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36e Jazz sous les pommiers : Jazz du monde et trio Ponty

Coutances, 20 mai 2017, par Alain Lambert ——

En ouverture du Festival de jazz de Coutances ce samedi, des musiques cousines sont proposées, comme le fado et le choro, avant les stars du soir : Jean Luc Ponty et Biréli Lagrène et Kyle Eastwood.

António Zambujo. Photographie © Paulo Vaz Henriques.

António Zambujo à la guitare et au chant, Bernardo Couto, virtuose de la guitare portugaise, du fado majuscule, un peu bossa, un peu saudade, et toujours cette musicalité chuintante et prenante. Le tout bien arrangé, un peu jazz parfois, par le contrebassiste Ricardo Cruz avec les clarinettes de José Conde et la trompette de Joao Moreira, en variant les formes entre le chanteur en solo jusqu'au quintette au complet. Un accident d'avion percutant une voiture sur le tarmac à Lisbonne les a retardés. Mais au final à peine cinq minutes de retard, et une balance à l'arrache pour un son impeccable. Le public en redemande, les deux rappels sont à la hauteur, avec entre autres tout un jeu vocal et instrumental autour de Cucurrucucú Paloma du brésilien Caetano Veloso.

Du Portugal, en quittant la salle Marcel Hélie, de mieux en mieux mise en valeur et sonorisée, on se retrouve au Brésil au théâtre. Plus une clarinettiste israélienne vivant à New York. Anat Cohen, venue de la tradition klezmer, entre mélancolie et envolées lyriques, s'adapte très bien au choro du trio Brasileiro : Dudu Maia, à la mandoline, Douglas Lora, à la guitare 7 cordes et Alexandre Lora, au tambourin (eh oui, et il assure sans problème). Avec un hommage appuyé à Baden Powell, le « Django » de chez eux selon le guitariste qui, comme son comparse mandoliniste, connaît son manche et ses musiques sur le bout des doigts.  Le choro  signifie « pleur » en portugais, une des plus anciennes des musiques populaires brésiliennes, aussi vieille sans doute que le blues, et proche du jazz par son principe d'improviser des variations autour de la mélodie.

Trio Brasileiro et Anat Cohen à Jazz sous les pommiers 2017. Photographie © Gérard Boisnel.

Avec le trio Jean Luc Ponty, Biréli Lagrène, Kyle Eastwood, respectivement violoniste, guitariste et contrebassiste, c'est un retour au jazz pur et à la source pour le premier, qui a passé son enfance à Avranches, avant de gagner Paris et de donner ses lettres de noblesse au violon moderne, d'abord post-bop puis jazz rock en jouant de toute la palette électrique, après son passage chez Franck Zappa. Mais avec ce trio, il revient au son acoustique, celui qu'il avait, râpeux et rapide, dans le trio HLP avec Eddy Louiss à l'orgue et Daniel Humair à la batterie.

Ils ont d'ailleurs repris en rappel un de ses morceaux cultes de cette période, Au Privave de Charlie Parker, dans le même esprit. Aussi Renaissance, une de ses compositions les plus connues, et un solo plus récent. Les deux autres l'accompagnent avec fougue, la petite contrebasse palpite et vibre comme une grosse, la guitare est plutôt funky, très expressive. Ils improvisent à leur tour, font leur morceau solo et proposent leurs propres thèmes. Car le trio PLE, malgré l'ordre chronologique, est un vrai trio, qui débute ici une tournée des festivals d'été  les ramenant à Jazz en Baie début août.

Jean Luc Ponty, Kyle Eastwood, Biréli Lagrène, à Jazz sous les pommiers 2017. Photographie © Gérard Boisnel.

Il va faire très beau à JSLP jusqu'à samedi, et il vaut mieux consulter le site pour éviter les concerts complets, pour découvrir les autres. Sans oublier les spectacles de rue et la scène ouverte aux amateurs.

 

Alain Lambert
20 mai 2017

 

Alain Lambert : alain@musicologie.org - Ses derniers articles : Les Petites circulations célestes d'Issachar : Le tao du jazz ! — Tamara Mozes « Moozing » : Moozic and swing !Zac Harmon, Awek et les Barnguys pour la 22e Nuit du blues : « 22, v'la les riffs ! »Ran Blake en concert solo : « Le clavier bien dissoné »EouZGanG « Think positive » en famille et entre amis... — Endless (David Haudrechy et Grégoire Aguilar) : Lost LakePlus sur Alain Lambert, tous ses articles.

 

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