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Michel Rusquet, Trois siècles de musique instrumentale : un parcours découverte : la musique instrumentale en Bohème et Moravie au temps de Mozart et de Haydn.

La musique instrumentale de Pavel (1756-1808) et Antonín Vranický (1761-1820)

Pavel Vranický.

Pavel Vranický, ou Paul Wranitzky (1756-1808) est né en Moravie. Ce violoniste fut l’élève de Joseph Martin Kraus et de Joseph Haydn et fut lui-même un bon moment au service des Esterhazy. Pendant ses vingt dernières années, il devint un des musiciens les plus en vue de Vienne, notamment en qualité de directeur des orchestres des théâtres de la cour. Comme interprète, il fut particulièrement apprécié de Haydn et de Beethoven qui lui confièrent la direction pour l’un de sa Création et pour l’autre de sa Première Symphonie.

Comme compositeur, il s’imposa sur les scènes viennoises avec divers opéras ou singspiele, et l’un de ces ouvrages (Obéron), créé en 1789, fut une des sources d’une certaine Flûte enchantée écrite par Mozart deux ans plus tard. Mais il composa aussi beaucoup de musique instrumentale, en particulier des symphonies et des quatuors à cordes, deux domaines dans lesquels il apparaît comme un « grand petit maître » du dernier classicisme viennois. Un style dont il a si bien assimilé les techniques et canons esthétiques qu’à propos d’une de ses dernières symphonies (l’opus 52 en re majeur), on a pu dire qu’elle évoque irrésistiblement les Londoniennes de Haydn et les deux premières de Beethoven. Une autre de ses symphonies est parfois à l’honneur pour de tout autres raisons : sa Grande Sinfonie caractéristique pour la paix avec la République française, qu’il écrivit pour célébrer le traité de Campo-Formio et dont l’exécution fut interdite par un décret impérial.

Pavel Vranický, Symphonie en majeur opus 36 par les London Mozart Players, sou sla direcion de Matthias Bamert.

 

Pavel Vranický, Symphonie en majeur opus 52, II. Adagio, par le Dvořák Chamber Orchestra, sous la direction de Bohumil Gregor.

 

Pavel Vranický, Quatuor à cordes en fa majeur opus 16 no 4, Rondo non presto, par le par Stamic Quartet.

 

Antonín Vranický.

Son frère Antonín Vranický, ou Anton Wranitzky (1761-1820), lui-même violoniste, fit également carrière à Vienne où il fut notamment maître de chapelle du prince Lobkowitz. Il écrivit beaucoup de musique de chambre mais aussi des symphonies et des concertos, dont certains pour deux ou trois instruments solistes. Parmi ces œuvres fort bien écrites qui ont au moins le mérite d’enrichir notre connaissance de la vie musicale viennoise, on retiendra en particulier un très beau concerto en ut majeur pour deux altos.

Antonín Vranický, Concerto en ut majeur pour deux altos, 1. Allegro, 2. Romance, 3. Rondo. Allegro, Jan Pěruška (alto), Orchestre de chalbre des membres de L'orchestre philharmonisuqe tchèque, sous la direction d'Andreas Sebastian Weiser.

 

Antonín Vranický, Quatuor à cordes no 2 en ut majeur, par le Martinů Quartet.

 

Antonín Vranický, Concerto pour violon en ut majeur opus 11, Finale alla Polacca.Allegretto), ar Veriko Tchumburidze et le Münchener Kammerorchester, sous la direction d'Howard Griffiths.

 

 

plume Michel Rusquet
2 juin 2019

 

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bouquetin

Dimanche 2 Juin, 2019 23:47