne» en trois actes sur un livret d' André Alexandre et Georges Hartmann, d'après Pierre Lotti. Créé à l'Opéra-Comique de Paris (salle Favart), le 23 mars 1898. Heugel, Paris 1897
  • 1897, Théone, mélodie sur une poésie de J. Moréas
  • 1897, Agnus Dei pour Baryton et soprano. Heugel, Paris 1897
  • 1898, La délaissée, mélodie sur une poésie de Mme Blanchecotte. Heugel, Paris 1898
  • 1898 ; Le souvenir d'avoir chanté, mélodie sur une poésie de Catulle Mendès. Paris, Heugel, 1898 ; dans "recueil de chansons", deuxième volume; Heugel, Paris
  • 1898, Marine, pour orchestre de chambre
  • 1898, Musique de scène pour Esther de Jean Racine (Chœurs, soli et musique de scène. Heugel, Paris 1904 (chant et piano)
  • 1898, Premières valses pour piano. Heugel, Paris 1898


Hahn et Montesquiou

  • 1899, Le marchand des marrons, mélodie sur une poésie de P. Collin
  • 1899, Le printemps, mélodie sur une poésie de de Banville. Ms. Vma. ms. 993, Bibliothèque nationale de France
  • 1899, Quand je fus pris au pavillon, mélodie sur une poésie de Charles d'Orléans
  • 1899, Musique de scène pour Dalila d'O. Feuillet
  • 1899, Chansons de page ; Adieu ! sur une poésie de Stephan Bordèse. Enoch, Paris 1899
  • 1900, Études latines pour voix solistes, chœur et piano sur des poèmes de Leconte de Lisle. Heugel, Paris 1900 ; 1925 (Lydie ; Neère ; Salinum ; Thaliarque ; Lydé ; Vle potabis ; Tyndaris ; Pholoé ; Phidylé ; Phyllis)
  • 1900, La chère blessure, mélodie sur un poème de Blanche Cotte. Au Ménestrel, Paris 1900
  • 1900, Quand la nuit n'est pas étoilée, mélodie sur un poème de Victor Hugo. Au Ménestrel, Paris 1900
  • 1901, A une étoile, mélodie sur un poème d'Alfred de Musset. Au Ménestrel, Paris 1901
  • 1901, La pastorale de Noël «Mystère de Noël» en trois actes, livret de Léonel de La Tourasse & Gaylly de Taurines. Créé au Théâtre des Arts de Paris le 23 décembre 1908. Ms. Vma.ms.1208, Bibliothèque nationale de France (parties de chœurs, titres ajoutés par Jane Bathori) ; Heugel, Paris 1901
  • 1901, Romance, pour alto, violon et piano. Heugel, Paris 1901
  • 1901, Venezia, chansons en idalecte vénitien . Heugel, Paris 1901
  • 1901-1906, Les feuilles blessées. Stances de Jean Moréas pour voix soliste et piano sur des poémes de J. Moréas. Heugel, Paris v. 1905 ; 1907
  • 1902, Sur l'eau, mélodie sur un poème de Sully-Prudhomme. Heugel, Paris 1902
  • 1902, Cadence pour le «Concerto en ut mineur» de Mozart pour piano. Heugel, Paris 1902
  • 1902, Deux cadences pour le «concerto à deux pianos» de Mozart. Heugel, Paris 1902
  • 1902, Juvenilia, petites pièces pour piano (1.Portrait - 2. La Promenade - III. Demi sommeil - IV. Feuillage - V. Phoebé - VI. Les Regards amoureux). Heugel, Paris 1902
  • 1902, La Carmélite, comédie musicale en 4 actes et 5 tableaux sur un livret de Catule Mendès. Créé à l'Opéra-Comique de Paris (salle Favart) le 16 décembre 1902. Heugel, Paris 1902 ; morceaux détachés chant et piano, Heugel, Paris 1902 ; transcription pour piano, Heugel 1902
  • 1902, Musique de scène pour Les deux courtisanes de F. de Croisset
  • 1902, Musique de scène pour Werther de Decourcelle & Grisafulli [Noël ! pour mezzo-soprano et voix d'enfants. Au Ménestrel, Paris 1902]
  • 1902, Les muses pleurant la mort de Ruskin pour voix de femmes, soli et chœurs féminins et lyres. Delanchy, Paris 1902 ; Heugel, Paris 1925
  • 1902-1912, Le rossignol éperdu, poèmes, pour piano. 4 série regroupant 53 pièces : I. (1-30) Frontispice ; Andromède résignée etc. - II. (31-36) Orient - III. (37-45) Carnet de voyage- IV. (46-53) Versailles. Heugel, Paris 1912
  • O Fons Bandersiae ! Fragment d'une ode d'Horace pour sopran solo et chœur de femmes. Au Ménestrel, Paris 1902
  • 1903, J'ai caché dans la rose en pleurs, mélodie sur un poème d'A. Silvestre
  • 1903, Sarabande, thème variée pour clarinette et piano. Au ménestrel, Paris 1903
  • 1904, 7 Berceuses pour piano 4 mains : Les jours sans nuages ; Berceuse pour la veille de Noël ; Berceuse pour les enfants de marins ; Berceuse des soirs d'automne ; Berceuse créole ; Berceuse pensive ; Berceuse tendre. Heugel, Paris 1904
  • 1904, Variations puériles pour piano à quatre mains, sur une mélodie de Carl Reinecke. Paris 1905
  • 1904, Amour sans ailes (Love without wings) sur un poème de Mary Robinson (Mme Emile Duciaux), texte bilingue français-anglais. Heugel, Paris 1904 ; 1911
  • L'Obscurité, chœur à 4 voix mixtes a cappella sur un texte de Victor Hugo. Heugel, Paris 1904
  • 1904, Oh ! For the wings, mélodie sur un poème de Mary Robinson (Mme Emile Duclaux). Heugel, Paris 1904
  • Sérénade pour ténor et baryton sur un poème de Victor Hugo. Heugel, Paris 1904
  • 1905, Bacchante endormie, fragment pour piano. Leduc, Paris 1905
  • 1905, Musique de scène pour Scarron de Catulle Mendès
  • 1905, O fons Bandusiae, mélodie sur un poème d'Horace
  • 1905, Pavane d'Angelo pour le drame de Victor Hugo (grande et petite flûte, clarinette, guitare, harpe ou piano, quintette à cordes). Heugel, 1905, 1909 ; transcription pour piano, Heugel Paris 1905
  • 1905, Variations chantantes sur un air ancien (l'opéra Xercès) pour violoncelle et piano. Paris 1905
  • 1906, Au pays musulman, mélodie sur un poème d'H. de Régnier. Au Ménestrel, Paris, 1906
  • 1906, Le bal de Béatrice d'Este, Suite pour instruments à vent, deux harpes et un piano [Entrée de Ludivoc le More ; Lesquercade ; Romanesque ; Ibérienne ; Léda et l'oiseau ; Courante ; Salut final au duc de Milan]. Heugel, Paris 1905 ; Réduction pour piano à 4 mains par André Gédalge, Heugel, Paris 1911 ; transcription pour deux pianos à quatre mains, Heugel, Paris 1906 ; Suite pour instruments à vent, transcription de Laurent Delbecq, conducteur en si bémol. R. Martin, Charnay-les-Mâcons 1972
  • 1906, Les rêveries du Prince Eglantine, pour piano. Heugel, Paris 1906
  • 1906, Musique de scène pour La vierge d'Avilla de Catulle Mendès
  • 1906, Nocturne, pour violon et piano
  • 1906, Variations pour flûte et piano sur un thème de Mozart. Heugel, Paris 1906
  • 1907-1930, Chansons et madrigaux pour voix soliste et piano sur des poèmes de Charles d'Orléans, J. A. de Baïf, A. d'Aubigné, A. Bœsset. En nous disant adieu ! dans la manière d'Antoine Bœsset ; Coment se peut-il faire ainsi, texte de Charles d'Orléans ; Les fourriers d'été de Charles d'Orléans ; Un loyal cœur ! de Charles d'Orléans. Heugel, Paris 1907 ; III ( Pleurez sur moi, texte d'Agrippa d'Aubigné. Partie de ténor, basse, soprano, contralto, chant seul. Heugel, Paris 1930.
  • 1907, J'ai caché dans la rose en pleurs ! sur une poésie d'Armand Silvestre. Hachette, Paris 1907
  • 1907, Sonatine en do majeur pour piano. Heugel, Paris 1907
  • 1907, La Primavera, chanson vénitienne, paraphrase pour piano. Heugel, Paris 1907
  • 1908, Prométhée triomphant, choral sur un texte de Paul Reboux pour voix soliste, chœur, orchestre. Heugel, Paris 1908 (chant et piano) ; en allemand, pour piano, texte français et allemand, Heugel, Paris 1910
  • 1908, Dans l'été, sur un poème de Marceline Desbordes-Valmore. Heugel, Paris 1908
  • 1910, Faunesse dansante, pour piano (N° 40 du Rossignol éperdu). Ms. 19207 (40), (autographe), BnF, M. (signé 1910, Fontainebleau)
  • 1910, La fête chez Thérèse, ballet-pantomine sur un argument de Catulle Mendès, créé à lOpéra de Paris en 1910. Heugel, Paris 1910 (partition d'orchestre) ; arrangement pour fanfare ou harmonie, Evette et Schaeffer, Paris 1911 ; transcription pour piano, Heugel, Paris 1910 ; transcription pour petit orchestre par H. Mouton, Heugel, Paris 1911 (2 suites) ; Valse de Giselle et scène de Mimi, E. Gallet, Paris 1910 ; extrait pour cornet dans Eugène Foveau, "Traits difficiles tirés d'œuvres symphoniques et dramatiques. Alphonse Leduc, Paris 1943
  • 1910, L'Ange verrier pour piano. Ms. 19207 (37), (autographe), Bibliothèque nationale de France [N° 37 du Rossignol éperdu, signé R. H. Cathédrale de Bourges]
  • 1910, Les fontaines, mélodie sur un poème d'Henri de Régnier. Heugel, Paris 1910
  • 1910, Romanesque, pour flûte, alto et piano. Heugel, Paris 1910
  • 1910, Thème varié pour le piano. Supplément musical au n° spécial sur Haydn de la revue de la Société Internationale de Musique, janvier 1910 ; thème varié sur le nom de Haydn. Heugel, Paris 1913
  • 1911, Avoir des ailes de colombe, mélodie sur un poème de Mary Robinson (Mme Emile Duclaux) avec traduction française. Heugel, Paris 1911
  • 1911, Deux improvisations sur des airs irlandais, pour violoncelle et piano. Heugel, Paris 1911
  • 1911, Le dieu bleu, ballet sur un argument de Jean Cocteau & Frédéric de Madrazo, créé au théâtre du Châtelet le 13 mai 1912. Au Ménestrel, Paris 1911
  • 1911, Musique de scène pour Méduse, tragédie (légende marine) de Maurice Magre. Heugel, Paris 1911 ; deux chansons : 1. Au bord de la fontaine - 2. Danse, petite sirène (avec cœur de femmes, bouche fermée), Heugel, Paris 1912  
  • 1911, Aubade athénienne pour voix de femmes, paroles de Paul Reboux. Heugel, Paris 1911
  • 1912, Chanson au bord de la fontaine, mélodie sur un poème de M. Magre
  • 1912, Le bois sacré, ballet-pantomime
  • 1913, A Chloris, mélodie sur un poème de Théohile de Viau. Heugel, Paris 1916
  • 1913, Deux pièces pour flûte et piano : Danse pour une déesse ; L'Enchanteur. Heugel, Paris, 1913
  • 1914, Miousic, opérette en trois actes, livret de P. Ferreir, créé au théâtre de l'Olympia le 22 mars 1914 [avec des musiques de Saint-Saëns, Lecocq, Messager etc.]
  • 1914, En Sourdine, mélodie.  Trascription pour petit orchestre, Parisz 1914
  • 1914, L'Heure exquise, mélodie sur une poésie de Paul Verlaine. Heugel, Paris (Les chats aimés. Mélodies favorites n° 9 ; H. Mouton, mélodia n° 31, 1914) ; Heugel, Paris 1924 ; 1926

  • 1915, 5 petites chansons (Five little songs) pour voix soliste et piano sur des poèmes de R. L. Stevenson, adaptés en français par Maurice Léna. [The Swing, la balançoire ; idy nigt, Nuit de grand vent ; My ship and I, Mon petit bateau ; The stars ; Les étoiles ; A good boy, Un bon petit garçon] Heugel, Paris 1916 ; 1917
  • 1915, Les jeunes lauriers, marche militaire pour piano. Heugel, Paris 1916 ; transcription de L. Chomel pour harmonie avec conducteur en si bémol, Buffet-Crampon, Paris 1934 ; orchestré par H. Mouton, Heugel, Paris 1916
  • 1915, Pour bercer un convalescent, pour deux pianos à quatre mains. Heugel, Paris 1916
  • 1917, Le plus beau présent, mélodie sur un poème de Maurice Magre. Hegel, Paris 1917
  • 1917, Le Ruban dénoué, 12 valses à deux pianos. Heugel, Paris 1917 (manque la mélodie de "Puisque j'ai mis ma lèvre")
  • 1918, Ma jeunesse, mélodie sur un poème de Hélène Vacaresco. Heugel, Paris 1918
  • 1918, A nos morts ignorées, mélodie sur un poème de Louis Hennevé. Heugel, Paris 1918
  • 1919, Fête triomphale, opéra en trois actes, livret de St Georges de Bouhélier, créé à l'Opéra de Paris le 14 juillet
  • 1919, Musique de scène pour L'Homme à la rose de Henri Bataille
  • 1919, Nausicaa, opéra-comique en trois actes sur un livret de René Fauchois,  créé à l'Opéra de Monte Carlo le 10 avril 1919. Paris, Heugel 1919 (partition d'orchestre) ; Heugel, Paris 1919 (partition piano et chant) ; Séparés pour chant et piano, Heugel, Paris 1923
  • 1920, Musique de scène pour Andrea del Sarto d'alfred de Musset)
  • 1921, Dans la nuit, mélodie sur un poème de J. Moréas
  • 1921, La douce paix; mélodie sur un poème de Guillot de Saix. Chant et piano. Huegel, Paris
  • 1921, Fumée, mélodie sur un poème de Moréas
  • 1921, La colombe de Bouddha, conte lyrique en un acte sur un livret d'André Alexandre, créé à Cannes le 21 mars. Partition piano et chant, Heugel, Paris s.d.; Morceaux détachés pour chant et piano (Chanson de la jonquille ; Madrigal de Yamoto), Heugel, Paris s.d.
  • 1923, Ciboulette, opérette en trois actes, livret de Robert de Flers & Francis de Croisset), créé au théâtre des Variétés le 7 avril 1923. Salabert, *Paris 1923 ; Ciboulette, fantaisie-sélection de Reynaldo Hahn, pour orchestre avec piano conducteur. Arangé par Francis Salabert. Salabert, Paris 1924 (de nombeux airs sont édités en séparés pino et chant ; Chanson de route de l'opérette Ciboulette, transcription et arrangement pour chœur à 4 voix d'hommes, par . Dyck. Chant seul, Salabert, Paris 1938 ; Il court, il court le muguet, idem ;
  • 1923, Musique de scène pour Manon, fille galante d'Henri Bataille & A.. Flament. Heugel, Paris 1924 (Préludes et entr'actes : Les Amants ; L'Inconstante ; La Dolente ; L'Enjoleuse ; La Frivotte ; Le Souvenir. Pour piano)
  • 1923, Quintette pour deux violons, alto, violoncelle et piano. Heugel, Paris 1923
  • 1925, Degas, spectacle de danses
  • 1925, La reine de Sheba, scène lyrique en un acte, livret d'Edmond de Fleg, créé au théâtre du Châtelet le 6 mars 1926. Heugel, Paris 1925 (chant et piano)
  • 1925, Mozart, comédie musicale en trois actes, livret de Sacha Guitry, créé au théâtre Edouard VII, le 2 décembre 1925. Heugel, Paris 1926 ; chant et piano, Heugel, Paris 1926 ; version en allemand, Heugel, Paris 1927 ; transcription pour orchestre avec piano conducteur par Henri Mouton, Heugel, Paris1927 ; Morceaux détachés pour chant et piano : 1. Comme c'est facile - 2. Comme elle danse ! C'est exquis - 3. Couplets de Madame d'Epinay. Heugel, Paris  1926
  • 1925, Musique de scène pour Seigneur Polichinelle de Zamacoïs
  • 1926, Le temps d'aimer, comédie musicale en trois actes, livret de Pierre Wolff, Henri Duvernois. Couplets de Hugues Delorme, créé au théâtre de la Michodière le 7 novembre 1926. Heugel, Paris 1926 (chant et piano) ; chœurs de femmes, chœurs d'hommes, chant seul, Heugel, Paris 1927 ; Morceax détachés pour piano seul, Heugel, Paris 1926 ; Morceaux détachés pour chant et piano, Heugel, Paris 1926 ; chant seul, Heugel, Paris 1926
  • 1926, Sonate en do majeur pour violon et piano. Heugel, Paris 1926
  • 1926, Une revue, comédie musicale en un acte, livret de Maurice Donnay & Henri Duvernois, créé au théâtre de la Porte-Saint-Martin le 28 octobre 1926.Heugel, Paris 1926 (chant et piano) ; morceaux détachés pour piano, Heugel, Paris 1926, morceaux détachés pour chant et piano, idem ; Morceaux détachés pour chant seul, idem ; Défilé final, Heugel, Paris 1926
  • 1926, L'incrédule, sur une poésie de Paul Verlaine.Heugel, Paris 1926
  • 1926, Noctem Quietam pour ténor, solo et chœur. Heugel, Paris 1926
  • 1927, 2 études pour piano. Heugel, Paris 1927
  • 1928, Concerto pour violon et orchestre. Heugel, Paris 1928
  • 1931, Brummell, opérette en trois actes, livret de Rip & Robert Dieudonné, créé au théâtre des Folies-Wagram le 16 janvier 1931. Salabert, Paris 1931 ; 1977
  • 1931, Concerto pour piano et orchestre. Heugel, Paris 1831 (Piano principal et réduction de l'orchestre au second piano)
  • 1931, Divertissement pour une fête de nuit pour quatuor de cordes
  • 1932, Valses, ballet
  • 1933, O mon bel inconnu, comédie musicale en trois actes, livret de Sacha Guitry, créé au théâtre des Bouffes-Parisiens le 5 octobre 1933.Salabert, Paris 1934 ; Valse pour orchestre et piano coducteur, Saabert, Paris 1934
  • 1934, Musique de film pour La dame aux camelias : C'est à Paris (paroles d'Alert Willemetz) ;   [Reyaldo Hahn et Fernand Masson, La Dame aux camélias, musique de chant de Renaldo Hahn, paroles de Willemetz, musique symphonique de Fernand Masson, pour piano. Joubert, Paris 1934] ; Au fil de l'eau, Joubert, Paris 1934 ; Mon rêve était d'avoir sur des parles d'Albert Willemetz. Joubert, Paris 193
  • 1934, Musique de film pour Sapho
  • 1935, L e marchand de Venise, opéra en trois actes, livret de Miguel Zamacoïs d'après William Shakespeare, créé à l'Opéra de Paris le 25 mars 1935. Ms. Rés A 806 (1-3), Bibliothèque de l'Opéra de Paris ; partition chant et piano, Heugel, Paris 1935 ; le poème de Miguel Zamacoïs, Heugel, Paris 1935
  • 1935, Malvina, opérette en 3 actes sur un livret de Donnay & Henri Duvernois, créé au théâtre de la Gaîté-Lyrique le 23 mars 1935. Heugel, Paris 1937 (chant et piano) ; morceaux détachés pour chant et piano, Heugel, Paris 1935
  • 1936, Beaucoup de bruit pour rien, comédie musicale en, quatre actes, livret de J. Sarment d'après William Shakespeare, créé au théâtre de la Madeleine en mars 1936
  • 1936, Eglogue, trio de vents
  • 1937, Musique de scène pour L'homme avec dix femmes de Zamacoïs
  • 1937, Soliloque et forlane pour alto et piano. M. Eschig, Paris ; B. Schott's Söhne, Mayence 1937 (pour le concours du Conservatoire national de Paris, année 1937).
  • 1937-1938, Aux bosquets d'Italie, ballet, argument d'A. Hermant, créé à l'Opéra de Paris en 1937-1938
  • 1938, Tu es Petrus, motet pour basse solo, chœur à 4 et orgue ad lbitum. Henri Lemoine, Paris 1938
  • 1939; Romance pour flûte, violon alto, violoncelle
  • 1942, Concerto pour 5 instruments et orchestre
  • 1943, Quatuor à cordes en la mineur. Heugel, Paris (1943 ; 1944)
  • 1943, L'Alouette, dans abbé Jacques Hemmerlé "Chansons du blé qui lève", éditions ouvrières 1943
  • 1945, Concerto provençal pour flûte, clarinette, basson, corps et cordes
  • 1946, Troisième Quatuor pour violon, alto violoncelle et piano. Heugel, Paris (1946)
  • 1947, Chansons espagnoles pour voix soliste et piano
  • 1949, Le oui des jeunes filles, opéra, livret de Fauchois d'après Moratin (orchestré par Büsser), créé à l'Opéra-Comique de Paris (salle Favart) le 21 juin 1949
  • 1955 (posthume), Concerto pour violoncelle [inachevé, revision et cadence par Ferdinand Pollain sous la direction de l'auteur]. Salabert, Paris 1955 (Partition et parties)
  • 1955, Neuf mélodies retrouvées, pourchat et piano sur des poèmes de Guilot de Saix, Lucien Paté, Catulle Mendès. Salabert, Paris 1955. Je me souviens ; La vie est belle (de Saix) ; L'amitié (Paté) ; Chanson (Mendès) ; La nymphe et la source (?) ; Au rossignol ; Ta main ; Sous l'oranger (de Saix) ;
  • sd, Effet de la nuit sur la Seine, pour piano (n° 24 du Rossignol éperdu). Ms. 19207 (24), (autographe), BnF, M.
  • sd., 2 préludes pour orgue
  • sd., Barcarolle «Per i piccoli» pour piano; Ms. 19207 (25), (autographe), Bibliothèque nationale de France, département de la musique (n° 25 du Rossignol éperdu)
  • sd., Douloureuse rêverie dans un bois de sapins, pour piano (n° 3 du Rossigol éperdu). Ms. 19297 (3), (autographe), Bibliothèque nationale de France, département de la musique
  • sd., Suite hongroise, pour violon, piano, percussions et cordes
  • sd., Chœur pour célébrer l'heureuse arrivée d'Edouard Reisslerius (Rissler), pour solo, chœur à l'unisson, piano. Ms. 19205, Bibliothèque nationale de France
  • sd., Recueil de mélodies, deuxième volume. Heugel, Paris (Quand la Nuit n'estpas étoilée, Victor Hugo ; Cantique, Jean Racine ; La délaissée, Mme Blanchecotte ; Le chère blessure, Mme Blanchecotte ; Théone, Jean Moréas ; Le souvenir d'avoir chanté, Catulle Mendès (Heugel, Paris 1898) ; Quand je fus au pavillon, Charles d'Orléans ; Chanson au bord de la fontaine, Maurice Magre ; Sur l'eau, Sully Prud'homme ; Fumée, Jean Moréas ; Le printemps, Théodore de Bainville ; Dans la nuit, Jean Moréas ; Les fontaines, H. de Régnier ; A chloris, Théophile de Viau ; Le rossignole des lilas, Léopold Dauphin (Heugel, Paris 1913) ; A nos morts ignorés, Louis Hennevé ; Ma jeunesse, Hélène Vacaresco ; Le plus beau présent, Maurice Magre ; Puisque j'ai mis ma lèvre, Victor Hugo (Heugel, Paris 1917) ; La douce paix, Guillot de Saix

Écrits

  • Du chant. Paris 1920 ; 1957 [traduction anglaise : On Singers and Singing. 1990]
  • La grande Sarah. Paris 1930 [traduction anglaise : Sarah Bernhardt. 1932]
  • Journal d'un musicien. Paris 1933
  • L'oreille au guet.  Paris 1937
  • A la recherche du chant perdu, Paris 1938
  • Thèmes variés. Paris 1946

Bibliographie

  • Plusieurs enregistrements sonores (1919-1928) sur le site « Du temps des cerises aux Feuilles mortes.
  • Enregistrement Columbia 2021 de 1927, les « Pêcheurs de perles » et « Chanson d'avril » de Bizet. Site BnF / Gallica.
    BARBER CAROLYN, An introduction to Reynaldo Hahn's Le Bal de Beatrice d'Este (suite pour instruments à vent, deux harpes et un piano). Dans « Journal of Band ReSuper Musicalis Weboru (SMW)» (36, 1) 2000, p. 47-64 [ISSN: 0021-9207]
  • BENAHAN D., Reynaldo Hahn : su vida y su obra. Caracas 1973
  • BLAY PHILIPPE &  LACOMBE HERVÉ,  A l'ombre de Massenet, Proust et Loti : Le manuscrit autographe de L'ile du rêve de Reynaldo Hahn. Dans «Revue de Musicologie» (79, 1) 1993, p. 83-108 [ ISSN 0035-1601]
  • BLAY PHILIPPE (éditeur), Douze lettres de Reynaldo Hahn. Dans «Bulletin de la Societe des Amis de Marcel Proust et des Amis de Combray» (43) 1993, p. 37-57 [ISSN: 0583-8452]
  • —, L'ile du reve de Reynaldo Hahn : Contribution à l'étude de l'opéra français de l'époque fin-de-siècle [3v.] (thèse). Conservatoire National Superieur de Musique et de Danse, Paris 1999 [934 p. ;  Ill. ; bib. ; catalogue des pœuvres ; index]
  • CAHN PETER,   Gabriel Faures letzte Verlaine-Vertonung (Prison) und die Tradition von plainte und lamento.  Dans Just Martin & Wiesend Reinhard (éditeurs), «Liedstudien : Wolfgang Osthoff zum 60. Geburtstag», Tutzing, Schneider 1989 [viii-538 p. ; ISBN : 3-7952-0613-8], p. 453-471
  • CHAMFRAY CLAUDE,   Reynaldo Hahn, 9. VIII. 1875-27. I. 1947. Dans «Courrier Musical de France» (19) 1967
  • DERENNE JACQUELINE PAUL, Une vie en duo (préface de Carri A. M.). Rouen, Medianes 1992 [109 p. ; Ill. ; ISBN: 2-908345-14-5]
  • DRAHEIM JOACHIM,   Vertonungen antiker Texte vom Barock bis zur Gegenwart: Mit einer Bibliographie der Vertonungen fur den Zeitraum von 1700 bis 1978.  Dans «Heuremata» (7), Amsterdam, Gruner 1981
  • FAVRE GEORGES,  Les romans de Pierre Loti et le theatre lyrique.  Dans «Cahiers Pierre Loti» (55, 56), juin-décembre 1970, p. 37-42 ; 32-37 [ISSN : 0008-0438]
  • GALLOIS JEAN (éditeur), Musiques et musiciens au faubourg Saint-Germain. «Paris et son patrimoine», Délégation à l'Action Artistique de la Ville de Paris, Paris 1996 [212 p. ; Ill. ; facs. ; ISBN: 2-905118-83-0]
  • GAVOTY BERNARD,   Reynaldo Hahn, le musicien de la belle époque.  Dans «Musique», Paris, Buchet-Chastel 1976. [314 p. ; catalogue des œuvres]
  • GORRELL LORRAINE,   Reynaldo Hahn: Composer of song, mirror of an era. Dans «The Music Review» (XLVI, 4) novembre 1985, p. 284-301 [mus. ; ISSN: 0027-4445]
  • GOUBAULT CHRISTIAN,   La musique de Chabrier sous les feux de la critique. Dans «Ostinato rigore : Revue internationale d'etudes musicales» (3) 1994, p. 27-39
  • HARDING J., Folies de Paris. London 1979
  • HIRSBRUNNE THEO,   Genie und Talent: Marcel Proust und Reynaldo Hahn. Dans Hirsbrunne Theo,   Von Richard Wagner bis Pierre Boulez : Essays. «Wort und Musik», Salzburger Akademische Beitrage (38), Anif / Salzburg, Muller-Speiser 1997 [216 p. ; bib. ; ISBN: 3-85145-048-5] p. 75-80
  • —, Mozart in Frankreich (1890-1950). Dans Gratzer Wolfgang & Mauser Siegfried (éditeurs), «Mozart in der Musik des 20. Jahrhunderts: Formen asthetischer und kompositionstechnischer Rezeption», Institut fur musikalische Hermeneutik, Hochschule fur Musik und Darstellende Kunst Mozarteum. Schriften zur musikalischen Hermeneutik (2),  Laaber, Laaber-Verlag 1992 [292 p. ; mus.], p. 91-101
  • HOPKINS SARA GILLIAM,   Verlaine in song : How six composers of melodie responded to the innovations of his verse (thèse). University of Maryland, Col. Park, 1996 [77 p.]
  • KIM KIL-WON,   A detailed study of Reynaldo Hahn's settings of the poetry of Paul Verlaine (thèse). University of Oklahoma 1996 (190 p.]
  • KOLB P., Proust Marcel, Lettres à Reynaldo Hahn. Paris 1956
  • LAURENT LINDA,   Jane Bathori et le Théâtre du Vieux-Colombier, 1917-1919.   Dans «Revue de Musicologie» (LXX, 2) 1984, p. 229-257 [ill. ; portrait ; facs. ; ISSN 0035-1601]
  • LEBOIS ANDRÉ,  Hommages a Emma Calve (1858-1942).  Dans «Annales, Faculté des Lettres de Toulouse» (3, 5), septembre 1967, p. 107-129  
  • LESURE FRANCOIS,   Maurice Ravel, 1875-1975.  Paris, Société des Auteurs, Compositeurs et Editeurs de Musique 1975, p. 89
  • MENICACCI ARMANDO,   Derrière le dos de Diagilev: La fête chez Thérèse, un ballet oublié d'un compositeur oublié. Dans Csobadi Peter, Gruber Gernot & Kuhnel Jurgen (éditeurs), Und jedermann erwartet sich ein Fest : Fest, Theater, Festspiele- : Gesammelte Vortrage des Salzburger Symposions 1995.  «Wort und Musik: Salzburger akademische Beitrage» ( (31),  Anif / Salzburg, Muller-Speiser 1996 [765 p. ;  Bibl. ; ISBN: 3-85145-039-6] p. 387-398
  • —, Reynaldo Hahn direttore mozartiano : Tre lettere inedite. Dans Izzo Francesco & Streicher Johannes (éditeurs) «Ottocento e oltre : Scritti in onore di Raoul Meloncelli.»,  Itinerari musicali a cura dell'Associazione Culturale Costellazione Musica, Roma (2),  Roma, Pantheon 1993 [xii-608 p. ;  bibl. ; index], p. 521-533
  • MICHEL GÉRARD,   Reynaldo Hahn. Paris, Délégation à l'Action Artistique de la Ville de Paris 1996, p. 174-17
  • MILANCA GUZMAN MARIO,  Reynaldo Hahn, caraqueno : Contribucion a la biografia caraquena de Reynaldo Hahn Echenagucia. Dans «Estudios, monografias y ensayos» (121),  Biblioteca de la Academia Nacional de la Historia, Caracas 1989 [264 p. ; ill., mus. ; bib.]
  • —, Los anos caraquenos de Reynaldo Hahn Echenagucia. Dans «Revista Nacional de Cultura» (51, 278), juillet-septembre 1990, p. 183-205 [bib. ; ISSN 0035-0230]
  • —, Reynaldo Hahn y Teresa Carreno en El cojo ilustrado. Dans «Inter-American Music Review» (11, 2) 1991, p. 75-84 [ISSN 0195-6655]
  • MINARDI GIAN PAOLO,   Les bijoux poétiques du petit Bunibuls. Dans De Incontrera Carlo (éditeur), «All'ombra delle fanciulle in fiore : La musica in Francia nell'eta di Prous», Comune di Monfalcone, Assessorato alla Cultura. Monfalcone, Taeatro Comunale 1987 [ 446 p.],  p. 59-75; 1987 [Ill. ; mus.]
  • MORRISON A., Reynaldo Hahn. Dansx«Recorded Sound» (21) 1966, p. 11–16 [discographie par H. M. Barnes & V. Girard]
  • MOULTON-GERTIG SUZANNE L., A musical anachronism: Reynaldo Hahn and his music. Dans « Ars musica Denver» (1, 2), 1989, p. 1-13 (mus. ; ISSN 1058-7500]
  • NECTOUX JEAN-MICHEL, Le Pelleas de Faure.  Dans «Revue de Musicologie» (LXVII, 2), 1981, p. 169-190 [ISSN 0035-1601]
  • PISTONE DANIELE,   Le symbolisme et la musique française à la fin du XIXeme siècle. Dans «Revue internationale de musique francaise» (32), Honoré   Champion, Paris 1995 [179 p. ;  Illus., bibl. ; ISBN: 2-85203-463-8]
  • PORTER A., The Best of Hahn. Dans «Opera» (48) 1997, p. 47-51
  • PRESTWICH P. F., The Translation of Memories : a Memoir of the Friendship between Marie Nordlinger, Reynaldo Hahn and Marrel Proust. London 1999
  • —, The translation of memories : Recollections of the young Proust. London, Owen 1999 [265 p. ; Ill. ; bib. ; index ; ISBN: 0-7206-1056-7]
  • SCHUH WILLI, Zum Liedwerk Reynaldo Hahns.  Dans «Schweizer Beiträge zur Musikwissenschaft» (2) 1974, p. 103-126
  • —, Reynaldo Hahns Marchand de Venise. Zur Wiedergewinnung einer unzeitgemassen Oper. Neue Zurcher Zeitung (52), avril 1979, p. 68 [ISSN 0376-6829]
  • —, Zum Liedwerk Reynaldo Hahns.   Dans «Schweizer Beitrage zur Musikwissenschaft» (II), 1974, p. 103-126SPURGEON DEBRA LEA,   A study of the solo vocal works of Reynaldo Hahn with analysis of selected melodies (thèse). University of Oklahoma 1988 [145 p.]
  • —, The melodies and songs of Reynaldo Hahn. Dans « NATS Journal» (47, 4), mars-avril 1991, p. 4-9, 52 [mus. ; bib. ; catalogue des œuvres ; ISSN 0884-8106]
  • TADIE JEAN-YVES,   L'univers musical de Marcel Proust. Dans «Revue de Litterature Comparée» (4) octobre-décembre 1993, p. 505-515 [  ISSN: 0035-1466]
  • WRIGHT ALFRED J., Paroles et musique : Verlaine's composers. Dans « Nineteenth-Century French Studies» (5, 3-4) 1977, p. 308-327 [ISSN: 0146-7891]


Reynaldo Hahn en 1938

Discographie

01 / 145
Songs by Reynaldo Hahn
Felicity Lott
Susan Bickley
Ian Bostridge
Stephen Varcoe
Graham Johnson
Graham Johnson, piano
Chris Gould, piano
Hypérion CDA67142 (2 disques) 1996 

Disque 1 : Si mes vers avaient des ailes (Hugo) ; Paysage (Theuriet) ;  Rêverie (Hugo) ; Offrande (Verlaine) ; Mai (Coppée) ; Infidelité (Gautier) ; Seule (Gautier) ; Les Cygnes (Renaud) ; Nocturne (Lahor) ; Trois jours de vendange (Daudet) ; D'une prison (Verlaine) ; Séraphine (Heine) ; L'heure exquise (Verlaine) ; Fêtes galantes (Verlaine) ; DOUZE RONDELS : Le Jour (De Banville) ; Je me metz en vostre mercy (D'Orléans) ; Le Printemps (De Banville) ; L'Air (De Banville) ; La Paix (De Banville) ; Gardez le trait de la fenêtre (D'Orléans) ; La Pêche (De Banville) ; Quand je fus pris au pavillon (D'Orléans) ; Les Etoiles (De Banville) ; L'Automne (De Banville) ; La Nuit (De Banville). Disque 2 :  Le souvenir d'avoir chanté (Mendès) ; Quand la nuit n'est pas étoilée (Hugo) ; Le plus beau présent (Magre) ; Sur l'eau (Prud'homme) ; Le rossignol des lilas (Dauphin) ; A Chloris (De Viau) ; Ma jeunesse (Vacaresco) ; Puisque j'ai mis ma lèvre ... (Hugo) ; ETUDES LATINES (De Lisle) : Lydie Néère Salinum Thaliarque ; Lydé ; Vile potabis ; Tyndaris Pholoé Phidylé Phyllis ; La Nymphe de la Source (anonymous) ; Au rossignol (De Saix) ; Je me souviens (De Saix) ; Air de la lettre ; from `Mozart' (Guitry) ; C'est très vilain d'être infidèle [de '0h mon bel inconnu] (Guitry) ; C'est sa banlieue Y a des arbres ... (de Ciboulette (De Flers, De Croisset) ; Nous avons fait un beau voyage (de Ciboulette) ; La Dernière Valse [de Une Revue] (Donnay, Duvemois)

02 / 145
Reynaldi Hahn
Quintette pour quatuor à cordes et piano en fa mineur
Quatuor à cordes en la mineur
Quatuor à cordes en fa majeur
Quatuor Parisii
Alexandre Tharaud, piano
Naïve / Auvidis 1999 V4848

 

03 / 145
Reynaldo Hahn
Mélodies

Mady Mesplé
Dalton Baldwin, piano 

EMI  CDC 7 49840 1989

 

 

04 / 145
Reynaldo hahn
Intégrale de l'œuvre pour 2 pianos (1)

Huesyin Sermet, piano
Kun Woo Paik, piano

Valois / Audivis V 4658

01-03. Tros préludes sur des airs irlandais - 04-11. Sept berceuses - 12. Caprice mélancolique - 13. Pour bersce un convalescent - 14-25. Le ruban dénoué.

Enregistré à l'auditorium Maurice Ravel en juin 1991

Reynaldo Hahn avec le docteur Bernard Proust, le frère de Marcel (source Gallica).

 

Documents

Etrait de REYNALDO HAHN, L'oreille au guet. Gallimard, Paris 1937. p. 211-213

L'ARDOISE DE BECKMESSER

CHEFS-D'ŒUVRE. - Si, par chef-d'œuvre, on entend un ouvrage qui, fût-il inégal, déborde de génie, ou même un ouvrage moins génial où le talent se manifeste fréquemment, un ouvrage capital qui résume ou affirme la personnalité d'un grand artiste, mettant en lumière ses qualités particulières et ses défauts caractéristiques, mais où, enfin, la beauté l'emporte, il y a beaucoup de chefs-d'œuvre.

Par contre, si, en qualifiant un ouvrage de chef-d'oeuvre, on veut indiquer qu'il est parfait, achevé, que la critique n'y peut rien trouver à redire, — la critique objective, bien entendu, celle qui ne se réclame que de la raison,— alors, il y a très peu de chefs-d'œuvre ; oui, vraiment très peu. En outre, ce genre de chefs-d'œuvre est souvent méconnu par la foule, parce qu'il implique chez l'auteur des sacrifices qui privent son ouvrage de ces choses qui forcent le succès traits saillants, formules frappantes, morceaux bien déterminés qui alertent l'attention, se gravent dans le souvenir et finissent par situer l'ouvrage dans l'appréciation générale.

Car le souci de la perfection, de l'équilibre, des nuances, des valeurs, du fini dans le détail, impose à la fois un soin qui, presque toujours, entrave les élans et cette suprême distinction qui répudie ce qui est «voyant », qui réprouve ce qui est disproportionné, qui blâme tout effet obtenu au détriment du goût et de la vérité. Ce qui revient à dire que cette conception du chef-d'œuvre est difficilement compatible avec la réussite populaire.

On peut cependant citer des exceptions, comme, par exemple, Les Noces de Figaro, où, à part certaine petite vocalise (bien charmante pourtant) de Suzanne, le critique le plus pointilleux peut difficilement trouver quelque chose, même d'infime, à critiquer. On peut citer également l'Orphée de Gluck, si, toutefois, on n'épilogue pas trop sur le premier chœur des Enfers qui, à mon humble avis, n'est pas digne des sublimités qui le précèdent et le suivent. La surprise et les menaces des ombres ténébreuses s'expriment, ce me semble, bien sagement et sur un rythme bien régulier (au détriment de la prosodie, du moins dans la version française.) Quant à « l'affreux hurlement de Cerbère écumant », il n'a jamais, je pense, fait peur à personne...

Par contre, Don Juan et La Flûte enchantée, ces prodiges, appartiennent plutôt à la catégorie de chefs-d'œuvre que j'ai mentionnée tout d'abord, ainsi que les quatre autres chefs-d'œuvre de Gluck — avec cette distinction, pourtant, qu' Iphigénie en Tauride est bien plus proche de la perfection que les trois autres. Iphigénie en Aulide, Alceste et Armide, malgré les fulgurations qui les illuminent, offrent au Beckmesser le moins hargneux bien des prétextes à coups de craie, quand ce ne serait, dans Alceste, que l'air « Divinités du Styx », réputé lui-même un chef-d'œuvre et souvent proposé comme un modèle parfait de musique dramatique.

Les quatre premières mesures de la ritournelle ont de la grandeur et le commencement de l'air est magnifique, avec brusque interruption qui sépare l'apostrophe : «Divinités du Styx » et ces mots : «Ministres de la Mort », prononcés avec effroi. Mais on ne comprend guère l'arrêt prolongé sur de. Oui, pourquoi « Ministres DE... la Mort » ? Voilà la question que Beckmesser croirait pouvoir poser aigrement au chevalier Gluck... La phrase qui suit est d'un mouvement superbe : « Je n'invoquerai point votre pitié cruelle ! » Mais la réplique de l'orchestre est bien lourde, bien pataude : pan pan pan ! - pan pan pan ! « Je n'invoquerai point... » répète Alceste ; et l'orchestre reprend, un peu plus haut : pan, pan pan ! - pan pan pan ! Et Alceste recommence, plus haut également : « Je n'invo - querai point... » Cette montée en arpège sur la même harmonie soulignant les mêmes paroles veut peut-être indiquer l'obstination inébranlable de l'héroïne ; mais n'est-elle pas un peu puérile et surtout bien monotone ? Enfin, Alceste termine sa phrase : « Votre pitié cruelle ! » sur un si bémol aigu, ce qui est d'un bel effet vocal, mais, si l'on y réfléchit, d'un accent bien arbitraire. Puis elle répète, en retombant sur l'octave inférieure : « Votre pitié cruelle ! » ce qui, musicalement, est une conclusion ferme, mais ce qui, pour le simple bon sens, est franchement inexplicable. Voici, en effet, le compte de ce qu'Alceste a proféré dans sa fière harangue : «Divinités du Styx, Divinités du Styx, Ministres de la Mort, je n'invoquerai point votre pitié cruelle. Je n'invoquerai point... Je n'invoquerai point... votre pitié cruelle ! Votre pitié cruelle ! » Avouons-le, si Beckmesser signalait rageusement comme absurde la répétition de ces trois derniers mots, il n'aurait pas tout à fait tort. Car on pourrait à la rigueur comprendre qu'Alceste répétât toute sa phrase (mon Dieu, une fois de plus ou de moins...) : « Je n'invoquerai point votre pitié cruelle ! » Mais la répétition des trois seuls derniers mots ne peut se justifier d'aucune façon.

Ce qui suit est d'une expression profondément touchante. Mais quand Alceste recommence par deux fois « Divinités du Styx », et s'interrompt à nouveau pour ajouter d'un ton lugubre : « Ministre DE - la Mort ! », on est tenté de trouver qu'elle abuse... Les mesures suivantes sont adorables, d'une tendresse ou d'une douceur infinies. Il est regrettable que l'exclamation : « Une vertu si naturelle ! » ne soit pas marquée par un arrêt, par une harmonie, par je ne sais quoi, enfin, qui la détache des paroles suivantes.

Je sais bien qu'à toutes ces chicanes on pourrait répondre que le texte primitif d'Alceste était en italien et que, dès lors, elles ne comptent pas ; mais c'est dans le texte français que le morceau est admiré, prôné, cité comme modèle. De plus, on s'étonne que Gluck, en révisant la version française du bailli Du Rollet, ne se soit pas montré plus exigeant en ce qui concerne ces divers passages.

Continuons. Que dire du presto : « Je sens une force nouvelle, etc. », avec ses pan pan pan à l'orchestre et son dessin vocal de coupe symétrique, périodique et qui se présente quatre fois identiquement, deux fois en la, deux fois en si bémol, allant ainsi bien correctement de la dominante à la tonique et revenant ensuite à la dominante - savez-vous pourquoi ? pour permettre à Alceste de recommencer toute la première partie de l'air, depuis « Divinités du Styx » jusqu'à « Votre pitié cruelle ». Si, après cela, les dieux infernaux n'ont pas compris qu'elle « n'invoquerait point leur pitié cruelle », c'est vraiment qu'ils n'y mettent pas de bonne volonté !

Jean-Marc Waszawski
31 mars 2003
révision 5 mai 2003
révision 3-12 avril 2005
Révision 20 juillet 2011

 

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ISSN 2269-9910

Références / musicologie.org 2014

Jeudi 11 Décembre, 2014 21:44

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