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Les mélodies en noir et blanc d'Aldo Romano

Aldo romano

Aldo Romano, Mélodies en noir et blanc, Aldo Romano (batterie, compositions, chant), Michel Benita (contrebasse), Dino Rubino (piano). Le Triton 2017.

22 septembre 2017, par Alain Lambert ——

Une photographie de pochette un peu étrange, presque dérangeante, par le collage surréaliste mêlant face et profil dans un drôle de raccourci qui y concentre aux quatre coins les quatre sens, tout ce jeu de sensations passant ensuite dans le toucher du batteur ou du guitariste, dans la voix du chanteur ou dans les mélodies du compositeur, les quatre facettes du musicien.

Jeune ouvrier d'origine italienne hantant les caves du Paris de la fin des années cinquante, Aldo Romano a d'abord appris la guitare, puis la batterie à vingt ans, sur le tas et sur le tard, jouant depuis avec Bud Powell, Bill Evans, Don Cherry, Keith Jarrett, Michel Pettruccianni,  Dexter Gordon, Enrico Rava, Henri Texier, Louis Sclavis, Paolo Fresu, Baptiste Trottignon... et toujours en composant et en chantant.

Il revient donc ici en trio sur quelques-unes de ses compositions, neuf Mélodies en noir et blanc, car la dixième est la reprise de la superbe chanson de Gérard Manset, il voyage en solitaire, la seule chantée, tout en douceur et nostalgie. En écho à Léo Ferré pour qui « le bonheur, c'est du chagrin qui  se repose ».

En noir et blanc donc, comme les images des vieux films de sa jeunesse, ou les touches du piano de Dino Rubino qui les égrène, ces ballades, avec élégance et sans esbroufe (Lontano, Song For Ellis, On John's Guitar, Favela, Dreams and Waters). Même quand le rythme s'affole un peu et que la contrebasse de Michel Bénita prend le relais (L.A. 58, Webb), le jeu de batterie reste presque discret, mais tout en nuance et en couleur (Rosario, Inner Smile).

Un beau disque en clair-obscur, quand le soleil joue avec les nuages, et fait contraster la lumière avec sa part d'ombre.

Publié par le label Le Triton, la boîte à musique des Lilas aux portes de Paris, où l'on pourra retrouver en live ce trio ce samedi, et le 30 novembre aussi, avec en plus le répertoire du précédent album Liberi Sumus, avec Henri Texier et Vincent Lê Quang.

Alain Lambert
22 septembre 2017

 

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