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* Paris 3 avril 2699, † Paris 15 août 1782.
Violiste, fils d'Antoine Forqueray, violiste de la
cour, ordinaire de la musique de la chambre.
Il recoit ses leçons de musique de son père. Selon
Laborde, il étonna la cour dès l'âge de 5 ou 6 ans par sa virtuosité.
Son père jaloux le fait enfermer à Bicêtre vers 1715,
puis bannir de France en 1725. De ses élèves influents font lever la
sentence. Il revient en France en 1726, après un ou deux mois d'exile. Il
est Ordinaire de la chambre.
Il est remarqué par Quantz alors qu'il participe au
petit chœur de l'Académie royale. En 1727, il est à Rennes et à Nantes avec
Guignon.
Il se marie en 1732, avec Jeanne Nolson, et gagne
l'entourage du chevalier Étienne Boucon, amateur d'art, dont la sœur épouse
Mondonville. À la même époque, il joue régulièrement pour le fermier
général Ferrand.
En 1737, il joue avec Telemann. Après le décès de son
épouse, en 1740, Installé à Paris, rue des Petits Champs,
il se remarie l'année suivante, le 10 mars, avec Marie-Roze Du
Bois (Marie-Rose Dubois),
fille de Jérôme Du Bois, avocat au parlement et conseiller du roi.
En 1742, il succède officiellement à son père à la
cour.
En 1747, il publie un livre de pièces pour viole avec
basse continue qu'il attribue à son père, et de ce dernier, publie des
transcription de ses pièces pour clavecin.
Il semble avoir abandonné sa carrière de musicien vers
1760 au profit d'activités d'édition musicale. En 1761 il est pourvu d'une
pension royale.
En 1761, il est au service du prince de Conti.
Vers 1668, il rédige pour Espérendieu, le secrétaire du
Prince Friedrich Wilhelm de Prusse des instruction pour le jeu de la
viole.
Il laisse trois pièces pour viole et basse
(manuscrites)

Bibliographie
- Notice sur Marie-Rose
Dubois
-
Notice sur Antoine Forqueray (père)
- ANCELET,
Observations sur la musique, les musiciens et les instrumens.
Amsterdam 1757
- AQUIN DE CHÂTEAU LYON D',
Lettres sur les hommes célèbres… Paris 1752
- BENOIT MARCEL & DUFOURCQ NORBERT,
A propos des Forqueray. Dans «Recherches sur la musique française
classique» (8) 1968, p. 229-241
- BLOCH M.-F.,
L'influence du goût italien sur l'art des Forqueray. Dans «Luth et
musique ancienne» (1) 1977, p. 25-34
- BOL H.,
La basse de viole du temps de Marin Marais et d’Antoine Forqueray.
Bilthoven 1973
- FORQUERAY L.,
Les Forqueray et leurs descendants. Paris 1911
- GÉRARD Y.,
Notes sur la fabrication de la viole gambe et la manière d’en jouer,
d’après une correspondance inédit de Jean-Baptiste Forqueray au Prince
Frédéric-Guillaume de Prusse. Dans «Recherches sur la musique
française classique» (2) 1961-1962, p. 165-171
- JAQUIER P.,
Redécouverte d'un portrait de Jean-Baptiste Forqueray. Dans «De
l’image à l’objet: la méthode critique en iconographie musicale», Paris
1985 ; dans «Imago musicae» (4) 1987, p. 315-324
- LA LAURENCIE L. DE,
Deux violistes célèbres. Dans «Bulletin français de la Société
Internationale de Musique» (4) 1908, p. 1251-1274 ; (5) 1909, p.
47-66
- LE BLANC H.,
Défense de la basse de viole contre les entreprises du violon et les
prétentions du violoncelle. Amsterdam 1740
- PRADEL A. DU (N. DE BLéGNY),
Le livre commode des adresses de Paris pour 1692. Paris 1692
- PROD’HOMME J. G.,
Les Forquerays. Dans «Rivista musicale italiana» (10) 1903, p.
670-706
- RUTLEDGE J.,
A Letter of J.-B.-A. Forqueray. Dans «Journal of the Viola da Gamba
Society of America» (13) 1976, p.12-16
- THOMAS M.,
Chaumes-en-Brie. Dans «Recherches sur la musique française
classique» (7) 1967, p. 75-102
- LALAGUE-GUILHEMSANS M.-T.,
Une famille de musiciens français : les Forqueray aux XVIIe et XVIIIe
siècles (Thèse). École Normale de Chartres 1979
- ROBINSON L.,
The Forquerays and the French Viol Tradition (thèse). University of
Cambridge 1986
Jean-Marc Warszawski
Révision 2005
Révision 20 décembre 2008
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