bandeau texte

musicologie
Actualité . Biographies . Encyclopédie . Études . Documents . Livres . Cédés . Annonces . Agenda rss
Abonnement au bulletin . Analyses musicales . Recherche + annuaire . Contacts . Soutenir

Rhoda Scott Lady Quartet, « We Free Queens » : dix ans déjà !

Rhoda Scott Lady Quartet, We Free Queens, Sunset records / Sodelore 2017.

3 février 2017, par Alain Lambert ——

Une formation qui a dix ans cette année, enregistrée l'an passé dans le lieu qui l'a vue naître, et premier cédé produit par le club de jazz parisien. Avec Rhoda Scott à l'orgue Hammond, toujours pieds nus pour mieux assurer les basses, Sophie Alour au sax ténor, Lisa Cat-Berro au sax alto et Julie Saury à la batterie.

En invités d'anniversaire, Géraldine Laurent au sax alto sur quatre plages, Anne Paceo à la batterie et Julien Allour à la trompette, chacun sur deux plages.

Ce qui gonfle la section de cuivre dès We Free Queens, en ouverture du bal avec ses trois saxs féminins pimpants, d'où s'élance un sax alto fringant, relayé par l'orgue au Leslie ronflant et swinguant., avant la reprise en fanfare.

Sur I Wanna Move, le ténor fait tanguer les deux altos, avant que le second, plus âpre, celui de l'invitée, s'échappe, poursuivi par la batterie, bientôt livrée à ses seules peaux et cymbales.

Que reste-t-il de nos amours ? est presque un duo à l'orgue et au ténor. Mais la batterie va retrouver ses marques dans le morceau suivant, One by One, de Wayne Shorter, avec en invité le seul trompettiste, qui, pour mieux prolonger le solo d'orgue, prend un son un peu voilé.

Une seconde composition de Lisa Cat-Bero, Rhoda's Delight, avec son long solo d'alto, est dédiée, après l'hommage aux quatre reines, à l'organiste, et précède une Valse à Charlotte composée par elle, tout en virevoltes, avec une invitée au sax et l'autre au tambourin.

Dans le second thème de Sophie Alour, Joke, aussi mouvant que l'autre, le ténor très grave emmène les cuivres dans un riff brillant, avant de tourner sur lui même comme pour s'étourdir, comme tout le monde, dans le final.

Le dernier morceau est emprunté à Ray Charles, avec qui Rhoda joua, What I'd Say, et l'on comprend d'où vient toute cette énergie qui les habite, du gospel et du r'n'b, ce chant intériorisé qui resurgit quand même  au refrain.

À écouter sur cette vidéo à cinq et à découvrir en live au New Morning le 16 mars.

 

Alain Lambert
3 février 2017

 

Alain Lambert : alain@musicologie.org - Ses derniers articles : La rêveuse : « Telemann et Händel, l'esprit européen », de Hambourg à Paris Henri Texier « Sky Dancers » : six funambules de l'azur Bohème-Express, « Hirsute Zouzou » : de la musique de l'Est bien à l'Ouest — R2J « Rumble To Jungle » : la quadrature du bluesJean-Claude Gallotta / Groupe Émile Dubois : « My Rock » Eros et Thanatos » en pas de deux ... Plus sur Alain Lambert, tous ses articles.

 

musicologie.org
56 rue de la Fédération
F - 93100 Montreuil
06 06 61 73 41

ISSN  2269-9910

▉ Contacts
▉ À propos

▉ S'abonner au bulletin
▉ Collaborations éditoriales
▉ Cours de musique
▉ Téléchargements
▉ Soutenir musicologie.org
▉ Colloques & conférences
▉ Universités en France
▉ Analyses musicales

▉ Articles et documents
▉ Bibliothèque
▉ Presse internationale
▉ Agenda
▉ Analyses musicales

Recherche dans musicologie.org

 

© musicologie.org 2017

bouquetin

Samedi 4 Février, 2017 3:00