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Actualités musicales du 25 août
2008
Après 113 années de service,
le théâtre de Bussang
plus populaire que jamais
La grosse bâtisse en bois, vieille de 113 ans, prend en
juillet et août un air de pension de famille florissante: le Théâtre du
Peuple de Bussang, petit village vosgien, a pulvérisé cette année son
record de fréquentation, avec plus de 25.000 spectateurs recensés.
« Pour moi, c'est une récompense. Parvenir à faire
venir autant de monde dans un lieu relativement isolé par le biais de
créations sans références culturelles particulières est tout simplement
génial », se félicite le metteur en scène Pierre Guillois, directeur des
lieux.
Le précédent record de fréquentation, qui datait de
2006, était de 22.000 spectateurs. Le cru 2008, presque 15% supérieur,
marque donc une saison « exceptionnelle », selon la direction du
théâtre.
Le succès du site tient avant tout à son histoire.
Fondé en 1895 par le poète Maurice Pottecher, un enfant du pays qui
souhaitait rassembler dans son fief une société villageoise autour d'un
projet de « théâtre et de partage », Bussang reste un lieu résolument
populaire, non élitiste.
Environ 90% des spectateurs viennent en voisins, de
Lorraine (50%), d'Alsace (30%) ou de Franche-Comté (10%), estime le
directeur du site. La plupart sont des habitués des lieux, qu'ils
fréquentent assidûment. Car le virus de Bussang se transmet « de
génération en génération », souligne-t-il.
Toutes les classes sociales sont représentées. Sur les
parkings, gros 4X4 et vieilles guimbardes se côtoient. Un égalitarisme
parfait règne également dans la salle, où riches et pauvres, unis dans
l'inconfort des vieux bancs de bois, plaignent leurs postérieurs
invariablement endoloris en fin de spectacle.
Sur scène, les amateurs, parfois enfants, donnent la
réplique aux acteurs professionnels, dans une bonne humeur générale.
« Ici, le public, très généreux, réagit au quart de tour. A certains
moments, il n'y a plus de résistance. On ressent une vraie intimité »,
constate l'actrice Sophie Cusset.
« Il n'y a pas de jugement, pas de préjugés. Pas
besoin d'aller chercher le public, il est déjà là ! », sourit Katja
Hunsinger, autre actrice professionnelle, coauteur de la pièce du
soir.
Les spectacles respectent cette veine comique. Et
qu'importe si « Le ravissement d'Adèle » (texte Rémi Vos, mise en
scène Pierre Guillois), qui se joue l'après-midi, est désespérément trop
long et sonne souvent creux, les spectateurs sont hilares et un tonnerre
d'applaudissements retentit lorsque le rideau tombe.
Le soir, « Hop la ! Fascinus ! », spectacle de
cabaret brillant et novateur, mis en scène par son coauteur Rodolphe Dana,
est aussi plébiscité. Acteurs et acrobates jouent une succession de
saynètes devant, derrière, au-dessus et même au milieu des spectateurs,
tirant à merveille partie de l'architecture des lieux.
En fin de spectacle, la poésie l'emporte sur le rire
quand le mur arrière de la salle se dérobe pour laisser apparaître un bout
de forêt vosgienne dans une nuit étoilée (autre tradition de Bussang,
NDLR). Le public, ému, rugit de plaisir.
Le Théâtre du Peuple se montre alors tel qu'il est: un
confetti de bonheur au milieu de nulle part, un endroit rare et atypique,
que 25.000 privilégiés ont eu la chance de fréquenter cet été. Les autres
doivent se dépêcher: la saison 2008 se termine le 30 août. (AFP / Joris
FIORITI)
http://
www.theatredupeuple.com
Artistes amateurs :
Albanel tient à rassurer associations et élus,
mais le projet reste entier
La ministre de la Culture Christine Albanel a promis
vendredi qu'« aucune décision » ne sera prise sur le dossier de la
participation des artistes amateurs aux spectacles vivants ou de musique
« tant qu'un consensus ne sera pas trouvé entre toutes les parties en
présence ».
Dans un communiqué, Mme Albanel a tenu à
« rassurer les responsables d'associations et les élus » qui ont
manifesté leur inquiétude sur un avant-projet de loi encadrant la
participation des artistes amateurs à ce type de spectacles.
La ministre a notamment demandé que les associations
relevant de la loi de 1901 puissent continuer d'avoir recours à des
bénévoles amateurs « sans aucune formalité particulière, mais dans
une totale sécurité juridique », souligne le ministère.
Les organisateurs et artistes bénévoles présents début
août au Festival interceltique de Lorient (FIL) avaient fait part de leur
inquiétude concernant l'avant-projet de loi.
Depuis 2004, une réflexion est en cours sur ce dossier
avec les professionnels, les élus locaux et les associations
représentatives des amateurs. Un avant-projet de loi a été élaboré et
remis à toutes les parties intéressées en mai 2007 avant l'arrivée de
Christine Albanel rue de Valois, rappelle le ministère.
Les discussions se poursuivent régulièrement dans le
cadre du Conseil National des Professions du Spectacle, qui comprend
notamment des parlementaires. La prochaine réunion sur ce sujet doit avoir
lieu le 5 septembre.
Christine Albanel « tient à rappeler avec force
qu'aucune décision ne sera prise tant qu'un consensus ne sera pas trouvé
entre toutes les parties », selon le communiqué.
Le texte, qui ne fait l'objet pour l'instant d'aucune
inscription sur le calendrier parlementaire, vise à la fois à
« donner un véritable statut à la pratique amateur afin de
l'encourager et de la développer » et à « 'apporter une sécurité
juridique aux organisateurs de spectacles vivants » qui ont recours à des
non professionnels.
Les associations loi 1901 pourront continuer à utiliser
des bénévoles comme auparavant, souligne-t-on au ministère.
En revanche, les sociétés à but lucratif organisant des
spectacles vivants devront payer les artistes non professionnels à partir
d'un certain nombre de représentations. Le seuil pourrait se situer entre
20 et 50 représentations par an. Les discussions se poursuivent sur ce
point.
Les festivals de fin d'été
SUD-OUEST
Festival musique en Côte basque, du 29 août au 11
septembre: Beethoven, Mozart, Debussy... seront au programme de ces
concerts qui seront donnés dans des lieux aussi différents que l'église
d'Urrugne, le casino de Biarritz ou un musée de Bayonne. Les interprètes
invités sont notamment la violoncelliste Viktoria Mullova, les chorales de
la Côte Basque ainsi que l'Orchestre du capitole de Toulouse.
http://www.musiquecotebasque.fr
Semaine Flamenca à Rivesaltes (Pyrénées-Orientales) du
25 au 29 août. Première édition à l'hôtel des Vignes de cette
manifestation qui souhaite faire battre le coeur du flamenco une semaine
durant. Les stages de cinq jours organisée par la Reja Flamenca concernent
aussi bien la danse que la guitare flamenca ou le chant. La semaine sera
ponctuée de débats, projections et expositions de peinture et de
photographie. 06 63 18 23 21 :
http://www.la-reja-flamenca.com
Ska Potatoes Sound System à Auquemesnil
(Seine-Maritime) du 29 au 30 août: au cours de la 4e édition de ce
festival « rural et militant » qui se déroule sous un chapiteau en
pleine campagne normande, curieux ou sympathisants d'Attac, de Greenpeace,
du MRAP ou encore du réseau Sortir du nucléaire pourront se rencontrer
autour de concerts ou de spectacles d'arts de la rue.
http://www.skapotatoes.org
NORD-EST
« Festival le Cabaret Vert », du 29 au 31 août, à
Charleville-Mézières. Pour sa quatrième édition, le festival rock organisé
par l'association Flap accueillera notamment Emir Kusturica and the no
Smoking Orchestra, le chanteur belge Arno et ses compatriotes de Deus, La
Rue Kétanou, Girls in Hawaii, les punks de Parabellum et les trublions de
Svinkels. Des spectacles d'arts de la rue, des rencontres avec des auteurs
de bande-dessinée, des courts métrages et un village associatif complètent
la programmation éclectique de ce festival ardennais « éco-rock et
territoire » situé sur une ancienne friche industrielle. 06 99 53 74 64 ;
http://www.cabaretvert.com
EST
Festival Jazz à Mulhouse (JAM), du 25 au 30 août. JAM
fête un quart de siècle d'existence avec la même rigueur et la même
exigence qu'à ses débuts en se consacrant au jazz, aux musiques
improvisées, expérimentales, bizarres, contemporaines ou au free jazz. Ses
têtes d'affiches sont notamment Barre Phillips, Peter Evans, Root Down,
Baise en ville ou Charming Hostess. 03 89 45 36 67 ;
http://www.jazz-mulhouse.fr
Festival international de musique de Wissembourg
(Bas-Rhin), du 30 août au 9 septembre à l'église Saint-Jean. Seize
concerts de musique de chambre et de piano sont au programme de la 4e
édition du festival. Le violoncelliste Marc Coppey, les pianistes Nicolas
Stavy, Finghin Collins et Peter Laul, le Trio Magellan ou le Quatuor
Terpsycordes seront notamment les interprètes de Beethoven, Kodaly,
Schumann, Strauss, Haydn, Bach, Borodine ou Tchaïkovsky. 03 88 94 95
36
SUD-EST
Festival de Tango du Val Cenis (Savoie) (du 24 au 29
août) - Organisé à Lanslebourg et à Lanslevillars, sa 3e édition proposera
entre autres deux concerts avec en ouverture la chanteuse Valéria Lima et
son pianiste Julio Fradé, en clôture l'Electro-tango par Jacques
Pelizzari, auteur compositeur mariennais. Egalement du folklore argentin
avec le groupe Andandina ainsi que de la musique traditionnelle
d'Argentine, des Milongas dont un duplex simultané avec Teatro Solis de
Montevidéo. 04 79 05 99 10 / 04 79 05 23 66 ;
http://www.valcenis.com/tango.htm
Festival Lyriquement Vôtre de Vonnas (Ain) (du 30 août
au 7 septembre) - Semaine consacrée à l'art lyrique avec récitals,
concerts et opérettes. La nouveauté majeure pour sa 3e édition 2008,
« Le Barbier de Séville », opéra de Gioacchino Rossini, Choeurs
d'hommes Monte Cauriol de Gênes, un grand concert avec Annie Vavrille et
Jean-Philippe Lafont ou encore « La Belle Hélène », opéra-bouffe de
Jacques Offenbach. Egalement des expositions de peinture et de
photographie. Entrée libre et gratuite.
http://www.lyriquement-votre.com/edition-2008-programmation.htm
ILE DE FRANCE
Festival Rock en Seine, les 28 et 29 août. Prestigieuse
affiche avec une des révélations de l'année, The Do, la star déjantée Amy
Winehouse, les vétérans de R.E.M, mais aussi Kaiser Chiefs, Justice, Dirty
Pretty Things etc. Pour la première fois, « Chap'Mazik », un mini
festival pour les enfants de 6 à 10 ans permettra aux parents de faire
vivre à leurs enfants l'expérience d'un festival rock et de savourer
tranquillement les concerts des grands...
http://www.rockenseine.com
Sony projette des opéras
joués en Grande-Bretagne
dans des cinémas au Japon
Le géant de l'électronique japonais Sony a annoncé
mercredi qu'il allait retransmettre dans des cinémas au Japon des opéras
capturés en vidéo numérique haute-définition lors de leur représentation
en Grande-Bretagne.
Depuis le mois de mai, Sony propose au Japon un service
de distribution de spectacles vivants, manifestations sportives et autres
événements captés en qualité vidéo digne d'un long métrage professionnel,
à l'intention de salles nippones habituellement réservées au 7e art.
Après avoir inauguré cette nouvelle activité avec une
comédie musicale japonaise, « Metro ni notte » (dans le métro),
suivie d'un spectacle de danse, « Frogs », Sony va récidiver en
novembre avec des grandes oeuvres de l'opéra.
Le groupe prévoit d'offrir aux spectateurs japonais
« Carmen » de Bizet et « Les Noces de Figaro » de Mozart,
enregistrés au Royal Opera House de Londres, ainsi que « Hansel et
Gretel » de Humperdinck et « Jules Cesar » de Händel capturés au
Festival de Glyndebourne.
« Ces opéras (spécialement sous-titrés en
japonais) ne s'adressent pas seulement aux amateurs du genre, mais peuvent
ravir tous les publics », a souligné Sony.
« Livespire », nom de son dispositif technique
adossé aux prestations, permet de présenter des oeuvres dans des salles
équipées de matériel numérique et d'élargir ainsi le potentiel de
spectateurs « en diffusant dans l'ensemble du pays, sur grand écran,
des spectacles qui n'ont en réalité lieu qu'à un endroit précis sur une
période très limitée ».
Sony, fabricant de caméras numériques et projecteurs
haute-définition professionnels, utilise ce type de moyens coûteux pour
tourner les spectacles proposés.
Il prévoit de mettre en boîte environ 5 ou 6 oeuvres
par an.
Le Japon compte quelque 3.000 écrans de cinéma, dont
une petite centaine sont à ce jour équipés pour les projections
numériques, selon la fédération nippone des industries
cinématographiques.
Valeri Guerguiev : « Je ne dis pas
que les Ossètes sont bons,
que les Géorgiens sont mauvais,
le peuple ne prend pas de décisions »
Le chef d'orchestre russe Valeri Guerguiev dit sa
douleur pour les victimes du conflit russo-géorgien dans une interview à
l'AFP accordée lors du festival d'Edimbourg, alors qu'il s'apprête à
donner un concert jeudi en Ossétie du Sud.
« Je ne pense pas que (le conflit) ait une
influence sur la façon dont je dirige un orchestre, mais bien sûr je ne me
sens pas très bien à cause de toutes ces victimes », indique le chef
d'orchestre né à Moscou de parents ossètes et qui a grandi à Vladikavkaz
en Ossétie du Nord.
Patriote, le directeur artistique du Mariinski de
Saint-Pétersbourg, justifie la réponse armée russe, tout en déplorant les
victimes des deux bords.
« L'invasion a été déclenchée à cause d'un trop
grand nombre de victimes (...) en une nuit 2000 personnes ont été tuées à
Tskhinvali! », affirme-t-il reprenant le bilan des autorités d'Ossétie du
Sud.
« Je ne dis pas que les Ossètes sont bons, que les
Géorgiens sont mauvais, le peuple ne prend pas de décisions, je parle des
leaders », parce qu'il s'agit « d'une question politique »,
relève-t-il.
Le chef d'orchestre de 55 ans à l'agenda surchargé doit
diriger jeudi l'orchestre du Mariinski à Tskhinvali, la capitale de
l'Ossétie du Sud, pour un concert-requiem devant le parlement ossète
détruit par les bombardements, selon l'administration de la région de
Saint-Pétersbourg.
Au festival international d'Edimbourg il a lancé samedi
dernier avec l'Orchestre symphonique de Londres (LSO), dont il est le
principal chef d'orchestre, un cycle dédié aux symphonies de Prokofiev,
qu'il dirigera ensuite à Paris, Tokyo et New York.
Prokofiev « est vraiment l'un des compositeurs que
j'apprécie le plus », affirme-t-il.
Prokofiev, dont la musique, comme celle de
Chostakovitch, est marquée par la Seconde guerre mondiale « est un
compositeur qui a son propre langage, il ne copie personne, ni ses
maîtres, ni ses prédécesseurs, ni Tchaïkovski, c'est un très grand et fort
compositeur », renchérit-il.
Dans la salle comble du Usher Hall à Edimbourg, parfois
bondissant, parfois filant la musique délicatement entre ses doigts, il a
su avec le LSO trois soirs de suite convaincre le public, pourtant peu
familier des symphonies du compositeur russe et de ses grands écarts de
tonalités.
Valeri Guerguiev concède qu'il considère comme sa
mission de promouvoir la musique russe.
« Oui, je trouve cela intéressant, important et
que c'est une obligation ».
Après un cycle consacré à Chostakovitch et un autre à
Mahler cette année, il dit s'attacher à faire découvrir l'oeuvre
symphonique de Prokofiev et celle de compositeurs vivants, comme Henri
Dutilleux, Thomas Adès ou le Russe Rodion Chtchedrine.
« On ne peut échapper à certaines responsabilités
(...) diriger des compositeurs vivants, c'est une priorité importante dans
ma vie », explique-t-il.
Avec le LSO à Londres il présentera aussi cette saison
« Emigré », une série de dix concerts consacrés à des pièces écrites
par des compositeurs contraints à l'exil, parmi lesquels Stravinski,
Korngold, Rachmaninoff, Prokofiev et Bartok.
« Nous ne voulons pas faire un cours sur
l'histoire musicale et politique de l'Europe », mais il s'agit plutôt de
rendre « l'amertume de la musique, l'intensité, les couleurs
particulières », explique-t-il.
L'hyperactif Guerguiev reconnaît pour tenir son rythme
de travail « devoir être motivé plus qu'avant ». « Et ce qui me
motive c'est un projet qui me pose un défi », observe-t-il.
Directeur musical de l'Orchestre philharmonique de
Rotterdam en 1995 et premier chef invité du Metropolitan Opera à New York
en 1998, Valeri Guerguiev, directeur artistique du théâtre Mariinski
depuis 1996, dirige également depuis janvier 2007 l'Orchestre symphonique
de Londres.
Géorgie : concert-requiem
de Valeri Guerguiev à Tskhinvali
Le chef d'orchestre russe mondialement connu Valeri
Guerguiev a dénoncé « l'agression » géorgienne de l'Ossétie du Sud,
juste avant de donner un concert jeudi soir à Tskhinvali, capitale de
cette région séparatiste de Géorgie.
En présence d'un millier de personnes, protégées par
des blindés, parmi lesquelles le président séparatiste Edouard Kokoïty et
face aux bâtiments en ruines du gouvernement et du Parlement, il a dirigé
son orchestre du théâtre Mariinski (ex-Kirov) de Saint-Pétersbourg.
Sur la scène et dans la foule flottaient des drapeaux
blanc, bleu, rouge russes et blanc, rouge, jaune de l'Ossétie du Sud qui
venait d'appeler à la reconnaissance internationale de son
indépendance.
Les musiciens ont notamment interprété, à la mémoire
des victimes de l'offensive géorgienne déclenchée dans la nuit du 7 au 8
août, la Symphonie n° 7 composée pendant la seconde guerre mondiale par
Dmitri Chostakovitch et dédiée à la ville de Léningrad assiégée par
l'armée allemande.
Une allusion à l'attaque perpétrée par les
« fascistes » géorgiens, ont commenté deux femmes dans le public
auquel avaient été distribuées des bougies ainsi que des bandes de tissu
aux couleurs russes et ossètes avec les mots Russie et Ossétie côte à côte
séparés par l'aigle bicéphale, emblème de l'Etat russe.
Prenant à témoin des enfants ossètes venus le rejoindre
sur l'estrade, Valeri Guerguiev a déclaré avant le concert que celui-ci
avait été organisé « pour que le monde entier sache ce qui s'est
passé ici ».
Il a ensuite exprimé « l'espoir que cela ne se
reproduirait plus jamais ».
« S'il n'y avait pas eu l'aide de la grande
Russie, il y aurait eu encore davantage de victimes, des milliers de morts
supplémentaires », a-t-il poursuivi.
« A vos côtés il y a un immense pays (la Russie)
», s'est enflammé Valéri Guerguiev, lui-même originaire de la république
caucasienne russe d'Ossétie du Nord à laquelle nombre d'Ossètes du Sud
demandent à être rattachés.
L'armée géorgienne s'est livrée « à un énorme acte
d'agression », a-t-il lancé en anglais cette fois, espérant qu'il y aurait
désormais « la paix et la prospérité » sur ce territoire qui a
officiellement appelé jeudi à la reconnaissance russe et internationale de
son indépendance au cours d'un rassemblement dans le centre ville.
Interviewé dans la journée, pendant qu'il visitait un
quartier complètement rasé par les tirs, Valéri Guerguiev a dit avoir fait
le déplacement parce que « les gens ici doivent savoir qu'ils ne sont
pas seuls ».
« Les Géorgiens ont envoyé les soldats détruire
Tskhinvali », a-t-il dénoncé. Cela a été « une attaque féroce »,
« cela n'a pas été une guerre, cela a été une tuerie ».
« Je pense qu'il est impossible d'imaginer que ces
gens repassent sous souveraineté géorgienne », a dit le chef d'orchestre,
devant un paysage de ruines.
Au-dessus de l'estrade, une longue banderole s'étendait
entre deux échafaudages métalliques sur laquelle on pouvait lire « à
vous les vivants et les morts, à toi l'Ossétie du Sud ». (AFP / Bertrand
de SAISSET)
La Monnaie de Bruxelles
nomme un directeur
des départements musicaux
L'opéra bruxellois de La Monnaie a annoncé vendredi la
nomination du Néerlandais Bert van den Akker comme « directeur des
départements musicaux », à compter du 1er septembre et pour quatre
ans.
Cet homme de 61 ans avait été pendant quatorze ans le
directeur général du Residentieorkest de La Haye, avant d'occuper, depuis
2005, diverses fonctions de gestionnaire et de conseiller dans le secteur
culturel, selon un communiqué.
Il s'agit d'un nouveau poste à La Monnaie.
Sa création avait été annoncée en avril, quand le
Britannique Mark Wigglesworth, qui devait prendre officiellement le 1er
août la direction musicale de l'opéra bruxellois mais était contesté par
l'orchestre et avait finalement été écarté.
L'opéra avait alors indiqué qu'il se passerait
désormais de directeur musical et nommerait plutôt, à partir de la saison
2008-2009, un simple directeur chargé de l'administration, qui assisterait
le directeur général dans la gestion quotidienne des services musicaux:
l'orchestre, le choeur et la bibliothèque musicale.
En Finlande, pas de guitare
pour être sacré rock star mondiale
Un Américain a été sacré rock star mondiale sans...
guitare grâce à un mime parfaitement réalisé et synchronisé avec la
musique lors des championnats du monde de cette discipline à Oulu dans
l'ouest de la Finlande.
« Craig
Hot Lixx Hulahan Billmeier a écrasé ses concurrents avec son
interprétation raffinée lors de la grande finale des championnats du monde
d'Air Guitare vendredi (soir) à Oulu en Finlande », explique sérieusement
l'organisateur dans un communiqué.
« Le Japonais Ochi « Dainoji » Yosuke qui a
régné pendant deux ans a dû céder sa place à un nouveau champion, ajoute
la même source qui salue »le chronométrage impeccable, la prestation
solide qui a remporté un succès foudroyant auprès du public ».
Les championnats du monde d'Air Guitare se déroulent
depuis une dizaine d'années à Oulu. Les participants, une vingtaine pour
l'édition 2008, doivent mimer de façon convaincante les gestes d'un
guitariste sans avoir de guitare entre les mains.
Chemise en satin noire, pantalon ultra serré, cheveux
aux vents, Craig « Hot Lixx Hulahan » Billmeier avait soigné autant
l'allure que la gestuelle pour convaincre le jury. Il a remporté une
guitare électrique Flying-Finn.
Sa prestation originale a été postée sur YouTube.
Rock : festival international
au bord du lac Sogra en Sibérie
Le 3e festival international MEGAdrive-2008 se
déroulera à Megeon, dans le district autonome des Khantys-Mansis (Sibérie
occidentale), au bord du lac Sogra, du 23 au 24 août, a annoncé à RIA
Novosti le porte-parole de l'administration de la ville.
« Les célèbres groupes russes, représentants du
rock, tels que Leningrad, Tchaif, Nogu svelo, Lumen, ainsi que la
chanteuse Zemfira se produiront dans la ville de Megeon.
Les sportifs en VTT présenteront également leur
savoir-faire au public. Les hôtes auront la possibilité de prendre le
ballon, l'hélicoptère et de voyager dans un tube aérodynamique », a dit
l'interlocuteur de l'agence. Le billet coûtera 150 roubles (4 euros).
Les deux premiers festivals à Megeon ont rassemblé au
total 60.000 spectateurs et plus de 2.000 participants de 40 villes de la
Russie et de la CEI, notamment les groupes de rock Agata Kristi, Mumi
Trol, Tokio, BI-2 et d'autres. (RIA Novosti)
Glasgow nommée ville UNESCO de
musique
Le directeur général de l' Organisation des
Nations Unies pour l'éducation, la science et la culture (Unesco),
Koïchiro Matsuura a annoncé mercredi dernier que Glasgow était nommée
ville UNESCO de musique et rejoignait ainsi le Réseau des villes
créatives de l'organisation, a-t-on appris samedi d'un communiqué
publié sur le site web de l'Unesco.
Dans le communiqué, le chef de l'Unesco a indiqué :
« A l'Unesco, nous pensons que la culture n'apporte pas seulement une
contribution économique, elle donne également une signification,
un sens de l'identité et de la continuité, parties intégrantes de
la vie de toute société ».
Il a poursuivi qu'une appréhension de la culture
pourrait aider les communautés « à faire face aux défis de la
mondialisation, en préservant les valeurs et les pratiques qui
définissent leur mode de vie mais aussi en encourageant le respect
des autres traditions culturelles et des autres modes de vie. C'est un
moyen d'intégrer les différences culturelles et de construire une
harmonie sociale« .
A la fin de l'année 2004, l'Unesco a lancé le Réseau
des villes créatives, pour stimuler le développement social, économique et
culturel. Glasgow est maintenant la 12ème ville du réseau.
Selon des informations, pour appuyer sa candidature,
Glasgow pouvait compter sur une moyenne de 130 événements musicaux
par semaine, allant de la musique pop et rock à la musique celtique
et l'opéra. On estime que l'économie musicale génère un profit de
quelque 75 millions de livres par an pour la ville.
(Xinhua)
Actualités musicales du 25 août
2008
Gustavo Dudamel
et le Simon Bolivar Youth Orchestra
triomphent à Salzbourg
Le jeune chef d'orchestre vénézuélien Gustavo Dudamel
et son Simon Bolivar Youth Orchestra, composé de musiciens issus de
milieux défavorisés, ont triomphé au prestigieux Festival de Salzbourg,
confirmant ainsi le succès de leur tournée en novembre aux Etats-Unis
terminée au Carnegie Hall de New York.
A la tête de son orchestre, Gustavo Dudamel, 27 ans, a
donné pas moins de six concerts à Salzbourg, en Autriche, tous à guichets
fermés, subjuguant les spectateurs avec un enthousiasme très
communicatif.
Celui que le chef de l'Orchestre philharmonique de
Berlin, le Britannique Sir Simon Rattle, a qualifié de « chef le plus
étonnamment doué » qu'il ait « jamais rencontré », poursuit
ainsi avec brio une aventure commencée grâce au compositeur et chef
d'orchestre vénézuélien Jose Antonio Abreu. Ce dernier, sensibilisé à la
misère sociale et culturelle de la jeunesse dans son pays, a lancé il y a
32 ans un programme éducatif public, « Sistema » (« Le Système
»), qui a déjà permis à environ 250.000 jeunes issus de milieux
défavorisés, certains en prison, de s'initier à la musique au plus haut
niveau.
« Ils sont ainsi entrés non seulement en musique,
mais aussi dans la société et dans la vie », a déclaré Jose Antonio Abreu,
présent à Salzbourg. « Dans la misère, le plus terrible, ce n'est pas
d'avoir faim ou pas de logement, c'est l'absence d'identité, de respect
pour soi-même, le sentiment que l'on n'est rien, que l'on n'est personne
», a-t-il ajouté.
Le Simon Bolivar Youth Orchestra a démarré avec
seulement onze musiciens, qui répétaient dans un garage de Caracas, alors
qu'aujourd'hui le programme « Sistema » compte cinq conservatoires
nationaux et une centaine de conservatoires locaux.
Gustavo Dudamel, lui-même issu d'une famille vivant
dans un bidonville, est devenu chef d'orchestre par hasard, à l'âge de 12
ans: à l'origine tromboniste, puis violoniste, il s'est emparé de la
baguette un jour où le chef d'orchestre était en retard. Trois ans plus
tard, il devenait le chef attitré.
Au cours des deux dernières années, le succès a été
foudroyant: Simon Rattle est venu diriger un orchestre de jeunes du
programme « Sistema », tandis que l'Autrichien Nikolaus Harnoncourt
donne à Salzbourg avec Gustavo Dudamel deux cours de musique d'orchestre.
Plusieurs dizaines de jeunes musiciens issus du Simon Bolivar Youth
Orchestra jouent aujourd'hui dans de grandes formations dans le monde
entier, y compris le plus jeune musicien de tous les temps du
Philharmonique de Berlin, un contrebassiste âgé de 17 ans.
Quant à Gustavo Dudamel, qui est aussi chef de
l'Orchestre symphonique de Göteborg (Suède) et sera à partir de 2009 le
directeur musical de l'Orchestre philharmonique de Los Angeles, il a déjà
dirigé à Berlin, Vienne, Londres et à la Scala de Milan.
« Quelle que soit ma carrière passée ou à venir,
le Simon Bolivar Youth Orchestra est ma famille. J'y ai débuté comme
enfant et aujourd'hui 80% des jeunes de l'époque sont toujours de la
partie », a-t-il souligné à Salzbourg. « Gustavo Dudamel est un chef,
mais un chef au service des autres », a renchéri Juan Antonio Abreu.
Gérard Mortier
candidat à la direction
du festival de Bayreuth
Le Belge Gérard Mortier est candidat pour diriger le
festival wagnérien de Bayreuth (sud de l'Allemagne) avec
l'arrière-petite-fille du compositeur Richard Wagner, Nike Wagner, a
indiqué celle-ci au quotidien Frankfurter Allgemeine Zeitung (FAZ) paru
lundi.
Une lettre de candidature en ce sens a été envoyée par
fax dimanche au conseil de la fondation du festival, a indiqué au journal
Nike Wagner, 63 ans, intendante du festival des arts de Weimar et fille de
Wieland Wagner, ancien co-directeur du festival de Bayreuth.
Les deux candidats estiment « possible » une
coopération avec Eva Wagner-Pasquier, 63 ans, l'une des cousines de Nike
Wagner, selon la FAZ.
« Ce sera à la fin une décision entre deux
concepts et le plus convaincant s'imposera », a indiqué lundi le
porte-parole adjoint du gouvernement, Thomas Steg au cours d'une
conférence de presse régulière du gouvernement.
Un représentant du gouvernement au sein du conseil de
la fondation du festival participera à la prise de décision lundi
prochain, a-t-il ajouté.
En décembre dernier, Nike Wagner et Eva
Wagner-Pasquier, fille du directeur sortant du festival de Bayreuth,
Wolfgang Wagner, s'étaient ensemble portées candidates pour prendre les
rênes du prestigieux festival.
En avril, Eva Wagner-Pasquier s'était rétractée pour
finalement se présenter aux côtés de sa jeune demi-soeur Katharina, 30
ans, fruit d'un second mariage de Wolfgang Wagner.
Régnant sur la « Colline Verte » depuis plus d'un
demi-siècle avec un contrat à vie de directeur, Wolfgang Wagner, 89 ans,
avait annoncé fin avril qu'il quitterait son poste au 31 août. Sa
succession fait l'objet depuis plus de dix ans d'un conflit sans merci
entre les descendants Wagner.
Son départ « offre la chance pour le festival de
Bayreuth de s'ouvrir à un avenir avec de nouvelles idées et de nouvelles
personnes », a souligné M. Steg.
Le conseil de la fondation du festival, qui se réunira
le 1er septembre pour discuter de la succession, avait prévu un délai de
quatre mois pour permettre aux lignées de descendants de se mettre
d'accord sur une proposition conjointe. Ce délai prend fin justement le 29
août.
Gérard Mortier, qui quittera la direction de l'Opéra de
Paris à l'été 2009 pour prendre les rênes du New York City Opera, a dirigé
la triennale de la Ruhr entre 2002 et 2004, le festival de Salzbourg
(Autriche) entre 1991-2001 et le Théâtre Royal de la Monnaie à Bruxelles
de 1981 à 1991.
Barenboïm plaide devant Sarkozy
pour une « Arte » israélo-palestinienne
Le chef d'orchestre Daniel Barenboïm a plaidé lundi,
lors d'un entretien avec le président Nicolas Sarkozy, pour la création
d'une chaîne de télévision culturelle israélo-palestinienne, sur le modèle
d'Arte, pour « lutter contre l'ignorance qui règne partout au
Moyen-Orient ».
« Nous avons parlé de la possibilité d'augmenter
l'effort pour la culture en Europe », a déclaré M. Barenboïm à la presse à
sa sortie de l'Elysée.
« Je me suis permis de lui parler du fait qu'il y
a un succès si grand avec cette chaîne de télévision culturelle Arte, qui
est malheureusement seulement pour la France et l'Allemagne », a-t-il
poursuivi.
« J'ai dit
pourquoi pas pour le reste de l'Europe ? Ce serait magnifique
d'avoir une chaîne culturelle pour toute l'Europe », a affirmé le pianiste
israélo-argentin, soulignant que M. Sarkozy « avait l'air plutôt
optimiste » concernant ce projet.
« Je lui ai dit qu'il fallait aller plus loin que
ça et faire Arte entre Israël et la Palestine », a également indiqué M.
Barenboïm.
« Ce serait une bénédiction pour tout le monde »,
s'est-il enthousiasmé, jugeant qu'« il faut lutter contre l'ignorance
qui règne partout au Moyen-Orient ».
Alors que le West-Eastern Divan Orchestra (Orchestre
Divan occidental-oriental) qu'il dirige clôt lundi soir à Paris sa tournée
2008, il a expliqué à M. Sarkozy, « en tant que président de l'Europe
» pour le second semestre 2008, que « la vraie dimension de ce projet
va arriver le jour où l'orchestre pourra se produire dans tous les pays
qui (y) sont représentés ».
Il a ainsi souhaité des concerts « en Espagne, au
Liban, en Syrie, en Jordanie, en Egypte, en Palestine, en Israël et en
Iran ».
Né en 1999 à l'initiative de Daniel Barenboïm et de
l'universitaire palestinien naturalisé américain Edward Saïd (décédé en
2003), afin de promouvoir la paix entre Israël et les Palestiniens,
l'orchestre compte quelque 80 musiciens israéliens, arabes et andalous
âgés de 13 à 26 ans.
La première statue de Bob Marley en
Europe
inaugurée en Serbie
Un monument à la mémoire de Bob Marley, présenté comme
la première statue en Europe de l'icône du reggae jamaïcain, a été
inauguré samedi devant quelques milliers de personnes, à Banatski Sokolac,
un petit village serbe isolé proche de la frontière roumaine.
La statue, grande d'environ deux mètres, représente Bob
Marley avec sa guitare, coiffé de son bonnet rasta, le poing droit levé
vers le ciel.
« Bob Marley combattant pour la liberté armé d'une
guitare », lit-on sur le socle du monument.
La statue se dresse en bordure de l'école primaire
locale faisant face au terrain où se tient, depuis quatre ans, un festival
de musique, « Rock Village ».
L'inauguration a attiré dans le paisible village situé
aux confins du Banat serbe, plusieurs milliers d'amateurs de reggae venus
de toute la Serbie, donc beaucoup agitaient des drapeaux jamaïcains mais
aussi de nombreux portraits de Bob Marley.
La soirée était entièrement consacrée aux rythmes des
Caraïbes et réunissait toutes les générations.
Elle a été animée par un des principaux groupes de
reggae locaux Del Arno Band et par les Jamaïcains Ras Abraham and the Irie
Wibes, invités spécialement pour l'occasion.
« C'est fabuleux, la Serbie s'inscrit sur les
cartes de la culture moderne avec cette statue à l'apôtre de la tolérance.
Je suis très heureux ce soir », confie à l'AFP Marko, 26 ans, venu de Novi
Sad (nord).
« Avec cette statue, nous adressons un message
clair de tolérance et d'amour au lieu des informations dominées par la
haine et les conflits, que les gens avaient l'habitude de lire en
provenance de notre pays », renchérit Dijana, 21 ans, étudiante, venue de
Zrenjanin (nord).
Cette statue est une idée de Mirko Miljus,
l'organisateur du festival qui, chaque été, trouble la tranquillité de ce
village d'à peine 300 habitants.
« Quelques 17 communautés ethniques vivent à
Banatski Sokolac et ses environs. J'ai estimé qu'une statue de Bob Marley,
symbole de la tolérance et de la lutte pour un monde plus juste, serait un
parfait cadeau pour mon village natal », explique-t-il.
Mirko Miljus, qui a fait carrière dans les affaires
boursières, est un amateur fervent de musique rock et de reggae. Il a
décidé d'animer son village endormi.
Il montre fièrement un message du ministère jamaïcain
de la Culture, dans lequel la Serbie est remerciée pour « l'hommage
qu'elle a rendu au grand poète Bob Marley ».
« Notre satisfaction est mêlée à un sentiment de
surprise de savoir qu'il existe en Serbie des amateurs de reggae qui
respectent Bob Marley au point de devenir les premiers citoyens d'Europe à
lui ériger une statue », ajoute ce message.
Lors de la cérémonie d'inauguration, Mirko Miljus a
invité quelques musiciens locaux et régionaux à dévoiler la statue sous
les clameurs enthousiastes de la foule rassemblée autour du monument.
Les villageois de Banatski Sokolac espèrent pour leur
part que la statue de cet étrange musicien, qu'ils connaissent peu ou pas
du tout, va attirer des touristes.
« Bob Marley, je ne connais pas, mais je vois bien
qu'il a suscité un grand enthousiasme ce soir. J'espère que d'autres
touristes viendront, cela pourrait animer notre village », déclare Petar
Jankovic, 62 ans, un agriculteur.
« Je ne sais pas si les gens en Serbie comprennent
l'ampleur de l'évènement, les fans de reggae de l'Europe entière vont
venir voir ce monument. En tant que Jamaïcain, je suis très ému et
heureux« , a déclaré, de son côté, Ras Abraham.
En août dernier, un autre village du Banat, région de
l'est de la Voivodine (nord de la Serbie) à cheval entre la Serbie et la
Roumanie s'est rendu célèbre en inaugurant une statue du boxeur Rocky
Balboa, le célèbre personnage de cinéma, créé et incarné par l'acteur
américain Sylvester Stallone.
Actualités musicales du 27 août
2008
Barenboïm clôt à Paris
la tournée 2008 du WEDO
sur un triomphe et un appel à l'aide
« Aidez-nous ! »: Le chef israélien Daniel
Barenboïm a achevé lundi soir à Paris la tournée 2008 de son West-Eastern
Divan Orchestra (WEDO) sur un triomphe, tout en demandant au public son
soutien pour faire vivre cette brillante aventure musicale et humaine
jusqu'au Moyen-Orient.
A l'issue du concert, le maestro de 65 ans s'est
adressé en français aux quelque 1.900 spectateurs de la salle Pleyel, qui
l'ont acclamé pendant un bon quart d'heure, lui et sa centaine de jeunes
instrumentistes israéliens, arabes mais aussi andalous, le WEDO répétant à
Séville depuis 2002.
« Chacun des musiciens a fait preuve d'un courage
énorme en venant jouer dans cet orchestre », a déclaré Daniel Barenboïm
après avoir chaleureusement félicité, un par un, ses musiciens.
« Ce n'est pas un projet politique, mais une
troisième voie. Nous ne pensons qu'une chose, c'est qu'il n'y a pas de
solution militaire au conflit » israélo-palestinien, a rappelé le chef
d'orchestre, en disant son souhait d'« apprendre à vivre ensemble:
c'est ce que nous faisons ».
Daniel Barenboïm n'a pas caché son regret de n'avoir
pas pu diriger cette formation symphonique à Amman le 11 août dernier
— sa seule date en terre arabe cette année —, à la suite de l'attaque
ayant visé des touristes en Jordanie en juillet.
« Ce projet doit pouvoir se poursuivre dans tous
les pays qui sont représentés dans l'orchestre. Je voudrais aller jouer à
Damas, Beyrouth, Ramallah, Le Caire et même à Téhéran. Aidez-nous ! »,
a-t-il lancé aux mélomanes et officiels, parmi lesquels figuraient la
ministre de la Culture, Christine Albanel, et les conseillers de l'Elysée
Catherine Pégard et Raymond Soubie.
Daniel Barenboïm et l'universitaire palestinien Edward
Saïd (décédé en 2003) ont lancé le West-Eastern Divan Orchestra, qui tire
son nom d'un recueil de poèmes de Goethe, en 1999.
L'orchestre, formé de jeunes ou futurs professionnels
âgés de 13 à 26 ans, a fêté cet été sa 10e session annuelle au cours d'une
tournée d'une douzaine de concerts qui a débuté en Espagne le 5 août et a
conduit les musiciens en Grande-Bretagne, Italie et Scandinavie.
Au delà de la dimension humaniste de l'aventure, Daniel
Barenboïm vise l'excellence musicale, avec des choix de programmation sans
tabous.
C'est ainsi qu'il a programmé à Paris les
« Variations op. 31 » d'Arnold Schoenberg, compositeur juif, puis le
premier acte de l'opéra « La Walkyrie » de Richard Wagner, antisémite
notoire dont il défend l'oeuvre avec passion.
Une passion qui va jusqu'à braver les censeurs en
Israël et défier l'histoire: il a dirigé cette musique, samedi dernier, à
la Waldbühne de Berlin, scène édifiée par les nazis.
Signe que le WEDO n'est pas un orchestre de seconde
zone, il accompagne dans « La Walkyrie » un plateau vocal de première
classe, avec la mezzo allemande Waltraud Meier, qui demeure la plus grande
wagnérienne de sa génération, son compatriote René Pape, la basse du
moment, et le ténor néo-zélandais Simon O'Neill, voix claire et bien
projetée.
Les redoutables « Variations » de Schoenberg,
chef-d'oeuvre de la modernité naissante, montrent les progrès obtenus
(précision, sonorité) depuis le dernier passage de l'orchestre à Paris, il
y a deux ans, lors de la première venue en France de ces musiciens dont
l'engagement et l'enthousiasme sont patents.
Nouvelle grille de France Musique :
place au « plaisir », selon Jean-Paul Cluzel
France Musique lancera lundi 1er septembre sa nouvelle
grille de programmes, qui a subi « un renouvellement très profond »
avec l'ambition affichée de renforcer le « plaisir » des auditeurs,
selon les responsables de Radio France et de sa chaîne musicale
classique.
« On nous a reproché d'être bavards », a rappelé
lors d'une conférence de presse le PDG de Radio France, Jean-Paul Cluzel,
pour qui « la parole (sur France Musique) doit être concise, précise,
donner du sens et du plaisir musical ».
« Sous des apparences assez soft, le changement et
le renouvellement est très profond » dans la grille de rentrée, a ajouté
le nouveau directeur de la chaîne, Marc-Olivier Dupin.
Douze des cinquante-sept producteurs (titre des
animateurs à Radio France) de la dernière grille quittent la chaîne.
« Nous avons décidé de ne pas renouveler les plus de 65 ans », a
confirmé M. Dupin, qui y voit « une règle objective et moins
douloureuse que des décisions personnalisées ».
En revanche, 13 voix font leur arrivée, dont Michka
Assayas et Aude Lavigne, qui ouvriront la programmation sur le rock le
dimanche, respectivement avec « Subjectif 21 » (22h00-23h00) et
« A nous de jouer » (19h00-20h00), sorte de « Masque et la plume
» pour les variétés françaises et internationales.
En semaine, Lionel Esparza quitte la matinale,
désormais confiée à un duo (Judith Chaine et Stéphane Grant, de 07h00 à
09h30) et centrée sur la diffusion d'oeuvres, pour animer « Le
Magazine » en début de soirée (18h00-19h30).
France Musique captera moins de concerts (environ 450
par an contre 700 aujourd'hui, sans compter les 150 des formations
musicales de Radio France), mais en diffusera davantage en direct (deux à
trois par semaine en soirée).
La radio a également programmé jusqu'au printemps 2009
la refonte de son site internet et confié la réalisation d'un nouvel
habillage sonore au compositeur de musique de film Gabriel Yared.
France Musique subit une forte concurrence de la part
de Radio Classique (DI Group, pôle médias de LVMH) depuis deux ans.
Lors de la dernière étude Médiamétrie (avril-juin
2008), la radio publique était pointée derrière sa concurrente privée,
avec 1,3% d'audience cumulée (pourcentage de personnes qui ont écouté la
radio au moins une fois dans la journée) contre 1,5%.
Deuxième volet de Rock en Seine
avec R.E.M. et Amy Winehouse
Après une première journée conclue le 20 août par Rage
Against the Machine, le deuxième volet de Rock en Seine a lieu jeudi et
vendredi, avec comme têtes d'affiche R.E.M. et l'imprévisible diva trash
Amy Winehouse, qui avait fait faux bond au festival francilien l'an
passé.
Ce calendrier inhabituel, avec un festival scindé en
deux parties séparées par un intervalle de huit jours, s'explique par les
impératifs de date de Rage Against The Machine, pour qui le seul créneau
disponible était le 20 août.
Malgré ce format déroutant, 30.000 spectateurs ont
applaudi ce groupe américain marquant des années 90, reformé en 2007, dans
le parc du domaine national de Saint-Cloud, près de Paris.
Lors du deuxième volet de ce 6e Rock en Seine, les
organisateurs espèrent réunir 40.000 personnes, pour un total de 70.000 en
trois journées. L'an passé, pour son passage à trois jours, le festival
avait rassemblé 66.000 spectateurs, une affluence certes record mais
en-deçà des espérances des organisateurs (70.000), ce qui avait conduit à
une édition déficitaire.
La venue très attendue d'Amy Winehouse vendredi soir
devrait attirer du monde. L'an passé, la diva trash de la soul s'était
décommandée après être entrée en cure de désintoxication. Viendra, viendra
pas ? La personnalité imprévisible et les addictions de l'Anglaise de 24
ans font craindre à certains une nouvelle annulation.
« Cette fois-ci, c'est la bonne! », assure au
contraire François Missonnier, le directeur du festival. « Cet été,
elle n'a loupé aucune de ses dates. C'est son actualité musicale qui
m'intéresse, pas sa soi-disant actualité people ».
Le même jour, les trois scènes accueilleront notamment
The Raconteurs, le deuxième groupe de Jack White des White Stripes, les
rappeurs américains de The Roots, le duo électro français Justice, les
Américains du Jon Spencer Blues Explosion, le chanteur soul anglais Jamie
Liddell ou encore son compatriote rappeur Mike Skinner, alias The
Streets.
Jeudi, la tête d'affiche sera le groupe américain
R.E.M., emmené par son charismatique chanteur Michael Stipe et qui a sorti
récemment son quatorzième album studio, le très rock « Accelerate
».
« C'est un des groupes les plus importants de ces
20 dernières années, c'est forcément un rêve de programmateur », estime M.
Missonnier.
Egalement à l'affiche jeudi, l'Anglais Tricky, ses
compatriotes de Kaiser Chiefs, la sensation électro Hot Chip, Serj Tankian
(chanteur du groupe de métal américain System of a Down), les Dirty Pretty
Things de l'ex-Libertine Carl Barât, le duo français The Do ou encore les
Finlandais d'Apocalyptica, qui jouent du heavy metal sur des...
violoncelles.
Créé en 2003 pour pallier l'absence de grand festival
rock en Ile-de-France, Rock en Seine, qui a lieu à la fin des vacances
d'été et juste avant la rentrée, est devenu un rendez-vous incontournable
grâce à une programmation de qualité.
Cette année, son budget est de 4,2 millions d'euros
(3,5 l'an passé), dont 35 à 40% consacrés à la partie artistique.
« Ca coûte de l'argent de faire venir des artistes
internationaux et d'aménager un site comme celui de Saint-Cloud »,
souligne M. Missonnier.
Rock en Seine, dont la 6e édition devrait avoir lieu
sous le soleil, bénéficie d'une subvention de 600.000 euros de la région
Ile-de-France, son partenaire historique, rejointe cette année par le
département des Hauts-de-Seine à hauteur de 300.000 euros.
La subvention du département a permis aux organisateurs
de mettre en place un mini-festival gratuit réservé aux enfants de 6 à 10
ans, avec des animations et des spectacles. (AFP / Paul RICARD)
Le Klarafestival
29 août au 12 septembre 2008,
à Bruxelles
2008 est une double année anniversaire puisque le
Festival de Flandre fête ses 50 ans et le Palais des Beaux-Arts ses 80 ans
! Ce sont ces deux institutions qui ont fondé le KlaraFestival en
2004.
Pour sa cinquième édition, le festival de musique
classique a pour thème : « Forza Musical ». Les auteurs et interprètes
italiens ou d’origine italienne seront donc à l’honneur avec une très
riche programmation. Les concerts couvrent toute la musique classique en
mettant l'accent, à côté de l'opéra et de la danse, sur la musique
symphonique, les œuvres baroques et la musique de chambre.
De nombreux événements ont également lieu : un double
feu d’artifice qui s’ouvre avec Händel et s’achève sur les sons
ultramodernes d’un DJ, des concerts dans le métro ou à l’aéroport…
http://www.klarafestival.be/befr/festival
Actualités musicales du 28 août
2008
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28 août 2008
Espace Culturel Brassages
Dongelberg (Belgique)
Création Jazz
Bernard Guyot
Charles Loos
Summer residence

Charles Loos
Créée à l’occasion des 30 ans du Travers, la résidence
d’été de Charles Loos et Bernard Guyot permet la création d’un sextet dont
le répertoire est consacré entre autre à l’interprétation d’œuvres dédiées
à cette institution. Parmi celles-ci, trois œuvres écrites à différentes
époques de la vie du Travers par quatre compositeurs différents (Charles
Loos, Benoit Louis, Thierry Syfer et Frank Wuyts) arrangées pour cette
formule ainsi qu’une création originale. La suite du répertoire est
constituée de compositions de Charles Loos et Bernard Guyot mise en forme
pour ce sextet.
Ce projet assure aussi un lien musical entre deux lieux
de programmation du Travers à savoir le Théâtre Marni et l’Espace Culturel
Brassages où se déroule la résidence.
En bref un moment musical unique pour une occasion
unique.
Charles Loos, piano
Bernard Guyot, saxophones
Jean-Paul Estievenart, trompette, buggle
Stéphane Mercier, sax alto & flûte
Yannick Peeters, contrebasse
Toon Van Dionany, batterie
Avec la Communauté Française Wallonie Bruxelles et
la Province du Brabant Wallon
3, rue d’Incourt
1370 DONGELBERG (Jodoigne)
Infos & réservations : 010 88 12 13
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Festival Wallonie-Hainaut
du 18 septembre au 10 octobre
La 47e édition du Festival Wallonie-Hainaut, sur le
thème « Les chants de la terre », se tiendra du 18 septembre au
10 octobre, à Tournai, Mons, Soignies, La Louvière et Charleroi, où neuf
concerts seront proposés. Cette année, l'invité d'honneur sera le musicien
et compositeur belge Benoît Mernier.
Le 18 septembre, le Théâtre Royal de Mons accueillera
« Musique grandeur nature », un concert durant lequel le violoniste
français David Grimal et l'Orchestre national de Lille interprèteront le
concerto pour violon et orchestre, opus 47 de Sibelius, la symphonie n°8
de Beethoven, ainsi que l'œuvre du premier lauréat du concours
« Tactus », auquel ont participé de jeunes musiciens du monde
entier.
Trois spectacles auront lieu à Charleroi. Le 23
septembre, le quatuor Lamina, qui rassemble quatre percussionnistes
belges, proposera « Le ciel et le feu » au Palais des Beaux-Arts. Au
programme: « Le matin » de Peer Gynt, le « Clair de Lune » de
Debussy ou la « Valse des fleurs » de Tchaikowsky.
L'Orchestre de Chambre de Salzbourg se produira quant à
lui, le 25 septembre, à la Basilique Saint-Christophe, où il jouera
« Les 8 saisons », c'est-à-dire « 4 saisons Vivaldi - 4 saisons
Piazzola ». Enfin, le 7 octobre, une jeune harpiste d'origine italienne,
Letizia Belmondo, fera découvrir au public du Palais des Beaux-Arts un
récital intitulé « Douce Italie ».
Le 28 septembre, Wim Mertens, pianiste, guitariste,
chanteur et compositeur belge, investira le Théâtre de La Louvière avec sa
musique minimaliste. Il jouera des morceaux de son dernier opus,
« Réceptacle », et une sélection de best of.
La Maison de la culture de Tournai proposera, le 30
septembre, « Einstein on the beach », qui compte certainement parmi
les oeuvres les plus importantes de la « minimal music » américaine.
Cet « opéra » sera interprété par le Collegium Vocale de Gand et
Champ d'Action.
Les 9 et 10 octobre, la salle polyvalente du Collège
Saint-Vincent de Soignies accueillera « Le diabolisme du feu », un
spectacle du violoniste tzigane Roby Lakatos et de son orchestre hongrois.
Ils joueront de la musique classique, jazz ou issue du folklore
hongrois.
Enfin, Marc Grauwels, l'un des flûtistes belges les
plus connus, donnera deux concerts: le premier pour les pensionnaires du
home du CPAS sonégien, le 5 octobre, à la Chapelle des Franciscains à
Soignies, et le second pour les étudiants universitaires de l'entité
montoise, le lendemain, à l'Auditorium de la Fucam, situé à la chaussée de
Binche à Mons.
Cesaria Evora de nouveau en tournée
en septembre
La chanteuse cap-verdienne Cesaria Evora, qui a fêté
mercredi son 67e anniversaire, « reprendra à partir de septembre ses
tournées » qu'elle avait dû annuler en juin pour raisons de santé, a
annoncé la société de son producteur, Joao da Silva.
La chanteuse devrait quitter le Cap Vert avant la fin
du mois d'août pour Paris, selon cette société.
Cesaria Evora devait initialement donner des concerts,
de juin à décembre, en France, Suisse, Belgique, Pologne, Roumanie, Grèce,
Espagne et Italie. Mais son médecin l'avait trouvé très fatiguée, selon
son producteur, et avait demandé l'annulation de cette tournée d'été et
trois mois de repos.
Cesaria Evora avait été victime en mars dernier d'un
accident vasculaire cérébral alors qu'elle était en concert à Sydney
(Australie) et avait été soignée en France. Mais elle était remontée sur
scène en avril 2008 pour faire connaître son dernier album « Rogamar
», enregistré en 2006.
Née dans l'île de Sao Vicente, Cesaria Évora, désormais
mondialement connue, est l'icône de la morna, la musique des îles du Cap
Vert.
Le chanteur du groupe I Muvrini
poursuivi pour contrefaçon
Le chanteur-auteur du groupe de polyphonie corse I
Muvrini, Jean-François Bernardini, a été assigné devant le tribunal de
grande instance de Paris pour « contrefaçon », accusé par une
ancienne proche de lui avoir emprunté de nombreux textes, a-t-on appris
mercredi auprès du TGI.
Marie-Paule Pereney dit avoir collaboré gracieusement
depuis le début des années 1990 à l'écriture de chansons du groupe, à leur
traduction en français ainsi qu'à l'écriture de textes ensuite repris par
M. Bernardini, sans être créditée, selon plusieurs sources proches du
dossier, confirmant une information de l'hebdomadaire Le Point.
Elle réclame au chanteur corse 150.000 euros en
réparation du préjudice moral ainsi qu'un euro sur la vente de chaque
album du groupe et un euro sur chaque ouvrage de Jean-François Bernardini,
selon ces sources.
Mme Pereney lui reproche notamment d'avoir à 16
reprises emprunté ses écrits pour son ouvrage « Carnets de Sarah »,
paru en 2005.
Pour son avocat, Me Antoine Gitton, « c'est
l'histoire triste d'une confiance trahie ».
« C'est faux, c'est n'importe quoi. On essaie de salir
Jean-François Bernardini qui est un homme intègre », a de son côté déploré
l'avocat du chanteur, Me Fabrice Orlandi.
Dénonçant une « véritable volonté de nuire », il a
observé que Mme Pereney, par ailleurs condamnée dans une affaire
d'escroquerie en 1996, n'avait « jamais rien réclamé depuis 1993
avant de déposer cette assignation ».
Aucune date d'audience n'a pour l'heure été fixée
devant le tribunal de Paris.
Le coût de la vie étudiante
augmente de 5,9%, selon l'UNEF
Augmentation des frais d'inscription ou encore aides
sociales qui progressent moins vite que l'inflation: le coût de la vie
étudiante progresse de 5,9% cette année par rapport à la rentrée 2007,
déplore mercredi l'UNEF.
« Malgré de grands renforts de communication, la politique du
gouvernement en matière sociale est largement négative pour les étudiants
», dénonce ainsi l'Union nationale des étudiants de France, principale
organisation syndicale du secteur.
Pour l'UNEF, cette hausse s'explique par la hausse des
loyers d'emménagements (+ 8,3% à Paris et + 4,3% en province),
l'augmentation des produits alimentaires (+ 6,7%) et la progression des
droits d'inscription (+ 4,3% en moyenne). Dans le même temps, les aides
ont augmenté de manière très insuffisante (2,5% pour les bourses, soit un
point de moins que l'inflation).
Par ailleurs, regrette l'organisation, le mois de
septembre est celui « de toutes les galères »: alors que 75% des
étudiants reprennent les cours avant le 15, ils ne percevront leur bourse
qu'à compter d'octobre, voire novembre. En outre, ils ne bénéficient pas
d'aide au logement lorsqu'ils s'installent en septembre. « Le coût de
la rentrée est particulièrement lourd et varie de 700 euros à plus de
2.100 euros selon les situations », poursuit l'UNEF.
Selon elle, « plus de neuf étudiants sur dix sont
perdants suite à la politique du gouvernement » car « de nombreuses
décisions ont eu pour effet de dégrader (leur) pouvoir d'achat ».
Au ministère de l'Enseignement supérieur, on rappelle
que « des moyens budgétaires sans précédent ont été mis sur deux
priorités: l'enseignement supérieur et la recherche ». Ces moyens, de
l'ordre de 1,8 milliard d'euros, « vont se traduire dans la réalité
quotidienne des étudiants ». On insiste ainsi sur l'élargissement des
bourses à 50.000 élèves supplémentaires.
Valérie Pécresse, la ministre de l'Enseignement
supérieur et de la Recherche, précise que « désormais, les bourses
seront plus simples, plus claires, plus prévisibles, car attribuées sur un
seul critère: le niveau de revenus des parents ou de la famille ».
« Nous avons aussi augmenté de 10% en deux ans les bourses des
100.000 élèves issus des familles les plus modestes », déclare-t-elle dans
« La Croix » paraissant jeudi.
Concernant le financement des études, Mme Pécresse
indique qu'elle mettra en place « dans les prochaines semaines un
prêt étudiant, sans caution, appuyé sur une garantie de l'Etat, pour
mettre fin à la discrimination par l'accès à l'emprunt entre étudiants de
l'universités et de grandes écoles ».
L'UNEF plaide pour que le gouvernement mette en place
un plan d'urgence, avec le versement d'un 10e mois de bourse en septembre,
l'octroi de l'aide au logement dès le mois d'installation et la création
de 50.000 allocations d'études pour les étudiants non boursiers. Elle
demande par ailleurs le rétablissement des « points de charge » dans
le calcul des bourses, estimant que la suppression de certains critères
d'attribution pénalise certains étudiants
Actualités musicales du 29 août
2008
Des Israéliens, Libanais et
Palestiniens
réunis pour chanter en choeur
Une cinquantaine de choristes libanais, palestiniens et
israéliens sont réunis cette semaine à Saint-Etienne-de-Tinée
(Alpes-Maritimes) pour chanter vendredi le Carmina Burana de Carl
Orff.
Les chanteurs ont été rassemblés à l'initiative de
l'associati]on « Trialogue » qui a pour objectif le rapprochement
entre les peuples.
Ils sont logés gratuitement dans des hôtels, des
auberges ou chez l'habitant. « Dès le premier jour, il a été clair
que quelque chose se passait. Nous étions mélangés à table, comme si nous
étions amis. C'est le pouvoir de la musique, ou plutôt le pouvoir de faire
de la musique ensemble », a déclaré à l'AFP Yuval Ben Ozer, directeur
d'une chorale israélienne, lors d'une visite à Nice avec le reste du
groupe.
Aurelio Mulè Stagno, un prêtre qui conduit le groupe
des Palestiniens, tous chrétiens, estime que ce rassemblement est
« une idée magnifique » mais aussi « un défi ». « La
musique ne peut pas faire tomber d'un coup toutes les barrières. C'est un
processus long, on ne peut pas brûler les étapes », a-t-il ajouté.
Les Libanais, également chrétiens, se retranchent dans
le mutisme. Ils refusent d'apparaître sur les photos, par crainte de
représailles, et fuient les journalistes. « On a choisi de ne pas
parler, c'est aussi cela la liberté d'opinion, non? », a déclaré l'un
d'eux.
Les chanteurs n'ont qu'une obligation: être présents
aux répétitions du concert qui aura lieu vendredi. Pour le reste, ils ont
quartier libre, selon la présidente de l'association Trialogue, Sibylle
von Plessen.
Le financement du projet est assuré par plusieurs
collectivités, dont le Conseil général des Alpes-Maritimes ainsi que des
entreprises privées.
2008-2009 : dix opéras du « Met » de New
York
projetés dans des cinémas en France
Dix représentations du Metropolitan Opera de New York
seront diffusées en direct dans une vingtaine de salles de cinéma en
France entre octobre 2008 et mai 2009, contre deux la saison précédente,
ont annoncé jeudi les partenaires français du projet.
La France est devenue la saison dernière le seizième
pays à participer à l'opération « Metropolitan Opera: Live in HD »,
lancée en 2006-2007 par le directeur général du « Met », Peter Gelb,
afin d'élargir le public de l'art lyrique et renforcer encore le
rayonnement de sa maison.
Cette série de retransmissions en direct et haute
définition touche désormais plus d'un million de spectateurs potentiels
chaque saison avec 850 salles dans une trentaine de pays.
En France, au total, « presque 10.000 spectateurs
dans 17 salles » ont suivi en avril « La Bohème » de Puccini et
« La Fille du régiment » de Donizetti, indiquent dans un communiqué
commun la société de vidéotransmission CielEcran et la radio France
Musique, qui diffuse les oeuvres en simultané.
Pour 2008-2009, la déclinaison française de l'opération
passe à dix représentations le samedi à 19h30 dans une vingtaine de
salles, soit la totalité de la série de retransmissions du Met à
l'exception du gala d'ouverture, réservé aux 445 salles américaines.
Chaque séance, en version originale surtitrée en
français, sera accessible moyennant 18 euros (prix conseillé), un tarif
qui pourra être revu à la baisse dans le cadre de formules d'abonnement, a
précisé CielEcran.
France Musique envisage pour sa part de « mettre
en oeuvre des actions à destination du jeune public autour de certaines
retransmissions ».
Les cinémas participant à l'opération sont situés à
Agen, Beaune, Blois, Cannes, Carcassonne, Lomme, Lyon, Montauban,
Montpellier, Mulhouse, Nancy, Nîmes, Paris, Périgueux,
Saint-Julien-lès-Metz, Saint-Quentin, Saintes, Sarlat et Thionville.
Les productions choisies reflètent le prestige des
distributions du Met, à l'image de « Lucia di Lammermoor » de
Donizetti avec la diva russo-autrichienne Anna Netrebko (7 février) et le
ténor franco-mexicain Rolando Villazon ou de « La Somnambule » de
Bellini avec la soprano française Natalie Dessay et le chanteur péruvien
Juan Diego Florez (21 mars).
Dernière tournée de Lorin Maazel
avec le Philharmonique de New York
Le chef d'orchestre américain Lorin Maazel devait
entamer jeudi soir à Londres sa dernière tournée internationale à la tête
du Philharmonique de New York, qui se produira dans neuf villes d'Europe,
dont Paris, jusqu'au 12 septembre, a-t-on appris auprès de la
formation.
Ce périple comprend 14 dates dont deux à Londres (28 et
29 août), sept en Allemagne (Francfort le 30, Hambourg le 31, Essen les 5
et 6 septembre, Stuttgart le 10, Baden-Baden le 11 et Bonn le 12 et trois
à Lucerne en Suisse (2, 3 et 4).
Non loin de sa ville natale (Neuilly-sur-Seine, près de
Paris), Lorin Maazel, 78 ans, dirigera deux concerts à la Salle Pleyel
dans la capitale française les 8 et 9 septembre.
Au programme figureront notamment la création de
« Rhapsodies » de l'Américain Steven Stucky et le « Concerto
pour piano » de Gershwin avec Jean-Yves Thibaudet, soliste français
faisant une grande carrière aux Etats-Unis.
2008-2009 est la saison d'adieux de Lorin Maazel comme
directeur musical du Philharmonique de New York, où il a succédé en 2002 à
l'Allemand Kurt Masur.
La plus ancienne formation symphonique américaine
(fondée en 1842), qui s'est produite dans plus de 400 villes d'une
cinquantaine de pays, est considérée comme l'un des cinq grands orchestres
(les « big five ») des Etats-Unis, avec ceux de Boston, Chicago,
Cleveland et Philadelphie.
Après M. Maazel, c'est l'Américain Alan Gilbert, 41
ans, qui inscrira son nom, lors de la saison 2009-2010, sur
l'impressionnante liste de directeurs musicaux (Mahler, Mengelberg,
Toscanini, Bernstein...) qu'a connus la formation new-yorkaise.
Concerts « secrets » de Keziah Jones
dans le métro parisien
Le chanteur d'origine nigériane Keziah Jones va donner
quatre concerts dans le métro parisien début septembre, à des dates encore
tenues secrètes, ce qui constitue un retour aux sources pour ce musicien
qui a débuté dans les couloirs du métro, a annoncé la RATP jeudi.
« Du 1er au 6 septembre 2008, à l'occasion de la
sortie de son cinquième album,
Nigerian Wood, Keziah Jones fera de nouveau résonner les couloirs
du métro où sa carrière a débuté », annonce la Régie dans un
communiqué.
« Les lieux et horaires de ces 4 concerts seront
tenus secrets jusqu'au dernier moment » et seront révélés quelques heures
avant sur le site www.ratpdestinationmusique.fr, poursuit la RATP.
Keziah Jones, dont le style mêlant blues et funk fut
repéré par un producteur en 1991 dans le métro parisien, sera accompagné
par des musiciens du métro qu'il a lui-même choisis.
Ces concerts seront le « préambule » à une
opération de la RATP baptisée Destination musique et « mettant à
l'honneur les musiciens du métro ».
Cette opération sera clôturée par un concert privé de
Keziah Jones le 19 janvier.
Depuis 1997, la RATP a organisé l'accueil des
« musiciens du métro », sélectionnés et accrédités pour agrémenter le
transit des milliers de voyageurs qui empruntent ses couloirs.
Un blogueur arrêté
pour avoir diffusé
des extraits du futur disque des Guns
Un blogueur américain a été arrêté mercredi par la
police fédérale pour avoir posté illégalement sur internet des morceaux de
l'album à paraître des Guns N' Roses, « Chinese Democracy », attendu
par les fans du groupe depuis près de 15 ans.
Kevin Cogill, dont le surnom sur internet était
« Skwerl », est poursuivi pour violation de la loi sur les droits
d'auteur après avoir mis en ligne sur son site neuf morceaux du disque non
encore paru du groupe américain, sans l'autorisation des Guns N'Roses.
Les admirateurs des Guns attendent depuis 14 ans ce
fameux album fantôme, qualifié avec ironie en 2005 par le New York Times
d'« album le plus cher à ne jamais avoir été enregistré ».
« Skwerl » avait invité en juin dernier les
internautes à écouter des extraits de l'album sur son site internet.
Les avocats du groupe ont intimé par lettre à Kevin
Cogill d'enlever immédiatement les chansons de son site.
Un certain « Skwerl » a répondu à cette lettre par
courriel, affirmant que non seulement il avait posté les chansons sur son
site mais que les visiteurs avaient été tellement nombreux que cela avait
fait sauter son ordinateur, a indiqué le FBI.
Le courriel précisait aussi aux avocats du groupe que
les chansons avaient été effacées du site.
Kevin Cogill, qui pourrait être condamné à cinq ans de
prison s'il est reconnu coupable et prouvé qu'il en a tiré profit
financièrement, a admis avoir mis les chansons en ligne selon un agent du
FBI.
Les procureurs soutiennent que la diffusion des
morceaux sur internet pourrait représenter une perte de revenus importante
pour le groupe.
Guns N' Roses se prépare enfin à sortir « Chinese
Democracy » et a promis que l'un des morceaux serait sur une version d'un
jeu vidéo de « Guitar Hero » publié en septembre.
De la formation qui avait vendu 90 millions d'album
dans le monde entre 1987 et 1993 ne reste aujourd'hui que le chanteur Axl
Rose, après le départ des deux derniers fidèles, le guitariste
« Slash » et le bassiste « Duff » McKagan.
Les « Guns » sont un produit de la face sombre de
Hollywood, celle des sans-abri, des rues défoncées et de la
prostitution.

Actualités musicales du 30 août
2008
Royaumont ouvre samedi
une saison musicale 2008 au parfum XIXe
La Fondation Royaumont, installée à l'abbaye du même
nom à Asnières-sur-Oise (Val-d'Oise), ouvrira samedi sa saison musicale
2008, qui s'ancrera jusqu'au 30 octobre dans l'histoire du lieu et
notamment le XIXe siècle.
L'abbaye fondée au XIIIe siècle se souviendra qu'elle a
accueilli nombre de vaudevilles et romances vers 1830, avec le 6 septembre
un programme « Au théâtre de Royaumont », riche d'airs d'Auber,
Boieldieu ou Méhul chantés notamment par le baryton Arnaud Marzorati.
Dans la même veine, la soirée du 20 septembre sera
consacrée à des mélodies de Gounod puis à son opéra-comique méconnu
« Le Médecin malgré lui », dirigé en version de concert par Pascal
Verrot, à la tête de son Orchestre de Picardie.
Une semaine plus tard, le 27, c'est « l'Europe
musicale au XIXe siècle » qui sera convoquée, autour notamment des voix
des Solistes de Lyon (Franck/Liszt) accompagnés par l'orgue Cavaillé-Coll
restauré du réfectoire, ainsi que du choeur de chambre Les Cris de Paris
(« Le Pèlerinage de la Rose » de Schumann).
Au-delà du XIXe siècle, Royaumont affirmera son intérêt
pour les musiques les plus diverses, du Moyen-Âge à la création
contemporaine dans le sillage des sessions dirigées par le très pointu
compositeur britannique Brian Ferneyhough, mais aussi pour la danse avec
la chorégraphe Myriam Gourfink.
Le contre-ténor Gérard Lesne fera revivre les ruines de
l'abbatiale avec un spectacle équestre, « Le Mythe du Centaure ».
En ouverture, samedi soir, la description du déluge par
Léonard De Vinci inspirera un spectacle multimédia, « Il Diluvio »,
au vidéaste Paolo Pachini et au jeune compositeur italien Mauro Lanza,
servi par les Percussions de Strasbourg et les chanteurs allemands des
Neue Vocalsolisten.
Le week-end de clôture, les 18 et 19 octobre, se
déroulera aux sons des « oralités anciennes », celles des griots
africains, ou urbaines avec des slammeurs.
La saison musicale de Royaumont se décline en outre en
ateliers pour enfants, colloques, exposition, cafés-débats et dîners
autour des concerts.
François-Xavier Roth
nommé à l'Orchestre de la BBC
du Pays de Galles
Le Français François-Xavier Roth, 37 ans, a été nommé
« chef invité associé » de l'Orchestre national de la BBC du Pays de
Galles, pour trois ans à compter de septembre, a-t-on appris vendredi
auprès de son agent.
Fils de l'organiste et compositeur Daniel Roth,
François-Xavier Roth a le vent en poupe puisqu'il vient d'être nommé chef
associé de l'Orchestre philharmonique de Radio France pour les saisons
2008-2009 et 2009-2010 et directeur musical de celui de Liège (Belgique) à
partir de septembre 2009.
Il a aussi été désigné chef principal invité de
l'Orchestre symphonique de Navarre en Espagne pour les deux saisons à
venir.
François-Xavier Roth a remporté en 2000 le Concours de
direction Donatella Flick de Londres, ce qui lui a permis de devenir pour
deux saisons chef assistant du prestigieux Orchestre symphonique de
Londres (LSO).
Ancien assistant du chef baroque britannique John Eliot
Gardiner, il a fondé en 2003 Les Siècles, orchestre de chambre d'un
nouveau genre qui joue sur des instruments adaptés à chaque époque.
Désillusion pour Rock en Seine,
lâché pour la 2e fois par Amy Winehouse
Le public et les organisateurs du 6e Rock en Seine ont
vécu une grosse désillusion vendredi soir: le concert d'Amy Winehouse,
programmée en tête d'affiche, a été annulé au dernier moment en l'absence
de l'imprévisible Anglaise, qui est en proie à de multiples
addictions.
C'est la deuxième fois en deux éditions que le festival
francilien doit faire face à l'annulation d'un concert d'Amy Winehouse,
diva trash connue autant pour sa voix soul extraordinaire que pour ses
addictions aux drogues et à l'alcool. L'an passé, la chanteuse aux
tatouages de camionneur et à la coiffure en choucroute avait renoncé à sa
venue quelques jours avant le début du festival organisé dans le parc du
domaine national de Saint-Cloud, près de Paris.
« On a appris qu'Amy Winehouse ne pouvait pas
jouer il y a environ une heure, parce qu'elle n'est pas là », a affirmé
aux journalistes François Missonnier, le directeur du festival, peu avant
22h00.
Quelques minutes auparavant, l'annonce de l'annulation
avait été faite au micro sur la grande scène, où Amy Winehouse aurait dû
se produire à partir de 22h15. La nouvelle a suscité des sifflets chez les
quelque 25.000 spectateurs présents, dont beaucoup étaient venus pour voir
l'Anglaise.
« On n'est pas content du tout », a poursuivi M.
Missonnier, en estimant que le management anglais de l'artiste avait
justifié le forfait « avec insuffisamment de précisions ».
La chanteuse, dont l'entourage et les musiciens étaient
présents au festival, aurait dû se produire sur la grande scène à partir
de 22h15. Elle y a été remplacée par The Streets, alias son compatriote
Mike Skinner, qui était initialement programmé pour 23h00 sur la scène de
l'Industrie, la plus petite des trois scènes de Rock en Seine.
Dans la soirée, avant même l'annonce officielle, le
festival bruissait déjà de rumeurs contradictoires sur l'éventualité d'une
défection et sur la présence ou non d'Amy Winehouse en région
parisienne.
Les conséquences financières de la défection n'étaient
pas encore connues vendredi soir.
« Il existe des assurances. Il faut qu'on
connaisse les raisons de son absence », a dit M. Missonnier.
En outre, selon l'information donnée au micro, des
« compensations » devaient être annoncées pour le public samedi sur
le site internet de Rock en Seine ( http://www.rockenseine.com ).
Cet été, Amy Winehouse a donné quelques concerts dans
des festivals, dont Glastonbury et le V Festival en Angleterre.
La chanteuse, qui aura 25 ans le 14 septembre et a
fréquenté à plusieurs reprises des centres de désintoxication, avait passé
une nuit dans un hôpital de Londres fin juillet à la suite d'une mauvaise
réaction à des médicaments. Mi-juillet, son père avait dit craindre à
terme sa « mort lente et douloureuse ».
Son mari, Blake Fielder-Civil, a par ailleurs été
condamné le 21 juillet à 27 mois de prison pour avoir agressé un
propriétaire de pub et pour entrave à la justice.
Bien que très déçu, le public de Rock en Seine,
conscient de la réputation sulfureuse d'Amy Winehouse, était plus résigné
que furieux.
« C'est énervant mais pas surprenant. On n'a pas
arrêté de faire des blagues là-dessus toute la journée! », ont expliqué à
l'AFP Céline et Florence, deux Parisiennes de 23 et 25 ans.
Non loin d'elles, Clémentine, venue exprès de Lille
pour voir l'Anglaise, se disait « dégoûtée ».
En février, Amy Winehouse a reçu cinq Grammy Awards
pour son album néo-soul « Back to black ».
En trois jours, le 20 août puis jeudi et vendredi, la
sixième édition de Rock en Seine a attiré environ 80.000 spectateurs
(30.000, 25.000 et 25.000). (AFP / Paul RICARD)
Paolo Conte à Pleyel avant un nouvel
album
L'Italien Paolo Conte, qui sortira le 22 septembre son
nouvel album, « Psiche », donnera auparavant deux concerts salle
Pleyel à Paris, les vendredi 5 et samedi 6 septembre. Le chanteur à la
voix éraillée se produira en formation symphonique puisqu'il sera
accompagné par l'Orchestre national d'Ile-de-France, dirigé par Bruno
Fontaine, en plus de ses propres musiciens. Le spectacle a été donné à
l'Auditorium de Lyon le 25 juin, avec l'orchestre de la ville.
Les Marquises s'apprêtent
à célébrer le 30e anniversaire
de la mort de Brel
Hiva Oa, l'île marquisienne où Jacques Brel (1929-1978)
vécut trois ans, célèbrera le 9 octobre le trentième anniversaire de son
décès, et Miche Brel, la veuve du chanteur, se rendra pour la première
fois sur sa tombe à cette occasion, a-t-on appris jeudi en Polynésie.
Les cérémonies se déclineront sur le thème d'un Brel
poète et aviateur, révélant sa passion méconnue pour l'aviation.
Les organisateurs de la manifestation ont rappelé jeudi
comment Brel, aux commandes de son bimoteur « Jojo », acheminait
courrier, vivres et médicaments, dans les îles isolées des Marquises.
Le 9 octobre, Hiva Oa inaugurera donc en son honneur un
aéroclub « Jacques-Brel », tandis qu'un autre de ses avions sera
exposé à Paris, sur les Champs-Elysées du 4 au 12 octobre.
Barman brésilien ou ex-cuisiner
japonais
au rendez-vous du 6ème Mondial de tango
Un archéologue vénézuélien, un ex-cuisinier japonais ou
un barman brésilien sont quelques uns des concurrents de la sixième
édition du Mondial de tango, qui s'est ouvert cette semaine à Buenos Aires
et auquel participent cette année quelque 400 couples venus de 23
pays.
Tomoko Nakai a abandonné il y a déjà plus de dix ans la
cuisine du restaurant de Tokyo où il officiait pour se consacrer au
« deux par quatre », le rythme particulier de cette danse « que
l'on ressent jusque dans l'âme », selon un des participants.
« J'ai vu un spectacle de tango à Tokyo au début
des années 90 et cette danse m'a tellement ému que j'ai décidé de lui
consacrer mon existence », raconte à l'AFP Tomoko, 35 ans, qui avec sa
partenaire, Eiichiro Oya, vient de remporter le championnat asiatique de
tango. Après quatre ans en Argentine, il manie l'espagnol avec aisance
voire même le « lunfardo », l'argot de Buenos Aires inséparable du
tango.
Tomoko et sa partenaire Eiichiro, 28 ans, qui dirigent
tous deux l'Ecole de tango de Tokyo, se présentent cette semaine aux
épreuves dans la catégorie Escenario. Ce tango de scène est marqué par des
chorégraphies plus riches, avec des costumes et maquillages plus
sophistiqués, et connaît un grand succès dans les salles de spectacles
d'Europe, des Etats-Unis et du Japon.
L'autre catégorie, le tango Salon (de salle), plus
simple et traditionnel, est davantage populaire en Argentine et les
« étrangers » y sont moins à l'aise.
Eduardo Herrera, 29 ans, a lui abandonné pour quelques
semaines sa maitrise d'archéologie qu'il poursuit à l'université de San
Antonio Los Altos, près de Caracas (Venezuela), pour retrouver sur les
planches ses souvenirs d'enfance quand sa mère, une immigrée italienne
passée par Buenos Aires, le faisait « tanguer » des heures
durant.
« Je suis né ici (Buenos Aires), mais je suis
parti tout petit au Venezuela et maintenant je me débats entre mon amour
pour l'archéologie et la passion de ma mère. Mais depuis que je connais
Sahirine, c'est le tango qui l'emporte », confie le jeune homme.
Sahirine Martinez, 25 ans, sa « novia » (fiancée)
et partenaire pour ce championnat, aime à le répéter: « j'ai tout
abandonné pour le tango ». A leurs côtés, des dizaines de couples
virevoltent, concentrés avant l'épreuve pour cette sixième édition qui
attire des milliers d'étrangers à Buenos Aires, tous fous de tango.
Fabio, ex-barman de Sao Paulo (Brésil), agé de 36 ans,
assure que la vieille rivalité qui oppose Argentins et Brésiliens en
football ne l'a nullement empêché de tomber amoureux du tango et de
délaisser la bossa nova. Cette soudaine passion, il l'a doit à sa compagne
Sidley, 24 ans, avec qui il donne maintenant des cours de tango à Sao
Paulo.
« Pour danser le tango, il faut le sentir jusque
dans l'âme », assure Fabio, passionné par la littérature et l'histoire qui
entourent cette danse, née sur les rives du Rio de La Plata.
Vivien Bartulovic est elle arrivée à Buenos Aires il y
a un an avec son mari professeur de tango, Josip, et son fils Marko. Elle
est heureuse aujourd'hui de vivre son rêve d'enfance, quand elle regardait
avec sa grand-mère de vieux films de tango à Budapest, sa ville
natale.
« Je me suis marié et nous nous sommes installés à
Monserrat », un des vieux quartiers de Buenos Aires où le tango est encore
plus présent qu'ailleurs. « A la maison, nous dansons le tango six
heures par jour, parce que nous voulons en vivre », raconte la jeune femme
agée de 25 ans, dans un espagnol aproximatif, mais qui ne l'a pas empêché
de connaître toutes les « milongas » de Buenos Aires.
La finale dans la catétorie Salon aura lieu samedi et
celle pour le tango de scène aura lieu lundi. (AFP / Laura TERMINE)

Actualités musicales du 31 août
2008
Amy Winehouse a manqué
Rock en Seine pour raisons de santé
Amy Winehouse n'a pas pu se rendre
en région parisienne pour un concert au festival
Rock en Seine vendredi soir parce qu'elle était
souffrante, a indiqué le porte-parole de la chanteuse.
"Amy Winehouse a malheureusement
été dans l'incapacité de se produire
au festival Rock En Seine à Paris (...) à
cause d'une maladie", a indiqué son porte-parole
dans un communiqué reçu samedi.
"Elle est tombée malade
chez elle et n'était pas en état de voyager
en France pour le concert", a-t-il ajouté
sans plus de commentaires.
Rock en Seine, qui a dû annuler
le concert après avoir été prévenu
deux heures avant sa prestation prévue que la
chanteuse ne serait pas là, a annoncé
son intention de poursuivre en justice Amy Winehouse
et son entourage.
C'est la deuxième année
consécutive que la chanteuse anglaise, en proie
à des addictions aux drogues et à l'alcool,
fait faux bond au festival organisé dans le domaine
national de Saint-Cloud, près de Paris.
Le mois dernier, Amy Winehouse s'est
effondrée chez elle et a été hospitalisée
après une réaction à un médicament,
selon son porte-parole.
La diva de la soul, âgée
de 24 ans, avait déjà été
hospitalisée en juin après avoir perdu
conscience chez elle. Les médecins lui avaient
alors diagnostiqué un emphysème pulmonaire,
selon son père.
Elle s'est tout de même produite
cet été à plusieurs festivals en
Grande-Bretagne, Glastonbury, V Festival et T in the
Park, et au concert donné le 27 juin en honneur
de l'anniversaire de Nelson Mandela à Hyde Park.
Amy Winehouse est attendue le 6 septembre
au Bestival festival sur l'île de Wight (sud de
l'Angleterre), et selon son porte-parole rien n'indique
à ce stade qu'elle ne pourra pas s'y rendre.
Amy Winehouse, dont le mari Blake
Fielder-Civil est en prison, fait régulièrement
la Une de la presse tabloïde pour sa consommation
présumée de stupéfiants. En janvier,
le Sun avait diffusé une vidéo qui la
montrait fumant ce qui pouvait s'apparenter à
une pipe de crack.
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