|
Compositeur né à Gerberoy près de Beauvais (baptisé le 4 février 1549, mort à Paris). Selon une épitaphe écrite par le cardinal Jacques Davy, mais aussi des dates qu'on peut déduire de ses propos (en 1609, il dit avoir servi la cour depuis 40 ans) il aurait peut-être appartenu à la chapelle de Charles IX (mort en 1574).
En 1575 1576 et 1583 il remporte des récompenses au concours de musique du Puy de Sainte-Cécile d'Évreux avec une chanson à quatre voix (
un peu d'absence sur un texte de Philippe Desportes), puis avec un motet,
Tribularer si nescirem, enfin avec une chanson à cinq voix,
Beaux Yeux.
Son nom apparaît sur les registres des officiers domestiques de la maison d'Henri III en 1575, il y est haute-contre. Les documents du concours d'Évreux le désignent comme chantre de la chapelle d'Henri III.
En 1578, il est rémunéré à la chapelle royale comme sous-maître et haute-contre.
En 1585-1587, il apparaît sur les états de la chapelle privée de Catherine de Médicis. En 1590, sa
messe pour les funérailles des rois de France est jouées pour les funérailles d'Henri IV.
En 1595 s'ajoute la charge de compositeur de la chambre du roi, et en 1599, il est compositeur de la chapelle royale. Entre 1596 et 1606, il accumule des bénéfices avec un canonicat à la Sainte-Chapelle de Dijon, des prieurés (Saint-Cyr, Passy, Saint-Ayoul de Provins, une prébende à Sainte-Croix d'Orléans.
Eustache Du Caurroy meurt à Paris le 7 août 1609. Il est inhumé le lendemain, à l'église des Grands-Augustins.
- Bonfils J., Les fantaisies instrumentales d’Eustache Du Caurroy. Dans «Recherches sur la musique française classique» (2) 1961, p. 5-29
- Colin Marie-Alexis,
Eustache Du Caurroy et le motet en France à la fin du XVIe siècle (thèse). Centre d'Études Supérieures de la Renaissance, Tours 2001
- Dufourcq Norbert,
François-Eustache Du Caurroy (1549–1609) et son entourage familial et professionnel. Dans «Recherches sur la musique française classique» (21) 1983, p. 9-40
- Huglo Michel,
A propos du Requiem de Du Caurroy. Dans «Revue de musicologie» (51) 1965, p. 201-206
Je suis une fillette, chanson à trois voix en notation moderne, extrait de l'édition des œuvres de Du Caurroy par les édition Güntersberg, http://www.guentersberg.de/noten/ducaurroy/beispiel.htm
|
Requiem des rois de France
Doulce Mémoire
Denis Raisin Dadre dir.
Auvidis / Naïve / Astrée E 8660
1999, 71'17''
01 - Claude Goudimel, Psaume CXXX,
Du fond de ma pensée ;
02 -Trente septiesme Fantaisie à cinq La Sol Fa Ré Mi ; 03 - Claude Goudimel, Psaume CXX,
Alors qu'affliction me presse... ; 04 -
Pavane pour le Roy
(Manuscrit Philidor) ; Missa Pro Defunctis ; 05 - Subvenite Sancti Dei ; 06 - Introitum - Requiem aeternam ; 04 - Kyrie ; 08 - Graduale - Si ambulem ; 09 - Oraison Funèbre - Princes très illustres... ;10 - Trent quatrième Fantasie - A l'imitation de l'hymne Pange Lingua ; 11 - Antiphona ad offertorium - Domine Jesu Christe... ; 12 - Sanctus ; 13 - Anamesis - Pie Jesu Domine... ; 14 - Agnus Dei ; 15 - Antiphona ad Communionem - Lux aeternam ; 16 - Responsorium ad absolutionem - Libera me... ; 17 - In Paradisum ; 18 - Credo quod Redemptor ; 19 - Le Roy es mort, vive le Roy ! - et Fanfare
|
Jean-Marc Warszawski
|