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Chausson Ernest

1855-1899

 

Né à Paris le 20 janvier 1855, mort au Limay (Mantes-la-Jolie), le 10 juin 1899.

Il est issu d'un milieu aisé. Son père, Prospère Chausson (1804-1894) est entrepreneur des travaux publics.

Il bénéficie de l'instruction d'un précepteur, Brethous-Lafargue, soucieux des disciplines artistiques et de la vie mondaine, qui le mène aux concerts, aux expositions et l'introduit, vers 1871 dans les salons.

Chausson fréquente ainsi le celui de Madame Jobert (la marraine de Musset), mais aussi à partir de 1874, celui de Madame Saint-Cyr de Rayssac. Il y rencontre des personnalités comme Fantin-Latour et Odilon Redon, Chenavard, l'abbé Lacaria et Vincent d'Indy.

Il écrit quelques nouvelles, ébauche un roman, s'essaie un peu au dessin.

Il entre à la faculté de droit en octobre 1875, obtient sa licence en avril 1876, puis soutient son doctorat le 7 mai 1877. Il devient avocat à la cour d'appel de Paris, mais n'effectue pas son stage pratique.

En octobre 1879, il s'inscrit en auditeur libre dans la classe de composition du Conservatoire de Jules Massenet.  Il avait déjà quelques compositions à son actif : deux sonatines pour piano à quatre mains, des variations, des chansons. Mais les plus anciens manuscrits conservés sont des compositions d'étude corrigées pas Massenet.

Il tente le Prix de Rome en 1880 avec la cantate l'Arabe (pour ténor et choeur masculin), mais échoue au concours. Il étudie alors, jusqu'en 1883, au Conservatoire puis en privé, avec César Franck, auquel il a été présenté par Vincent d'Indy (classe d'orgue faisant fonction de classe de composition).

En 1882, il assiste à la création de Persifal à Bayreuth en compagnie de Vincent d'Indy.

En 1883 il épouse Jeanne Escudier et se rend avec elle à Bayreuth (il fera de nouveau le «pèlerinage» en 1889).

En 1886, il devient pour une dizaine d'années, le secrétaire de la Société Nationale de Musique (fondée  par Saint-Saëns en 1870). Il se lie d'amitié avec Duparc, Fauré, Bréville, Debussy qui fréquentent son salon renommé 22 rue de Courcelles à Paris, ainsi  que Mallarmé, Régnier, Tourguéniev Albeniz, Isaye, Monet, Puvis de Chavane etc.

Il rassemble une importante collection de tableaux impressionnistes.

Le 10 juin 1899, en roulant en vélo dans la propriété du baron Laurent-Atthalin au Limay, il heurte de la tête un des murs d'enceinte de sa propriété et succombe d'une fracture du crâne.

On classe traditionnellement l'oeuvre de Chausson en trois périodes.

1878-1886, serait, héritage de Massenet, une période de mélodies élégantes et parfois un peu mièvres, avec des chansons comme Le charme (1879), Les papillons (1880) et la Sérénade Italienne (1880). Cette période comprend aussi une évolution de l'étoffe harmonique et formelle influencée par la musique de Wagner, comme l'orchestration de Viviane en 1882,  et par celle de César Frank comme dans les chansons Nany (1880), La dernière feuille (1880), Les Quatre mélodies op.8 (1882-1888), l'Hymne védique (1886), et oeuvre majeure, La caravane (1887).

Chausson vers 1890 

Le début de la seconde période coïnciderait avec sa nomination au secrétariat de la Société de Musique en 1886. On prête à sa fréquentation des milieux artistique et plus particulièrement à celle des compositeurs l'émergence d'un caractère dramatique marqué. On met aussi cela au compte de son caractère pessimiste, ou au fait qu'il désirerait se défaire de l'image de riche dilettante qu'on peut lui prêter. Parmi les oeuvres les plus remarquables de cette période, on compte le Poème de l'amour et de la mer (1882-1893), La légende de Sainte-Cécile (1891), son opéra Arthus (1886-1895) dont il écrit également le livret,  la symphonie en si op.20 (1889-1890), et le concerto op.21 pour piano, violon et quatuor de cordes (1889-1891)

Chausson et son épouse
 cliché E. Gafsler, Bâle, 1890  

La mort de son père en 1894 marquerait le début de la troisième période, caractérisée par l'influence des poètes symbolistes et la lecture des écrivains russes comme Dostoïevski, Tourgueniev ou Tolstoï.. De cette période datent le cycle des Serres chaudes (1893-1896) sur des poésies de Maeterlinck, la Chanson perpétuelle (1898), le Poème op.25 pour violon et orchestre, créé par Ysaye et très apprécié par Debussy.

Reflet d'une ontologisation des vieilles habitudes périodisantes historicistes, ce découpage est illusoire, il est une sorte de fantaisie psychologisante tendant à expliquer la plasticité créatrice par des événements remarquables (quitte à en grossir l'importance).

Chausson est un amateur qui a du goût et du savoir faire. Il bénéficie d'un environnement très propice, mais il entame sa vie de compositeur avec un bagage technique relativement léger. Ce qui lui manque, il l'acquiert, le découvre et l'invente au fil du temps et de ses oeuvres. C'est peut être pour cela qu'il compose lentement. Arthus, qu'on classe dans la seconde période, reste sur le métier 9 années durant. C'est en fait une oeuvre de la prétendue troisième période.

Au cours des années, l'oeuvre de chausson gagne constamment dans la maîtrise de la forme et se dote d'une harmonie brillante, souvent originale, parfois audacieuse, qui sont un travail sur l'héritage de César Frank, même si cela est teinté par l'admiration portée à la musique wagnérienne.

Ernest chausson

Catalogue des œuvres

Partitions d'Ernest Chausson dans l'IMSLP

 

  • Sans date,  (opus 13)  Quatre mélodies ( Apaisement sur un poème de Paul Verlaine ; Sérénade sur un poème de J. Lahor ; L'aveu sur un poème de V. de l'Isle Adam ; La cigale sur un poème se Leconte de Lisle)
  • Sans date, Le jugement de Pâris, pour baryton et orchestre
  • 1877, Lilas sur un poème de M. Bouchor
  • 1878, Le petit sentier sur un poème de M. Bouchor
  • 1878, Deux mélodies sur des poèmes de M. Bouchor ( L'âme des bois, Chanson)
  • 1878-1879, 2 sonatines pour piano 4 mains en sol mineur et ré mineur
  • 1879-1882,  (opus 2) Sept mélodies ( Nanny sur un poème de Leconte de Lisle ; Le charme sur un poème d'A. Silvestre ; Les papillons sur un poème de T. Gautier ; La dernière feuille (idem) ; Sérénade italienne sur un poème de P. Bourget ; Hébé sur un poème de L. Ackermann ; Le colibri sur un poème de Leconte de Lisle
  • 1879-1880, (opus 1) Cinq fantaisies pour piano [planches détruites]
  • 1879, O salutaris en si majeur pour orgue ou piano ou harpe
  • 1879, Le rideau de ma voisine sur un poème de Musset
  • 1879, L'albatros sur un poème de Charles Baudelaire
  • 1879-1880, Hylas, sur un poème de Leconte de Lisle, pour voix solistes, chœur et orchestre
  • 1879, La veuve du roi basque, sur un poème de L. Brethous-Lafargue, ballade pour voix soliste, choeur, orchestre
  • 1880, Esméralda, sur un texte de Victor Hugo pour voix soliste et orchestre [deux version]
  • 1880-1881, 11 fugues sur des sujets empruntés à Bach, Franck, Hasse, Massenet, Saint-Saëns
  • 1880 (1880 ?) Jeanne d'Arc, drame lyrique pour solistes et chœur de femmes
  • 1880, Sonatine pour piano en fa majeur
  • 1881, L'arabe, cantate sur un texte anonyme pout ténor, chœur d'hommes et orchestre [pour le Prix de Rome]
  • 1881, Andante et allegro pour clarinette et piano
  • 1881, Hymne à la nature sur un poème d'A. Silvestre pour quatuor vocal
  • 1881,  (opus 3) Trio en sol mineur pour piano
  • 1882, Nous nous aimerons sur un poème anonyme
  • 1882-1890, (révisé en 1893) (opus 19) Poème de l'amour et de la mer sur un poème de M. Bouchor, pour voix soliste et orchestre, [1 La fleur des eaux, 2 Interlude, 3 La mort de l'amour, Le temps de lilas]
  • 1882, (opus 4)  Les caprices de Marianne, comédie lyrique, d'après A. de Musset, créé à la Société Nationale de Musique (Paris), le 18 avril 1885
  • 1882 (révisé en 1887), (opus 5) Viviane, poème symphonique sur la légende des «Chevaliers de la Table ronde»
  • 1883,  (opus 6) Deux motets pour voix, violon et orgue (1 Deus Abraham ; 2 Ave verum)
  • 1883 (opus 11) Deux duos ( La nuit sur un poème de T. de Banville ; Le réveil sur un poème de H. de Balzac)
  • 1883-1884, (opus 7 ) Hélène, drame lyrique en deux actes d'après Leconte de Lisle), créé à la Société Nationale de Musique (Paris) le 14 mai 887
  • 1884, Le mort maudit sur un poème de J. Richepin
  • 1884, Marche militaire pour piano
  • 1885, Chanson de noces dans les bois sur un poème d'A. Theuriet pour deux sopranos et piano
  • 1886  (opus 12)  Trois motets pour quatuor vocal, violoncelle harpe et orgue (1 Ave Maria ; 2 Tota pulchra es ; 3 Ave maris stella)
  • 1886, Epithalame sur un poème de M. Bouchor
  • 1886, (opus 10) Solitude dans les bois, poème symphonique [détruit]
  • 1886-1895, (opus 23)  Le roi Arthus, drame lyrique en trois actes sur un livret du compositeur, créé au théâtres de la Monnaie (Bruxelles) le 30 novembre 1903
  • 1886, (opus 9) Hymne védique sur un poème de Leconte de Lisle, pour 4 voix et orchestre
  • 1887  (opus 14) La caravane sur un poème de T. Gautier [existe aussi en version orchestrée]
  • 1887-1888 (opus 15) Chant nuptial sur un poème de Leconte de Lisle pour quatuor de voix féminines
  • 1888,  (opus 17) Chansons de Miarka sur des poésies de J. Richepin ( Les morts ; La pluie)
  • 1888-1889, (opus 18),   La tempête, musique de scène pour le drame de W. Shakespeare (traduction de M. Bouchor), pour voix solistes et petit orchestre, créé au Petit Théâtre des Marionettes (Paris) le 5 novembre 1888 (5 n° : Chant d'Ariel, Air de danse, Duo de Junon et Cérès, Danse rustique, Chanson d'Ariel)
  • 1889, Les oiseaux, musique de scène pour l'oeuvre d'Aristophane (flûte et harpe), créé au Petit Théâtre des Marionettes [Paris) en avril 1889
  • 1889-1890, (opus 20) Symphonie en si
  • 1889-1891,  (opus 21) Concerto en ré majeur pour piano, violon et quatuor de cordes
  • 1890-1897,  (opus 28) Chansons de Shakespeare sur des traductions de M. Bouchor ( Chanson de clown de la «Douzièmes nuit» ; Chanson d'amour de «Mesure pour mesure» ; Chanson d'Ophélie d'«Hamlet» ; Chant funèbre de «Beaucoup de bruit pour rien»)
  • 1890  (opus 16)  Trois motets pour voix harpe et orgue (1 Lauda Sion ; 2 Benedictus ; Pater noster)
  • 1891, Tantum ergo pour voix soliste, orgue, violon, harpe
  • 1891, (opus 22) La légende de Sainte Cécile, musique de scène sur un livret de M. Bouchor, pour voix solistes, voix de femmes et petit orchestre, créé au Petit Théâtre des Marionettes l e 25 janvier 1892
  • 1895,  (opus 38)  Paysage pour piano
  • 1895 (1895 ?) chœur de femmes avec accompagnement de piano
  • 1895-1896,  (opus 24) Serres chaudes sur des textes de M. Maeterlinck) ( Serre chaude ; Serre d'ennui ; Lassitude ; Fauves las ; Oraison)
  • 1896,  (opus 26) Quelques danses pour piano (1 Dédicace, 2 Sarabande, 3 Pavane, 4 Forlane)
  • 1896, (opus 25) Poème pour violon et orchestre
  • 1896-1898,  (opus 36) Deux mélodies ( Cantique à l'épouse sur une poésie d'A. Jounet ; Dans la forêt du charme et de l'enchantement sur un poème de J. Moréas)
  • 1896-1897, (opus 29) Ballata sur un poème de Dante pour quatuor vocal ( Canzoniere di Dante)
  • 1896,  (opus 27)  Trois lieder sur des poésies de C. Mauclair ( Les heures ; Ballade ; Les couronnes)
  • 1897  (opus 31) Vêpres pour le commun des vierges pour orgue
  • 1897,  (opus 8) Quatre mélodies sur des poèmes de M. Bouchor ( Nocturne ; Amour d'antan ; Printemps triste ; Nos souvenirs)
  • 1897, Concerto pour piano, hautbois, alto at quatuor de cordes [études]
  • 1897 (opus 30) Quatuor en la majeur pour piano
  • 1897,  (opus 39)  Pièce pour violoncelle ou alto et piano
  • 1897-1899, Quatuor de cordes [complété par Vincent d'Indy]
  • 1897-1898, (opus 32) Soir de fête, poème symphonique
  • 1898 (opus 37) Chanson perpétuelle, sur une poésie de Charles Cros, pour soprano et orchestre (ou quintette de piano)
  • 1898, Marins dévots à la Vierge sur un poème de L.-P. Fargue
  • 1898, (opus 33) Pour un arbre de Noël sur un poème anonyme
  • 1898,  (opus 34)   Deux poèmes sur des textes de Paul Verlaine ( La chanson bien douce ; Le chevalier malheur)
  • 1899, Symphonie n° 2 (études)

Bibliographie

  • Ernest Chausson dans Data.bnf.fr
  • BARRICELLI J.-P; & Weinstein L., Ernest Chausson : the Composer's Life and Works. Norman 1955
  • BRETAUDEAU I., Aspects du langage d'Ernest Chausson à travers Serres chauds (thèse) Université de Lyon-Lumière 1982
  • BRETAUDEAU I., Les mélodies de Chausson. Lyon 1995
  • BRÉVILLE P.DE,   Ernest Chausson. Dans «Le Mercure de France» (31) 1899
  • BUSCHINGER D, Ernest Chausson : Le roi Arthus. Dans , U. & U. Müller (éditeurs) «Opern und Opernfiguren: Festschrift für Joachim Herz» Anif & Salzburg 1989, p. 289-300
  • CALVOCORESSI M. D., A la mémoire d'Ernest Chausson. Dans «Art moderne» (23) 1903, p. 189-190
  • Catalogue de l'exposition Ernest Chausson. Paris 1949
  • CHAILLEY JACQUES, D'une nouvelle de Tourguéniev au Poème de Chausson. Dans «Cahiers Ivan Tourgéniev, Pauline Viardot et Maria Malibran» vers 1981, p. 106-111
  • CRANKSHAW G., The Songs of Chausson. Dans «Monthly Musical Record» (83) 1953, p. 148-153
  • DAVIES L., César Franck and his Circle. London 1970
  • DUKAS PAUL, Ernest Chausson. Dans «Le Figaro» novembre 1903
  • DUMESNIL R., Ernest Chausson. Dans «Le monde» 4 août 1955
  • FESCHOTTE J., Chausson et la poésie. Dans «Musica : revue d'informations et d'actualités musicales» (42) 1957, p. 2-7
  • FLOTHUIS M., Onbekende liederen van Ernest Chausson. Dans A. Annegarn, L. P. Grijp & P. op de Coul (éditeurs), «Harmonie en perspectief : Zevenendertig bijdragen van Utrechtse musicologen voor Eduard Reeser»  (Deventer, 1988), p. 315-320
  • GALLOIS JEAN, Ernest Chausson: l'homme et l'oeuvre. Paris 1967 [ Ernest Chausson. Paris 1994]
  • GÉRARD Y., Lettres de Henri Duparc à Ernest Chausson. Dans «Revue de musicologie»  (38) 1956, p. 125-146
  • GROVER R. S., Ernest Chausson, the Man and his Music. London 1980
  • —, The Influence of Franck, Wagner and Debussy on Representative Works of Ernest Chausson (thèse). University of North Carolina 1966
  • HALLAYS A., Le roi Arthus. Dans «La Revue de Paris» (10) 1903, p. 846
  • HIRSBRUNNER T., Debussy, Maeterlinck, Chausson: Literary and Musical Connections. Dans «Miscellanea musicologica [Australia]» (13) 1984, p. 57-65
  • HUEBNER S., French Opera at the Fin de Siècle: Wagnerism, Nationalism and Style. Oxford 1999
  • INDY VINCENT D', Ernest Chausson. Dans «La Tribune de Saint-Gervais» septembre 1899
  • JEAN-AUBRY G., La musique française d'aujourd'hui. Paris 1916
  • LE FLEM P., Chausson et la musique pure. Dans « Euterpe» (8) 1949, p. 114-125
  • LESURE FRANCOIS (éditeur), Dix lettres d'Ernest Chausson à Claude Debussy. Dans «Revue de musicologie» (48) 1962, p. 49-60
  • LOCKSPEISER E., The Literary Clef. London 1958) [avec 6 lettres de Debussy à Chausson]
  • MAUCLAIR C., Souvenirs sur Ernest Chausson. Dans «La vogue« (7-9)  1899, p.73-82
  • MAUS O., Ernest Chausson. Dans « Art moderne» (19) 1899, p; 205-207
  • MEISTER B., Nineteenth-Century French Song : Fauré, Chausson, Duparc and Debussy. Bloomington 1980
  • Numééro spécial «Ernest Chausson» de la Revue Ostinato Rigore (14 mai 2000). Jean-Michel Place, Paris, 2000. [256 p., ISBN 285893522X
  • Numéro spécial de «La Revue Musicale» (7, 2) 1925-1926 C. du Bos, Chausson et la consolation par le cœur ; G. Samazeuilh, Ernest Chausson ; Correspondance inédite de Claude Debussy et Ernest Chausson ; Lettre à Eugène Ysaÿe ; Lettres inédites à Vincent d'Indy ; Lettres inédites à Mme de Rayssac ; Lettres inédites à Paul Poujaud ; Lettres inédites à Henry Lerolle ; Lettre de H. Duparc à E. Chausson ; M. Bouchor, Le langage et l'esprit ; A. Hoerée, Chausson et la musique française ; Quelques opinions sur Ernest Chausson ; J. Gaillard, Souvenirs sur Ernest Chausson ; Catalogue de l'oeuvre d'Ernest Chausson]
  • OULMONT C., Henri Duparc (1). Paris 1935 [avec l'analyse d'Arthus par Duparc]
  • Samazeuilh G., Ernest Chausson. Dans «Musiciens de mon temps», Paris 1947
  • SÉRÉ O., [J. Poueigh], Musiciens français d'aujourd'hui. Paris 1911 (huitième édition 1921)
  • SHATTUCK R., The Banquet Years : the Arts in France 1885-1918. New York, 1958 [seconde édition 1968]
  • SORABJI K. S., A Note on Ernest Chausson. Dans «Mi contra fa», London 1947, p. 119-24
  • STOCKHEM B., Lettres d'Ernest Chausson a Eugène Ysaÿe. Dans «Revue Belge de Musicologie» 1988, p. 241-272

Discographie

Poème de l'amour et de la mer
Chanson perpétuelle
Mélodies
Jessye Norman, soprano
Michel Dalberto, piano
Quatuor et orchestre philarmonique de Monte- Carlo
01/ + / 159
ERATO, ECD 88012 2.24
La Fleur des eaux — Interlude — II - La Mort de l'Amour — Chanson Perpetuelle, op. 37 — Le Colibri, op. 2 no. 7 — Serenade italienne, op. 2 no. 4 — La derniere feuille, op. 2 no. 4 — Les Papillons, op. 2 no. 3 — Le Charme, op. 2 no. 2

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02
Chausson
Chanson Perpétuelle
Concert en ré majeur
Poème de l'amour et de la mer
Andrée Esposito, soprano
Pierre Barbizet, piano
Christian Ferras, violon
Quatuor Parrenin
Victoria de Los Angeles, soprano
Orchestre Lamoureux
Jean-Pierre Jacquillat dir.
Enregistré en 1968 et 1973, numérisé en 1992
EMI, CDM 7 64365 2
01 - Chanson perpétuelle — Concert en ré majeur
02 - Décide — 03 - Sicilienne — 04 - Grave
05 - Finale — Poème de l'amour et de la mer : 06 - La fleur des eaux — 07 - Interlude — 08 - La mort de l'amour

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03
Chausson
Symphonie en si bémol
La tempête
Viviane
Soir de fête
BBC Philarmonic
Yan Pascal Tortelier dir.
Enregistré en 1999
Chandos  9650
Symphonie en si bémol op. 20 : 01 - Lent ; 02 - Très lent ; 03 - Animé  — 04 - Viviane op. 5 : 05 - Soir de fête op. 32 — La tempête : 06 - Air de danse ; 07 - Danse rustique

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04
Chausson
Le roi Arthus

Drame lyrique en trois actes et six tableaux. Livret et musique d'Ernet Chausson. Créé le 30 novembre 1903 au théâtre de la Monnaie à Bruxelles.
Choeurs de Radio France
Nouvel orchestre philarmonique
Armin Jordan, dir.
Guenièvre, soprano : Tereza Zylis-Gara — Arthus, Baryton : Gino Quilico — Lancelot, ténor : Gösta Wingergh — Mordred, baryton : René Massis — Lyonnel, ténor : Gérard Friedmann — Allan, basse : François Loup — Merlin, baryton : Gilles Cachemaile — Un Laboureur, ténor : Thierry Dran — Un Chevalier, basse : René Schirrer — Un Écuyer, basse : Alexandre Laitter — 4 Soldats, 2 ténors, 2 basses : Michel Focquenoy (1 & 2) ; Francis Dudziak ; René Schirrer
ERATO 2292 45407 

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05/ + / 159
Chausson
Symphonie en si bémol
Gabriel Fauré  (1845-1924):
Pelléas et Melisande
Pénélope
(prélude)
Masques et bergamasques
Orchestre de la Suisse Romande
Ernest Ansermet, dir.
Symphonie en si bémol : 01 - Lent ; 02 - Très lent ; 03 - Animé — Gabriel Fauré (1845-1924). Pelléas et Melisande : 04 - Prélude ; 05 - Le fileuse ; 06 - Molto adagio ; 07 - Sicilienne — 08 - Pénélope (prélude) — Masques et bergamasques : 01 - Ouverture ; 02 - Menuet ; 03 - Gavotte ; 04 - Pastorale

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06/159
Chausson
Concert pour violon, piano & quatuor à cordes opus 21.
Régis Pasquier
Jean-Claude Pennetier
Roland Daugareil
Geneviève Simonot
Bruno Pasquier
Roland Pidoux
Harmonia Mundi, HMC 901135, 1984 

 

Documents

WOLFF PIERRE. La musique contemporaine. «L'activité contemporaine», Fernand Nathan, Paris 1954, p. 116

    Ernest Chausson (1855-1899) avait fini ses études de droit lorsqu'à 25 ans, il s'orienta vers la musique et sut profiter de l'enseignement de Franck. Une sensibilité raffinée teinte d'exquises mélodies, un peu mièvres parfois. La Symphonie en si bémol (1890), malgré quelques lourdeurs, est une grande et noble œuvre. Mais la personnalité du musicien s'épanche plus librement dans le panache du Poème pour violon et orchestre, dans la sensualité violente de la Chanson perpétuelle, dans le mouvement pailleté et profond du Poème de l'Amour et de la Mer (1882.).

VUILERMOZ ÉMILE. Histoire de la musique. «Les grandes études historiques», Arthème Fayard, Paris 1949 [8e édition], p. 305-306

    Encore un licencié en Droit touché par la grâce. Ernest-Amédée Chausson était un être grave et méditatif, un mystique, un scrupuleux, qui trouva auprès de César Franck la sécurité morale dont il avait besoin pour se consacrer à la musique. Riche, heureux, vivant dans un cadre magnifique, entouré d'artistes d'élite, il gardait sans cesse une secrète mélancolie. La mort l'avait elle prévenu qu'elle l'obligerait, un jour, à interrompre brusquement la composition d'un scherzo et à sauter sur sa bicyclette pour courir plus vite au rendez-vous qu'elle lui donnait devant un mur de son parc sur lequel il allait se fracasser le crâne ? Il avait quarante-quatre ans. Tout lui souriait. Dès ses premiers essais il avait conquis l'estime de ses pairs. Un poème symphonique Viviane, sa belle Symphonie en si bémol, son Hymne Védique, et ses mélodies avaient révélé sa sensibilité délicate et la distinction de sa pensée. Son Poème pour violon et orchestre, triomphe d'Ysaye, s'imposait partout; son Concert pour violon, piano et quatuor, son Trio, son Poème de l'Amour et de la Mer et sa Chanson perpétuelle étaient accueillis avec faveur et son opéra le Roi Arthus allait être créé à Carlsruhe... On s'accordait à louer le tact avec lequel il utilisait le vocabulaire de Wagner et de Franck dans des ouvrages d'inspiration nettement française. Sa carrière qui s'annonçait glorieuse est une noble «symphonie inachevée».

LAMARQUE LUCIO (dir.). Encyclopédie de la musique. La Pochotèque, Garzandi, 1995 (1983), p. 147

    Elève de Massenet et de Franck àParis jusqu'en 1883; à partir de 1889 il fut secrétaire de la Société nationale de musique. Tempérament mystique, marqué par Franck et Wagner, mais pratiquant des harmonies neuves et des modulations subtiles qui font que son langage musical est à mi-chemin entre Franck et Debussy, il atteignit souvent un vibrant climat intérieur, délicat mais intense, empreint de douceur et de rêverie. Il donna le meilleur de lui-même dans quelques cycles de mélodies pour chant et piano, dans le poème symphonique Viviane (1882), dans le Poème pour violon et orchestre (1896), dans la Symphonie en si bémol (1890), dans le Trio pour violon, violoncelle et piano (1882), dans le Quatuor pour cordes et piano (1897) et surtout dans le Concert pour violon, piano et quatuor à cordes (1889). Il écrivit également des opéras (dont l'émouvant drame le Roi Arthus, (1892-1896) et des musiques de scène, des musiques sacrées et chorales.

Jean-Marc Warszawski
Révision 22 novembre 2005
Refonte du miroir de page, révision iconographique

 

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