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Michel Rusquet, Trois siècles de musique instrumentale : un parcours découverte : La musique instrumentale en Italie au temps de Mozart et de Haydn

La musique instrumentale de Luigi Boccherini (1743-1805)

Musique de chambre —— concertos pour violoncelle —— symphonies.

Pour un très large public, son nom n’évoque guère qu’un fameux menuet, un morceau qui, pour avoir été repris dans nombre d’anthologies, figure en bonne place au « hit parade » de la musique classique. Pour l’amateur éclairé, ce compositeur passe surtout pour avoir été le grand promoteur du quintette à cordes, un genre auquel il a donné la bagatelle de cent-vingt-cinq œuvres. Mais au fond on connaît très mal ce musicien qui, pourtant, fut à son époque — après Mozart et Haydn — l’un des plus grands compositeurs de musique instrumentale, et tout particulièrement de musique de chambre.

Né à Lucques, et mort à Madrid, il fut d’abord l’élève de son père qui était contrebassiste et, après avoir poursuivi ses études à Rome, il s’imposa très tôt comme violoncelliste virtuose. Entre sa quatorzième et sa vingt-et-unième années, il fit trois séjours prolongés à Vienne, et c’est au cours de cette période qu’il écrivit ses premières œuvres (trios et quatuors à cordes). Puis ce seront de brillantes tournées de concerts, qui le conduiront notamment à Paris où il se produira au Concert Spirituel et où il fera paraître les premières éditions de ses œuvres. Bénéficiant désormais d’une immense notoriété, il se voit proposer en 1769 de se rendre à la cour de Madrid et s’y établit comme musicien de chambre de l’infant Don Luis. Il restera attaché à celui-ci jusqu’à sa disparition en 1785, le suivant même à Avila lorsque Don Luis, à partir de 1776, se verra contraint de « s’exiler » au palais de Las Arenas. De 1786 à 1797, il aura un nouveau protecteur en la personne du roi Frédéric-Guillaume II qui le nomme compositeur de la cour de Prusse, une charge qui se limite en fait à l’envoi de nouvelles œuvres et dont le musicien, dorénavant fixé à Madrid, s’acquittera à distance mais avec une belle générosité. Cependant, dès cette époque, sa notoriété commence à décliner sérieusement. En 1800-1801, il bénéficiera d’un ultime soutien en la personne du frère de Napoléon, Lucien Bonaparte, alors ambassadeur de France à Madrid, mais ce ne sera qu’une brève embellie dans une existence devenue de plus en plus obscure, qui allait d’ailleurs s’achever dans la misère.

Compositeur extrêmement fécond, Boccherini s’est surtout consacré à la musique de chambre, et c’est à elle qu’il a donné le meilleur de sa production. On pense ici, en premier, à ses nombreux quintettes avec deux violoncelles, et presque autant à son vaste catalogue de quatuors à cordes, un genre auquel il donna lui aussi ses lettres de noblesse, parallèlement à Haydn qu’il admirait profondément et qui, semble-t-il, le lui rendait bien. On a d’ailleurs remarqué une certaine parenté de style entre les deux musiciens, au point de dire que Boccherini serait « la femme de Haydn ». Ce qui est sûr, c’est que, par sa vivacité, son éclat, la fraîcheur de son invention mélodique et ses qualités rythmiques, cette musique ne pouvait que justifier l’estime de Haydn et susciter l’adhésion du public.

Musique de chambre

Concertos pour violoncelle

Symphonies.

 

 

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bouquetin

Dimanche 23 Décembre, 2018 0:32