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Gernsheim Friedrich

1839-1916
Friedrich Gernsheim

 

Par François-Emmanuel de Wasseige ——

Friedrich Gernsheim, compositeur, pianiste, chef d’orchestre et pédagogue allemand, né à Worms le 17 juillet 1839 ; décédé à Berlin le 10 septembre 1916.

Fils d’un médecin, Gernsheim reçut ses premières leçons de piano de sa mère; à partir de l’âge de sept ans, il étudia le piano et la théorie musicale à Worms avec Louis Liebe, un élève de Louis Spohr, et poursuivit sa formation pianistique d’abord avec Ernst Pauer à Mainz en 1848-1849 puis à Francfort où le jeune Friedrich Gernsheim étudia le piano avec Edward Rosenhain, le violon avec E. Eliason et H. Wolff ainsi que la théorie avec J. Chr. Hauff1.

Le 4 mai 1850, à l’âge de dix ans, il se produisit pour la première fois en public — au piano et au violon — au Stadttheater de Francfort dans un programme où figurait une de ses propres œuvres, une ouverture2. Il effectua ensuite des tournées durant deux ans puis s’installa avec sa famille à Leipzig où il s’inscrivit en 1852 au conservatoire pour y étudier le piano avec Ignaz Moscheles, le violon avec Ferdinand David et la théorie avec Hauptmann.

Entre 1855 et 1860, séjourna à Paris pour y peaufiner sa formation pianistique avec Marmontel. Il y rencontra Édouard Lalo, Gioachino Rossini, Camille Saint-Saëns, Anton Rubinstein, Franz Liszt, etc., et s’y produisit comme pianiste et comme compositeur, ainsi qu’en témoigne la presse de l’époque :

« Le jeune Fr. Gernsheim appartient à la famille assez circonscrite, quoi qu’on en dise, des enfants prodigieux. Il dut naître aux sons d’une symphonie; son premier hochet fut un violon, son premier jouet un piano. Il touche le piano à ravir, et de plus il compose pour l’orchestre une musique où nous avons été très étonné de rencontrer des idées originales, de singuliers tours harmoniques et des effets de timbre qui dénotent une profonde connaissance de l’instrumentation. Abstraction faite du jeune âge de l’auteur, son Ouverture triomphaleet sa Marche Valaque méritent les égards de la critique, et si l’on songe que cet auteur n'a pas plus de treize ou quatorze ans, on ne saurait trop encourager des dispositions aussi prononcées et tant d'intelligence musicale. 

Le jeune Gernsheim a parfaitement joué le concerto en sol mineur [op. 25] de Mendelssohn […] Une romance sans paroles, un morceau pour la main gauche et une ravissante fantaisie de Schumann ont été exécutés ensuite par Fr. Gernsheim avec infiniment de goût et de sûreté. On a fait au jeune virtuose un grand succès. »3

« […] le jeune Gernsheim a voulu prouver qu’il était de force à lutter avec les virtuoses les plus célèbres pour l’interprétation des œuvres de la moderne école allemande, et il a réussi au-delà de toute expression. Schumann, Mendelssohn, Chopin, ont trouvé en lui un traducteur profondément pénétré de leur génie, et il nous a présenté quelques-unes de leurs meilleures inspirations sous un jour vraiment nouveau. Il est impossible, par exemple, de rendre avec plus de poésie et d’originalité qu’il ne l’a fait la délicieuse romance de Mendelssohn, la Fileuse, et les fragments des Scènes d’Enfance de Schumann […]. Un quintette et des variations pour deux pianos, de ce même compositeur, ont reçu, comme les précédents, un accueil très chaleureux. »4

Gernsheim retourna ensuite en Allemagne. Après avoir été chef d’orchestre à Saarbrücken en 1861, il fut engagé en 1865 comme professeur de piano et de composition au conservatoire de Cologne, ville où il se fit aussi remarquer comme chef d’orchestre jusqu’en 1872. Il fut ensuite directeur musical de la société philharmonique de Rotterdam de 1874 à 1890. Cette année-là, Gernsheim fut engagé comme professeur au Conservatoire Stern à Berlin, poste qu’il occupa jusqu’en 1897, tout en dirigeant la Société chorale Stern jusqu’en 1904. En 1897, il fut élu membre du « sénat » de l’Académie royale des Beaux-Arts de Berlin ; il fut également directeur de l’Akademische Meisterschule für Komposition de Berlin à partir de 19015.

Au début du XXe siècle, Gernsheim continua à se produire comme pianiste et, occasionnellement, à diriger l’orchestre de la cour de Meiningen6. À la fin de sa vie, Gernsheim était assez (re)connu pour que, à l’occasion de son 75e anniversaire, la ville de Dortmund lui consacre un festival7. Mais dès les années 1920, son œuvre, considérée comme appartenant au passé, fut peu à peu oubliée. Durant la période nazi, le fait que Gernsheim soit juif fit interdire l’interprétation de ses œuvres et fit disparaître celles-ci des bibliothèques allemandes8. La redécouverte de son œuvre date du début du XXIe siècle.

Gernsheim Friedrich

 

Œuvre et style

Gernsheim composa essentiellement des œuvres instrumentales — compositions de musique de chambre, partitions orchestrales et pages pianistiques — et vocales (chœurs et Lieder), mais aucun opéra ; sa musique de chambre tient une grande place dans son œuvre, tant du point de vue quantitatif que sur le plan de la qualité.

D’après Gaynor G. Jones, Gernsheim fut un compositeur conservateur, fortement influencé par l’harmonie et l’orchestration de Brahms9 qu’il fréquenta à partir de 1868. Ses premières œuvres révèlent toutefois l’influence de Félix Mendelssohn (notamment dans le quatuor avec piano op. 6) et de Robert Schumann ainsi que de Beethoven et Schubert (dans le trio avec piano op. 28). D’après Wilhelm Altmann, Gernsheim « ne doit pas être considéré comme un simple disciple des classique. Il a évolué avec son temps et est devenu bien plus moderne dans le domaine harmonique que son ami Max Bruch, avec lequel il a beaucoup de points communs »10. Altmann remarque également que Gernsheim a pu faire preuve d’originalité par « de curieux effets assourdis qui évoquent l’esprit du murmure du vent » dans son quatuor à cordes op. 83, « œuvre vraiment étonnante si l’on considère l’âge avancé du compositeur (72 ans) » et par « quelques effets de timbres peu courants dans l’andantino dolente » de la 4e sonate pour violon et piano, op. 8511. Jones abonde dans ce sens, affirmant que Gernsheim n’a fait preuve de « plus grande innovation » que dans certaines de ses dernières œuvres comme le poème symphonique Zu einem Drama (1910) et le 5e quatuor à cordes (1911)12.

La caractéristique globale la plus saillante de l’œuvre de Gernsheim est l’unité de la conception ; par ailleurs, le compositeur « s’est aussi accordé beaucoup plus de liberté dans les questions de forme pure que les classiques ou les romantiques et a constamment cherché à apporter plus de variétés à ses rythmes. Sa production […] se distingue par la noblesse de son art, ses proportions bien définies […] et une maîtrise totale de la forme »13.

Il serait intéressant que la musicologie s’intéresse davantage à Gernsheim, en particulier à sa musique de chambre.

 

Notes

1. Baker’s biographical dictionary of musicians, 3e éd. revue et augmentée par A. Remy, New York-Boston, 1919, p. 305.

2. Jones, Gaynor G., « Gernsheim, Friedrich », dans : The New Grove Dictionary of Music and Musicians, London-New York, 1980, vol. 7, p. 299.

3. La France musicale, 21me année, n° 20, 18 mai 1856, p. 158.

4. La France musicale, 21me année, n° 18, 3 mai 1857, p. 148-149

5. Baker’s biographical dictionary of musicians, op. cit.

6. MacDonald, Malcom, notice du CD « Friedrich Gernsheim : The Two Piano Quintets », Toccata Classics, TOCC 0099, 2009, p. 5.

7. MacDonald, Malcom, op. cit., p. 3.

8. MacDonald, Malcom, op. cit.

9. Jones, Gaynor G., op. cit.

10. Cobbett, Walter Wilson, Dictionnaire encyclopédique de la musique de chambre, éd. Française revue et augmentée par A. Pâris, Paris, 1999, vol. 1, p. 573.

11. Cobbett, Walter Wilson, op. cit., p. 573-574.

12. Jones, Gaynor G., op. cit.

13. Cobbett, Walter Wilson, op. cit., p. 573.

Zu einem Drama. Tondichtung,
pour grand orchestre, op.82 (1902),
SWR Radiofunkorchester, Kaiserslauten

Trio avec piano opus op. 37, n° 2 (1er mouvement)
The Atlantic Trio, Bas Verheijden piano

 

Catalogue des œuvres

Établi d’après Pazdirek, Fr., Universal-Handbuch der Musikliteratur aller Völker, Vienne, s.d., vol. X, p. 182-184 ; et W. Kahl: « Gernsheim, Friedrich », dans : Die Musik in Geschichte und Gegenwart, Kassel, 1989, vol. 4, col. 1822-1823.

La plupart des manuscrits (ms.) se trouvent à la Jewish National and University Library, Jerusalem, Israël (IL-J).

I. Œuvres pour orchestre
1. Symphonies

  • Symphonie n° 1 en sol mineur, op. 32, Bln. Simrock 1875
  • Symphonie n° 2 en mi bémol majeur, op. 46, Leipzig, Rieter-Biedermann, 1882
  • Symphonie n° 3 en ut mineur (« Miriam »), op. 54, Leipzig, Rieter-Biedermann, 1887
  • Symphonie n° 4 en si bémol majeur, op. 62, Berlin, Simrock 1896

2. Concertos et œuvres concertantes

  • Concerto pour piano en ut mineur, op. 16, Berlin, Ries & Erler, 1869
  • Fantasiestück pour violon et orchestre, op. 33, Berlin, Simrock, 1875
  • Concerto pour violon n° 1 en ré majeur, op. 42, Leipzig, Rieter-Biedermann, 1880
  • Concerto pour violoncelle en mi mineur, op. 78, Leipzig, Forberg, 1907
  • Concerto pour violon n° 2 en fa majeur, op. 86, Leipzig, Zimmermann, 1914
  • Elohenu, chant hébraïque pour violoncelle et petit orchestre (ou piano), Leipzig, Rieter-Biedermann, 1882

3. Autres œuvres

  • Waldmeisters Brautfahrt, ouverture en mi majeur, op. 13, Bremen u. Hbg., Cranz, 1873
  • Zu einem Drama, Tondichtung, op. 82, Berlin, Simrock, 1910

4. Œuvres de jeunesse (inédites)

  • 4 Ouvertures pour grand orchestre
  • Kindersinfonie pour piano, cordes et instruments d’enfant
    Symphonie en mi bémol majeur pour grand orchestre

II. Musique de chambre

1. Violon et piano

  • Sonate n° 1 en ut mineur, op. 4, Leipzig u. Winterthur, Rieter-Biedermann, 1865
  • Sonate pour violoncelle (ou violon) en ré mineur, op. 12, Mainz, Schott, 1868
  • Fantasiestück pour violon et piano (ou orchestre), op. 33, Berlin, Simrock, 1875
  • Introduction et Allegro appassionato, op. 38, Berlin, Bote & Bock, 1879
  • Sonate n° 2 en ut majeur, op. 50, Leipzig, Rieter-Biedermann, 1885
  • Andantino, 1893 (ms.)
  • Sonate n° 3 en fa majeur, op. 64, Leipzig, Rieter-Biedermann, 1898
  • Sonate n° 4 en sol majeur, op. 85, Berlin, Simrock, 1912

2. Violoncelle et piano

  • Sonate n° 1 en mineur, op. 12, Mainz, Schott, 1868
  • Sonate n° 2 en mi mineur, op. 79, 1906 (ms., Berlin, Staatsbibliothek)

Gernsheim, sonate pour violon et piano opus 79 VC_Sonata_op79_1906

  • Sonate n° 3 en mi mineur, op. 87 (ms.)
  • Elohenu, chant hébraïque (acc. piano ou petit orchestre), Leipzig, Rieter-Biedermann, 1882

3 . Trios avec piano

  • Trio n° 1 en fa majeur, op. 28, Mainz, Schott, 1873
  • Trio n° 2 en si mineur, op. 37, Leipzig, Rieter-Biedermann, 1879

4. Quatuors à cordes

  • Quatuor n° 1 en ut mineur, op. 25, Berlin, Simrock, 1872
  • Quatuor n° 2 en la mineur, op. 31, Berlin & Leipzig Luckhardt, 1875
  • Quatuor n° 3 en fa majeur, op. 51, Leipzig, Rieter-Biedermann, 1886
  • Quatuor n° 4 en mi mineur, op. 66, Berlin, Bote & Bock, 1900
  • Quatuor n° 5 en la majeur, op. 83, Berlin, Simrock, 1911

5. Quatuors avec piano

  • Quatuor n° 1 en mi bémol, op. 6, Leipzig, Breitkopf & Härtel, 1865
  • Quatuor n° 2 en ut mineur, op. 20, Berlin, Simrock, 1870
  • Quatuor n° 3 en fa majeur, op. 47, Leipzig, Rieter-Biedermann, 1883

6. Quintettes à cordes

  • Quintette (2 altos) en ré majeur, op. 9, Bremen & Heidelberg, 1868
  • Quintette (2 violoncelles) en mi bémol majeur, op. 89 (ms.)

7. Quintettes avec piano

  • Quintette n° 1 en ré mineur, op. 35, Berlin, Simrock, 1877
  • Quintette n° 2 en si mineur, op. 63, Berlin, Simrock, 1897

8. Autres combinaisons instrumentales

  • Divertimento pour flûte, quatuor à cordes et contrebasse (ou flûte et orchestre à cordes),  op. 53, Berlin 1887, Luckhardt, 1888
  • In Memoriam, ein Klagegesang pour orch. à cordes et orgue, op. 91, Hameln, Oppenheimer entre 1914 et 1918

9. Œuvres de jeunesse (inédites)

  • Sonate pour violon et piano (ms.)

 

III. Clavier

1. Piano

  • 3 sonates de jeunesse (ms.)
  • Sonate en fa mineur, op. 1, Leipzig & Winterthur, 1861
  • Préludes, op. 2, Leipzig u. Winterthur, entre 1861 et 1865
  • Suite en ré mineur, op. 8, Mainz, Schott, entre 1860 et 1867
  • Romanze, op. 15, Mainz, Schott, entre 1868 et 1873
  • Variations en mi bémol majeur, op. 18, Mainz, Schott, entre 1868 et 1873
  • Variations en ut mineur, op. 22, Mainz, Schott, entre 1868 et 1873
  • Ins Stammbuch (7 pièces), op. 26, Offenbach, André, entre 1868 et 1873
  • Fantaisie, op. 27, Mainz, Schott, entre 1868 et 1873
  • Tanzstücke pour piano à 4 mains, op. 30, Mainz, Schott, entre 1868 et 1873
  • Stimmungsbilder (4 pièces), op. 36, Berlin, Raabe & Plothow, 1877
  • 2 pièces, op. 39, Berlin, Bote & Bock, 1879
  • Légende, op. 44, Leipzig, Rieter-Biedermann, 1883
  • Symbole (5 pièces), op. 59, Leipzig, Rieter-Biedermann, 1894
  • 4 Pièces, op. 61, Berlin, Simrock, 1895
  • 5 Tongedichte pour piano à 4 mains, op. 67, Leipzig, Rieter-Biedermann, 1901
  • Auf der Piazetta, op. 68 (transcr. pour piano à 2 mains de l’op. 67 n° 2), Leipzig, Rieter-Biedermann, 1901
  • Weihe der Nacht, op. 69 (transcr. pour piano à 2 mains de l’op. 67 n° 4), Leipzig, Rieter-Biedermann, 1901
  • Walzer, op. 70, (transcr. pour piano à 2 mains de l’op. 67 n° 5), Leipzig, Rieter-Biedermann, 1901
  • Auf der Lagune, Phantasiestück, op. 71, Leipzig, Rieter-Biedermann, 1902
  • Tondichtung, op. 72, Leipzig, Rieter-Biedermann, 1902
  • Fantasie en fa mineur, op. 81, Leipzig Forberg, entre 1909 et 1913

2. Orgue

  • Fantaise et fugue, op. 76; Leipzig, Leuckart, entre 1904 et 1908 [également publié pour le piano comme op. 76 b]
  • Choralvorspiel, éd. H. Krattner, Präludienbuch zu den Chorälen der christl. Kirche, Kaiserslautern, Crusius, 1907

IV. Œuvres vocales

1. Lieder (une voix et piano)

  • 6 Lieder, op. 3, Leipzig,  Breitkopf & Härtel, entre 1861 et 1865
  • 6 Lieder, op. 14, Bremen u. Hbg., Cranz, 1875
  • 5 Lieder, op. 19, Mainz, Schott, entre 1868 et 1873
  • 6 Lieder (pour voix grave), op. 29, Mainz, Schott, 1874
  • 4 Lieder et chansons, op. 34, Berlin, Raabe & Plothow, 1877
  • 5 Lieder, op. 57, Berlin, Ries & Erler, 1891
  • 5 Gedichte (O. J. Bierbaum), op. 74, Berlin, Vieweg, 1903
  • Liebesgedichte (R. Huch), op. 88 (ms.)
  • Kriegslied (E. Geibel) Berlin, Ries & Erler, 1914 [aussi pour chœur]
  • De hoogste Vrede, pour voix moyenne et piano, Rotterdam, Alsbach

2. Chœur

  • Chansons pour chœur d’hommes à 4 voix, op. 40, Leipzig, Rieter-Biedermann, 1879
  • 2 Lieder pour chœur d’hommes à 4 voix, op. 41, Coppenrath, 1885
  • Lied der Städte (H. Lingg) pour chœur d’hommes, op. 43, Leipzig, Rieter-Biedermann, 1880
  • Festgruß (J. Oswald) pour chœur d’hommes à 4 voix, op. 49, Bonn, Cohen, 1884
  • Der Zaubermantel (F. Dahn) pour solistes, chœur mixte et piano, op. 55, Berlin, Ries & Erler, 1889
  • Hafis, Liederreihe pour solistes, chœur mixte et piano, op. 56, Berlin, Ries & Erler,  1890
  • 2 Chants sacrés pour chœur à 8 voix, op. 84, Berlin, Simrock, entre 1909 et 1913
  • Verwehte Blätter (Fr. Engel) pour chœur d’hommes à 4 voix, orgue ad lib., 1916 (ms.)
  • Kriegslied (E. Geibel) pour chœur d’hommes et piano [ou orchestre], 1870, Berlin, Ries & Erler, 1914
  • Am grünen deutschen Rheine liegt eine alte Stadt (H. Herrig) pour chœur mixte et orgue, 1889 (ms.)

3. Chœur et orchestre

  • Wächterlied aus der Neujahrsnacht, op. 7, Leipzig, Breitkopf & Härtel, entre 1861 et 1865
  • Salamis, chant de victoire des Grecs (H. Lingg), op. 10, Leipzig & Winterthur, entre 1886 et 1891
  • Salve Regina, pour soprano, chœur de femmes, orgue et orch., op. 11 (arr. d’une œuvre de jeunesse de 1859), Bremen & Hbg., Cranz
  • Römische Leichenfeier (H. Lingg), pour chœur d’hommes et orch., op. 17, Leipzig, Seitz, entre 1868 et 1873
  • Nordische Sommernacht (H. Lingg), pour chœur mixte, solistes et orch., op. 21, Mainz, Schott, entre 1868 et 1873
  • Germania, chant de victoire allemand (E. Rittershaus), pour chœur d’hommes et orch., Mainz, Schott, entre 1868 et 1873
  • Agrippina (H. Lingg), pour alto ou mezzo-soprano, chœur et orch., op. 45,  Berlin, Bote & Bock, 1881
  • Odins Meeresritt (Schreiber), pour baryton, chœur et orch., op. 48, Berlin, Ries & Erler, 1884
  • Das Grab im Busento (A. von Platen), op. 52, Berlin, Luckhardt, 1887
  • Ein Preislied (H. Schrift), pour chœur mixte, solistes et orch., op. 58, Berlin, Ries & Erler, 1893
  • Phöbos Apollon (H. Allmers), pour chœur d’hommes, solistes et orch., op. 60, Leipzig, Rieter-Biedermann, 1894
  • Der Nibelungen Überfahrt (A. Matthäi), pour soprano, baryton, choeur mixte et orch., op. 73, Leipzig, Rieter-Biedermann, 1902
  • Der Nornen wiegenlied (A. Matthäi) pour chœur et orch., op. 65, Berlin, Bote & Bock, 1899
  • Te Deum (Hl. Schrift) pour chœur mixte, orgue et orch., op. 90, Hameln, Oppenheimer, entre  1914 et 1918
  • Nänie (Fr. Schiller) pour chœur mixte et orch., op. 92 (ms.).

4. Voix et orchestre ou piano ou orgue

  • Agrippina (H. Lingg), Szene pour mezzo-soprano ou alto et orch. op. 77, m. freier Benutzung der ersten Bearb. op. 45, Berlin, Bote & Bock, entre 1904 et 1908
  • Ave Maria pour troix voix de femme et orgue ou piano, op. 80 [orgue : op. 80 a ; piano : op. 80 b], Hameln, Oppenheimer, entre 1914 et 1918

Écrits

  • Fr. Gernsheim, Das Canticum Canticorum von Marco Enrico Bossi, Leipzig, 1900
  • Correspondance entre Gernsheim et Brahms : Brahms Gesellschaft, L. Schmidt (éd.), vol. VII, Berlin, 1910, p. 205-212

Bibliographie

  • B. Vogel, « Fr. Gernsheim » dans : Die Sängerhalle, XXX, 1890, n° 47/48.
  • W. Altmann, « Friedrich Gernsheim » dans : Die Musik, VIII/4, 1909, p. 98-104.
  • C. Fuchs, « Zu einem Drama, Tondichtung von Fr. Gernsheim », dans : Neue Zeitschrift fûr Musik, 79, 1912, p. 283-286.
  • O. Lessmann, « Fr. Gernsheim » dans : Allgemeine Musikzeitung, 43, 1916, p. 506-508.
  • Baker’s biographical dictionary of musicians, 3e éd. revue et augmentée par A. Remy, New York-Boston, 1919, p. 305.
  • K. Holl, Friedrich Gernsheim. Leben, Erscheinung und Werk, Leipzig, 1928.
  • W. Altmann, Handbuch für Streichquartett-Spieler, Berlin, 1928-31, II, p. 37-40; III, p. 155-156; IV, p. 166-167.
  • W. Altmann, « Fr. Gernsheim », dans : Cobbett, Walter Wilson, Dictionnaire encyclopédique de la musique de chambre, éd. française revue et augmentée par A. Pâris, Paris, 1999, vol. 1, p. 573-574.
  • P. Egert, « Persönlichkeit und Männerchor-Werke Fr. Gernsheims », dans : Deutsche Sängerbundesztg. XXIII, 1931, p. 832-834.
  • W. Kahl: « Gernsheim, Friedrich », Rheinische Musiker, III, Cologne, 1964.
  • B. Beyer, « Gernsheim, Friedrich », Encyclopaedia Judaica, VI, Jerusalem, 1971.
  • A. Meier, « Die Kammermusik Friedrich Gernsheims », Symbolae historie musicae: Hellmut Federhofer zum 60 Geburtstag, Mainz, 1971, p. 263-271.
  • Jones, Gaynor G., « Gernsheim, Friedrich », dans : The New Grove Dictionary of Music and Musicians, London-New York, 1980, vol. 7, p. 299-300.
  • A.L. Ringer: « Friedrich Gernsheim (1839–1916) and the Lost Generation », dans : Musica judaica, III/1, 1980-81, p. 1-12.
  • W. Kahl, « Gernsheim, Friedrich », dans : Die Musik in Geschichte und Gegenwart, Kassel, 1989, vol. 4, col. 1821-1824.

Partitions

http://imslp.org/wiki/Category:Gernsheim,_Friedrich

Enregistrements

Gernsheim, symphonies 1-4Symphonies 1 à 4 : 2 CDs Arte Nova Classics; Staatsphilharmonie Rheinland-Pfalz, dir. Siegfried Köhler

 

 

 

Concerto pour violoncelle op. 78 : Hyperion CDA 67583; Alban Gerhardt; Rundfunk-Sinfonieorchester Berlin, dir. Hannu Lintu

 

Gernsheim, quatuor à cordes opus 31Quatuor à cordes op. 31 : CD Audite 97503, 2004; Mandelring Quartett

 

 

 

 

Quatuors avec piano op. 6 et 47 : CD Brilliant Classics BRIL93997; Andreas Kirpal, piano & membres du Diogenes Quartett


1er quatuor opus 6 en mi mineur

 

Quintettes avec piano 1 & 2 : Toccata Classics, TOCC 0099, 2009 ; Edouard Oganessian, piano & Art Vio String Quartet

 

Gernsheim, sonates violon et pianoL’œuvre pour violon & piano : 2 CDs Brilliant Classics BRIL 94403, 2012; Stefan Kirpal, violon & Andras Kirpal, piano

 

 

 

François-Emmanuel de Wasseige
juillet 2012

 

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Références / musicologie.org 2014

Mercredi 10 Décembre, 2014 17:11

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