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Né au Havre le 23 novembre 1878 — mort à Neuilly-sur-Seine, le 22 avril
1925.
Septième enfant d'une famille pauvre, il étudie la musique afin d'en
tirer une source de revenus. À l'âge de 12 ans, il est pianiste de
répétition aux Folies Bergères de la ville du Havre, puis à 14 ans,
violoniste au Grand-Théâtre.
Il étudie le piano, l'harmonie et le contrepoint à l'école de musique
de la ville du Havre, avec Henry Woollett. En 1896 il gagne Paris, où il
entre au Conservatoire. Il y suit les cours d'harmonie avec Xavier Leroux,
de composition avec Charles Lenepveu et d'accompagnement avec Paul
Vidal.
Il fait une moisson de prix, dont le Premier Grand Prix de Rome en
1901, avec sa cantate Myrrha, séjourne à la Villa Médicis à Rome et voyage
en Allemagne.
Il débute en 1896 sa carrière de chef d'orchestre au Théâtre de la
Porte-Saint-Martin, et à l'orchestre Colonne. Deux ans plus tard, en
1898, il est directeur musical au Théâtre de l'Odéon.
Il rencontre Claude Debussy en 1907 et se lie d'amitié avec lui.
Il corrige ses partitions et orchestre plusieurs de ses
œuvres.

André Caplet et Claude Debussy
En 1910, il est remarqué par l'impresario Henry Russell qui le fait
engager pour diriger à l'Opéra de Boston. Il y devient directeur musical
en 1912.
Il a une aventure amoureuse avec l'épouse de l'impresario, Nina Russel
qui prend fin en 1914, alors que réformé, il se porte volontaire dans le
conflit militaire qui vient d'éclater.

André Caplet à sa table de travail
Au front il rencontre le violoniste virtuose Lucien Durosoir, lui donne
des cours de composition quand ils peuvent se rencontrer. Durosoir le fait
entrer dans l'orchestre où joue également violoncelliste Maurice
Maréchal. Il assurent des services religieux, militaires et se produisent
dans les cercles des officiers, puis dans l'entourage du Général
Mangin.
 André
Caplet dirigeant la Marche de la Ve division;
à Stainville le 12 juin 1916, à l'occasion
du départ du Général Mangin (qui
lui avait fait commande de ceeet œuvre) Source :
[Maurice Maréchal, Lucien Durosoir : Deux
musiciens dans le Grandes Guerre. Tallandier, Paris
2005, cahier central]
Au front il est deux fois blessé et gazé. Il en garde de
sérieuses séquelles.
Après la guerre, son état de santé et son désir de se consacrer à la
composition, lui font abandonner ses charges de direction. Il se marie en
1919 avec Geneviève Perruchon. Son fils naît en 1920.

André Caplet d'après un tableau de Jacques Swobada
(1923-1924)
Il est gagné par un sentiment de profond mysticisme catholique qui
aboutit à la composition, en 1923, du
Miroir de Jésus, considéré comme son chef-d'œuvre.
Catalogue des œuvres
- 1890,
Rêverie enfantine, pour violon, piano
- 1892-1896,
Haïti, valse, piano
- 1893,
Contemplation, pour voix et piano sur un poème de N.
Clauzes
- 1895 (vers 1895),
Sous la voûte étoilée, pour voix et piano
- 1895,
La sérénade de l'écolier, pour voix et piano sur un poème de P.-J.
Pain, Tourcoing, vers 1895
- 1895,
La vision de Jeanne d'Arc, cantate avec orchestre sur un texte
de A. Millard
- 1897, 2 petites pièces, pour flûte ou violon et piano (Rêverie, Petite
valse aussi : Arabesque)
- 1897,
3 petites pièces dans le style ancien, piano (Menuet d'après Lully,
Sarabande, Toccata)
- 1897,
Ave verum, pour soprano, chœur, orchestre, c1897
- 1898,
Balthazar, esquisse d'œuvre vocale
- 1898, Pièce pour flûte, clarinette, violon, violoncelle, piano,
1898
- 1899,
Fjeldrüst, drame lyrique, pour voix solistes, chœur d'hommes, piano
ou orchestre (pièce d'essai pour le concours du Prix de Rome)
- 1899,
L'été, sur un poème de Victor Hugo), pour solistes, chœur,
orchestre,
- 1899,
Prélude, duo de pianos
- 1899, quintette pour flûte, hautbois, clarinette, basson, piano
(arrangé pour quatuor à cordes en 1903)
- 1900 (1908),
Chanson d'automne, pour voix et piano sur un poème d'A.
Silvestre
- 1900 (1908, 1925),
Viens! Une flûte invisible soupire …), pour voix et piano, flûte ad
libitum sur un poème de Victor Hugo
- 1900,
Adagio, violon, piano ou org
- 1900,
Callirhoé, cantate sur un texte de 2 scènes, sur un texte de E.
Adenis, pour voix solistes, orchestre [réutilisé pour la cantate
Myrrha]
- 1900,
Pâques citadines, sur un texte de B. Crocé Spinelli, pour chœur,
orchestre ou piano
- 1901 (1907),
Myrrha, cantate en 3 scènes, sur un texte de F. Beissier, pour voix
solistes, orchestre (Prix de Rome)
- 1901,
Do, ré, mi, fa, sol dans tous les tons, deux pianos
- 1901,
Feuillets d'album, flûte ou violon, piano ou orgue ( Rêverie,
Babillage, Petite valse, Invocation)
- 1901,
Spectacle rassurant, pour chœur, orchestre
- 1901-1902,
Suite persane, pour 2 flûtes, 2 hautbois, 2 clarinettes, 2 cors, 2
bassons (orchestré en 1902) (Scharki, Nihawend, Iskia Samaïsi)
- 1902,
Green, pour voix et piano ou orcestre sur un poème de Paul
Verlaine (traduit en italien par R. Rossetti), Le Havre 1903
- 1902, Poème de mai, pour voix et piano sur un poème d'A.
Silvestre
- 1902,
Salammbô, poème symphonique
- 1902-1903,
Papillons, pour voix et piano ou orchestreestre sur un poème de P.
Gravollet
- 1903 (1905), Dans la fontaine, pour voix et piano ou orchestreestre
sur un poème de Gravollet
- 1903,
Marche solenelle pour le centenaire de la Villa Médicis, pour
orchestre
- 1903,
Allégresse, violoncelle, piano, 1903
- 1903,
Élégie, violoncelle ou violon, piano
- 1903,
Il était une fois jadis, pour voix et piano ou orchestreestre sur
un poème de Jean Richepin, Le Havre, 1904
- 1903,
Lon lon la, chanson bretonne, pour voix et piano ou
orchestreestre,Le Havre 1903
- 1903-1904,
Légende (do mineur), poème symphonique pour hautbois, clarinette,
saxophone, basson, quintette à cordes (orchestré en 1904)
- 1906 (vers 1906),
Tu nous souriais, pour voix et piano sur un poème de R. de la
Villehervé, Le Havre, vers 1906
- 1908,
Légende, pour harpe, orchestre [révisé sous le titre de
Conte fantastique, harpe, quatuor à cordes]
- 1908,
Paroles à l'absente sur des poèmes de G. Jean-Aubry, pour une voix,
piano ou orchestre (Ce sable fin et fuyant, Angoisse, Préludes)
- 1908-1913, Arrangement pour deux pianos des
« Nocturnes », de « La Mer », d' « Images » (ou piano 4
mains) de Claude Debussy
- 1909,
Septet, pour 3 voix féminines, quatuor à cordes ou piano
- 1910,
chansons populaires (esquisses inachevées), pour orchestre (Mona,
Non, le tailleur n'est pas un homme, Le sabotier, Le semeur)
- 1910,
Déchiffrage, harpe
- 1910-1911, Orchestration de « Children's Corner s de Claude
Debussy)
- 1911, Orchestration partielle du « Le martyre de Saint
Sébastien » de Claude Debyussy
- 1914-1918,
Inscriptions champêtres, sur un poème de Rémi de Gourmont, pour
chœut féminin
- 1914-1922,
Le vieux coffret, sur des poèmes de Rémi de Gourmont (Songe,
Berceuse, In una selva oscura, Forêt)
- 1914-1925,
Les prières, pour une voix, piano ou orgue ou (quatuor à cordes,
harpe) ou orchestre (Oraison dominicale, Salutation angélique, Symbole des
apôtres)
- 1915 (1918),
Nuit d'automne, pour voix et piano sur un poème de Henri de
Régnier
- 1915,
Solitude, pour voix et piano sur un poème de J. Ochsé
- 1916 (1918),
Prière normande, pour voix et piano sur un poème de J.
Hérbertot
- 1916 (1918),
Quand reverrai-je, hélas !, pour voix et piano sur un poème de Jean
du Bellay
- 1916 (1924),
Douaumont, marche héroïque de la Ve division, pour ensemble de
cuivres
- 1916-1917 (1918),
La croix douloureuse, pour voix et piano ou orgue ou
orchestreestre, sur un poème de R. Lacordaire
- 1917 (1918),
En regardant ces belles fleurs, pour voix et piano sur un poème de
Charles d'Orléans
- 1918 (1919),
Détresse !, pour voix et piano ou orchestreestre, sur un poème
de H. Charasson
- 1918-1925,
Sonate, pour une voix, violoncelle, piano (inachevée)
- 1919, Orchestration partielle de « La boîte à joujoux » de Claude
Debussy
- 1919, Panis angelicus, pour voix et orgue ou piano (arrangé pour voix,
chœur, harpe, violon ou flûte, violoncelle et orgue en 1920)
- 1919,
Pater noster, pour une voix, harmonium ou piano
- 1919,
Pie Jesu, pour une voix, orgue ou piano
- 1919-1920,
3 fables de Jean de La Fontaine, Pour voix et orchestre (Le corbeau
et le renard, La cigale et la fourmi, Le loup et l'agneau)
- 1919-1920,
5 ballades françaises, sur des poèmes de Paul Fort (Cloche d'aube,
La ronde, Notre chaumière en Yveline, Songe d'une nuit d'été, L'adieu en
barque)
- 1919-1920, Messe en 5 mouvements, pour 3 voix
- 1920,
Le livre rose [à l'origine,
Nursery] sur des poèmes de P.-J. Pain (Le livre où je veux lire,
Bébé premier prix d'innocence, Le maître d'école ou les pleurs de
Bébé)
- 1920,
Le pain quotidien, 15 vocalises
- 1920,
Tu es sacerdos, pour baryton, chœur, orgue
- 1920-1924,
Hymne à la naissance du matin, sur un texte de Paul Fort, pour
soprano, chœur, orchestre ou piano
- 1921, Orchestration des « Ariettes oubliées » (1 et 5à de Claude
Debyssy
- 1922 (1924),
La cloche fêlée, pour voix et piano sur un poème de Charles
Baudelaire
- 1922 (1924),
La mort des pauvres, pour voix et piano sur un poème de Charles
Baudelaire
- 1922, Révision de l'orchestration du « Jet d'eau » de Claude
Debussy, rev. orchestre 1922
- 1922-1924, wdition et arrangement du « Triomphe de l'amour » de
Jean-Baptiste Lully
- 1923 (vers 1923);
Improvisations, (d'après « Le pain quotidien »)
- 1923, orchestration du n° 1 des
Estampes («Pagodes ») de Claude Debussy
- 1923-1924,
Le miroir de Jésus, mystères du Rosaire, sur un texte de H. Ghéon,
pour mezzo-soprano, chœur fémini, cordes, harpe
- 1923-1934,
Epiphanie, fresque musicale d'après une légende éthiopienne,
violoncelle, orchestre ou piano
- 1924,
Divertissements, harp (À la française, À l'espagnole)
- 1924,
La part à Dieu, chanson populaire, pour une voix et piano
- 1924,
Sonnet : Doux fut le trait, de Pierre de Ronsard, pour une voix,
harpe ou piano, 1924 (1924)
- 1924-1925, Corbeille de fruits, sur des poèmes de R. Tagore, traduits
par Henri du Pasquier (Écoute, mon coeur, Ce qui me viendra de vos mains
consentantes, Doncques la douleur et l'aise de l'amour)
- 1924-1925,
Sonata di chiesa, violon, piano (inachevée)
- 1925,
Loué soit mon Seigneur, pour voix de basse et piano (inachevé)
- sd., Orchstration du « Clair de lune » (
Suite bergamasque, n°.3) de Claude Debussy

Écrits
- Exercices manuel pour la direction d'orchestreestre, vers
1920
- Principes d'orchestreestre, vers 1920
- avec A. Stoessel,
La teccorique du bâton, Paris 1930
Bibliographie
- HUNEAU DENIS, André Caplet (1878-1925),
debussyste indépendant [2 v.]. Lucie
Galland, Weinsberg 2007
- « Revue de musicologie » (6) 1924–1925, ROLAND-MANUEL,
André Caplet, le chasseur d'images, p. 1–2 ; BRILLANT M.,
André Caplet, musicien mystique, p. 3–12 ; HOÉRÉE A.,
L'oeuvre d'André Caplet, p. 13–23
- André Caplet (1878–1925), Bibliothèque Nationale de France, 1
janvier – 15 avril 2000. Paris, 2000, catalogie de l'exposition
- BRILLANT M.,
André Caplet. Dans « La Vie catholique », 30 mai
1925
- GOUVERNÉ Y., & altr.,
Hommage à André Caplet: 1878–1978. Saint-Léger Vauban 1978
- —, André Caplet. Dans « Revue de musicolgie » (180–184) 1938, p.
38–45
- LOCKSPEISER E. (éditeur),
Lettres inédites de Claude Debussy à André Caplet (1908–1914).
Monaco 1957
- MARIE AUBERT PATRICK, Le
Miroir de Jésus, chef d'œuvre d'André
Caplet (1878-1925)
- MOREAU C.,
À la découverte d’André Caplet (mémoire). Conservatoirede Paris
1972
- SCHMITT F.,
André Caplet, Notice néchrologique. Dans « Comoedia », 25 avril
1925
- —, André Caplet. Dans « Le temps », 5 avril 1930
- YVES-MARC [Y. Gouverné],
André Caplet. Brochure publiée par le Monde musical, Paris
1924
- —, André Caplet et Solesmes. Dans « Revue grégorienne × (10),
1925, p. 220–223
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