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Informations musicales

du 20 au 31 août 2008 

 


Actualités musicales du 25 août 2008 

Après 113 années de service,
le théâtre de Bussang
plus populaire que jamais

La grosse bâtisse en bois, vieille de 113 ans, prend en juillet et août un air de pension de famille florissante: le Théâtre du Peuple de Bussang, petit village vosgien, a pulvérisé cette année son record de fréquentation, avec plus de 25.000 spectateurs recensés.

« Pour moi, c'est une récompense. Parvenir à faire venir autant de monde dans un lieu relativement isolé par le biais de créations sans références culturelles particulières est tout simplement génial », se félicite le metteur en scène Pierre Guillois, directeur des lieux.

Le précédent record de fréquentation, qui datait de 2006, était de 22.000 spectateurs. Le cru 2008, presque 15% supérieur, marque donc une saison « exceptionnelle », selon la direction du théâtre.

Le succès du site tient avant tout à son histoire. Fondé en 1895 par le poète Maurice Pottecher, un enfant du pays qui souhaitait rassembler dans son fief une société villageoise autour d'un projet de « théâtre et de partage », Bussang reste un lieu résolument populaire, non élitiste.

Environ 90% des spectateurs viennent en voisins, de Lorraine (50%), d'Alsace (30%) ou de Franche-Comté (10%), estime le directeur du site. La plupart sont des habitués des lieux, qu'ils fréquentent assidûment. Car le virus de Bussang se transmet « de génération en génération », souligne-t-il.

Toutes les classes sociales sont représentées. Sur les parkings, gros 4X4 et vieilles guimbardes se côtoient. Un égalitarisme parfait règne également dans la salle, où riches et pauvres, unis dans l'inconfort des vieux bancs de bois, plaignent leurs postérieurs invariablement endoloris en fin de spectacle.

Sur scène, les amateurs, parfois enfants, donnent la réplique aux acteurs professionnels, dans une bonne humeur générale. « Ici, le public, très généreux, réagit au quart de tour. A certains moments, il n'y a plus de résistance. On ressent une vraie intimité », constate l'actrice Sophie Cusset.

« Il n'y a pas de jugement, pas de préjugés. Pas besoin d'aller chercher le public, il est déjà là ! », sourit Katja Hunsinger, autre actrice professionnelle, coauteur de la pièce du soir.

Les spectacles respectent cette veine comique. Et qu'importe si « Le ravissement d'Adèle » (texte Rémi Vos, mise en scène Pierre Guillois), qui se joue l'après-midi, est désespérément trop long et sonne souvent creux, les spectateurs sont hilares et un tonnerre d'applaudissements retentit lorsque le rideau tombe.

Le soir, « Hop la ! Fascinus ! », spectacle de cabaret brillant et novateur, mis en scène par son coauteur Rodolphe Dana, est aussi plébiscité. Acteurs et acrobates jouent une succession de saynètes devant, derrière, au-dessus et même au milieu des spectateurs, tirant à merveille partie de l'architecture des lieux.

En fin de spectacle, la poésie l'emporte sur le rire quand le mur arrière de la salle se dérobe pour laisser apparaître un bout de forêt vosgienne dans une nuit étoilée (autre tradition de Bussang, NDLR). Le public, ému, rugit de plaisir.

Le Théâtre du Peuple se montre alors tel qu'il est: un confetti de bonheur au milieu de nulle part, un endroit rare et atypique, que 25.000 privilégiés ont eu la chance de fréquenter cet été. Les autres doivent se dépêcher: la saison 2008 se termine le 30 août. (AFP / Joris FIORITI)
http:// www.theatredupeuple.com

Artistes amateurs :
Albanel tient à rassurer associations et élus,
mais le projet reste entier

La ministre de la Culture Christine Albanel a promis vendredi qu'« aucune décision » ne sera prise sur le dossier de la participation des artistes amateurs aux spectacles vivants ou de musique « tant qu'un consensus ne sera pas trouvé entre toutes les parties en présence ».

Dans un communiqué, Mme Albanel a tenu à « rassurer les responsables d'associations et les élus » qui ont manifesté leur inquiétude sur un avant-projet de loi encadrant la participation des artistes amateurs à ce type de spectacles.

La ministre a notamment demandé que les associations relevant de la loi de 1901 puissent continuer d'avoir recours à des bénévoles amateurs « sans aucune formalité particulière, mais dans une totale sécurité juridique », souligne le ministère.

Les organisateurs et artistes bénévoles présents début août au Festival interceltique de Lorient (FIL) avaient fait part de leur inquiétude concernant l'avant-projet de loi.

Depuis 2004, une réflexion est en cours sur ce dossier avec les professionnels, les élus locaux et les associations représentatives des amateurs. Un avant-projet de loi a été élaboré et remis à toutes les parties intéressées en mai 2007 avant l'arrivée de Christine Albanel rue de Valois, rappelle le ministère.

Les discussions se poursuivent régulièrement dans le cadre du Conseil National des Professions du Spectacle, qui comprend notamment des parlementaires. La prochaine réunion sur ce sujet doit avoir lieu le 5 septembre.

Christine Albanel « tient à rappeler avec force qu'aucune décision ne sera prise tant qu'un consensus ne sera pas trouvé entre toutes les parties », selon le communiqué.

Le texte, qui ne fait l'objet pour l'instant d'aucune inscription sur le calendrier parlementaire, vise à la fois à « donner un véritable statut à la pratique amateur afin de l'encourager et de la développer » et à « 'apporter une sécurité juridique aux organisateurs de spectacles vivants » qui ont recours à des non professionnels.

Les associations loi 1901 pourront continuer à utiliser des bénévoles comme auparavant, souligne-t-on au ministère.

En revanche, les sociétés à but lucratif organisant des spectacles vivants devront payer les artistes non professionnels à partir d'un certain nombre de représentations. Le seuil pourrait se situer entre 20 et 50 représentations par an. Les discussions se poursuivent sur ce point.

Les festivals de fin d'été

SUD-OUEST

Festival musique en Côte basque, du 29 août au 11 septembre: Beethoven, Mozart, Debussy... seront au programme de ces concerts qui seront donnés dans des lieux aussi différents que l'église d'Urrugne, le casino de Biarritz ou un musée de Bayonne. Les interprètes invités sont notamment la violoncelliste Viktoria Mullova, les chorales de la Côte Basque ainsi que l'Orchestre du capitole de Toulouse. http://www.musiquecotebasque.fr

Semaine Flamenca à Rivesaltes (Pyrénées-Orientales) du 25 au 29 août. Première édition à l'hôtel des Vignes de cette manifestation qui souhaite faire battre le coeur du flamenco une semaine durant. Les stages de cinq jours organisée par la Reja Flamenca concernent aussi bien la danse que la guitare flamenca ou le chant. La semaine sera ponctuée de débats, projections et expositions de peinture et de photographie. 06 63 18 23 21 :
http://www.la-reja-flamenca.com

Ska Potatoes Sound System à Auquemesnil (Seine-Maritime) du 29 au 30 août: au cours de la 4e édition de ce festival « rural et militant » qui se déroule sous un chapiteau en pleine campagne normande, curieux ou sympathisants d'Attac, de Greenpeace, du MRAP ou encore du réseau Sortir du nucléaire pourront se rencontrer autour de concerts ou de spectacles d'arts de la rue. http://www.skapotatoes.org

NORD-EST

« Festival le Cabaret Vert », du 29 au 31 août, à Charleville-Mézières. Pour sa quatrième édition, le festival rock organisé par l'association Flap accueillera notamment Emir Kusturica and the no Smoking Orchestra, le chanteur belge Arno et ses compatriotes de Deus, La Rue Kétanou, Girls in Hawaii, les punks de Parabellum et les trublions de Svinkels. Des spectacles d'arts de la rue, des rencontres avec des auteurs de bande-dessinée, des courts métrages et un village associatif complètent la programmation éclectique de ce festival ardennais « éco-rock et territoire » situé sur une ancienne friche industrielle. 06 99 53 74 64 ; http://www.cabaretvert.com

EST

Festival Jazz à Mulhouse (JAM), du 25 au 30 août. JAM fête un quart de siècle d'existence avec la même rigueur et la même exigence qu'à ses débuts en se consacrant au jazz, aux musiques improvisées, expérimentales, bizarres, contemporaines ou au free jazz. Ses têtes d'affiches sont notamment Barre Phillips, Peter Evans, Root Down, Baise en ville ou Charming Hostess. 03 89 45 36 67 ; http://www.jazz-mulhouse.fr

Festival international de musique de Wissembourg (Bas-Rhin), du 30 août au 9 septembre à l'église Saint-Jean. Seize concerts de musique de chambre et de piano sont au programme de la 4e édition du festival. Le violoncelliste Marc Coppey, les pianistes Nicolas Stavy, Finghin Collins et Peter Laul, le Trio Magellan ou le Quatuor Terpsycordes seront notamment les interprètes de Beethoven, Kodaly, Schumann, Strauss, Haydn, Bach, Borodine ou Tchaïkovsky. 03 88 94 95 36

SUD-EST

Festival de Tango du Val Cenis (Savoie) (du 24 au 29 août) - Organisé à Lanslebourg et à Lanslevillars, sa 3e édition proposera entre autres deux concerts avec en ouverture la chanteuse Valéria Lima et son pianiste Julio Fradé, en clôture l'Electro-tango par Jacques Pelizzari, auteur compositeur mariennais. Egalement du folklore argentin avec le groupe Andandina ainsi que de la musique traditionnelle d'Argentine, des Milongas dont un duplex simultané avec Teatro Solis de Montevidéo. 04 79 05 99 10 / 04 79 05 23 66 ; http://www.valcenis.com/tango.htm

Festival Lyriquement Vôtre de Vonnas (Ain) (du 30 août au 7 septembre) - Semaine consacrée à l'art lyrique avec récitals, concerts et opérettes. La nouveauté majeure pour sa 3e édition 2008, « Le Barbier de Séville », opéra de Gioacchino Rossini, Choeurs d'hommes Monte Cauriol de Gênes, un grand concert avec Annie Vavrille et Jean-Philippe Lafont ou encore « La Belle Hélène », opéra-bouffe de Jacques Offenbach. Egalement des expositions de peinture et de photographie. Entrée libre et gratuite.
http://www.lyriquement-votre.com/edition-2008-programmation.htm

ILE DE FRANCE

Festival Rock en Seine, les 28 et 29 août. Prestigieuse affiche avec une des révélations de l'année, The Do, la star déjantée Amy Winehouse, les vétérans de R.E.M, mais aussi Kaiser Chiefs, Justice, Dirty Pretty Things etc. Pour la première fois, « Chap'Mazik », un mini festival pour les enfants de 6 à 10 ans permettra aux parents de faire vivre à leurs enfants l'expérience d'un festival rock et de savourer tranquillement les concerts des grands... http://www.rockenseine.com

Sony projette des opéras
joués en Grande-Bretagne
dans des cinémas au Japon

Le géant de l'électronique japonais Sony a annoncé mercredi qu'il allait retransmettre dans des cinémas au Japon des opéras capturés en vidéo numérique haute-définition lors de leur représentation en Grande-Bretagne.

Depuis le mois de mai, Sony propose au Japon un service de distribution de spectacles vivants, manifestations sportives et autres événements captés en qualité vidéo digne d'un long métrage professionnel, à l'intention de salles nippones habituellement réservées au 7e art.

Après avoir inauguré cette nouvelle activité avec une comédie musicale japonaise, « Metro ni notte » (dans le métro), suivie d'un spectacle de danse, « Frogs », Sony va récidiver en novembre avec des grandes oeuvres de l'opéra.

Le groupe prévoit d'offrir aux spectateurs japonais « Carmen » de Bizet et « Les Noces de Figaro » de Mozart, enregistrés au Royal Opera House de Londres, ainsi que « Hansel et Gretel » de Humperdinck et « Jules Cesar » de Händel capturés au Festival de Glyndebourne.

« Ces opéras (spécialement sous-titrés en japonais) ne s'adressent pas seulement aux amateurs du genre, mais peuvent ravir tous les publics », a souligné Sony.

« Livespire », nom de son dispositif technique adossé aux prestations, permet de présenter des oeuvres dans des salles équipées de matériel numérique et d'élargir ainsi le potentiel de spectateurs « en diffusant dans l'ensemble du pays, sur grand écran, des spectacles qui n'ont en réalité lieu qu'à un endroit précis sur une période très limitée ».

Sony, fabricant de caméras numériques et projecteurs haute-définition professionnels, utilise ce type de moyens coûteux pour tourner les spectacles proposés.

Il prévoit de mettre en boîte environ 5 ou 6 oeuvres par an.

Le Japon compte quelque 3.000 écrans de cinéma, dont une petite centaine sont à ce jour équipés pour les projections numériques, selon la fédération nippone des industries cinématographiques.

Valeri Guerguiev : « Je ne dis pas
que les Ossètes sont bons,
que les Géorgiens sont mauvais,
le peuple ne prend pas de décisions »

Le chef d'orchestre russe Valeri Guerguiev dit sa douleur pour les victimes du conflit russo-géorgien dans une interview à l'AFP accordée lors du festival d'Edimbourg, alors qu'il s'apprête à donner un concert jeudi en Ossétie du Sud.

« Je ne pense pas que (le conflit) ait une influence sur la façon dont je dirige un orchestre, mais bien sûr je ne me sens pas très bien à cause de toutes ces victimes », indique le chef d'orchestre né à Moscou de parents ossètes et qui a grandi à Vladikavkaz en Ossétie du Nord.

Patriote, le directeur artistique du Mariinski de Saint-Pétersbourg, justifie la réponse armée russe, tout en déplorant les victimes des deux bords.

« L'invasion a été déclenchée à cause d'un trop grand nombre de victimes (...) en une nuit 2000 personnes ont été tuées à Tskhinvali! », affirme-t-il reprenant le bilan des autorités d'Ossétie du Sud.

« Je ne dis pas que les Ossètes sont bons, que les Géorgiens sont mauvais, le peuple ne prend pas de décisions, je parle des leaders », parce qu'il s'agit « d'une question politique », relève-t-il.

Le chef d'orchestre de 55 ans à l'agenda surchargé doit diriger jeudi l'orchestre du Mariinski à Tskhinvali, la capitale de l'Ossétie du Sud, pour un concert-requiem devant le parlement ossète détruit par les bombardements, selon l'administration de la région de Saint-Pétersbourg.

Au festival international d'Edimbourg il a lancé samedi dernier avec l'Orchestre symphonique de Londres (LSO), dont il est le principal chef d'orchestre, un cycle dédié aux symphonies de Prokofiev, qu'il dirigera ensuite à Paris, Tokyo et New York.

Prokofiev « est vraiment l'un des compositeurs que j'apprécie le plus », affirme-t-il.

Prokofiev, dont la musique, comme celle de Chostakovitch, est marquée par la Seconde guerre mondiale « est un compositeur qui a son propre langage, il ne copie personne, ni ses maîtres, ni ses prédécesseurs, ni Tchaïkovski, c'est un très grand et fort compositeur », renchérit-il.

Dans la salle comble du Usher Hall à Edimbourg, parfois bondissant, parfois filant la musique délicatement entre ses doigts, il a su avec le LSO trois soirs de suite convaincre le public, pourtant peu familier des symphonies du compositeur russe et de ses grands écarts de tonalités.

Valeri Guerguiev concède qu'il considère comme sa mission de promouvoir la musique russe.

« Oui, je trouve cela intéressant, important et que c'est une obligation ».

Après un cycle consacré à Chostakovitch et un autre à Mahler cette année, il dit s'attacher à faire découvrir l'oeuvre symphonique de Prokofiev et celle de compositeurs vivants, comme Henri Dutilleux, Thomas Adès ou le Russe Rodion Chtchedrine.

« On ne peut échapper à certaines responsabilités (...) diriger des compositeurs vivants, c'est une priorité importante dans ma vie », explique-t-il.

Avec le LSO à Londres il présentera aussi cette saison « Emigré », une série de dix concerts consacrés à des pièces écrites par des compositeurs contraints à l'exil, parmi lesquels Stravinski, Korngold, Rachmaninoff, Prokofiev et Bartok.

« Nous ne voulons pas faire un cours sur l'histoire musicale et politique de l'Europe », mais il s'agit plutôt de rendre « l'amertume de la musique, l'intensité, les couleurs particulières », explique-t-il.

L'hyperactif Guerguiev reconnaît pour tenir son rythme de travail « devoir être motivé plus qu'avant ». « Et ce qui me motive c'est un projet qui me pose un défi », observe-t-il.

Directeur musical de l'Orchestre philharmonique de Rotterdam en 1995 et premier chef invité du Metropolitan Opera à New York en 1998, Valeri Guerguiev, directeur artistique du théâtre Mariinski depuis 1996, dirige également depuis janvier 2007 l'Orchestre symphonique de Londres.

Géorgie : concert-requiem
de Valeri Guerguiev à Tskhinvali

Le chef d'orchestre russe mondialement connu Valeri Guerguiev a dénoncé « l'agression » géorgienne de l'Ossétie du Sud, juste avant de donner un concert jeudi soir à Tskhinvali, capitale de cette région séparatiste de Géorgie.

En présence d'un millier de personnes, protégées par des blindés, parmi lesquelles le président séparatiste Edouard Kokoïty et face aux bâtiments en ruines du gouvernement et du Parlement, il a dirigé son orchestre du théâtre Mariinski (ex-Kirov) de Saint-Pétersbourg.

Sur la scène et dans la foule flottaient des drapeaux blanc, bleu, rouge russes et blanc, rouge, jaune de l'Ossétie du Sud qui venait d'appeler à la reconnaissance internationale de son indépendance.

Les musiciens ont notamment interprété, à la mémoire des victimes de l'offensive géorgienne déclenchée dans la nuit du 7 au 8 août, la Symphonie n° 7 composée pendant la seconde guerre mondiale par Dmitri Chostakovitch et dédiée à la ville de Léningrad assiégée par l'armée allemande.

Une allusion à l'attaque perpétrée par les « fascistes » géorgiens, ont commenté deux femmes dans le public auquel avaient été distribuées des bougies ainsi que des bandes de tissu aux couleurs russes et ossètes avec les mots Russie et Ossétie côte à côte séparés par l'aigle bicéphale, emblème de l'Etat russe.

Prenant à témoin des enfants ossètes venus le rejoindre sur l'estrade, Valeri Guerguiev a déclaré avant le concert que celui-ci avait été organisé « pour que le monde entier sache ce qui s'est passé ici ».

Il a ensuite exprimé « l'espoir que cela ne se reproduirait plus jamais ».

« S'il n'y avait pas eu l'aide de la grande Russie, il y aurait eu encore davantage de victimes, des milliers de morts supplémentaires », a-t-il poursuivi.

« A vos côtés il y a un immense pays (la Russie) », s'est enflammé Valéri Guerguiev, lui-même originaire de la république caucasienne russe d'Ossétie du Nord à laquelle nombre d'Ossètes du Sud demandent à être rattachés.

L'armée géorgienne s'est livrée « à un énorme acte d'agression », a-t-il lancé en anglais cette fois, espérant qu'il y aurait désormais « la paix et la prospérité » sur ce territoire qui a officiellement appelé jeudi à la reconnaissance russe et internationale de son indépendance au cours d'un rassemblement dans le centre ville.

Interviewé dans la journée, pendant qu'il visitait un quartier complètement rasé par les tirs, Valéri Guerguiev a dit avoir fait le déplacement parce que « les gens ici doivent savoir qu'ils ne sont pas seuls ».

« Les Géorgiens ont envoyé les soldats détruire Tskhinvali », a-t-il dénoncé. Cela a été « une attaque féroce », « cela n'a pas été une guerre, cela a été une tuerie ».

« Je pense qu'il est impossible d'imaginer que ces gens repassent sous souveraineté géorgienne », a dit le chef d'orchestre, devant un paysage de ruines.

Au-dessus de l'estrade, une longue banderole s'étendait entre deux échafaudages métalliques sur laquelle on pouvait lire « à vous les vivants et les morts, à toi l'Ossétie du Sud ». (AFP / Bertrand de SAISSET)

La Monnaie de Bruxelles
nomme un directeur
des départements musicaux

L'opéra bruxellois de La Monnaie a annoncé vendredi la nomination du Néerlandais Bert van den Akker comme « directeur des départements musicaux », à compter du 1er septembre et pour quatre ans.

Cet homme de 61 ans avait été pendant quatorze ans le directeur général du Residentieorkest de La Haye, avant d'occuper, depuis 2005, diverses fonctions de gestionnaire et de conseiller dans le secteur culturel, selon un communiqué.

Il s'agit d'un nouveau poste à La Monnaie.

Sa création avait été annoncée en avril, quand le Britannique Mark Wigglesworth, qui devait prendre officiellement le 1er août la direction musicale de l'opéra bruxellois mais était contesté par l'orchestre et avait finalement été écarté.

L'opéra avait alors indiqué qu'il se passerait désormais de directeur musical et nommerait plutôt, à partir de la saison 2008-2009, un simple directeur chargé de l'administration, qui assisterait le directeur général dans la gestion quotidienne des services musicaux: l'orchestre, le choeur et la bibliothèque musicale.

En Finlande, pas de guitare
pour être sacré rock star mondiale

Un Américain a été sacré rock star mondiale sans... guitare grâce à un mime parfaitement réalisé et synchronisé avec la musique lors des championnats du monde de cette discipline à Oulu dans l'ouest de la Finlande.

« Craig Hot Lixx Hulahan Billmeier a écrasé ses concurrents avec son interprétation raffinée lors de la grande finale des championnats du monde d'Air Guitare vendredi (soir) à Oulu en Finlande », explique sérieusement l'organisateur dans un communiqué.

« Le Japonais Ochi « Dainoji » Yosuke qui a régné pendant deux ans a dû céder sa place à un nouveau champion, ajoute la même source qui salue  »le chronométrage impeccable, la prestation solide qui a remporté un succès foudroyant auprès du public ».

Les championnats du monde d'Air Guitare se déroulent depuis une dizaine d'années à Oulu. Les participants, une vingtaine pour l'édition 2008, doivent mimer de façon convaincante les gestes d'un guitariste sans avoir de guitare entre les mains.

Chemise en satin noire, pantalon ultra serré, cheveux aux vents, Craig « Hot Lixx Hulahan » Billmeier avait soigné autant l'allure que la gestuelle pour convaincre le jury. Il a remporté une guitare électrique Flying-Finn.

Sa prestation originale a été postée sur YouTube.

Rock : festival international
au bord du lac Sogra en Sibérie

Le 3e festival international MEGAdrive-2008 se déroulera à Megeon, dans le district autonome des Khantys-Mansis (Sibérie occidentale), au bord du lac Sogra, du 23 au 24 août, a annoncé à RIA Novosti le porte-parole de l'administration de la ville.

« Les célèbres groupes russes, représentants du rock, tels que Leningrad, Tchaif, Nogu svelo, Lumen, ainsi que la chanteuse Zemfira se produiront dans la ville de Megeon.

Les sportifs en VTT présenteront également leur savoir-faire au public. Les hôtes auront la possibilité de prendre le ballon, l'hélicoptère et de voyager dans un tube aérodynamique », a dit l'interlocuteur de l'agence. Le billet coûtera 150 roubles (4 euros).

Les deux premiers festivals à Megeon ont rassemblé au total 60.000 spectateurs et plus de 2.000 participants de 40 villes de la Russie et de la CEI, notamment les groupes de rock Agata Kristi, Mumi Trol, Tokio, BI-2 et d'autres. (RIA Novosti)

Glasgow nommée ville UNESCO de musique

Le directeur général de l'  Organisation des Nations Unies pour l'éducation, la science et la  culture (Unesco), Koïchiro Matsuura a annoncé mercredi dernier que Glasgow était nommée ville UNESCO de musique et rejoignait ainsi  le Réseau des villes créatives de l'organisation, a-t-on appris  samedi d'un communiqué publié sur le site web de l'Unesco.

Dans le communiqué, le chef de l'Unesco a indiqué : « A l'Unesco, nous pensons que la culture n'apporte pas seulement une  contribution économique, elle donne également une signification,  un sens de l'identité et de la continuité, parties intégrantes de  la vie de toute société ».  

Il a poursuivi qu'une appréhension de la culture pourrait aider les communautés « à faire face aux défis de la mondialisation, en  préservant les valeurs et les pratiques qui définissent leur mode  de vie mais aussi en encourageant le respect des autres traditions culturelles et des autres modes de vie. C'est un moyen d'intégrer  les différences culturelles et de construire une harmonie sociale« .

A la fin de l'année 2004, l'Unesco a lancé le Réseau des villes créatives, pour stimuler le développement social, économique et  culturel. Glasgow est maintenant la 12ème ville du réseau.

Selon des informations, pour appuyer sa candidature, Glasgow  pouvait compter sur une moyenne de 130 événements musicaux par  semaine, allant de la musique pop et rock à la musique celtique et l'opéra. On estime que l'économie musicale génère un profit de  quelque 75 millions de livres par an pour la ville.  (Xinhua)


Actualités musicales du 25 août 2008 

Gustavo Dudamel
et le Simon Bolivar Youth Orchestra
triomphent à Salzbourg

Le jeune chef d'orchestre vénézuélien Gustavo Dudamel et son Simon Bolivar Youth Orchestra, composé de musiciens issus de milieux défavorisés, ont triomphé au prestigieux Festival de Salzbourg, confirmant ainsi le succès de leur tournée en novembre aux Etats-Unis terminée au Carnegie Hall de New York.

A la tête de son orchestre, Gustavo Dudamel, 27 ans, a donné pas moins de six concerts à Salzbourg, en Autriche, tous à guichets fermés, subjuguant les spectateurs avec un enthousiasme très communicatif.

Celui que le chef de l'Orchestre philharmonique de Berlin, le Britannique Sir Simon Rattle, a qualifié de « chef le plus étonnamment doué » qu'il ait « jamais rencontré », poursuit ainsi avec brio une aventure commencée grâce au compositeur et chef d'orchestre vénézuélien Jose Antonio Abreu. Ce dernier, sensibilisé à la misère sociale et culturelle de la jeunesse dans son pays, a lancé il y a 32 ans un programme éducatif public, « Sistema » (« Le Système »), qui a déjà permis à environ 250.000 jeunes issus de milieux défavorisés, certains en prison, de s'initier à la musique au plus haut niveau.

« Ils sont ainsi entrés non seulement en musique, mais aussi dans la société et dans la vie », a déclaré Jose Antonio Abreu, présent à Salzbourg. « Dans la misère, le plus terrible, ce n'est pas d'avoir faim ou pas de logement, c'est l'absence d'identité, de respect pour soi-même, le sentiment que l'on n'est rien, que l'on n'est personne », a-t-il ajouté.

Le Simon Bolivar Youth Orchestra a démarré avec seulement onze musiciens, qui répétaient dans un garage de Caracas, alors qu'aujourd'hui le programme « Sistema » compte cinq conservatoires nationaux et une centaine de conservatoires locaux.

Gustavo Dudamel, lui-même issu d'une famille vivant dans un bidonville, est devenu chef d'orchestre par hasard, à l'âge de 12 ans: à l'origine tromboniste, puis violoniste, il s'est emparé de la baguette un jour où le chef d'orchestre était en retard. Trois ans plus tard, il devenait le chef attitré.

Au cours des deux dernières années, le succès a été foudroyant: Simon Rattle est venu diriger un orchestre de jeunes du programme « Sistema », tandis que l'Autrichien Nikolaus Harnoncourt donne à Salzbourg avec Gustavo Dudamel deux cours de musique d'orchestre. Plusieurs dizaines de jeunes musiciens issus du Simon Bolivar Youth Orchestra jouent aujourd'hui dans de grandes formations dans le monde entier, y compris le plus jeune musicien de tous les temps du Philharmonique de Berlin, un contrebassiste âgé de 17 ans.

Quant à Gustavo Dudamel, qui est aussi chef de l'Orchestre symphonique de Göteborg (Suède) et sera à partir de 2009 le directeur musical de l'Orchestre philharmonique de Los Angeles, il a déjà dirigé à Berlin, Vienne, Londres et à la Scala de Milan.

« Quelle que soit ma carrière passée ou à venir, le Simon Bolivar Youth Orchestra est ma famille. J'y ai débuté comme enfant et aujourd'hui 80% des jeunes de l'époque sont toujours de la partie », a-t-il souligné à Salzbourg. « Gustavo Dudamel est un chef, mais un chef au service des autres », a renchéri Juan Antonio Abreu.

Gérard Mortier
candidat à la direction
du festival de Bayreuth

Le Belge Gérard Mortier est candidat pour diriger le festival wagnérien de Bayreuth (sud de l'Allemagne) avec l'arrière-petite-fille du compositeur Richard Wagner, Nike Wagner, a indiqué celle-ci au quotidien Frankfurter Allgemeine Zeitung (FAZ) paru lundi.

Une lettre de candidature en ce sens a été envoyée par fax dimanche au conseil de la fondation du festival, a indiqué au journal Nike Wagner, 63 ans, intendante du festival des arts de Weimar et fille de Wieland Wagner, ancien co-directeur du festival de Bayreuth.

Les deux candidats estiment « possible » une coopération avec Eva Wagner-Pasquier, 63 ans, l'une des cousines de Nike Wagner, selon la FAZ.

« Ce sera à la fin une décision entre deux concepts et le plus convaincant s'imposera », a indiqué lundi le porte-parole adjoint du gouvernement, Thomas Steg au cours d'une conférence de presse régulière du gouvernement.

Un représentant du gouvernement au sein du conseil de la fondation du festival participera à la prise de décision lundi prochain, a-t-il ajouté.

En décembre dernier, Nike Wagner et Eva Wagner-Pasquier, fille du directeur sortant du festival de Bayreuth, Wolfgang Wagner, s'étaient ensemble portées candidates pour prendre les rênes du prestigieux festival.

En avril, Eva Wagner-Pasquier s'était rétractée pour finalement se présenter aux côtés de sa jeune demi-soeur Katharina, 30 ans, fruit d'un second mariage de Wolfgang Wagner.

Régnant sur la « Colline Verte » depuis plus d'un demi-siècle avec un contrat à vie de directeur, Wolfgang Wagner, 89 ans, avait annoncé fin avril qu'il quitterait son poste au 31 août. Sa succession fait l'objet depuis plus de dix ans d'un conflit sans merci entre les descendants Wagner.

Son départ « offre la chance pour le festival de Bayreuth de s'ouvrir à un avenir avec de nouvelles idées et de nouvelles personnes », a souligné M. Steg.

Le conseil de la fondation du festival, qui se réunira le 1er septembre pour discuter de la succession, avait prévu un délai de quatre mois pour permettre aux lignées de descendants de se mettre d'accord sur une proposition conjointe. Ce délai prend fin justement le 29 août.

Gérard Mortier, qui quittera la direction de l'Opéra de Paris à l'été 2009 pour prendre les rênes du New York City Opera, a dirigé la triennale de la Ruhr entre 2002 et 2004, le festival de Salzbourg (Autriche) entre 1991-2001 et le Théâtre Royal de la Monnaie à Bruxelles de 1981 à 1991.

Barenboïm plaide devant Sarkozy
pour une « Arte » israélo-palestinienne

Le chef d'orchestre Daniel Barenboïm a plaidé lundi, lors d'un entretien avec le président Nicolas Sarkozy, pour la création d'une chaîne de télévision culturelle israélo-palestinienne, sur le modèle d'Arte, pour « lutter contre l'ignorance qui règne partout au Moyen-Orient ».

« Nous avons parlé de la possibilité d'augmenter l'effort pour la culture en Europe », a déclaré M. Barenboïm à la presse à sa sortie de l'Elysée.

« Je me suis permis de lui parler du fait qu'il y a un succès si grand avec cette chaîne de télévision culturelle Arte, qui est malheureusement seulement pour la France et l'Allemagne », a-t-il poursuivi.

« J'ai dit pourquoi pas pour le reste de l'Europe ? Ce serait magnifique d'avoir une chaîne culturelle pour toute l'Europe », a affirmé le pianiste israélo-argentin, soulignant que M. Sarkozy « avait l'air plutôt optimiste » concernant ce projet.

« Je lui ai dit qu'il fallait aller plus loin que ça et faire Arte entre Israël et la Palestine », a également indiqué M. Barenboïm.

« Ce serait une bénédiction pour tout le monde », s'est-il enthousiasmé, jugeant qu'« il faut lutter contre l'ignorance qui règne partout au Moyen-Orient ».

Alors que le West-Eastern Divan Orchestra (Orchestre Divan occidental-oriental) qu'il dirige clôt lundi soir à Paris sa tournée 2008, il a expliqué à M. Sarkozy, « en tant que président de l'Europe » pour le second semestre 2008, que « la vraie dimension de ce projet va arriver le jour où l'orchestre pourra se produire dans tous les pays qui (y) sont représentés ».

Il a ainsi souhaité des concerts « en Espagne, au Liban, en Syrie, en Jordanie, en Egypte, en Palestine, en Israël et en Iran ».

Né en 1999 à l'initiative de Daniel Barenboïm et de l'universitaire palestinien naturalisé américain Edward Saïd (décédé en 2003), afin de promouvoir la paix entre Israël et les Palestiniens, l'orchestre compte quelque 80 musiciens israéliens, arabes et andalous âgés de 13 à 26 ans.

La première statue de Bob Marley en Europe
inaugurée en Serbie

Un monument à la mémoire de Bob Marley, présenté comme la première statue en Europe de l'icône du reggae jamaïcain, a été inauguré samedi devant quelques milliers de personnes, à Banatski Sokolac, un petit village serbe isolé proche de la frontière roumaine.

La statue, grande d'environ deux mètres, représente Bob Marley avec sa guitare, coiffé de son bonnet rasta, le poing droit levé vers le ciel.

« Bob Marley combattant pour la liberté armé d'une guitare », lit-on sur le socle du monument.

La statue se dresse en bordure de l'école primaire locale faisant face au terrain où se tient, depuis quatre ans, un festival de musique, « Rock Village ».

L'inauguration a attiré dans le paisible village situé aux confins du Banat serbe, plusieurs milliers d'amateurs de reggae venus de toute la Serbie, donc beaucoup agitaient des drapeaux jamaïcains mais aussi de nombreux portraits de Bob Marley.

La soirée était entièrement consacrée aux rythmes des Caraïbes et réunissait toutes les générations.

Elle a été animée par un des principaux groupes de reggae locaux Del Arno Band et par les Jamaïcains Ras Abraham and the Irie Wibes, invités spécialement pour l'occasion.

« C'est fabuleux, la Serbie s'inscrit sur les cartes de la culture moderne avec cette statue à l'apôtre de la tolérance. Je suis très heureux ce soir », confie à l'AFP Marko, 26 ans, venu de Novi Sad (nord).

« Avec cette statue, nous adressons un message clair de tolérance et d'amour au lieu des informations dominées par la haine et les conflits, que les gens avaient l'habitude de lire en provenance de notre pays », renchérit Dijana, 21 ans, étudiante, venue de Zrenjanin (nord).

Cette statue est une idée de Mirko Miljus, l'organisateur du festival qui, chaque été, trouble la tranquillité de ce village d'à peine 300 habitants.

« Quelques 17 communautés ethniques vivent à Banatski Sokolac et ses environs. J'ai estimé qu'une statue de Bob Marley, symbole de la tolérance et de la lutte pour un monde plus juste, serait un parfait cadeau pour mon village natal », explique-t-il.

Mirko Miljus, qui a fait carrière dans les affaires boursières, est un amateur fervent de musique rock et de reggae. Il a décidé d'animer son village endormi.

Il montre fièrement un message du ministère jamaïcain de la Culture, dans lequel la Serbie est remerciée pour « l'hommage qu'elle a rendu au grand poète Bob Marley ».

« Notre satisfaction est mêlée à un sentiment de surprise de savoir qu'il existe en Serbie des amateurs de reggae qui respectent Bob Marley au point de devenir les premiers citoyens d'Europe à lui ériger une statue », ajoute ce message.

Lors de la cérémonie d'inauguration, Mirko Miljus a invité quelques musiciens locaux et régionaux à dévoiler la statue sous les clameurs enthousiastes de la foule rassemblée autour du monument.

Les villageois de Banatski Sokolac espèrent pour leur part que la statue de cet étrange musicien, qu'ils connaissent peu ou pas du tout, va attirer des touristes.

« Bob Marley, je ne connais pas, mais je vois bien qu'il a suscité un grand enthousiasme ce soir. J'espère que d'autres touristes viendront, cela pourrait animer notre village », déclare Petar Jankovic, 62 ans, un agriculteur.

« Je ne sais pas si les gens en Serbie comprennent l'ampleur de l'évènement, les fans de reggae de l'Europe entière vont venir voir ce monument. En tant que Jamaïcain, je suis très ému et heureux« , a déclaré, de son côté, Ras Abraham.

En août dernier, un autre village du Banat, région de l'est de la Voivodine (nord de la Serbie) à cheval entre la Serbie et la Roumanie s'est rendu célèbre en inaugurant une statue du boxeur Rocky Balboa, le célèbre personnage de cinéma, créé et incarné par l'acteur américain Sylvester Stallone.


Actualités musicales du 27 août 2008 

Barenboïm clôt à Paris
la tournée 2008 du WEDO
sur un triomphe et un appel à l'aide

« Aidez-nous ! »: Le chef israélien Daniel Barenboïm a achevé lundi soir à Paris la tournée 2008 de son West-Eastern Divan Orchestra (WEDO) sur un triomphe, tout en demandant au public son soutien pour faire vivre cette brillante aventure musicale et humaine jusqu'au Moyen-Orient.

A l'issue du concert, le maestro de 65 ans s'est adressé en français aux quelque 1.900 spectateurs de la salle Pleyel, qui l'ont acclamé pendant un bon quart d'heure, lui et sa centaine de jeunes instrumentistes israéliens, arabes mais aussi andalous, le WEDO répétant à Séville depuis 2002.

« Chacun des musiciens a fait preuve d'un courage énorme en venant jouer dans cet orchestre », a déclaré Daniel Barenboïm après avoir chaleureusement félicité, un par un, ses musiciens.

« Ce n'est pas un projet politique, mais une troisième voie. Nous ne pensons qu'une chose, c'est qu'il n'y a pas de solution militaire au conflit » israélo-palestinien, a rappelé le chef d'orchestre, en disant son souhait d'« apprendre à vivre ensemble: c'est ce que nous faisons ».

Daniel Barenboïm n'a pas caché son regret de n'avoir pas pu diriger cette formation symphonique à Amman le 11 août dernier — sa seule date en terre arabe cette année —, à la suite de l'attaque ayant visé des touristes en Jordanie en juillet.

« Ce projet doit pouvoir se poursuivre dans tous les pays qui sont représentés dans l'orchestre. Je voudrais aller jouer à Damas, Beyrouth, Ramallah, Le Caire et même à Téhéran. Aidez-nous ! », a-t-il lancé aux mélomanes et officiels, parmi lesquels figuraient la ministre de la Culture, Christine Albanel, et les conseillers de l'Elysée Catherine Pégard et Raymond Soubie.

Daniel Barenboïm et l'universitaire palestinien Edward Saïd (décédé en 2003) ont lancé le West-Eastern Divan Orchestra, qui tire son nom d'un recueil de poèmes de Goethe, en 1999.

L'orchestre, formé de jeunes ou futurs professionnels âgés de 13 à 26 ans, a fêté cet été sa 10e session annuelle au cours d'une tournée d'une douzaine de concerts qui a débuté en Espagne le 5 août et a conduit les musiciens en Grande-Bretagne, Italie et Scandinavie.

Au delà de la dimension humaniste de l'aventure, Daniel Barenboïm vise l'excellence musicale, avec des choix de programmation sans tabous.

C'est ainsi qu'il a programmé à Paris les « Variations op. 31 » d'Arnold Schoenberg, compositeur juif, puis le premier acte de l'opéra « La Walkyrie » de Richard Wagner, antisémite notoire dont il défend l'oeuvre avec passion.

Une passion qui va jusqu'à braver les censeurs en Israël et défier l'histoire: il a dirigé cette musique, samedi dernier, à la Waldbühne de Berlin, scène édifiée par les nazis.

Signe que le WEDO n'est pas un orchestre de seconde zone, il accompagne dans « La Walkyrie » un plateau vocal de première classe, avec la mezzo allemande Waltraud Meier, qui demeure la plus grande wagnérienne de sa génération, son compatriote René Pape, la basse du moment, et le ténor néo-zélandais Simon O'Neill, voix claire et bien projetée.

Les redoutables « Variations » de Schoenberg, chef-d'oeuvre de la modernité naissante, montrent les progrès obtenus (précision, sonorité) depuis le dernier passage de l'orchestre à Paris, il y a deux ans, lors de la première venue en France de ces musiciens dont l'engagement et l'enthousiasme sont patents.

Nouvelle grille de France Musique :
place au « plaisir », selon Jean-Paul Cluzel

France Musique lancera lundi 1er septembre sa nouvelle grille de programmes, qui a subi « un renouvellement très profond » avec l'ambition affichée de renforcer le « plaisir » des auditeurs, selon les responsables de Radio France et de sa chaîne musicale classique.

« On nous a reproché d'être bavards », a rappelé lors d'une conférence de presse le PDG de Radio France, Jean-Paul Cluzel, pour qui « la parole (sur France Musique) doit être concise, précise, donner du sens et du plaisir musical ».

« Sous des apparences assez soft, le changement et le renouvellement est très profond » dans la grille de rentrée, a ajouté le nouveau directeur de la chaîne, Marc-Olivier Dupin.

Douze des cinquante-sept producteurs (titre des animateurs à Radio France) de la dernière grille quittent la chaîne. « Nous avons décidé de ne pas renouveler les plus de 65 ans », a confirmé M. Dupin, qui y voit « une règle objective et moins douloureuse que des décisions personnalisées ».

En revanche, 13 voix font leur arrivée, dont Michka Assayas et Aude Lavigne, qui ouvriront la programmation sur le rock le dimanche, respectivement avec « Subjectif 21 » (22h00-23h00) et « A nous de jouer » (19h00-20h00), sorte de « Masque et la plume » pour les variétés françaises et internationales.

En semaine, Lionel Esparza quitte la matinale, désormais confiée à un duo (Judith Chaine et Stéphane Grant, de 07h00 à 09h30) et centrée sur la diffusion d'oeuvres, pour animer « Le Magazine » en début de soirée (18h00-19h30).

France Musique captera moins de concerts (environ 450 par an contre 700 aujourd'hui, sans compter les 150 des formations musicales de Radio France), mais en diffusera davantage en direct (deux à trois par semaine en soirée).

La radio a également programmé jusqu'au printemps 2009 la refonte de son site internet et confié la réalisation d'un nouvel habillage sonore au compositeur de musique de film Gabriel Yared.

France Musique subit une forte concurrence de la part de Radio Classique (DI Group, pôle médias de LVMH) depuis deux ans.

Lors de la dernière étude Médiamétrie (avril-juin 2008), la radio publique était pointée derrière sa concurrente privée, avec 1,3% d'audience cumulée (pourcentage de personnes qui ont écouté la radio au moins une fois dans la journée) contre 1,5%.

Deuxième volet de Rock en Seine
avec R.E.M. et Amy Winehouse

Après une première journée conclue le 20 août par Rage Against the Machine, le deuxième volet de Rock en Seine a lieu jeudi et vendredi, avec comme têtes d'affiche R.E.M. et l'imprévisible diva trash Amy Winehouse, qui avait fait faux bond au festival francilien l'an passé.

Ce calendrier inhabituel, avec un festival scindé en deux parties séparées par un intervalle de huit jours, s'explique par les impératifs de date de Rage Against The Machine, pour qui le seul créneau disponible était le 20 août.

Malgré ce format déroutant, 30.000 spectateurs ont applaudi ce groupe américain marquant des années 90, reformé en 2007, dans le parc du domaine national de Saint-Cloud, près de Paris.

Lors du deuxième volet de ce 6e Rock en Seine, les organisateurs espèrent réunir 40.000 personnes, pour un total de 70.000 en trois journées. L'an passé, pour son passage à trois jours, le festival avait rassemblé 66.000 spectateurs, une affluence certes record mais en-deçà des espérances des organisateurs (70.000), ce qui avait conduit à une édition déficitaire.

La venue très attendue d'Amy Winehouse vendredi soir devrait attirer du monde. L'an passé, la diva trash de la soul s'était décommandée après être entrée en cure de désintoxication. Viendra, viendra pas ? La personnalité imprévisible et les addictions de l'Anglaise de 24 ans font craindre à certains une nouvelle annulation.

« Cette fois-ci, c'est la bonne! », assure au contraire François Missonnier, le directeur du festival. « Cet été, elle n'a loupé aucune de ses dates. C'est son actualité musicale qui m'intéresse, pas sa soi-disant actualité people ».

Le même jour, les trois scènes accueilleront notamment The Raconteurs, le deuxième groupe de Jack White des White Stripes, les rappeurs américains de The Roots, le duo électro français Justice, les Américains du Jon Spencer Blues Explosion, le chanteur soul anglais Jamie Liddell ou encore son compatriote rappeur Mike Skinner, alias The Streets.

Jeudi, la tête d'affiche sera le groupe américain R.E.M., emmené par son charismatique chanteur Michael Stipe et qui a sorti récemment son quatorzième album studio, le très rock « Accelerate ».

« C'est un des groupes les plus importants de ces 20 dernières années, c'est forcément un rêve de programmateur », estime M. Missonnier.

Egalement à l'affiche jeudi, l'Anglais Tricky, ses compatriotes de Kaiser Chiefs, la sensation électro Hot Chip, Serj Tankian (chanteur du groupe de métal américain System of a Down), les Dirty Pretty Things de l'ex-Libertine Carl Barât, le duo français The Do ou encore les Finlandais d'Apocalyptica, qui jouent du heavy metal sur des... violoncelles.

Créé en 2003 pour pallier l'absence de grand festival rock en Ile-de-France, Rock en Seine, qui a lieu à la fin des vacances d'été et juste avant la rentrée, est devenu un rendez-vous incontournable grâce à une programmation de qualité.

Cette année, son budget est de 4,2 millions d'euros (3,5 l'an passé), dont 35 à 40% consacrés à la partie artistique.

« Ca coûte de l'argent de faire venir des artistes internationaux et d'aménager un site comme celui de Saint-Cloud », souligne M. Missonnier.

Rock en Seine, dont la 6e édition devrait avoir lieu sous le soleil, bénéficie d'une subvention de 600.000 euros de la région Ile-de-France, son partenaire historique, rejointe cette année par le département des Hauts-de-Seine à hauteur de 300.000 euros.

La subvention du département a permis aux organisateurs de mettre en place un mini-festival gratuit réservé aux enfants de 6 à 10 ans, avec des animations et des spectacles. (AFP / Paul RICARD)

Le Klarafestival
 29 août au 12 septembre 2008,
à Bruxelles

2008 est une double année anniversaire puisque le Festival de Flandre fête ses 50 ans et le Palais des Beaux-Arts ses 80 ans ! Ce sont ces deux institutions qui ont fondé le KlaraFestival en 2004.

Pour sa cinquième édition, le festival de musique classique a pour thème : « Forza Musical ». Les auteurs et interprètes italiens ou d’origine italienne seront donc à l’honneur avec une très riche programmation. Les concerts couvrent toute la musique classique en mettant l'accent, à côté de l'opéra et de la danse, sur la musique symphonique, les œuvres baroques et la musique de chambre.

De nombreux événements ont également lieu : un double feu d’artifice qui s’ouvre avec Händel et s’achève sur les sons ultramodernes d’un DJ, des concerts dans le métro ou à l’aéroport…
http://www.klarafestival.be/befr/festival


Actualités musicales du 28 août 2008 

28 août 2008
Espace Culturel Brassages
Dongelberg (Belgique)

Création Jazz
Bernard Guyot
Charles Loos
Summer residence


Charles Loos

Créée à l’occasion des 30 ans du Travers, la résidence d’été de Charles Loos et Bernard Guyot permet la création d’un sextet dont le répertoire est consacré entre autre à l’interprétation d’œuvres dédiées à cette institution. Parmi celles-ci, trois œuvres écrites à différentes époques de la vie du Travers par quatre compositeurs différents (Charles Loos, Benoit Louis, Thierry Syfer et Frank Wuyts) arrangées pour cette formule ainsi qu’une création originale. La suite du répertoire est constituée de compositions de Charles Loos et Bernard Guyot mise en forme pour ce sextet.

Ce projet assure aussi un lien musical entre deux lieux de programmation du Travers à savoir le Théâtre Marni et l’Espace Culturel Brassages où se déroule la résidence.

En bref un moment musical unique pour une occasion unique.

    Charles Loos, piano
    Bernard Guyot, saxophones
    Jean-Paul Estievenart, trompette, buggle
    Stéphane Mercier, sax alto & flûte
    Yannick Peeters, contrebasse
    Toon Van Dionany, batterie

Avec la Communauté Française Wallonie Bruxelles et  la Province du Brabant Wallon

3, rue d’Incourt
1370 DONGELBERG (Jodoigne)
Infos & réservations : 010 88 12 13

Festival Wallonie-Hainaut
du 18 septembre au 10 octobre

La 47e édition du Festival Wallonie-Hainaut, sur le thème « Les chants de la terre », se tiendra du 18 septembre au 10 octobre, à Tournai, Mons, Soignies, La Louvière et Charleroi, où neuf concerts seront proposés. Cette année, l'invité d'honneur sera le musicien et compositeur belge Benoît Mernier.

Le 18 septembre, le Théâtre Royal de Mons accueillera « Musique grandeur nature », un concert durant lequel le violoniste français David Grimal et l'Orchestre national de Lille interprèteront le concerto pour violon et orchestre, opus 47 de Sibelius, la symphonie n°8 de Beethoven, ainsi que l'œuvre du premier lauréat du concours « Tactus », auquel ont participé de jeunes musiciens du monde entier.

Trois spectacles auront lieu à Charleroi. Le 23 septembre, le quatuor Lamina, qui rassemble quatre percussionnistes belges, proposera « Le ciel et le feu » au Palais des Beaux-Arts. Au programme: « Le matin » de Peer Gynt, le « Clair de Lune » de Debussy ou la « Valse des fleurs » de Tchaikowsky.

L'Orchestre de Chambre de Salzbourg se produira quant à lui, le 25 septembre, à la Basilique Saint-Christophe, où il jouera « Les 8 saisons », c'est-à-dire « 4 saisons Vivaldi - 4 saisons Piazzola ». Enfin, le 7 octobre, une jeune harpiste d'origine italienne, Letizia Belmondo, fera découvrir au public du Palais des Beaux-Arts un récital intitulé « Douce Italie ».

Le 28 septembre, Wim Mertens, pianiste, guitariste, chanteur et compositeur belge, investira le Théâtre de La Louvière avec sa musique minimaliste. Il jouera des morceaux de son dernier opus, « Réceptacle », et une sélection de best of.

La Maison de la culture de Tournai proposera, le 30 septembre, « Einstein on the beach », qui compte certainement parmi les oeuvres les plus importantes de la « minimal music » américaine. Cet « opéra » sera interprété par le Collegium Vocale de Gand et Champ d'Action.

Les 9 et 10 octobre, la salle polyvalente du Collège Saint-Vincent de Soignies accueillera « Le diabolisme du feu », un spectacle du violoniste tzigane Roby Lakatos et de son orchestre hongrois. Ils joueront de la musique classique, jazz ou issue du folklore hongrois.

Enfin, Marc Grauwels, l'un des flûtistes belges les plus connus, donnera deux concerts: le premier pour les pensionnaires du home du CPAS sonégien, le 5 octobre, à la Chapelle des Franciscains à Soignies, et le second pour les étudiants universitaires de l'entité montoise, le lendemain, à l'Auditorium de la Fucam, situé à la chaussée de Binche à Mons.

Cesaria Evora de nouveau en tournée
en septembre

La chanteuse cap-verdienne Cesaria Evora, qui a fêté mercredi son 67e anniversaire, « reprendra à partir de septembre ses tournées » qu'elle avait dû annuler en juin pour raisons de santé, a annoncé la société de son producteur, Joao da Silva.

La chanteuse devrait quitter le Cap Vert avant la fin du mois d'août pour Paris, selon cette société.

Cesaria Evora devait initialement donner des concerts, de juin à décembre, en France, Suisse, Belgique, Pologne, Roumanie, Grèce, Espagne et Italie. Mais son médecin l'avait trouvé très fatiguée, selon son producteur, et avait demandé l'annulation de cette tournée d'été et trois mois de repos.

Cesaria Evora avait été victime en mars dernier d'un accident vasculaire cérébral alors qu'elle était en concert à Sydney (Australie) et avait été soignée en France. Mais elle était remontée sur scène en avril 2008 pour faire connaître son dernier album « Rogamar », enregistré en 2006.

Née dans l'île de Sao Vicente, Cesaria Évora, désormais mondialement connue, est l'icône de la morna, la musique des îles du Cap Vert.

Le chanteur du groupe I Muvrini
poursuivi pour contrefaçon

Le chanteur-auteur du groupe de polyphonie corse I Muvrini, Jean-François Bernardini, a été assigné devant le tribunal de grande instance de Paris pour « contrefaçon », accusé par une ancienne proche de lui avoir emprunté de nombreux textes, a-t-on appris mercredi auprès du TGI.

Marie-Paule Pereney dit avoir collaboré gracieusement depuis le début des années 1990 à l'écriture de chansons du groupe, à leur traduction en français ainsi qu'à l'écriture de textes ensuite repris par M. Bernardini, sans être créditée, selon plusieurs sources proches du dossier, confirmant une information de l'hebdomadaire Le Point.

Elle réclame au chanteur corse 150.000 euros en réparation du préjudice moral ainsi qu'un euro sur la vente de chaque album du groupe et un euro sur chaque ouvrage de Jean-François Bernardini, selon ces sources.

Mme Pereney lui reproche notamment d'avoir à 16 reprises emprunté ses écrits pour son ouvrage « Carnets de Sarah », paru en 2005.

Pour son avocat, Me Antoine Gitton, « c'est l'histoire triste d'une confiance trahie ».

« C'est faux, c'est n'importe quoi. On essaie de salir Jean-François Bernardini qui est un homme intègre », a de son côté déploré l'avocat du chanteur, Me Fabrice Orlandi.

Dénonçant une « véritable volonté de nuire », il a observé que Mme Pereney, par ailleurs condamnée dans une affaire d'escroquerie en 1996, n'avait « jamais rien réclamé depuis 1993 avant de déposer cette assignation ».

Aucune date d'audience n'a pour l'heure été fixée devant le tribunal de Paris.

Le coût de la vie étudiante
augmente de 5,9%, selon l'UNEF

Augmentation des frais d'inscription ou encore aides sociales qui progressent moins vite que l'inflation: le coût de la vie étudiante progresse de 5,9% cette année par rapport à la rentrée 2007, déplore mercredi l'UNEF.

« Malgré de grands renforts de communication, la politique du gouvernement en matière sociale est largement négative pour les étudiants », dénonce ainsi l'Union nationale des étudiants de France, principale organisation syndicale du secteur.

Pour l'UNEF, cette hausse s'explique par la hausse des loyers d'emménagements (+ 8,3% à Paris et + 4,3% en province), l'augmentation des produits alimentaires (+ 6,7%) et la progression des droits d'inscription (+ 4,3% en moyenne). Dans le même temps, les aides ont augmenté de manière très insuffisante (2,5% pour les bourses, soit un point de moins que l'inflation).

Par ailleurs, regrette l'organisation, le mois de septembre est celui « de toutes les galères »: alors que 75% des étudiants reprennent les cours avant le 15, ils ne percevront leur bourse qu'à compter d'octobre, voire novembre. En outre, ils ne bénéficient pas d'aide au logement lorsqu'ils s'installent en septembre. « Le coût de la rentrée est particulièrement lourd et varie de 700 euros à plus de 2.100 euros selon les situations », poursuit l'UNEF.

Selon elle, « plus de neuf étudiants sur dix sont perdants suite à la politique du gouvernement » car « de nombreuses décisions ont eu pour effet de dégrader (leur) pouvoir d'achat ».

Au ministère de l'Enseignement supérieur, on rappelle que « des moyens budgétaires sans précédent ont été mis sur deux priorités: l'enseignement supérieur et la recherche ». Ces moyens, de l'ordre de 1,8 milliard d'euros, « vont se traduire dans la réalité quotidienne des étudiants ». On insiste ainsi sur l'élargissement des bourses à 50.000 élèves supplémentaires.

Valérie Pécresse, la ministre de l'Enseignement supérieur et de la Recherche, précise que « désormais, les bourses seront plus simples, plus claires, plus prévisibles, car attribuées sur un seul critère: le niveau de revenus des parents ou de la famille ». « Nous avons aussi augmenté de 10% en deux ans les bourses des 100.000 élèves issus des familles les plus modestes », déclare-t-elle dans « La Croix » paraissant jeudi.

Concernant le financement des études, Mme Pécresse indique qu'elle mettra en place « dans les prochaines semaines un prêt étudiant, sans caution, appuyé sur une garantie de l'Etat, pour mettre fin à la discrimination par l'accès à l'emprunt entre étudiants de l'universités et de grandes écoles ».

L'UNEF plaide pour que le gouvernement mette en place un plan d'urgence, avec le versement d'un 10e mois de bourse en septembre, l'octroi de l'aide au logement dès le mois d'installation et la création de 50.000 allocations d'études pour les étudiants non boursiers. Elle demande par ailleurs le rétablissement des « points de charge » dans le calcul des bourses, estimant que la suppression de certains critères d'attribution pénalise certains étudiants


Actualités musicales du 29 août 2008 

Des Israéliens, Libanais et Palestiniens
réunis pour chanter en choeur

Une cinquantaine de choristes libanais, palestiniens et israéliens sont réunis cette semaine à Saint-Etienne-de-Tinée (Alpes-Maritimes) pour chanter vendredi le Carmina Burana de Carl Orff.

Les chanteurs ont été rassemblés à l'initiative de l'associati]on « Trialogue » qui a pour objectif le rapprochement entre les peuples.

Ils sont logés gratuitement dans des hôtels, des auberges ou chez l'habitant. « Dès le premier jour, il a été clair que quelque chose se passait. Nous étions mélangés à table, comme si nous étions amis. C'est le pouvoir de la musique, ou plutôt le pouvoir de faire de la musique ensemble », a déclaré à l'AFP Yuval Ben Ozer, directeur d'une chorale israélienne, lors d'une visite à Nice avec le reste du groupe.

Aurelio Mulè Stagno, un prêtre qui conduit le groupe des Palestiniens, tous chrétiens, estime que ce rassemblement est « une idée magnifique » mais aussi « un défi ». « La musique ne peut pas faire tomber d'un coup toutes les barrières. C'est un processus long, on ne peut pas brûler les étapes », a-t-il ajouté.

Les Libanais, également chrétiens, se retranchent dans le mutisme. Ils refusent d'apparaître sur les photos, par crainte de représailles, et fuient les journalistes. « On a choisi de ne pas parler, c'est aussi cela la liberté d'opinion, non? », a déclaré l'un d'eux.

Les chanteurs n'ont qu'une obligation: être présents aux répétitions du concert qui aura lieu vendredi. Pour le reste, ils ont quartier libre, selon la présidente de l'association Trialogue, Sibylle von Plessen.

Le financement du projet est assuré par plusieurs collectivités, dont le Conseil général des Alpes-Maritimes ainsi que des entreprises privées.

2008-2009 : dix opéras du « Met » de New York
projetés dans des cinémas en France

Dix représentations du Metropolitan Opera de New York seront diffusées en direct dans une vingtaine de salles de cinéma en France entre octobre 2008 et mai 2009, contre deux la saison précédente, ont annoncé jeudi les partenaires français du projet.

La France est devenue la saison dernière le seizième pays à participer à l'opération « Metropolitan Opera: Live in HD », lancée en 2006-2007 par le directeur général du « Met », Peter Gelb, afin d'élargir le public de l'art lyrique et renforcer encore le rayonnement de sa maison.

Cette série de retransmissions en direct et haute définition touche désormais plus d'un million de spectateurs potentiels chaque saison avec 850 salles dans une trentaine de pays.

En France, au total, « presque 10.000 spectateurs dans 17 salles » ont suivi en avril « La Bohème » de Puccini et « La Fille du régiment » de Donizetti, indiquent dans un communiqué commun la société de vidéotransmission CielEcran et la radio France Musique, qui diffuse les oeuvres en simultané.

Pour 2008-2009, la déclinaison française de l'opération passe à dix représentations le samedi à 19h30 dans une vingtaine de salles, soit la totalité de la série de retransmissions du Met à l'exception du gala d'ouverture, réservé aux 445 salles américaines.

Chaque séance, en version originale surtitrée en français, sera accessible moyennant 18 euros (prix conseillé), un tarif qui pourra être revu à la baisse dans le cadre de formules d'abonnement, a précisé CielEcran.

France Musique envisage pour sa part de « mettre en oeuvre des actions à destination du jeune public autour de certaines retransmissions ».

Les cinémas participant à l'opération sont situés à Agen, Beaune, Blois, Cannes, Carcassonne, Lomme, Lyon, Montauban, Montpellier, Mulhouse, Nancy, Nîmes, Paris, Périgueux, Saint-Julien-lès-Metz, Saint-Quentin, Saintes, Sarlat et Thionville.

Les productions choisies reflètent le prestige des distributions du Met, à l'image de « Lucia di Lammermoor » de Donizetti avec la diva russo-autrichienne Anna Netrebko (7 février) et le ténor franco-mexicain Rolando Villazon ou de « La Somnambule » de Bellini avec la soprano française Natalie Dessay et le chanteur péruvien Juan Diego Florez (21 mars).

Dernière tournée de Lorin Maazel
avec le Philharmonique de New York

Le chef d'orchestre américain Lorin Maazel devait entamer jeudi soir à Londres sa dernière tournée internationale à la tête du Philharmonique de New York, qui se produira dans neuf villes d'Europe, dont Paris, jusqu'au 12 septembre, a-t-on appris auprès de la formation.

Ce périple comprend 14 dates dont deux à Londres (28 et 29 août), sept en Allemagne (Francfort le 30, Hambourg le 31, Essen les 5 et 6 septembre, Stuttgart le 10, Baden-Baden le 11 et Bonn le 12 et trois à Lucerne en Suisse (2, 3 et 4).

Non loin de sa ville natale (Neuilly-sur-Seine, près de Paris), Lorin Maazel, 78 ans, dirigera deux concerts à la Salle Pleyel dans la capitale française les 8 et 9 septembre.

Au programme figureront notamment la création de « Rhapsodies » de l'Américain Steven Stucky et le « Concerto pour piano » de Gershwin avec Jean-Yves Thibaudet, soliste français faisant une grande carrière aux Etats-Unis.

2008-2009 est la saison d'adieux de Lorin Maazel comme directeur musical du Philharmonique de New York, où il a succédé en 2002 à l'Allemand Kurt Masur.

La plus ancienne formation symphonique américaine (fondée en 1842), qui s'est produite dans plus de 400 villes d'une cinquantaine de pays, est considérée comme l'un des cinq grands orchestres (les « big five ») des Etats-Unis, avec ceux de Boston, Chicago, Cleveland et Philadelphie.

Après M. Maazel, c'est l'Américain Alan Gilbert, 41 ans, qui inscrira son nom, lors de la saison 2009-2010, sur l'impressionnante liste de directeurs musicaux (Mahler, Mengelberg, Toscanini, Bernstein...) qu'a connus la formation new-yorkaise.

Concerts « secrets » de Keziah Jones
dans le métro parisien

Le chanteur d'origine nigériane Keziah Jones va donner quatre concerts dans le métro parisien début septembre, à des dates encore tenues secrètes, ce qui constitue un retour aux sources pour ce musicien qui a débuté dans les couloirs du métro, a annoncé la RATP jeudi.

« Du 1er au 6 septembre 2008, à l'occasion de la sortie de son cinquième album, Nigerian Wood, Keziah Jones fera de nouveau résonner les couloirs du métro où sa carrière a débuté », annonce la Régie dans un communiqué.

« Les lieux et horaires de ces 4 concerts seront tenus secrets jusqu'au dernier moment » et seront révélés quelques heures avant sur le site www.ratpdestinationmusique.fr, poursuit la RATP.

Keziah Jones, dont le style mêlant blues et funk fut repéré par un producteur en 1991 dans le métro parisien, sera accompagné par des musiciens du métro qu'il a lui-même choisis.

Ces concerts seront le « préambule » à une opération de la RATP baptisée Destination musique et « mettant à l'honneur les musiciens du métro ».

Cette opération sera clôturée par un concert privé de Keziah Jones le 19 janvier.

Depuis 1997, la RATP a organisé l'accueil des « musiciens du métro », sélectionnés et accrédités pour agrémenter le transit des milliers de voyageurs qui empruntent ses couloirs.

Un blogueur arrêté
pour avoir diffusé
des extraits du futur disque des Guns

Un blogueur américain a été arrêté mercredi par la police fédérale pour avoir posté illégalement sur internet des morceaux de l'album à paraître des Guns N' Roses, « Chinese Democracy », attendu par les fans du groupe depuis près de 15 ans.

Kevin Cogill, dont le surnom sur internet était « Skwerl », est poursuivi pour violation de la loi sur les droits d'auteur après avoir mis en ligne sur son site neuf morceaux du disque non encore paru du groupe américain, sans l'autorisation des Guns N'Roses.

Les admirateurs des Guns attendent depuis 14 ans ce fameux album fantôme, qualifié avec ironie en 2005 par le New York Times d'« album le plus cher à ne jamais avoir été enregistré ».

« Skwerl » avait invité en juin dernier les internautes à écouter des extraits de l'album sur son site internet.

Les avocats du groupe ont intimé par lettre à Kevin Cogill d'enlever immédiatement les chansons de son site.

Un certain « Skwerl » a répondu à cette lettre par courriel, affirmant que non seulement il avait posté les chansons sur son site mais que les visiteurs avaient été tellement nombreux que cela avait fait sauter son ordinateur, a indiqué le FBI.

Le courriel précisait aussi aux avocats du groupe que les chansons avaient été effacées du site.

Kevin Cogill, qui pourrait être condamné à cinq ans de prison s'il est reconnu coupable et prouvé qu'il en a tiré profit financièrement, a admis avoir mis les chansons en ligne selon un agent du FBI.

Les procureurs soutiennent que la diffusion des morceaux sur internet pourrait représenter une perte de revenus importante pour le groupe.

Guns N' Roses se prépare enfin à sortir « Chinese Democracy » et a promis que l'un des morceaux serait sur une version d'un jeu vidéo de « Guitar Hero » publié en septembre.

De la formation qui avait vendu 90 millions d'album dans le monde entre 1987 et 1993 ne reste aujourd'hui que le chanteur Axl Rose, après le départ des deux derniers fidèles, le guitariste « Slash » et le bassiste « Duff » McKagan.

Les « Guns » sont un produit de la face sombre de Hollywood, celle des sans-abri, des rues défoncées et de la prostitution.


Actualités musicales du 30 août 2008 

Royaumont ouvre samedi
une saison musicale 2008 au parfum XIXe

La Fondation Royaumont, installée à l'abbaye du même nom à Asnières-sur-Oise (Val-d'Oise), ouvrira samedi sa saison musicale 2008, qui s'ancrera jusqu'au 30 octobre dans l'histoire du lieu et notamment le XIXe siècle.

L'abbaye fondée au XIIIe siècle se souviendra qu'elle a accueilli nombre de vaudevilles et romances vers 1830, avec le 6 septembre un programme « Au théâtre de Royaumont », riche d'airs d'Auber, Boieldieu ou Méhul chantés notamment par le baryton Arnaud Marzorati.

Dans la même veine, la soirée du 20 septembre sera consacrée à des mélodies de Gounod puis à son opéra-comique méconnu « Le Médecin malgré lui », dirigé en version de concert par Pascal Verrot, à la tête de son Orchestre de Picardie.

Une semaine plus tard, le 27, c'est « l'Europe musicale au XIXe siècle » qui sera convoquée, autour notamment des voix des Solistes de Lyon (Franck/Liszt) accompagnés par l'orgue Cavaillé-Coll restauré du réfectoire, ainsi que du choeur de chambre Les Cris de Paris (« Le Pèlerinage de la Rose » de Schumann).

Au-delà du XIXe siècle, Royaumont affirmera son intérêt pour les musiques les plus diverses, du Moyen-Âge à la création contemporaine dans le sillage des sessions dirigées par le très pointu compositeur britannique Brian Ferneyhough, mais aussi pour la danse avec la chorégraphe Myriam Gourfink.

Le contre-ténor Gérard Lesne fera revivre les ruines de l'abbatiale avec un spectacle équestre, « Le Mythe du Centaure ».

En ouverture, samedi soir, la description du déluge par Léonard De Vinci inspirera un spectacle multimédia, « Il Diluvio », au vidéaste Paolo Pachini et au jeune compositeur italien Mauro Lanza, servi par les Percussions de Strasbourg et les chanteurs allemands des Neue Vocalsolisten.

Le week-end de clôture, les 18 et 19 octobre, se déroulera aux sons des « oralités anciennes », celles des griots africains, ou urbaines avec des slammeurs.

La saison musicale de Royaumont se décline en outre en ateliers pour enfants, colloques, exposition, cafés-débats et dîners autour des concerts.

François-Xavier Roth
nommé à l'Orchestre de la BBC
du Pays de Galles

Le Français François-Xavier Roth, 37 ans, a été nommé « chef invité associé » de l'Orchestre national de la BBC du Pays de Galles, pour trois ans à compter de septembre, a-t-on appris vendredi auprès de son agent.

Fils de l'organiste et compositeur Daniel Roth, François-Xavier Roth a le vent en poupe puisqu'il vient d'être nommé chef associé de l'Orchestre philharmonique de Radio France pour les saisons 2008-2009 et 2009-2010 et directeur musical de celui de Liège (Belgique) à partir de septembre 2009.

Il a aussi été désigné chef principal invité de l'Orchestre symphonique de Navarre en Espagne pour les deux saisons à venir.

François-Xavier Roth a remporté en 2000 le Concours de direction Donatella Flick de Londres, ce qui lui a permis de devenir pour deux saisons chef assistant du prestigieux Orchestre symphonique de Londres (LSO).

Ancien assistant du chef baroque britannique John Eliot Gardiner, il a fondé en 2003 Les Siècles, orchestre de chambre d'un nouveau genre qui joue sur des instruments adaptés à chaque époque.

Désillusion pour Rock en Seine,
lâché pour la 2e fois par Amy Winehouse

Le public et les organisateurs du 6e Rock en Seine ont vécu une grosse désillusion vendredi soir: le concert d'Amy Winehouse, programmée en tête d'affiche, a été annulé au dernier moment en l'absence de l'imprévisible Anglaise, qui est en proie à de multiples addictions.

C'est la deuxième fois en deux éditions que le festival francilien doit faire face à l'annulation d'un concert d'Amy Winehouse, diva trash connue autant pour sa voix soul extraordinaire que pour ses addictions aux drogues et à l'alcool. L'an passé, la chanteuse aux tatouages de camionneur et à la coiffure en choucroute avait renoncé à sa venue quelques jours avant le début du festival organisé dans le parc du domaine national de Saint-Cloud, près de Paris.

« On a appris qu'Amy Winehouse ne pouvait pas jouer il y a environ une heure, parce qu'elle n'est pas là », a affirmé aux journalistes François Missonnier, le directeur du festival, peu avant 22h00.

Quelques minutes auparavant, l'annonce de l'annulation avait été faite au micro sur la grande scène, où Amy Winehouse aurait dû se produire à partir de 22h15. La nouvelle a suscité des sifflets chez les quelque 25.000 spectateurs présents, dont beaucoup étaient venus pour voir l'Anglaise.

« On n'est pas content du tout », a poursuivi M. Missonnier, en estimant que le management anglais de l'artiste avait justifié le forfait « avec insuffisamment de précisions ».

La chanteuse, dont l'entourage et les musiciens étaient présents au festival, aurait dû se produire sur la grande scène à partir de 22h15. Elle y a été remplacée par The Streets, alias son compatriote Mike Skinner, qui était initialement programmé pour 23h00 sur la scène de l'Industrie, la plus petite des trois scènes de Rock en Seine.

Dans la soirée, avant même l'annonce officielle, le festival bruissait déjà de rumeurs contradictoires sur l'éventualité d'une défection et sur la présence ou non d'Amy Winehouse en région parisienne.

Les conséquences financières de la défection n'étaient pas encore connues vendredi soir.

« Il existe des assurances. Il faut qu'on connaisse les raisons de son absence », a dit M. Missonnier.

En outre, selon l'information donnée au micro, des « compensations » devaient être annoncées pour le public samedi sur le site internet de Rock en Seine ( http://www.rockenseine.com ).

Cet été, Amy Winehouse a donné quelques concerts dans des festivals, dont Glastonbury et le V Festival en Angleterre.

La chanteuse, qui aura 25 ans le 14 septembre et a fréquenté à plusieurs reprises des centres de désintoxication, avait passé une nuit dans un hôpital de Londres fin juillet à la suite d'une mauvaise réaction à des médicaments. Mi-juillet, son père avait dit craindre à terme sa « mort lente et douloureuse ».

Son mari, Blake Fielder-Civil, a par ailleurs été condamné le 21 juillet à 27 mois de prison pour avoir agressé un propriétaire de pub et pour entrave à la justice.

Bien que très déçu, le public de Rock en Seine, conscient de la réputation sulfureuse d'Amy Winehouse, était plus résigné que furieux.

« C'est énervant mais pas surprenant. On n'a pas arrêté de faire des blagues là-dessus toute la journée! », ont expliqué à l'AFP Céline et Florence, deux Parisiennes de 23 et 25 ans.

Non loin d'elles, Clémentine, venue exprès de Lille pour voir l'Anglaise, se disait « dégoûtée ».

En février, Amy Winehouse a reçu cinq Grammy Awards pour son album néo-soul « Back to black ».

En trois jours, le 20 août puis jeudi et vendredi, la sixième édition de Rock en Seine a attiré environ 80.000 spectateurs (30.000, 25.000 et 25.000). (AFP / Paul RICARD)

Paolo Conte à Pleyel avant un nouvel album

L'Italien Paolo Conte, qui sortira le 22 septembre son nouvel album, « Psiche », donnera auparavant deux concerts salle Pleyel à Paris, les vendredi 5 et samedi 6 septembre. Le chanteur à la voix éraillée se produira en formation symphonique puisqu'il sera accompagné par l'Orchestre national d'Ile-de-France, dirigé par Bruno Fontaine, en plus de ses propres musiciens. Le spectacle a été donné à l'Auditorium de Lyon le 25 juin, avec l'orchestre de la ville.

Les Marquises s'apprêtent
à célébrer le 30e anniversaire
de la mort de Brel

Hiva Oa, l'île marquisienne où Jacques Brel (1929-1978) vécut trois ans, célèbrera le 9 octobre le trentième anniversaire de son décès, et Miche Brel, la veuve du chanteur, se rendra pour la première fois sur sa tombe à cette occasion, a-t-on appris jeudi en Polynésie.

Les cérémonies se déclineront sur le thème d'un Brel poète et aviateur, révélant sa passion méconnue pour l'aviation.

Les organisateurs de la manifestation ont rappelé jeudi comment Brel, aux commandes de son bimoteur « Jojo », acheminait courrier, vivres et médicaments, dans les îles isolées des Marquises.

Le 9 octobre, Hiva Oa inaugurera donc en son honneur un aéroclub « Jacques-Brel », tandis qu'un autre de ses avions sera exposé à Paris, sur les Champs-Elysées du 4 au 12 octobre.

Barman brésilien ou ex-cuisiner japonais
au rendez-vous du 6ème Mondial de tango

Un archéologue vénézuélien, un ex-cuisinier japonais ou un barman brésilien sont quelques uns des concurrents de la sixième édition du Mondial de tango, qui s'est ouvert cette semaine à Buenos Aires et auquel participent cette année quelque 400 couples venus de 23 pays.

Tomoko Nakai a abandonné il y a déjà plus de dix ans la cuisine du restaurant de Tokyo où il officiait pour se consacrer au « deux par quatre », le rythme particulier de cette danse « que l'on ressent jusque dans l'âme », selon un des participants.

« J'ai vu un spectacle de tango à Tokyo au début des années 90 et cette danse m'a tellement ému que j'ai décidé de lui consacrer mon existence », raconte à l'AFP Tomoko, 35 ans, qui avec sa partenaire, Eiichiro Oya, vient de remporter le championnat asiatique de tango. Après quatre ans en Argentine, il manie l'espagnol avec aisance voire même le « lunfardo », l'argot de Buenos Aires inséparable du tango.

Tomoko et sa partenaire Eiichiro, 28 ans, qui dirigent tous deux l'Ecole de tango de Tokyo, se présentent cette semaine aux épreuves dans la catégorie Escenario. Ce tango de scène est marqué par des chorégraphies plus riches, avec des costumes et maquillages plus sophistiqués, et connaît un grand succès dans les salles de spectacles d'Europe, des Etats-Unis et du Japon.

L'autre catégorie, le tango Salon (de salle), plus simple et traditionnel, est davantage populaire en Argentine et les « étrangers » y sont moins à l'aise.

Eduardo Herrera, 29 ans, a lui abandonné pour quelques semaines sa maitrise d'archéologie qu'il poursuit à l'université de San Antonio Los Altos, près de Caracas (Venezuela), pour retrouver sur les planches ses souvenirs d'enfance quand sa mère, une immigrée italienne passée par Buenos Aires, le faisait « tanguer » des heures durant.

« Je suis né ici (Buenos Aires), mais je suis parti tout petit au Venezuela et maintenant je me débats entre mon amour pour l'archéologie et la passion de ma mère. Mais depuis que je connais Sahirine, c'est le tango qui l'emporte », confie le jeune homme.

Sahirine Martinez, 25 ans, sa « novia » (fiancée) et partenaire pour ce championnat, aime à le répéter: « j'ai tout abandonné pour le tango ». A leurs côtés, des dizaines de couples virevoltent, concentrés avant l'épreuve pour cette sixième édition qui attire des milliers d'étrangers à Buenos Aires, tous fous de tango.

Fabio, ex-barman de Sao Paulo (Brésil), agé de 36 ans, assure que la vieille rivalité qui oppose Argentins et Brésiliens en football ne l'a nullement empêché de tomber amoureux du tango et de délaisser la bossa nova. Cette soudaine passion, il l'a doit à sa compagne Sidley, 24 ans, avec qui il donne maintenant des cours de tango à Sao Paulo.

« Pour danser le tango, il faut le sentir jusque dans l'âme », assure Fabio, passionné par la littérature et l'histoire qui entourent cette danse, née sur les rives du Rio de La Plata.

Vivien Bartulovic est elle arrivée à Buenos Aires il y a un an avec son mari professeur de tango, Josip, et son fils Marko. Elle est heureuse aujourd'hui de vivre son rêve d'enfance, quand elle regardait avec sa grand-mère de vieux films de tango à Budapest, sa ville natale.

« Je me suis marié et nous nous sommes installés à Monserrat », un des vieux quartiers de Buenos Aires où le tango est encore plus présent qu'ailleurs. « A la maison, nous dansons le tango six heures par jour, parce que nous voulons en vivre », raconte la jeune femme agée de 25 ans, dans un espagnol aproximatif, mais qui ne l'a pas empêché de connaître toutes les « milongas » de Buenos Aires.

La finale dans la catétorie Salon aura lieu samedi et celle pour le tango de scène aura lieu lundi. (AFP / Laura TERMINE)


Actualités musicales du 31 août 2008 

Amy Winehouse a manqué Rock en Seine
pour raisons de santé

Amy Winehouse n'a pas pu se rendre en région parisienne pour un concert au festival Rock en Seine vendredi soir parce qu'elle était souffrante, a indiqué le porte-parole de la chanteuse.

"Amy Winehouse a malheureusement été dans l'incapacité de se produire au festival Rock En Seine à Paris (...) à cause d'une maladie", a indiqué son porte-parole dans un communiqué reçu samedi.

"Elle est tombée malade chez elle et n'était pas en état de voyager en France pour le concert", a-t-il ajouté sans plus de commentaires.

Rock en Seine, qui a dû annuler le concert après avoir été prévenu deux heures avant sa prestation prévue que la chanteuse ne serait pas là, a annoncé son intention de poursuivre en justice Amy Winehouse et son entourage.

C'est la deuxième année consécutive que la chanteuse anglaise, en proie à des addictions aux drogues et à l'alcool, fait faux bond au festival organisé dans le domaine national de Saint-Cloud, près de Paris.

Le mois dernier, Amy Winehouse s'est effondrée chez elle et a été hospitalisée après une réaction à un médicament, selon son porte-parole.

La diva de la soul, âgée de 24 ans, avait déjà été hospitalisée en juin après avoir perdu conscience chez elle. Les médecins lui avaient alors diagnostiqué un emphysème pulmonaire, selon son père.

Elle s'est tout de même produite cet été à plusieurs festivals en Grande-Bretagne, Glastonbury, V Festival et T in the Park, et au concert donné le 27 juin en honneur de l'anniversaire de Nelson Mandela à Hyde Park.

Amy Winehouse est attendue le 6 septembre au Bestival festival sur l'île de Wight (sud de l'Angleterre), et selon son porte-parole rien n'indique à ce stade qu'elle ne pourra pas s'y rendre.

Amy Winehouse, dont le mari Blake Fielder-Civil est en prison, fait régulièrement la Une de la presse tabloïde pour sa consommation présumée de stupéfiants. En janvier, le Sun avait diffusé une vidéo qui la montrait fumant ce qui pouvait s'apparenter à une pipe de crack.

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