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Barbara
Cerf Monique
1930-1997

 

 
 

 

 

 

Monique Andrée Serf, dite Barbara, née le 9 juin 1930 à Paris — morte le 24 novembre 1997 à Neuilly-sur-Seine.

Sa famille change souvent de domicile, mais sous le régime fasciste de Vichy et l'occupation nazie, elle doit fuir la chasse aux juifs. Elle se réunit de nouveau au Vésinet après la Libération.

Barbara suit une scolarité médiocre. Veut devenir chanteuse, et suit des cours de chant chez une professeure du Visinet, Madame Thomas-Dusséqué, laquelle quitte la ville en 1946, pour Paris, où elle donne des cours à la Salle Pleyel. Quant à eux, les Serf s'installent dans le 20e arrondissement de Paris. Barbara peut y travailler le piano.

L'année suivante, Madame Dusséque la présente à M. Paulet. Elle peut intégrer en candidate libre, sa classe de chant, au Conservatoire de Paris.

En 1948, elle est engagée comme choriste dans une opérette au Théâtre Mogador.

Son père abandonne le foyer. Faute de moyens, elle ne peut conserver son piano.

En 1950, elle quitte Paris pour Bruxelles, puis intègre un groupe d'artistes à Charleroi. Elle commence à chanter dans les cabarets sous le nom de Barbara Brodi (du nom de sa grand-mère, Arvara Brodsky), un répertoire puisé chez Édith Piaf, Juliette Gréco et Germaine Montéro.

En 1954, en Belgique

Elle séjourne brièvement à Paris, passe quelques auditions sans succès et retourne à Bruxelles. De relation en relation, elle trouve une pianiste pour l'accompagner et lui donner des cours de piano, un amant qui ouvre pour elle un cabaret à la fin de 1952, ou elle acquiert une certaine notoriété. Le mariage avec Claude Sluys, qui lui écrit quelques chansons, dure peu de temps (1953-1955).

En 1955, elle enregistre deux titres chez DECCA, et regagne Paris à la fin de l'année.

Elle se produit dans divers cabarets, c'est à l'Écluse que sa carrière prend une tournure solide. C'est aussi à cette période qu'elle commence à écrire ses propres chansons. Elle enregistre son premier 45 tours chez La Voix de son Maître, Barbara à l'Écluse.

En 1960, pour la marque de disques Odéon, elle enregistre deux disques consacrés aux chansons de Brel et de Brassens, qui sont récompensés par l'Académie Charles-Cros.

En 1961, elle est en première partie de Félix Marten à Bobino, mais sa tenue de scène ne fait pas une bonne impression.

En 1963, au Théâtre des Capucines, elle obtient un réel succès, avec un répertoire comprenant deux de ses chansons, deux grands succès, Dis, quand reviendras-tu ? et Nantes, écrite après la mort de son père à Nantes en 1959.  Elle signe dans la foulée un contrat pour les disques Philips et Georges Brassens lui propose la première partie de son spectacle à Bobino. Ce sera un succès.

Une première tournée en Allemagne, à Göttingen (qui lui inspire la chanson Göttingen), lui ouvre le chemin du succès dans ce pays.

Dis, quand reviendras-tu ?

Après un premier disque 33 tours, elle fait, en 1965, un triomphe à Bobino. Elle offre au public un de ses chefs-d'œuvre Ma plus belle histoire d'amour, c'est vous.

Le succès ne se démentira plus. Tournée en Italie en 1967, l'Olympia en en 1969, où elle annonce qu'elle arrête la scène... mais elle continue.

Son album L'Aigle noir, est un nouveau succès. On la retrouve au cinéma (Franz), en 1972, aux côtés de Jacques Brel qui est aussi le réalisateur, en 1974, dans L'Oiseau rare, de Jean-Claude Brialy, dans « Je suis né à Venise », de Maurice Béjart.

En fait, même si à partir de 1974, elle refuse d'apparaître dans les médias, elle continue son activité.

Elle donne des concerts en 1974, 1975, 1978, et en 1981 à l'hippodrome de Pantin. Sa voix est cassée. Elle travaille alors les effets dramatiques, à la limite de l'excès.

En 1986, elle crée avec Luc Plamondon, la pièce Lily Passion, dans laquelle elle joue et chante, aux côtés de Gérard Depardieu. La même année elle est invitée au Metropolitan Opera de New York.

Elle s'engage de manière militante dans la lutte contre le SIDA.

En 1988, elle est chevalière de la Légion d'honneur, enregistre Lettres à un jeune poète de Rainer Maria Rilke en 1991, elle est sur la scène du Théâtre du Châtelet en 1993, mais elle est atteinte par la maladie.

Elle se produit pour la dernière fois sur scène, à Tours, en 1994.  En 1996, elle enregistre son dernier album, entourée par des musiciens de renom : Eddy Louiss, Maurice Vander, Richard Galliano, Didier Lockwood.

Elle meurt le 24 novembre 1997.

Bibliographie

  • BARBARA. Ma plus belle histoire d'amour. Editions de l'Archipel, octobre 2000
  • JULY JOËL, Les mots de Barbara. Publication de l'Université de Provence, Aix-en-Provence 2004.
  • WODRASCKA ALAIN, Barbara : n'avoir que sa vérité. Éd. Didier Carpentier, Paris 2001 [237 p.]

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