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Alexis HK chante Brassens : « Georges et moi », un vrai spectacle

Simon Mary, Loïc Molineri et Alexis HK. Photographie © Marc Philippe .

Mondeville le 3 février 2017, par Alain Lambert —

Sur le plateau de la Renaissance, un guéridon, deux chaises, trois verres et une bouteille côté cour, un divan rouge côté jardin, et plein de guitares de toutes tailles suspendues, pas loin d'une contrebasse. Un espace de vie un peu réduit comme devait l'être la chambre de Georges, rue Florimond, chez Jeanne qui le cacha pour longtemps, quand il ne retourna pas au STO en Allemagne, en 1944, retrouvant ses livres de poésie et son besoin de tricoter la rime.

Alexis HK nous y convie, dans ce coin de Paris des années cinquante soixante, encore un peu libéré, mais déjà retourné au confort bourgeois, et que les textes les plus libertaires de Brassens essayaient de faire bouger à sa façon souriante, en montrant l'hypocrisie derrière l'adultère ou la connerie ambiante.

On réentendra donc Le pornographeQuatre-vingt-quinze fois sur cent, Quand on est con, Le fossoyeur, Le pluriel, Fernande, À l'ombre des maris, La fessée, La religieuse... Ou Heureux qui comme Ulysse dont le chanteur a oublié de préciser que la musique est d'un autre Georges (Delerue), la trouvant tout aussi digne du premier, mais un peu plus complexe pour le trio, composé aussi du contrebassiste Simon Mary et de Loïc Molineri, virtuose de la guitare manouche ou électrique. Musicalement, c'est impeccable, à la fois proche et réenchanté, pour la voix comme pour les instruments.

Sans être une simple succession de reprises. Les chansons sont présentées, rapportées à la vie de l'interprète, à sa volonté de les mettre en perspectives avec l'époque de Georges et la nôtre, plus quelques vannes à la clé (de sol).  Et, parfois, la réactualisation d'un vers en remplaçant « Claudel » par « BHL » ou « séminariste » par « djihadiste ». Le tout mis en scène, de façon très freudienne, avec la collaboration de François Morel, derrière le divan.

Un bon spectacle, qui donne non seulement à réécouter mais à réentendre les chansons de Georges. Le public ne s'y est pas trompé qui reprenait en choeur, qu'on le sollicite, souvent, ou pas...

Qui continue sur sa lancée en février et mars à Chatel Guyon, Saint-Priest Serignan, Cormeilles-en-Parisis, Lillebonne, Cluses, Palaiseau, Thaon les Vosges...

À la Renaissance, l'expo Brassens ou la liberté de la Cité de la musique est visible jusqu'au 24 février aux horaires de la billetterie.

Et le 7 mars, l'Orchestre régional de Normandie y donne un « concert littéraire », avec trois comédiens, adapté du roman Les déferlantes, situé dans la Hague de Jacques Prévert.

Alain Lambert
3 février 2017

 

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