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* Ansfelden (près de Linz, Haute Autriche), 4 septembre 1824 — † Vienne
11 octobre 1896.
Son père, Anton (1791-1837) est maître d'école, charge qui
implique la direction de la musique du village et la tenue de
l'orgue à l'église. Il joue également du violon dans les cafés.
Bruckner est le plus âgé de 11 enfants dont 5 seulement ont survécu. Il
semble qu'il est initié très jeune à la musique. En 1835, il est confié à
son cousin Johann Baptist Weiss (1813-1850), maître d'école et assistant
de l'organiste d'un village voisin, Hörsching, qui a une vie
musicale plus solide qu'à Ansfelden.
 Ansfelden
vers 1824. Huile anonyme.
On sait peu de choses sur l'enseignement musical de Weiss, sinon que
Bruckner y étudia des œuvres de Haydn. En 1836, suite à la maladie de son
père, Bruckner retourne à Ansfelden pour soutenir ses charges à l'école, à
l'églises et dans les engagements dans les cafés. Son père meurt le 7 juin
1837. Sa mère obtient du prieur Michael Arneth (1771-1854) que Bruckner
soit admis comme choriste au monastère de Saint-Florian.
Pendant son séjour au monastère, il se familiarise avec les musiques de
Michael Haydn, Franz Seraph Aumann (1728–1797), compositeur de
Saint-Florian admiré par Bruckner, Albrechtsberger, Joseph Haydn, Mozart,
Schubert. En dehors la musique d'Antonio Caldara, il n'aborde pas les
musiques anciennes.
Il termine sa scolarité en 1839. Il prend des cours de violon avec
Franz Gruber, de chant avec Michael Bogner, d'orgue avec l'organiste du
monastère Anton Kattinger (1798–1852), dont il est l'assistant aux messes
du dimanche.
En 1840-1841, il est à Linz pour se former au métier de maître d'école.
Il continue à étudier l'orgue, le piano le chant et la théorie avec Johann
August Dürrnberger (1800-1880).
De l'automne 1841 à Janvier 1843, il et 'assistant auprès du maître
d'école de Windhaag près de Perg, un village de Haute Autriche, dans le
Mühlviertal. Il assure également le service à l'église et doit participer
aux travaux des champs. Comme son père, il joue du violon lors des
festivités.
 L'école
à Windhaag
 Le
clavicorde de Bruckner à Windhaag
Par l'entremise du prieur Michael Arneth, il obtient un poste dans le
village de Kronstorf au sud de Linz. Il y assiste le maître d'école Franz
Seraph Lehofer qui lui permet d'installer un clavecin dans l'école. Trois
fois par semaine il se rend au bourg de Enns pour étudier la théorie avec
le chef de chœur de Leopold von Zenetti (1805–1892) qui connaît bien
l'école classique viennoise. Il peut aussi jouer un bon orgue à Steyr, un
autre bourg proche de Kronstorf.
 La
maison de Leopold von Zenetti à Enns
Pendant cette période, il a composé, mais les manuscrits autographes ne
sont pas datés. Il existe en toute certitude une messe en do majeur, pour
alto solo, cors et orgue, composée à Windhaag et deux messes à Kronstorf.
Des musiques de circonstance, comme celle pour l'anniversaire du pasteur
de Enns, Josef von Pessler (jouée le 19 septembre 1843)
Le 25 septembre 1845, il est nommé assistant au maître d'école au
monastère de Saint-Florian. En 1849 il a la charge suplémentaire de
conduire le cœur des enfants. Il étudie le latin, suit des cours à Linz en
vue de sa promotion sociale, tout en continuant sa charge à l'école et son
métier de musicien. En 1850, il obtient à titre provisoire l'orgue du
monastère.
 Le
monastère Saint-Florian
Bruckner peut compter sur des appuis auxquels il dédicace plusieurs
œuvres : la famille de Michael Arneth, le maître d'école Michael Bogner,
le chef de chœur Ignaz Traumihler (1815–1884), l'administrateur du
monastère, Franz Sailer († 1848), un ami proche pour lequel il compose le
Requiem en ré mineur. Sailer lui lègue son piano Bösendorfer qu'il
jouera toute sa vie. Il y a aussi Friedrich Mayr, qui a organisé le
retour de Bruckner à Saint-Florian en 1845, et qui succédera à Michael
Arneth en 1854.
Dans les années 1850, sa situation à Saint-Florian ne semble plus lui
convenir. Il écrit le 30 juillet 1852 au maître de chapelle de la cour de
Vienne Ignaz Aßmayr auquel il dédicace son
Psaume 114 :
Ich habe hier keinen Menschen, dem ich mein Herz öffnen dürfte,
werde auch in mancher Beziehung verkannt, was mir heimlich oft schwer
fällt. Unser Stift behandelt Musik und Musiker ganz gleichgültig ... ich
kann hier nie heiter sein und darf von Plänen nichts merken lassen
[Auer, lettre n° 2, p. 20]
Je n'ai aucune personne à laquelle il me soit permis d'ouvrir mon cœur,
et parfois, dans certains cercles, je ne suis pas reconnu, ce qui me
blesse en secret. Notre établissement emploie la musique et les musicien
dans l'indifférence. Ici, je ne peux jamais être gai, personne doit
remarquer mes projets.
En 1855, il est reçu à l'examen de professeur à Linz. Pendant l'été il
échoue au concours pour un poste d'organiste à Olmütz (Olomouc) et
commence des cours de théorie musicale avec Simon Sechter. Le 8
décembre 1855, il inaugure son poste d'organiste à la cathédrale et à
l'église communale et en obtient la charge pleine le 25 janvier 1856. Il
se consacre dès lors à la musique et abandonne sa carrière de
professeur.
Au cours de la même année, il intègre le « Liedertafel Frohsinnn »
un groupe vocal, comme second ténor. Il sera par deux fois le directeur de
l'ensemble.
Sa mère meurt le 11 novembre 1860.
Pendant ces années il compose peu, il se consacre aux exercices données
par Sechter avec lequel il communique par correspondance ou par de brèves
visites à Vienne. On conserve des milliers de pages de ces exercices. Le
26 mars 1861, Sechter lui délivre son certificat de fin d'études en
Harmonie.
Le 21 novembre 1861, il est examiné à sa demande par la Gesellschaft
der Musikfreunde in Wien (l'Association des amis de la musique de Vienne)
afin d'obtenir une reconnaissance officielle.
Peu après, il entame des études de forme et d'orchestration avec Otto
Kitzler (1834–1915), le chef d'orchestre du théâtre de Linz.
Suite à un concours il publie pour la première foie une de ses œuvres
en 1865.
Il est un fervent wagnérien dont plusieurs œuvres ont été données à
Linz. En mai et en juin 1865 , il se rend à Munich sur l'invitation de
Wagner pour assister à la première de Tristan.
Le 15 août 1865 il est à Budapest pour la première de la Légende de
sainte Élisabeth de Liszt et le 16 décembre 1866, il assiste à
Vienne à la Damnation de Faust, dirigée par Berlioz en personne.
Johann Herbeck, l'un de ses examinateurs de 1861 à Vienne, dirige sa
Messe en ré mineur à la cour de Vienne le 10 février 1867.
Pendant le printemps et l'été 1867, il fait un séjour au sanatorium de
Bad Kreuzen pour y soigner une dépression. De retour à Linz, il se met en
quête d'un nouvel emploi. Le 14 octobre 1967 il sollicite la Chapelle de
La cour à Vienne, le 2 novembre, l'Université de Vienne, le Mozarteum de
Salzbourg le 29 mars. Il écrit à Hans von Büllow en vu d'obtenir un poste
d'organiste à Munich.
Il hésite, pour des raisons pécuniaires à accepter le poste de
professeur d'harmonie au Conservatoire de Vienne en remplacement de Simon
Sechter mort le 10 septembre 1867. Johann Herbeck se déplace même à Linz
en mai 1868 pour convaincre Bruckner d'accepter le place laissée vacante.
Il obtient quelques conditions avantageuses. Il est à Vienne le 28 juin
1868, inaugure son poste de professeur au Conservatoire en octobre.
Autour des années 1870, des tournées passant pas Nancy, Paris, Londres
le font connaître comme un virtuose de l'orgue.
 Bruckner
et les critiques Eduard Hanslick, Max Kalbeck, Richard
Heuberger. Dessin sur tissu de Otto Böhler
Il est maître de piano au collège de jeunes filles sainte Anne de
Vienne à partir de 1870, poste qu'il perd pour des raison
disciplinaires.
En août 1873, il se rend à Marienbad (Mariánské Lázně) pour son
travail. Il en profite pour rendre visite à Wagner et lui demander
d'accepter la dédicace d'une de ses œuvres. Bruckner, selon le choix de
Wagner, lui dédie sa Troisième Symphonie.
Malgré l'opposition du critique Édouard Hanslick, il est lecteur
pour l'harmonie et le contrepoint à l'Université de Vienne et le
contrepoint en 1875.
Entre 1875 et 1878, il est second maître de chant et second archiviste
à la chapelle de la cour. En 1892 il y est l'un des trois organistes.
 Bruckner
en 1894
- 1835,
Domine ad adjuvandum pour chœur et instruments, (perdu)
- 1835,
Pange lingua en do majeur pour chœur quatre voix, révisé en
1891
- 1836,
Praeludium pour orgue en mi bémol majeur
- 1837,
Praeludium pour orgue Es, en mi bémol majeur
- 1842, Messe en do majeur pour solistes, chœur et 2 cors
- 1843 (vers 1843),
Libera en fa majeur pour chœur à quatre voix et orgue
- 1843,
Tafellied pour chœur d'hommes (
An dem Feste,texte de A. Knauer), donné le 19 septembre 1843 dans
la maison du curé de Enns puis à Vienne le 11 mars 1893)
- 1843,
Tantum ergo en ré majeur pour chœur à quatre voix (pour
Saint-Florian)
- 1844,
Choralmesse für den Gründonnerstag [Messe chantée pour le Jeudi
Saint], pour chœur à quatre voix
- 1844,
Litanei pour chœur et vents
- 1844,
Salve Regina, 1844
- 1845 (vers 1845),
Das Lied vom deutschen Vaterland pour chœur d'hommes, créé à
Saint-Florian la 11 octobre 1921 sous la direction de Müller)
- 1845 (vers 1845), Deux
Asperges me pour chœur à quatre voix et orgue
- 1845 (vers 1845),
Herz Jesu-Lied pour chœur et orgue
- 1845 (vers 1845),
O du liebes Jesukind pour voix et et orgue
- 1845,
Requiem pour chœut d'hommes et orgue
- 1845,
Vergißmeinnicht, cantate pour 4 solistes, chœur à 8 voix et piano
(plusieurs versions)
- 1846 (vers 1846),
Festlied pour chœur d'hommes
- 1846 (vers 1846),
Ständchen pour chœur d'hommes
- 1846, Cinq
Tantum ergo, pour chœur à 4 voix (un pour 5 voix) et orgue (préparé
pour l'édition en 1888)
- 1846, Deux pièces d'orgue en ré mineur
- 1847 (vers 1847),
Dir, Herr, dir will ich mich ergeben pour chœur mixte
- 1847 (vers),
Der Lehrerstand pour chœur d'hommes
- 1847,
Aequale pour 3 trombones
- 1847,
Prélude et Fuge pour orgue en do mineur
- 1848 (vers),
Tantum ergo en la majeur pour chœur à quatre voix et
orgue
- 1848,
In jener letzten der Nächte pour chœur mixte
- 1848,
Sternschnuppen pour chœur d'hommes
- 1848-1849, Requiem en ré mineur pour solistes, chœur et orchestre
(révisé en 1892), créé à Saint-Florian la 13 septembre 1849
- 1850 (vers 1850),
114e Psaume pour chœur à 5 voix et 3 trombones (peut-être créé à
Saint-Florian, repris à Linz le 1er avril 1906)
- 1850,
Messe en mi bémol (esquisse fragmentaire)
- 1850,
Missa pro Quadragesima pour chœur mixte et trombones (esquisse
fragmentaire)
- 1850,
Quadrille des lanciers pour piano
- 1850,
Steiermärker pour piano
- 1851 (vers 1854),
Das edle Herz pour chœur d'hommes, sur un texte de Marinelli
- 1851, Deux
Motets pour chœur d'hommes
- 1851,
Entsagen, cantate pour solistes, chœur et orgue, sur un texte de
Redwitz (créé à Saint-Florian le 11 octobre 1921 sous la direction de
Müller)
- 1851,
Frühlingslied pour voix et piano
- 1852,
22e Psaume pour chœur mixte et piano , 1852
- 1852,
Auf, Brüder, auf zur frohen Feier, cantate pour solistes, chœur et
orchestre, 1852 (3 versions, créées à Saint-Florian et Kremsmünster, de
nouveau à Saint-Florian le 11 octobre 1921 sous la direction de
Müller)
- 1852, Deux
Totenlieder pour chœur mixte
- 1852,
Die Geburt pour chœur d'hommes
- 1852,
Magnificat pour solistes, chœur et orchestre, créé à Saint-Florian
le 1er août 1854
- 1852-1854, Trois pièces pour piano quatre mains
- 1854 (daté du 8 août),
Missa solemnis en si bémol majeur pour solistes, chœur et
orchestre, créée à Saint-Florian le 14 septembre 1854
- 1854 (vers 1854),
Tantum ergo en si bémol majeur pour chœur à quatre voix
,instruments et orgue
- 1854,
Laßt Jubelklänge laut erklingen pour chœur d'hommes et vents
- 1854,
Libera en fa majeur pour chœur 5 voix, 3 trombones et orgue,
1854 (créé à Saint-Florian le 24 mars 1854 pur l'inhumation du prélat
Arneth, puis le 15 octobre 1896 pour l'inhumation de Bruckner)
- 1854,
Quadrille pour piano quatre mains
- 1854,
Vor Arneths Grab pour chœur d'hommes et 3 trombones (créé à
Saint-Florian 1854)
- 1855,
Auf, Brüder, auf, und die Saiten zur Hand, cantate pour solistes,
chœur et orchestre sur un, texte de Marinelli, créée à Saint-Florian le 17
juillet 1855)
- 1855,
Des Dankes Wort sei mir gegönnt pour chœur d'hommes avec
solistes
- 1855,
St. Jakob sproß aus edlem Stamm, pour solistes, chœur et piano
- 1856 (vers 1856),
Litanei, um 1856
- 1856,
Ave Maria en fa majeur pour solistes, chœur et orgue (dédicacé à
Ignaz Traumihler à Saint-Florian)
- 1856,
Pièce en mi bémol majeur pour piano
- 1858 (vers 1858),
Amaranths Waldeslieder pour voix et piano sur un texte de
Redwitz
- 1860 (vers 1860),
146e Psaume pour solistes, chœur et orchestre
- 1861,
Afferentur regi, Offertoire pour chœur à quatre voix , 3
trombones et orgue (créé à Saint-Florian le 13 décembre
1861)
- 1861,
Am Grabe, pour chœur d'hommes, créé à Linz la 1. février
1861
- 1861,
Ave Maria pour chœur à 7 voix (Intermède pour une messe de Lotti,
créé à Linz le 12 mai 1861, création en concert à Vienne le 8 novembre
1888 sous la direction de J. Schalk)
- 1861-1862,
Fuge en ré mineur pour orgue
- 1861-1862,
Trois premiers mouvements de sonate en fa majeur, fa mineur et sol
mineur ;
Adagio en fa mineur pou piano ; Important partie d'un quatuor de
cordes.
- 1862 (vers 1862),
Apollomarsch pour musique militaire
- 1862,
Das edle Herz pour chœur mixte
- 1862,
Du bist wie eine Blume pour quatuor vocal mixte, sur un texte de
Heine, créé à Linz la 14 février 1866
- 1862,
Preiset den Herrn, cantate pour solistes, chœur et orchestre de
vents, sur un texte de Pamesberger, créé à Linz la 1er mai 1862, pour la
pose de la première pierre de la nouvelle cathédrale
- 1862, Trois mouvements d'orchestre, créés à Klosterneuburg le 12
octobre 1924 sous la direction de F. Moißl et à Vienne le 13 octobre 1924
sous la direction de Keldorfer
- 1863 (5 février 1863 - 16 mai 1863),
Symphonie en fa mineur, créée à Klosterneuburg la 18 mars 1923 sous
la direction de F. Moißl
- 1863 (daté du 5 juillet 1863),
112e Psaume pour chœur à quatre voix et orgue (créé
à Vöcklabruck le 14 mars 1926 sous la direction de M. Auer)
- 1863,
Germanenzug pour chœur d'hommes et orchestre de vents, sur un texte
de A. Silberstein, créé à Linz le 15 juin 1865
- 1863,
Ouverture pour orchestre en sol mineur, créé à Klosterneuburg
le 8 septembre 1921 sous la direction de F. Moißl
- 1863,
Stille Betrachtung an einem Herbstabend pour piano (dédicacé à Emma
Thanner)
- 1863,
Zigeunerwaldlied pour chœur d'hommes (perdu)
- 1863-1864,
Symphonie en ré majeur (n° 0) (révision en 1869), créée en partie
le 17 mai 1924 à Klosterneuburg sous la direction de pour Moißl ;
création intégrale le 12 octobre 1924 Klosterneuburg sous la direction de
pour Moißl
- 1864 (daté du 29 septembre),
Messe n° 1en ré majeur pour solistes, chœur et orchestre (révisée
en 1876), créé à la cathédrale de Linz le 20 novembre 1864 sous la
direction de Bruckner ; première exécution en concert à Hambourg la 31
mars 1893 sous la direction de Mahler ; Concert à la mémoire de Bruckner à
Vienne le 17 janvier 1897 sous la direction de R. von Perger
- 1864,
Herbstlied pour chœur d'hommes avec 2 soprani solistes et piano,
sur un texte de Sallet, créé à Linz le 24 novembre 1864
- 1864,
Um Mitternacht pour chœur d'hommes avec alto solo et piano, sur un
texte de Prutz, créé à Linz le 11 décembre 1864
- 1865,
Marche en mi bémol majeur pour musique militaire
- 1865,
Trauungslied pour chœur d'hommes, sur un texte de Proschko, créé à
Linz la 6 février 1865
- 1865-1866,
Symphonie n° 1 en do mineur (plusieurs versions successives), créée
à Linz la 9 mai 1868 sous la direction de Bruckner (« version de Linz
»)
- 1866 (daté du 25 novembre),
Messe n° 2 en mi mineur pour chœur à 8 voix et orchestre de vents,
dédicacée à l'évêque Rudigier, créée à Linz le 25 septembre 1869 sur la
place de la cathédrale sous la direction de Bruckner ; première exécution
en concert à Vienne le 17 mars 1899 sous la direction de Neubauer)
- 1866,
Abendklänge pour violon et piano (dédicacé à Hugo v.
Gienberger)
- 1866,
Der Abendhimmel pour chœur d'hommes, sur un texte de Zedlitz, créé
à Vienne la 11 décembre 1898
- 1866,
O könnt ich dich beglücken, pour chœur d'hommes et solistes
- 1866,
Vaterländisches Weinlied pour chœur d'hommes, créé à Linz le 13
février 1868
- 1866,
Vaterlandsliebe pour chœur d'hommes et solistes, sur un texte de
Silberstein, créé à Linz la 4 avril 1868
- 1867-1868 (daté du 9 septembre 1868),
Messe n° 3 en fa majeur pour solistes, chœur et orchestre
(révisions en 1976 et 1890), créée à Vienne le 16 juin 1872, à l'
Augustinerkirche, sous la direction de Bruckner ; première exécution en
concert à Vienne la 23 mars 1893 sous la direction de J. Schalk
- 1868 (daté du 30 janvier),
Pange lingua (aussi
Tantum ergo), en mode phrygien, pour chœur à quatre voix (créé
à Steyr la 18 août 1892 sous la direction de Franz Bayer, création en
concert à Vöcklabruck le 24 novembre 1912 sous la direction de M.
Auer)
- 1868 (vers 1868),
Im avril pour voix et piano, sur un texte de Geibel
- 1868,
Asperges me pour chœur quatre voix
- 1868,
Erinnerung pour piano
- 1868,
Herbstkummer pour voix et piano
- 1868,
Inveni David, Offertoire pour chœur d'hommes et 4 trombones (créé
à Linz en 1868)
- 1868,
Jam lucis pour chœur à quatre voix (dédicacé à A. Dorfer à
Wilhering)
- 1868,
Mein Herz und deine Stimme pour voix et piano
- 1868,
Motto pour chœur mixte
- 1868,
Motto pour le « Liedertafel Sierning »
- 1868,
Phantasie en sol majeur pour piano (dédicacé à Alexandrine
Soika)
- 1869,
Locus iste, Graduale pour chœur à quatre voix (dédicacé à Otto
Loidol à Kremsmünster)
- 1870,
Mitternacht pour chœur d'hommes, ténor solo et piano, sur un texte
de J. Mendelssohn, créé à Linz le 15 mai 1870
- 1871-1872,
Symphonie n° 2 en do mineur (3 versions successives), créée à
Vienne la 26 octobre 1873 sous la direction de Bruckner
- 1873,
Symphonie n° 3 en ré mineur (3 versions successives) dédicacée à
Richard Wagner, créée à Vienne la 16 décembre 1877 sous la direction de
Bruckner
- 1873-1874,
Symphonie n° 4 en mi bémol majeur (2 versions successives),
dédicacée au prince Constantin Hohenlohe, créée à Vienne le 20
février 1881 sous la direction de Hans Richter
- 1875, Esquisse de
Requiem
- 1876,
Das hohe Lied pour chœur d'hommes et solistes, 1876, sur un texte
de Mattig, créé à Vienne le 13 mars 1906
- 1877,
Trösterin Musik pour chœur d'hommes et orgue, sur un texte de
Seuffert, créé à Saint-Florian le 28 octobre 1877
- 1877-1878,
Symphonie n° 5 en si bémol majeur (2 versions successives),
dédicacée au ministre K. Stremayr, créée à Graz le 8 avril 1894 sous la
direction de F. Schalk.
- 1878 (daté du 30 mars),
Tota pulchra es pour baryton solo, chœur et orgue (dédicacé à
l'évêque Rudigier), créé à la cathédrale de Linz le 4 juin 1878, sous le
direction de Burgstaller, créé en concert le 17 mars 1910 sous la
direction de E. Thomas)
- 1878,
Abendzauber pour chœur d'hommes avec voix de jodel et quatuor de
cors, sur un texte de Mattig, créé à Vienne, 16. septembre 1911
- 1878,
Zwei Herzen haben sich gefunden pour chœur d'hommes, à l'occasion
du mariage de R. von Ölzelt
- 1879,
Intermezzo pour quintette à cordes, créé à Vienne le 23 janvier
1904 par le Fitznerquartett
- 1879,
Os justi pour chœur à 7 voix (dédicacé à I. Traumihler), créé
à Saint-Florian le 28 août 1879, créé en concert à Vienne le 19 mars
1908 sous la direction d' E. Thomas)
- 1879, Quatuor à cordes en fa majeur (dédicacé à Max Emanuel von
Bayern, créé en privé à Vienne le 17 novembre 1881 , première audition
publique à Vienne le 8 janvier 1885
- 1879-1880,
Symphonie n° 6 an la majeur, dédicacée au Dr. A. v. Ölzelt- Newin,
créée en partie à Vienne le 11 février 1883 sous la direction de W. Jahn ;
création intégrale à Vienne le 26 février 1899 sous la direction de Gustav
Mahler
- 1881-1884 (mai 1881-7 mars 1884),
Te Deum en do majeur pour solistes, chœur et orchestre (révision
1883-1884), créé avec accompagnement de piano à Vienne le 2 mai 1885 sous
la direction de Bruckner ; création avec orchestre à Vienne la 10 janvier
1886 sous la direction de H. Richter)
- 1882,
Ave Maria en fa majeur pour alto solo et orgue, créé
à Stuttgart lors de la Brucknerfest de 1921
- 1882,
Sängerbund pour chœur d'hommes, 1882, sur un texte de Kerschbaum,
créé à Wels le 10 juin 1883
- 1882-1883,
Symphonie n° 7 en mi majeur, dédicacée au roi Louis II de Bavière,
créée à Leipzig le 30 décembre 1884 sous la direction de A. Nikisch.
- 1884,
Christus factus est chœur à 6 voix et cordes ou trombones (dédicadé
à Otto Loidol à Kremsmünster), créé à Wien le 28 février 1905 sous la
direction de E. Thomas)
- 1884,
Christus factus est, Graduale pour chœur à 5 voix
- 1884,
Praeludium en do majeur pour Harmonium
- 1884,
Salvum fac regem pour chœur à quatre voix
- 1884-1886,
Symphonie n° 8 en do mineur (2 version successives), dédicacée à
l'empereur Franz Josef I, créée à Vienne le 18 décembre 1892 sous la
direction de Hans Richter
- 1885 (daté du 20 avril),
Ecce sacerdos pour chœur à 7 voix, 3 trombones et orgue, pour le
millénaire du diocèse de Linz, créé à Vöcklabruck le 24 novembre 1912 sous
la direction de M. Auer)
- 1885,
Virga Jesse floruit pour chœur à quatre voix, créé à Vienne le
8 décembre 1885 (Chapelle de la cour sous la direction de Bruckner ;
création en concert à Vienne le 7 mars 1907 sous la direction de E.
Thomas)
- 1886,
Um Mitternacht pour chœur d'hommes avec ténor solo, sur un texte de
Prutz, créé à Linz le 15 avril 1886
- 18887-1893,
Symphonie n° 9 en ré mineur, créée à Vienne la 11 février 1903 sous
la direction de F. Löwe.
- 1890,
Träumen und Wachen pour chœur d'hommes avec ténor solo, dédicacé au
recteur Prof. Dr. Hartel, sur un texte de Grillparzer, créé à Vienne le,
15 janvier 1891
- 1892 (daté du 29 juin),
150e Psaume pour soprano-solo, chœur et orchestre, créé à Vienne le
13 novembre 1892 sous la direction de W. Gericke)
- 1892,
Das deutsche Lied pour chœur d'hommes et vents, sur un texte de E.
Fels, créé à Salzburg la 5 juin 1892
- 1892,
Vexilla regis pour chœur à quatre voix, créé à
Saint-Florian, le Vendredi Saint de 1892 sous la direction de B. Deubler ;
première exécution en concert à Vienne le 3 avril 1898 sous la direction
de V. Keldorfer)
- 1893,
Helgoland pour chœur d'hommes et orchestre, dédicacé à la
Männergesangverein de Vienne pour son 50e anniversaire, sur un texte de A.
Silberstein, créé à Vienne le 8 octobre 1893
- 1896,
Dir, holde Heimat,sur un texte de Naaff, créé à Vienne le 15 juin
1898
- « Approdo musicale » (24) 1966 [Numéro consacré à Bruckner.
Études de S. Martinotti et G. Gavazzeni]
- AUER M.,
Bruckner : sein Leben und Werk. Wien, 1923 (1967, 6e édition)
- BASSO A. (éditeur),
Anton Bruckner simposium (Genoa, 1958) [études de S. Martinotti, A.
Machabey, A. Basso, E.D.R. Neill]
- DOERNBERG E.,
The Life and Symphonies of Anton Bruckner. London 1960
(rééditions)
- GÖLLERICH A.,
Anton Bruckner : ein Lebens- und Schaffensbild (I). Regensburg 1922
(et rééditions) [II-IV, édités pa M. Auer (1928–1937 (rééditions)]
- GRÄFLINGER F.,
Anton Bruckner : sein Leben und seine Werke. Regensburg 1921
- GRASBERGER F., (éditeur),
Bruckner-Studien : Leopold Nowak zum 60. Geburtstag. Wien 1964
[études de W. Boetticher, K.G. Fellerer, K. Geiringer, F. Grasberger, W.
Hess, H. Jancik, E. Jochum, A. Kellner, F. Kosch, H. Kronsteiner, J.
Kronsteiner, F. Racek, H.F. Redlich, H. Sittner, E. Tittel, W. Waldstein,
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- GRUNSKY K.,
Anton Bruckner. Stuttgart 1922
- HAAS R.,
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- KOBALD K. (éditeur),
In memoriam Anton Bruckner. Zürich 1924 [études de G. Adler, M.
Auer, E. Decsey, F. Eckstein, W. Fischer, A. Göllerich, M. Graf, F.
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- KURTH E.,
Anton Bruckner. Berlin 1925 (rééditions)
- LANCELOT M.,
Anton Bruckner : l’homme et son oeuvre. Paris 1964
- LAUX K.,
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- LOUIS R.,
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- MAHLING C.-H. (éditeur),
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- MOROIANU M.,
Anton Bruckner. Bucarest 1972
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La Troisième
Symphonie en ré mineur, dite
Wagner-Symphonie
Par Franck Mallet / Orchestre national de Lyon
Composée 1872 et 1873 ; révision en 1877. Création à
Vienne, le 28 avril 1877. 2ème révision entre 1888 et 1889, création à
Vienne, le 21 décembre 1890.
Né dans une famille d'instituteurs et de musiciens,
l'Autrichien Anton Bruckner fut tout d'abord maître d'école, pendant huit
années, tout en parachevant ses études musicales. Organiste, il vint
tardivement — comparé à d'autres —, à la composition pour grand orchestre,
se cantonnant tout d'abord dans des pièces pour orgue, des motets, un
Requiem en ré mineur (1849) et une
Messe solennelle, en si bémol, en 1954. Après une décisive
Ouverture en sol mineur, pour orchestre (1862) dans l'esprit de
Schubert, Bruckner s'attèle à une première symphonie, dite « d'étude »,
écartée par la suite de son catalogue, tout comme une seconde, en ré
mineur, à laquelle le compositeur attribua à la fin de sa vie le
symbolique n° O. Sa Première Symphonie fut créée à Linz en 1868, soit huit
ans avant la Première de Brahms. Quelques années plus tôt, Bruckner avait
étudié Tannhàuser, l'opéra de Richard Wagner, puis assisté à la première
représentation de Tristan et (solde, à Munich. A cette occasion, par
l'entremise du compositeur Anton Rubinstein et du pianiste et chef
d'orchestre Hans van Bülow, il est présenté à Wagner. Avec le compositeur
de Tristan, Liszt est le second musicien auquel Bruckner voue une
admiration sans bornes. Cette même année 1865 du choc de Tristan, Bruckner
découvre, cette fois à Budapest, l'oratorio sainte Elisabeth, dont la
création est assurée par le compositeur, Franz Liszt. Bruckner se
passionne pour l'orchestre de Liszt, celui de la Dante Symphonie (dédiée à
Wagner, tout comme la 3ème Symphonie de Bruckner) et des deux Légendes,
saint François de Paule marchant sur les flots et saint François d'Assise,
La prédication aux oiseaux — deux partitions considérées comme de
véritables « poèmes symphoniques » pour piano, et dont il existe
d'ailleurs le « double » pour orchestre. Si l'on ajoute à Schubert,
Beethoven bien sûr, Wagner et Liszt, l'orchestre de Berlioz, que Bruckner
appréciait particulièrement — en plus de la Symphonie Fantastique, il
aimait la Damnation de Faust, qu'il vit diriger par son auteur à Vienne,
en 1866 —, on obtient ainsi un vaste cadre où Bruckner se situe pour
concevoir les monumentales architectures sonores de ses neuf
symphonies.

Anton Bruckner. Tableau de Bératon
collection de la ville de Vienne
On a coutume de voir dans la Troisième Symphonie le
point de départ du style brucknérien, mais en réalité les deux premières
symphonies contiennent déjà des éléments originaux qui n'appartiennent
qu'au langage du compositeur. Comme le souligne Paul-Gilbert Langevin,
dans son ouvrage Bruckner, apogée de la symphonie (*) : « La Troisième
réunit pour la première fois l'ensemble des caractères spécifiques du
compositeur, en ce sens que chacune des sources essentielles de son
inspiration y participe. L'élément religieux se fait jour, surtout dans
l'Adagio ; le parfum du terroir domine le Scherzo ; quant aux mouvements
extrêmes, ils tentent une synthèse de l'épopée beethovénienne et du
langage wagnérien, qui fit dire à Hanslick [critique musical] : « C'est
une Neuvième à la sauce Walkyrie » Si la formule d'Hanslick relève avec
humour l'influence cette Troisième, la partition est bien de la main de
Bruckner, indépendamment de la vénération qu'entretient le compositeur
autrichien pour l'auteur de la Tétralogie. En effet, début septembre 1873,
Bruckner s'est rendu à Bayreuth, où le Festpielhaus est en construction,
pour rendre visite à Wagner et lui soumettre le manuscrit de ses 2ème et
3ème Symphonies... Bruckner en revient tout ému : « D'abord il n'a rien
dit, écrit-il au lendemain de sa visite. Puis il m'a sauté au cou et
embrassé plusieurs fois. J'en ai pleuré, naturellement ; mais ça été bien
pis quand il m'a dit : mon cher ami, votre dédicace m'honore et, avec
votre oeuvre, vous me causez un plaisir peu commun !» Wagner le pria
toutefois de d'éliminer les citations empruntées à ses opéras, ce qui fit
Bruckner l'année suivante, à l'exception du thème du « sommeil de
Brünnhilde » qui apparaît par deux fois, au début du premier mouvement et
à la fin du second — la partition autographe de la 3ème porte d'ailleurs
les signatures des deux musiciens. Au soir de la création viennoise, qui
s'est déroulée dans de mauvaises conditions — le compositeur ayant dû
remplacer précipitamment le chef d'orchestre, décédé —, à un éditeur qui
lui offre de publier cette nouvelle partition, Bruckner, découragé, clame
: « Laissez-moi sortir, personne ne veut entendre parler de moi!» Cette
3ème Symphonie fut ainsi sa première oeuvre publiée, avec une réduction
pour piano réalisée par Gustav Mahler, alors âgé de dix-huit ans. Une
dizaine d'années plus tard, Bruckner, pressés par ses élèves Franz et
Josef Schalk, qui veulent « simplifier » le langage réputé trop abscons de
leur professeur, révise sa partition. Mahler, sans succès, s'opposait à de
telles révisions, qui ne pouvaient que trahir la pensée du compositeur.
Pourtant, cette ultime mouture connut une nouvelle édition et fut créée,
triomphalement cette fois, toujours à Vienne, en décembre 1890. Ces
remaniements, ces mutilations et ces différentes variantes successives,
ont fait l'objet d'études permettant d'établir en 1950 une édition
critique (Éditions Bruckner) en Allemagne, qui fait toujours autorité.
Le thème initial du ter mouvement [Mehr langsam.
Misterioso] nous plonge dans une atmosphère d'héroïsme qui doit autant à
Beethoven qu'à Wagner. Ce mouvement, le plus étendu des quatre, se soulève
sur la dynamique d'une succession d'accords brisés de bois, aussitôt
suivis d'une trompette puis d'un cor emmenant avec eux crescendo tout
l'orchestre, jusqu'au fortissimo. Un second groupe thématique, au rythme
plus léger et dansant, développe des tonalités pastorales. La trompette
revient et précède la rééxposition du thème initial, très reconnaissable
et bien caractéristique du compositeur. Un fort sentiment d'allégresse
entoure ce mouvement au chant martial et débridé. Baigné d'une atmosphère
wagnérienne, grâce aux réminiscences du motif « du sommeil » emprunté au
troisième acte de la Walkyrie, le second mouvement [Adagio] est assurément
l'un des plus réussis. Trois thèmes y co-existent — lent et paisible pour
le premier, tendre et délicat pour le second, et mystérieux pour le
troisième. Loin de toute citation, Bruckner est ici proche de l'esprit de
Tristan & Iseulf. C'est une méditation quasi religieuse, dont on suit
les vagues successives. Là encore, Bruckner s'y distingue comme un maître
de la lenteur — une lenteur élégiaque dont se souviendra Mahler —, le
rythme mesuré et sans précipitation, comme une respiration, de celui qui
gravit une montagne, ménageant ses efforts. Une lenteur qui débouche sur
la retenue du temps, la contemplation. Après une volée de violons et de
cordes basses obstinées, le thème rageur du Scherzo [3ème mouvement] monte
et éclate, soutenu par les timbales. Un thème de danse — un làndler
autrichien —, anime de bout en bout ce bref mouvement, faisant frémir et
tournoyer les cordes avec simplicité et élégance. L'image est suffisamment
frappante pour être rapportée, quant aux contrastes qui agitent le 4ème et
dernier mouvement. Bruckner se souvient de son émotion, chez lui à Vienne,
lorsque, en observant par la fenêtre la gaieté insouciante d'un bal, il
réalisa qu'à l'étage supérieur, dans l'immeuble, on veillait un mort. La
musique reproduit la « disposition » spatiale de ce souvenir, puisque,
après un premier thème où tourbillonnent les cuivres avec majesté, dans le
second, celui de la « vision », les cordes se lancent dans une polka
joyeuse, tandis que bois et cuivres énoncent un choral d'église. Cette
ambivalence de la destinée humaine est suivie d'un troisième thème, où
l'orchestre paraît se séparer en deux groupes bien distincts — une
extraordinaire conclusion pour cette 3ème Symphonie, qui joue sur le
parallélisme de deux forces bondissantes.
(*) P.-G. Langevin : Bruckner, apogée de la symphonie.
L'Âge d'homme, Lausanne, 1977.
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Deutsche Grammophon 423 127
1972 / 1987
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Anton Bruckner
Oeuvres sacrées pour choeurs
Messes, motets, Psaume 150, Te Deum.
Edith Mathis, Maria Stader, Sieglinde
Wagner (sopranoq) - Claudia Hellmann, Marga Schiml (altos - contraltos) -
Ernst Haefliger, Richard Holm, Wieslaw Ochman (ténors) - Kim Borg, Peter
Lagger, Karl Ridderbusch (basses)
Chor und Symphonie-Orchester des Bayerischen Rundfunks
Chor der Deutschen Oper Berlin
Berliner Philharmoniker
Eugen Jochum, dir
Enregistré entre 1963 et 1972
Disque 1.
Messe n° 1 en ré mineur ; Alleluia Virga Jesse ; Ave maria -
Disque 2.
Messe n° 2 en mi mineur ; Graduel Os justi ; Christus
factus est pro nobie ; offertoire Afferentur regi -
-
Disque 3. Messe n° 3 en fa
mineur ; graduel Locus iste ; Antiphon Tota pulchra es, Maria
-
Disque 4. Te Deum ; Hymne
Pange Lingua ; hymne Vexilla regis ; Psaume 150
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Deutsche Grammophon 427 774
1989
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Bruckner
Symphonie n° 5
Berliner Philharmoniker
Wilhelm Furtwängler, dir
Enregistré en public, philharmonie de Berlin 28 octobre 1942
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ORFEO1982
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Anton Bruckner
Symphonie n° 6 en la majeur
Bayerisches Staatsorchester
Wolfgang Sawallish, dir
enregitré le 14 octobre 1981 à Munich
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02 / 144

LODIAR 1982
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Anton Bruckner
Symphonie n° 8 en do mineur
The Philharmonic Symphony Orchestra
Carlos Païta, dir
Enregitré à Londres en mai 1982
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SONY 1994
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Anton Bruckner
Quintette à cordes en fa majeur
Intermezzo en ré mineur
Rondo en do majeur pour quatuor à cordes
Quatuor à cordes en do mineur
Ensemble L'Archibudelli
Enregistré les 3-6 mai 1994
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TELDEC 22292-46330 (1990)
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Bruckner
Symphonie n° 0 en ré mineur
Radio-Symphonie-Orchester Frankfurt
Eliahu Inbal, dir
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07/145

Harmonia Mundi, 2004
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Anton Bruckner
Symphonie n° 7 en mi majeur
Orchestre des champs Élysées
Philippe Herrexeghe, dir
Enregistré en 2004 à Utrecht
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08/145

Deutsche Grammophon 415 988 (1982)
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Bruckner
Symphonie n° 2 en do mineur
Berliner Philharmoniker
Herbert von Karajan, dir.
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Jean-Marc Warszawski 13 août
2006
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