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 Caillebotte Martial
1853-1910

Né le 7 avril 1853 - 1910.

La famille s'enrichit considérablement dans le commerce de couvertures et de lits avec l'armée, sous Naplépon III, puis dans l'immobilier avec les grands travaux d'Hausmann.

L'entreprise « Service des lits militaires » est domiciliée au 160 (transformé plus tard en 152) rue du faubourg Saint-Denis à Paris.

Martial Caillebotte père (1799-1873), originaire de Normandie, a été marié 3 fois.

En 1829, il épouse Adèle Zoé Boisssière. Ils ont 2 enfants : Alfred, né en 1834 est ordonné prêtre en 1858, il sera vicaire de l'église Saint-Jean-Baptiste de Belleville, à Paris, puis curé de la toute nouvelle église Saint-Georges-de-La-Villette, enfin abbé à Notre-Dame-de-Lorette. Léonie, née en 1830, décède le 8 décembre 1836, Adèle Zoé Boisssière meurt le 12 décembre.

En 1843, il épouse Stéphanie Lemasquerie. Ils ont un fils, Max, né  le 5 janvier 1844, qui ne survit pas à la naissance, Stéphanie Lemasquerie meurt le 12 janvier des suites de l'accouchement.

Le 14 septembre 1847, il épouse Céleste Daufresne, fille de percepteur, petite-fille de notaire, de Lisieux (1819-....). De cette union naissent trois fils : Gustave naît le 19 août 1848, il sera un célèbre peintre, mécène des peintres imprssionnistes, passionné de canotage, accroc de régates, propriétaire de nombreux bateaux, philatéliste génial (avec son frère Martial), jardinier, passablement provocateur et excentrique. René naît le 27 janvier 1851. Martial naît le 7 avril 1853.


Martial et Gustave Caillebotte (photographie)

En 1860, la famille acquiert une vaste propriété sur 11 hectares à Yerres.

Le 14 août 1861, Martial Caillebotte père, devenu juge au tribunal de commerce de la Seine est nommé chevalier de la Légion d'honneur.

En 1866, Martial Caillebotte père fait construire un hôtel particulier de trois étages sur un terrain acheté à la ville de Paris, à l'angle des rues de Miromesnil  (devenu le nº 77) et de Lisbonne (le nº 13), où la famille emménage l'année suivante.

Après des études de droit, Gustave entre à l'École des Beaux-arts en 1873.

Le 3 novembre, Martial fils est admis au Conservatoire national de musique à Paris, où il étudie le piano avec François Marmontel et l'harmonie avec Théodore Dubois. Il y obtient un second accessit d'harmonie l'annés suivante.


Martial Caillebotte au piano (photographie)


Gustave Caillebotte, Le jeune homme au piano [Martial Caillebotte]
(1876, huile sur toile 80x116) 

Caillebotte père meurt le 24 décembre 1874, ses fils héritent d'une grande fortune.

René meurt le 1er novembre 1876, ses frères en sont très affectés.


Gustave Caillebotte, Le jeune à la fenêtre [René Caillebotte]
 (1876, huile sur toile 116x80) 

Céleste Caillebotte décède le 20 octobre 1878.


Gustave Caillebotte : Madame Martial Caillebotte

En 1879, Gustave et Martial s'installent au 31 boulevard Haussmann, L'hôtel de la rue Miromesnil est revendu le 3 juin 1879, le 19 ils vendent la propriété d'Yerres.

En été 1880, Gustave et Martial participent avec succès à plusieurs régates en eux normandes.

Le 7 mai 1881, Gustave et Martial acquièrent une parcelle au Petit Gennevilliers, au lieu-dit « L'île aux draps », proche du Cercle de voile de Paris, entre les ponts d'Argenteuil et de Colombes.

Le 7 juin 1887, Martial épouse Marie Minoret à Paris. Le mariage est célébré par son demi-frère Alfred. Le couple s'installe rue Scribe. Martial publie quelques unes de ses œuvres.

La même année, Gustave rachète ses parts du Petit-Gennevilliers, agrandit la propriété, et s'y installe définitivement. Il dessine et construit des bateaux, s'adonne au canotage et à la voile, et se passionne pour l'horticulture.


Gustave Caillebotte dans son jardin du Petit-Gennevilliers
(photographie de Martial Caillebotte)

Le 20 avril 1888, naissance de Jean Caillebotte, fils de Martial et Marie Caillebotte.

Le 28 mai 1890, Geneviève Caillebotte, la fille de Martial, naît à Montgeron.


Auguste Renoir : Les enfants de Martial Caillebotte.

Catalogue des œuvres

L'essentiel des œuvres de Martial Caillebotte est resté inédit.

  • L'Enfant prodigue, épisodes bibliques, sur des paroles en prose d'Armand Silvestre, G. Hartmann, Paris 1883.
  • Roncevaux, drame symphonique sur un texte d'Édouard Blau (1836-1906) [texte : Chaix, Paris 1891]
  • Ecce Quam Bonum, Psaume CXXXII, pour soli, chœur et orchestre  [version piano et chant], dédicacé à son frère, l'abbé Alfred Caillebotte, G. Hartmann, Paris 1887.
  • Airs de Ballets [5], pour le piano, G. Hartmann, Paris 1887 [mi, sol mineur, ré, fa mineur, mi]
  • Don Paez, poème dramatique d'après les « Contes d'Espagne » d'Alfred de Musset.
  • Valse, pour le piano, E. & A. Girod, Paris 1878.
  • Mon âme à son secret, sur un poème de Félix Anvers
  • Le Nuage, sur un poème de Théophilme Gauthier
  • Mignone allons voir si la rose, sur un de Ronsart
  • Chanson, sur un poème d'Olivier Basselin.

Bibliographie

Discographie

Musique de Martial Caillebotte par Mario Hacquard, baryton, Claude Collet et Pascal Dessein, piano. Co-réalisation Culturespaces et Hybrid'music H 1823 (2011).
Pascal Dessein, piano : Air de ballet n° 2.
Mario Hacquard (baryton), Claude Collet (piano) : Mon âme à son secret (poème de Félix Anvers) ; Le Nuage (poème de Théophilme Gauthier) ; Mignone allons voir si la rose (poème de Ronsart) ; Chanson (poème d'Olivier Basselin).

 


Références / musicologie.org 2011