musicologie  lundi 29 juin 2020.

Les corps de musique des cathédrales à la fin de l’Ancien Régime

 

22 octobre 2020, Clermont-Ferrand
10es rencontres du Réseau Muséfrem
Appel à communications

Après plusieurs années de rendez-vous centrés sur les musiciens et leurs carrières, il est proposé d’inaugurer avec les Rencontres de l’automne 2020 un type d’approche différent, rendu possible par l’ampleur du stock de données désormais disponibles grâce à la progression du nombre de notices rédigées. Parmi les premières perspectives de réflexion collective qui s’ouvrent, l’étude structurelle des corps de musique représente assurément l’une des plus stimulantes. Au même titre que l’origine et la formation des musiciens, ou leur itinérance professionnelle, cette thématique s’inscrit d’ailleurs parmi celles qui ont conduit à l’élaboration d’un projet d’enquête collective à l’échelle nationale. Maintenant que notre patrimoine commun est déjà plus que substantiel, le temps est venu de jeter les bases d’une exploitation des richesses amassées.

Le thème proposé fait directement écho à un constat que suggère la lecture des différentes synthèses départementales : dans les églises qui rehaussent la solennité de leurs messes et de leurs offices par l’exécution de pièces en musique (donc avec polyphonie et, le plus souvent, accompagnement d’instruments) et qui disposent chacune à cet effet d’un « corps de musique », celui-ci présente toujours tant de traits qui le singulari- sent qu’on est tenté de penser qu’il n’en existe aucun autre parfaitement identique. Cette hétérogénéité s’ex- plique évidemment par de multiples facteurs : prestige de l’église, place accordée à la musique par rapport au plain-chant, ressources dédiées à cette activité, traditions locales, compétences musicales des membres du bas chœur, etc., tous éléments qui sont pris en compte dans la rédaction des synthèses départementales. Mais, au- delà de la description des réalités locales et sans méconnaître tous les facteurs conjoncturels qui donnent à chaque corps de musique sa physionomie propre, l’historien et le musicologue ne peuvent se résoudre à se con- tenter de les inventorier ; ils cherchent à retrouver les dénominateurs communs qui permettent de construire des familles à partir des unités singulières, à déceler les régularités ou, en d’autres termes, à établir des typolo- gies aptes à rendre raison du désordre apparent. Pour cette tâche complexe, qui vise à organiser les corps de musique en ensembles cohérents, à définir les finalités cultuelles spécifiques de chacun d’eux ou encore à es- quisser des variantes régionales, la Journée d’étude d’octobre ne suffira évidemment pas. Mais elle devrait per- mettre de jeter les bases d’une réflexion sur le sujet et d’en esquisser la méthodologie. C’est cette dimension exploratoire qui conduit à limiter pour l’heure le propos aux seules cathédrales, un groupe numériquement res- treint de lieux de musique (environ 130), qui présentent l’avantage de partager des traits institutionnels com- muns tout en offrant de forts contrastes sous l’angle des potentialités musicales.

Il est souhaité que, dans une perspective comparative, les propositions de communications s’attachent toutes à deux cathédrales au moins. Une fois cette condition remplie, et le nombre de cas retenus pouvant évi- demment être supérieur, les objets étudiés peuvent – comme on s’en doute – être d’une grande variété :

Chacun peut faire une proposition relative à un territoire qui lui est familier (et par exemple s’attacher à l’évolution des corps de musique des cathédrales sur une période longue) ou partir des données déjà mises en ligne pour traiter un thème particulier. Il serait par exemple intéressant d’avoir des études sur le rapport entre la taille du corps de musique de la cathédrale et le type de ville où celle-ci est implantée (population, fonctions administratives, « équipement » culturel…).
Ce ne sont que des suggestions car il est évident que bien d’autres pistes peuvent exister…

Les propositions sont à envoyer avant le 15 juillet à Bernard Dompnier (bernard.dompnier@orange.fr)

Cette journée d’étude est ouverte à tous les chercheurs intéressés par la thématique des musiques d’Église à l’époque moderne.
Nous comptons sur le concours de tous pour que cette rencontre soit aussi fructueuse que les précédentes.

Youri Carbonnier, Bernard Dompnier, Stéphane Gomis, Sylvie Granger

Le lendemain, vendredi 23 octobre, se déroulera un séminaire réservé aux contributeurs actuels et à venir au programme Muséfrem (sur inscription auprès de Sylvie.Granger@univ-lemans.fr)

 


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Lundi 29 Juin, 2020