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Actualités musicales du 13 août 2007

Doc Gynéco, « psychologiquement touché
»,
annule un concert à Bandol (Var)
Le rappeur Doc Gynéco, conspué lors d'un concert à
Genève pour son soutien à Nicolas Sarkozy et « psychologiquement
touché par cette affaire », a annulé le spectacle qu'il devait donner
vendredi soir à Bandol (Var), a-t-on appris vendredi auprès des
organisateurs.
« Nous avons reçu un certificat médical qui fait
état de son impossibilité de chanter. Il est psychologiquement touché par
cette affaire », a déclaré l'organisateur du festival M6 Live Thierry
Chabrot au quotidien Var-matin.
« Nous avons tout tenté pour convaincre son
producteur de revenir sur sa décision mais en vain », a poursuivi
l'organisateur qui a fait savoir à l'AFP qu'il confirmait ses propos à
Var-matin.
La mairie de Bandol, à l'origine du festival en
collaboration avec M6, a confirmé avoir « reçu un certificat médical
de Doc Gynéco disant qu'il était fatigué ».
Axel Bauer a accepté de remplacer vendredi le chanteur
défaillant, ont ajouté les organisateurs du festival dont c'est la 4e
édition.
Doc Gynéco avait dû interrompre son concert il y a une
semaine à Genève après avoir fait face à une « mini émeute », selon
la presse suisse. Portant une banderole « Sarko facho, Gynéco collabo
», plusieurs dizaines de spectateurs avaient hué le chanteur avant de
jeter des projectiles dans sa direction. Les organisateurs avaient préféré
interrompre le spectacle au bout d'une demi-heure.
Première de « Benvenuto Cellini »,
en opéra pop, acclamée à Salzbourg
Le public du festival de Salzbourg (Autriche), amusé, a
acclamé vendredi soir une production très visuelle, du « Benvenuto
Cellini » de Berlioz dans une mise en scène colorée et burlesque du
vidéaste pop Philipp Stölzl, applaudissant aussi la distribution musicale,
notamment la jeune soprano Maija Kovalevska.
Cet opéra de 1838 qu'affectionnait Hector Berlioz
n'avait jamais été monté à Salzbourg: composition inégale mêlant aspects
comiques et duos sublimes, elle montre à Rome durant la Renaissance
l'orfèvre et sculpteur Benvenuto Cellini, comme un aventurier rebelle
amoureux de Teresa et qui doit repousser la jalousie d'un rival et la
méfiance du pape.
Philipp Stölzl, un Allemand de 40 ans, qui a réalisé
notamment des clips pour Madonna et Mick Jagger ainsi que des films
publicitaires et un long-métrage, est revenu à la mise en scène théâtrale,
« pour s'amuser ». « J'ai été inspiré par le côté démesuré de
Berlioz et sa musique », par « cette élégante anarchie française, par
son chaos, son côté collages », a-t-il vendredi à la presse avant la
première.
Dans l'acte un, il campe sur la terrasse penthouse d'un
immeuble new-yorkais, Teresa très glamour, essayant des robes, aidée par
des robots. Cellini vient lui apporter des fleurs, en hélicoptère, alors
que le père de l'héroïne le chasse à coup de chevrotine. Ensuite, clou du
spectacle qui fait rire le public, une beuverie très animée et surtout un
long carnaval avec dizaines de choristes et bateleurs en masques de héros
de bandes dessinées.
La seconde partie, où Cellini luttera pour sauver sa
tête et son amour en fondant enfin sa statue de Thésée, permet de rendre
l'attention aux chanteurs et à l'orchestre philharmonique de Vienne sous
la direction juste de Valéry Guéorguiev.
Benvenuto Cellini a manifestement surmonté vendredi
soir la véritable « malédiction » qui a frappé le festival avec des
défections en série de stars cette année: le ténor américain Neil Shicoff,
dévasté de ne pas avoir été nommé directeur de l'opéra de Vienne, avait
abandonné au printemps juste avant les répétitions: il est remplacé par
l'Allemand Burckhard Fritz, convaincant à défaut de toujours passer la
rampe au début de l'opéra.
La semaine dernière, c'est la mezzo bulgare Vesselina
Kasarova, blessée au pied, qui avait dû renoncer. L'Américaine Kate
Aldrich, venue in extremis, a convaincu dans le rôle d'Ascanio, le valet
de Cellini, que le metteur en scène avait déguisé vendredi en cyborg
chantant...
Comme Mikhaïl Petrenko (basse, incarnant un pape
Clément VII bouffon), Laurent Naouri (Fieramosca) et Valéry Guéorguiev, la
Lettone Maija Kovalesvska, une brune soprano de 27 ans, a eu droit aux
vivats, séduisant le public par sa voix et sa plastique.
L'Autriche est, il est vrai, à la recherche de
nouvelles gloires: elle avait fort mal accueilli le faux bond subit lundi
du Mexicain Rolando Villazon et surtout de sa chouchou Anna Netrebko, la
très médiatique Russe naturalisé autrichienne.
Après « Armida » de Joseph Haydn, « Eugène
Onéguine » de Tchaïkovsky, et le « Freischütz » de Weber,
« Cellini » est la quatrième nouvelle production ou première en opéra
cette année à Salzbourg, le festival lyrique et théatral le plus
prestigieux d'Europe.
Venu du Sud-Liban,
un « bagad » palestinien
défend ses couleurs en Bretagne
Un « bagad » palestinien composé de 13 cornemuses
et trois percussions est venu de l'un des camps de réfugiés les plus
pauvres du Liban pour défendre en Bretagne (ouest de la France) ses
traditions musicales à l'occasion du Festival interceltique de Lorient
(Morbihan) qui s'achève dimanche.

Agés de 13 à 26 ans, les huit filles et dix garçons du
groupe Guirab (cornemuse, en arabe) ont défilé le 5 août en costume
traditionnel devant quelque 65.000 festivaliers pour la Grande parade des
nations celtes, avant de donner plusieurs concerts durant la semaine dans
d'autres communes de Bretagne.
« Je suis content d'avoir joué de la cornemuse au
nom de mon peuple », explique, très fier, Abderrahim Hellal, le benjamin
de la formation.
« Nous avons un double message à transmettre:
l'un, destiné aux gens de notre camp, qui est que l'Occident n'est pas
nécessairement hostile au peuple palestinien, et l'autre, pour vous
Français, qui est que l'Orient n'est pas nécessairement synonyme
d'extrémisme et de terrorisme », renchérit Mahmoud El-Joumaa,
porte-drapeau de ce « bagad » (nom breton des orchestres
traditionnels à base de cornemuses) un peu particulier.
M. Joumaa dirige depuis 21 ans l'association Beit Atfal
Assoumoud (la Maison des enfants de la résistance, en arabe) dont dépend
l'orchestre, une association qui propose activités sportives, culturelles
et associatives aux jeunes des camps palestiniens du Liban.
Le groupe Guirab a été créé en 1989 par des scouts du
camp de Bourj al-Chamali, « timbre-poste d'un kilomètre carré où
s'entassent 20.000 réfugiés » dans le sud du Liban, explique M. Joumaa,
rappelant que la cornemuse fait partie intégrante de la culture musicale
palestinienne.
Oublié durant des siècles, cet instrument a été
réintroduit au début du XXe siècle dans la région alors sous mandat
britannique, notamment au sein de la Légion arabe composée de
bédouins.
Transmis depuis de génération en génération,
l'instrument est arrivé dans les camps de réfugiés au Liban dans les
années 1970.
« Nous sommes le meilleur groupe (traditionnel) du
Liban », se félicite Bahaa, 18 ans, fils de M. Joumaa, qui a dû au pied
levé prendre la direction du groupe, le leader n'ayant pu obtenir de
visa.
Il existe selon lui environ 200 joueurs de cornemuse
dans les camps de réfugiés au Liban, « mais aucun orchestre n'est
aussi connu que Guirab! », assure-t-il.
Bahaa vient pour la seconde fois en France, le groupe
ayant été invité une première fois au Festival interceltique de Lorient en
2005. Comme ses camarades, il se dit « très content d'être là, à
cause de l'accueil des gens ».
« Tout le monde nous dit bienvenue. C'est encore
mieux que la première fois parce que maintenant, les gens nous
reconnaissent », renchérit Katia Abou Kharoub, 22 ans.
Le temps de ce bref séjour qui s'achèvera le 15 août,
les 18 jeunes gens oublient les difficultés quotidiennes du camp de
réfugiés: pauvreté, entassement, échec scolaire, chômage, mais aussi les
séquelles de la guerre israélo-libanaise qui les a touchés à l'été 2006
(deux morts, une vingtaine de blessés).
« C'est bon pour ces enfants de voir tant de
visages souriants et accueillants autour d'eux », se réjouit M. Joumaa,
espérant revenir « l'an prochain... peut-être avec deux orchestres,
qui sait ? ».
Deux monstres sacrés autour du « Lélio
»
de Berlioz à Salzbourg
Deux monstres sacrés, Gérard Depardieu et Riccardo
Muti, à la tête du Philharmonique de Vienne, ont été ovationnés dimanche
au festival de Salzbourg dans « Lélio », un drame lyrique rarement
donné de Berlioz.
Tour à tour concentré et exalté, Depardieu, massif en
tunique sombre, a déclamé le texte où Hector Berlioz, en héros romantique
enflammé, décrit son propre « Retour à la vie », son refus de la
mort, sa passion amoureuse, son rôle d'artiste maltraité en invoquant
Shakespeare.
Derrière un voile bleu semi-transparent symbolisant le
rêve, l'orchestre, le choeur de l'opéra de Vienne, le ténor Michael Schade
et le baryton Ludovic Tézier ont donné la partie musicale de cette oeuvre
que le compositeur voulait complémentaire de la « Symphonie
fantastique ». Celle-ci a été donnée en première partie sous la baguette
de Riccardo Muti, le chef italien, élégant, précis et énergique.
L'acteur français, qui avait refusé sans explications
les droits de diffusion télévisée du concert, était arrivé jeudi dans la
ville autrichienne, au milieu de soupirs de soulagements après une série
de forfaits - comme celle de la diva Anna Netrebko. « Une star
mondiale est enfin venue dans la ville de Mozart: Gérard Depardieu fait
honneur à Salzbourg », titrait ainsi le grand journal populaire
Kronen-Zeitung.
En fin du spectacle de deux heures dimanche après-midi,
le musicien et l'homme de théâtre se sont donnés une amicale accolade sous
les vivats de la grande salle comble.
« Je suis très ému, enthousiasmé », a glissé à
l'AFP le nouveau directeur du festival de Salzbourg, Jürgen Flimm, alors
que le musicologue Jürgen Maehder en louait « la clarté »: « on
entendait chaque son de chaque instrument » dans les deux oeuvres,
« c'est la meilleure représentation de Lélio que j'ai vue », a-t-il
dit.
Une choriste asiatique s'est, elle, félicitée de
répétitions dans la bonne humeur: « Depardieu est gentil et drôle,
avec une telle présence et une telle voix », dit-elle, sous le charme.
« Lélio » est cependant rarement montée car sans
doute trop hétérogène: elle le fut à Salzbourg en 2000 avec Daniel
Mesguich et l'Orchestre de Paris et plus récemment à Berlin.
Berlioz put cependant présenter la double affiche
Symphonie fantastique/ Lélio à Paris en novembre 1832 devant un
extraordinaire parterre admiratif: Franz Liszt, Frédéric Chopin, Niccolo
Paganini, Victor Hugo, Heinrich Heine, George Sand, Eugène Sue, Alexandre
Dumas, Théophile Gautier.
Dans son texte, le compositeur français se venge des
critiques et donne aussi une véritable « masterclass » aux musiciens
-- un passage ironique que Depardieu a lu en regardant les illustres
Wiener Philarmoniker et leur chef, sous les rires du public.
Hector Berlioz (1893 -1867) est décidément à l'honneur
cette année à Salzbourg, avec une première de « Benvenuto Cellini »
vendredi, dans une mise en scène exubérante du vidéaste pop Philipp
Stölzl, qui a emballé le public mais que certains critiques ont jugé
excessive pour la qualité musicale et les chanteurs.
Le Pays de Galles à l'honneur
du Festival interceltique de Lorient en 2008
Le Festival interceltique de Lorient (FIL), dont
l'édition 2007 s'achève dimanche avec un concert du Breton Dan Ar Braz,
aura le Pays de Galles pour invité d'honneur lors de sa 38e édition qui se
déroulera du 1er au 10 août 2008, selon ses organisateurs.
Le nouveau directeur du FIL, Lisardo Lombardia, s'est
félicité, lors d'une conférence de presse, de la fréquentation de
l'édition 2007 « qui a rassemblé, comme l'an dernier, entre 600.000
et 700.000 » festivaliers, dont 65.000 pour la seule Grande parade qui
réunit la quasi-totalité des artistes présents au festival.
« Nous avons enregistré 140.000 entrées payantes
contre 120.000 » en 2006, a-t-il précisé, estimant que cela avait été
« un des meilleurs festivals de ces six ou sept dernières années,
(...) aussi bien au niveau artistique qu'économique ».
Il a cependant regretté une baisse des aides de l'Etat
(qui représentent moins de 5% du budget du FIL), notamment de la Direction
régionale des affaires culturelles de Bretagne qui a « diminué sa
subvention de 37.000€cette année ».
Or, a-t-il souligné, le festival « a eu des
surcoûts importants car les secouristes ont quadruplé leurs factures
(20.000€en 2006 contre 80.000 cette année) et aussi parce que le terrain
de football du stade du Moustoir a dû être rendu au foot » samedi soir,
obligeant les organisateurs à annuler une Nuit magique (payante).
Durant dix jours, 4.500 artistes venus d'une dizaine de
régions ou pays, ont animé ce festival, le plus important de Bretagne, en
donnant quelque 300 spectacles.
Actualités musicales du 14 août 2007

Festival de la Chaise-Dieu :
1.200 artistes autour de la musique sacrée
Mille deux cents artistes participeront à la 41ème
édition du Festival de La Chaise-Dieu (Haute-Loire) autour de la musique
sacrée, qui, à partir de samedi et jusqu'au 29 août, rendra hommage à
Henry Purcell et Ludwig van Beethoven, mais aussi à des compositeurs moins
connus ou contemporains.
Près d'une quarantaine de concerts au total seront
donnés à l'abbatiale Saint-Robert à la Chaise-Dieu, d'une capacité de 650
places, mais aussi au Puy-en-Velay ainsi que dans des églises à Brioude,
Ambert et Chamalières-sur-Loire. Quelque 25.000 personnes y sont
attendues.
Fidèle à la tradition, le Festival accueillera cette
année encore des grandes formations qui proposeront des oeuvres connues du
grand public, comme l'Orchestre national de Lorraine, celui de Lyon ou
celui de Bretagne ainsi que l'Orchestre français des jeunes de Jean-Claude
Casadesus.
« Tous les concerts de l'abbatiale rassemblent
plus de quarante artistes », explique à l'AFP Jean-Michel Mathé, le
directeur général du festival.
« Ce qui fait aussi notre tradition, c'est un
équilibre entre des oeuvres très connues du grand public et des oeuvres
beaucoup moins connues, voire en redécouverte », souligne M. Mathé citant
la Cinquième Symphonie interprétée par l'Orchestre national de Bretagne et
le Messie de Haendel.
Parmi les compositeurs peu connus, le Tchèque Jan
Dismas Zelenka (1679-1745), dont la Messe votive, introuvable en disque,
sera interprétée par l'Ensemble baroque de Prague dirigé par Vaclav Luks.
Ou encore les polyphonistes espagnols de la fin du 17ème siècle et le
Vénétien Antonio Caldara (1670-1736).
Cette année, les incursions dans le répertoire
contemporain seront plus nombreuses, avec la présence d'oeuvres de
compositeurs français en vie, précise Jean-Michel Mathé : « sur une
dizaine de concerts, il y aura de courtes pièces récentes de quinze à
vingt minutes ».
Actualités musicales du 15 août 2007

L'Orchestre philharmonique de New
York
est invité à se produire à Pyongyang
L'Orchestre philharmonique de New York a été invité par
le dirigeant nord-coréen Kim Jong-il à venir se produire à Pyongyang, a
annoncé mardi un porte-parole du célèbre orchestre américain.
« Nous avons reçu une invitation à venir nous
produire à Pyongyang par le biais d'un intermédiaire indépendant de la
part du ministère de la Culture de la Corée du Nord », a déclaré à l'AFP
le responsable des relations publiques de l'Orchestre, Eric Latzky.
Il a qualifié l'invitation du régime stalinien
« d'inhabituelle » et a indiqué que l'orchestre était en train
d'étudier cette requête.
« Nous venons de recevoir cette invitation et
aucune décision n'a été prise à ce stade. Nous apprécions toutes les
invitations adressées au Philharmonique de New York et allons l'examiner
», a déclaré M. Latzky.
Il a ajouté que l'Orchestre allait consulter le
gouvernement américain avant de donner sa réponse, Washington considérant
Pyongyang comme faisant partie de « l'axe du mal » en raison de son
programme nucléaire controversé.
Le porte-parole a également laissé entendre que si
l'Orchestre acceptait de se produire en Corée du Nord, le concert pourrait
avoir lieu en début d'année prochaine au cours d'une tournée en Asie.
« Nous n'avons pas entièrement étudié cette
demande, mais nous serons en Chine en février 2008 », a-t-il déclaré.
A Washington, le porte-parole du département d'Etat
Sean McCormack a indiqué que « c'est à l'Orchestre de déterminer s'il
accepte ou non cette invitation ». « Je ne suis pas certain que le
Nord-Coréen moyen obtiendra une invitation pour assister à un concert de
l'Orchestre philharmonique de New York à Pyongyang », a-t-il ajouté.
Actualités musicales du 16 août 2007

Natalie Dessay et Roberto Alagna
ouvriront la saison
du Metropolitan Opera de New York
Natalie Dessay et Roberto Alagna, ouvriront la saison
lyrique en septembre au Metropolitan Opera de New York, selon un
communiqué publié mardi.
Natalie Dessay interprètera Lucia le 24 septembre dans
une nouvelle production de « Lucia di Lammermoor » de Donizzetti,
tandis que Roberto Alagna remplacera les 25 et 29 septembre dans
« Romeo et Juliette » le ténor Rolando Villazon, souffrant, a précisé
le porte-parole du Met, Peter Clark.
La soprano russe Anna Netrebko sera Juliette dans
l'opéra de Gounod, qui sera dirigé par Placido Domingo, précise le
communiqué.
Rolando Villazon est maintenu pour le rôle de Roméo
pour les représentations des 8, 12, 15 et 20 décembre. La soirée du 15
décembre, également dirigée par Placido Domingo et avec Anna Netrebko dans
le rôle de Juliette, sera retransmise en haute définition en
mondovision.
La saison 2007-2008 du Metropolitan Opera de New York
présentera de septembre à mai plusieurs nouvelles productions, dont
« Lucia di Lammermoor » et « La fille du régiment » de Gaetano
Donizetti, « Macbeth » de Giuseppe Verdi, « Iphigénie en Tauride
» de Gluck, « Peter Grimes » de Benjamin Britten et « Satyagraha
», un opéra relatant la vie de Gandhi de l'auteur nord-américain
contemporain Philip Glass.
Roberto Alagna avait attiré l'attention du monde entier
l'hiver dernier lorsqu'il avait quitté la scène de La Scala de Milan en
pleine représentation de « Aïda », furieux d'avoir été sifflé par
certains spectateurs.
Le compositeur Tikhon Khrennikov est
mort
Le célèbre compositeur soviétique et russe Tikhon
Khrennikov est mort à l'âge de 94 ans, annonce la radio Echo de Moscou,
qui en a été informée par ses proches.
Tikhon Khrennikov a été longtemps président de l'Union
des compositeurs de l'URSS.
Les funérailles auront lieu dans sa ville natale
d'Elets (région de Lipetsk).
Tikhon Khrennikov, compositeur, Artiste du Peuple de
l'URSS, était né le 10 juin 1913 à Elets. En 1936, il avait obtenu son
diplôme du Conservatoire de Moscou (il y enseignait depuis 1961). Entre
1941 et 1965, il fut dirigeant pour la musique du Théâtre central de
l'Armée soviétique.
Ses musiques pour le cinéma et différents spectacles
ont été beaucoup appréciées, notamment pour les films « La porchère
et le berger » et « La ballade du hussard », et les spectacles
« Beaucoup de bruit pour rien », et « Il y a très longtemps ».
Tikhon Khrennikov a composé également de célèbres oeuvres musicales comme
« Dans la Tempête » et « La mère », l'opéra « Frol Skobeïev
», le ballet « Napoléon Bonaparte », etc.
Il est lauréat des Prix d'Etat de l'URSS et de la
Fédération de Russie, il s'est vu attribuer de nombreux ordres et
médailles, entre autres l'ordre russe de l'Honneur et la récompense
suprême de l'UNESCO: la médaille d'or Mozart (RIA Novosti. )
Acquittement du propriétaire
d'un site mp3 russe accusé de piratage
Un tribunal de Moscou a acquitté mercredi l'ancien
propriétaire d'un site internet russe accusé de piratage, allofmp3.com,
qui commercialisait de la musique occidentale à prix réduits, provoquant
l'ire de Washington, ont rapporté les agences russes.
Denis Kvassov, ancien chef de la compagnie
MediaServices, propriétaire du site allofmp3, était accusé de vendre
illégalement des enregistrements de musique sur l'internet, des activités
dénoncées par les Etats-Unis pour qui ce site constitue un obstacle majeur
à l'entrée de la Russie dans l'Organisation mondiale du commerce
(OMC).
Les maisons de disque EMI, Universal et Warner, qui
avaient saisi la justice russe avaient réclamé chacune des compensations
de 5 millions de roubles (196.000 dollars) pour dommage causé par ce site
qui n'existe plus.
Le tribunal a ordonné d'acquitter M. Kvassov « en
absence de corps du délit », critiquant les enquêteurs de la police de
Moscou chargés de l'affaire pour « négligence » dans le rassemblement
et l'examen des preuves, a indiqué l'agence Interfax.
Le directeur de l'Association russe antipiratage
(RAPO), Konstantin Zemtchenkov, a dénoncé cette décision comme un
« très mauvais précédent », dans une interview publiée par le site
newtimes.ru.
« L'industrie musicale et cinématographique ont
été indignées par ce cas de piratage évident. Si la législation russe
justifie de tels pirates, il faut changer ce système », a estimé M.
Zemtchenkov.
Allofmp3.com offrait des morceaux de musique pour aussi
peu que 0,30 dollar et des albums complets pour deux dollars. Les
représentants d'allofmp3.com affirmaient avoir payé les droits d'auteur à
une société musicale russe, ROMS.
Les inquiétudes des Etats-Unis en matière de propriété
intellectuelle ont jusqu'ici été un obstacle majeur à l'avancée des
négociations entre Moscou et Washington sur l'adhésion de la Russie à
l'OMC.
Actualités musicales du 17 août 2007

Mort de Max Roach, une légende du
jazz
Le percussionniste et compositeur américain Max Roach,
un des pères du be-bop et une légende du jazz du XXe siècle, est mort à
New York à l'âge de 83 ans, a-t-on appris jeudi.

« Il est mort dans son sommeil », a annoncé un
porte-parole de sa maison de disques Blue Note, Cem Kurosam. Max Roach
était atteint d'un cancer depuis quelques années.
Fils d'une chanteuse de gospel, né le 10 janvier 1924,
Max Roach a été un des artistes les plus innovants de sa génération, à
l'origine d'évolutions telles que le be-bop ou le hard-bop. Arrivé à
Brooklyn avec sa famille à l'âge de 4 ans, il avait chanté enfant dans un
choeur et avait eu sa première batterie à l'âge de 12 ans.
Sa prodigieuse carrière avait commencé à 16 ans,
lorsqu'il avait été appelé à jouer dans l'orchestre de Duke Ellington pour
remplacer au pied levé un batteur malade. Après des études à la Manhattan
School of Music, il s'était surtout formé dans les boites de nuit de
Harlem, notamment « Minton's Playhouse », où il avait participé avec
Charlie Parker et Dizzy Gillespie à la naissance du be-bop.
En 1944, Max Roach avait participé avec Dizzy Gillespie
et Coleman Hawkins à l'un des tout premiers enregistrements be-bop.
Maître de l'improvisation et de l'innovation rythmique,
Max Roach a joué ensuite avec les plus grands musiciens de jazz du XXe
siècle, de Sonny Rollins à Miles Davis avec qui il avait notamment
enregistré « Birth of the Cool ».
Une autre maison de disques avec qui Max Roach avait
travaillé a publié un communiqué pour rendre hommage au grand artiste.
« Parallèlement à son exceptionnelle carrière, Max
Roach était un défenseur passionné des droits de l'homme », ajoute ce
communiqué.
En 1954, Max Roach avait fondé avec le trompettiste
Clifford Brown le légendaire quintette qui avait fait évoluer le be-bop
vers un nouveau style connu comme le « hard-bop ».
La mort accidentelle de Clifford Brown l'avait beaucoup
affecté. Il avait poursuivi sa carrière en enregistrant sous son nom, mais
aussi avec Thelonious Monk ou Sonny Rollins.
En 1958, il s'était engagé activement dans la défense
des droits des noirs américains, publiant des albums engagés tels que
« We insist ! Freedom Now suite », en 1960.
Marié de 1962 à 1970 avec la chanteuse Abbey Lincoln,
qui l'avait aidé à sortir d'années d'alcool et de drogue, il avait
participé activement à la politique des années 60 aux côtés de Martin
Luther King ou Malcolm X. Il avait alors pris part également à l'émergence
du « free-jazz ».
Présent sur la scène musicale tout au long de sa vie,
Max Roach avait joué en 1985 avec Bernard Lubat, Manu Dibango et Salif
Keita lors d'un concert pour la libération de Nelson Mandela. Enseignant à
l'Université dans le Massachusetts, il était parti en Afrique, notamment
au Ghana à la recherche de nouveaux rythmes, et avait alors joué avec de
nombreux groupes.
Il avait été accueilli au « Grammy Hall de la
Gloire », sorte de Panthéon de la musique, en 1995.
Décès de Pierre Jourdan,
créateur du Théâtre français de la musique
Pierre Jourdan, réalisateur, metteur en scène et
directeur artistique du Théâtre français de la musique, est mort jeudi
matin des suites d'un cancer, à l'âge de 74 ans, a-t-on appris auprès de
son attaché de presse.
Pierre Jourdan était le directeur général et artistique
du Théatre français de la musique, la compagnie du Théâtre impérial de
Compiègne dont il était vice-président.
Ce théâtre, qui date de l'époque de Napoléon III, était
à l'abandon lorsque Pierre Jourdan le découvre à la fin des années 1980.
Il décide de le rénover et d'y installer une compagnie qui aura pour
mission de réhabiliter l'opéra français du début du 19è siècle à nos
jours. « Henri VIII » de Camille Saint-Saëns avait été joué pour
l'ouverture.
Parmi les productions récentes, on trouve
« Dinorah » de Giacomo Meyerbeer et la redécouverte et la création
d'un opéra posthume de Bizet, « Noé ».
Invitée par l'opéra royal britannique de Covent Garden,
la compagnie avait donné « Péléas et Melisande » de Debussy, en
version originale, avec piano, et « La voix humaine » de Cocteau et
Poulenc en 2003. Deux ans plus tard, invitée à nouveau, la compagnie
présente au public anglais « Le visiteur » d'après la pièce
d'Eric-Emmanuel Schmitt, sur une musique de Stavros Xarhakos.
L'équipe du Théâtre impérial de Compiègne va maintenir
la saison 2007/08, déjà programmée, en dépit de la mort de Pierre Jourdan,
a indiqué à l'AFP un de ses proches collaborateurs.
Avant l'aventure du Théâtre de Compiègne, Pierre
Jourdan avait notamment filmé pour la télévision plusieurs des opéras
donnés aux Chorégies d'Orange. Il avait démarré sa carrière en tant
qu'assistant de Gabriel Dussurget, fondateur du Festival d'art lyrique
d'Aix-en-Provence.
Neuf Cegetel préparerait une offre
de téléchargement de musique illimitée
Le fournisseur d'accès internet Neuf Cegetel devrait
proposer dans les prochains jours une offre de téléchargement de musique
illimitée dans le cadre de son forfait Triple Play (internet, télévision
et téléphonie), a-t-on appris jeudi de source proche du dossier.
Contacté par l'AFP, Neuf Cegetel n'a pas fait de
commentaires.
L'offre, qui devrait prendre le nom de « Neuf
Music », serait une première: aucun fournisseur internet ne propose
aujourd'hui de solution de téléchargement légal et illimité à ses abonnés
haut débit, tant la question du piratage est source de conflits entre les
ayants droits et les opérateurs.
Cette question devrait revenir d'actualité à la rentrée
de septembre avec la mise en place d'une commission chargée d'étudier les
moyens de renforcer la lutte contre le téléchargement illégal sur
Internet.
Christine Albanel, ministre de la Culture et de la
Communication, avait indiqué fin juillet qu'elle souhaitait
« favoriser une concertation entre les différents professionnels
impliqués et les internautes, afin, d'une part de développer une offre
légale digne de ce nom, et, d'autre part, amener les fournisseurs d'accès
internet, par voie de contractualisation, à assumer une pédagogie de la
fraude, avec des processus d'alerte ».
Encore des festivals d'été... sans
été
La quatorzième édition du Festival de musique
« Settembrinu in Tavagna » se déroulera du 25 août au 1er septembre
dans cinq communes voisines (Peru Casevecchje, Vilone-Ornetu, Tagliu
Isulaccia, Poggio-Mezzana et Talasani), situées au nord-est de la Corse,
dans la micro-région de Tavagna. le programme cosmopolite propose des
soirées davec des artistes venus du Sénégal, de Mauritanie, des
Etats-Unis, d'Italie ou d'Espagne. Tarifs: de 15 à 25 €.
http://www.tavagna.com ou
04.95.36.91.94
Le Festival de l'Art Russe de Cannes, du 24 au 28 août
au Palais des Festivals, débutera par un dîner-spectacle où se mêleront
haute gastronomie, haute couture, danse et... feu d'artifice. Puis un
hommage à Serge Diaghilev: les solistes du Bolchoï et les ballets
Mariinski et du Kremlin interprèteront « L'oiseau de feu »,
« Shéhérazade », « le Dieu Bleu » et « Boléro ». Côté
cinéma, on pourra voir ou revoir « Quand passent les cigognes » de
Mikhaïl Kalatozov, « La liaison » d'Avotia Smirnova et « L'Ile »
de Pavel Lounguine. 28 à 34 €, Carré d'Or 50 €- 04 92 99 33 83 ou 04 92 98
62 77
Le Festival de Jazz Traditionnel de Nice se tiendra du
23 au 26 août au Théâtre de Verdure, avec en ouverture l'orchestre angevin
Steam Boat Band mené par Bernard Calmet et le Quintet du batteur Guillaume
Nouaux et du trompettiste Leroy Jones. Autres invités: Septet Trio, le
pianiste chanteur Matthieu Boré et le danseur de claquettes venu du Texas
Melvin Brown. Pour clore cette 7e éditon: messe gospel gratuite avec la
chanteuse Lillian Boutte. 10 €, Pass 3 soirs 25 €- 04 97 13 37 70
Festival Transhumances, du 25 août au 2 septembre,
Entre-deux-Mers (Gironde). Entre chansons à texte et musiques multiples
(rythmes ensoleillés, pop, reggae, rock...), ce festival se propose de
faire connaître de nouveaux talents de la scène française à travers un
parcours dans l'Entre-deux-mers, à Mongauzy, Camiran, Gironde sur Dropt ou
Saint-Hilaire de la Noaille. A découvrir: Percubaba, Chango Family, Oshen,
L'Herbe Folle, Rue de la Muette... De 4 à 12 €. 05 56 61 13 55 ou
http://www.transhumances33.org
« Rochefort en accords », du 23 au 25 août,
Rochefort (Charente-Maritime). Troisième édition de ce festival de musique
en plein air, qui se déroule dans différents lieux de la ville historique
de Rochefort. Des musiciens viennent se produire en solo, en duo, en trio
et se mélangent de façon impromptue, parmi lesquels BJ Cole, Michel
Deneuve, Ukulélé Club de Paris, John Greaves & Scott Taylor ou
l'International House Band, formation éphémère et à géométrie variable. 20
€ pour le Pass Festival. 05.46.99.08.60 ou
http://www.rochefort-en-accords.fr
« Musique en côte basque », du 26 août au 13
septembre, Anglet, Bayonne, Biarritz, Ciboure, Saint-Jean-de-Luz, Urrug
(Pyrénées-Atlantiques). Ce festival a choisi comme thème « Ravel, les
années trente ». Le nom de Ravel reste attaché à la Côte Basque où il est
né et revenu régulièrement alors que la région connaissait un
bouillonnement artistique sans précédent dans les années trente. Le
festival accueillera notamment Alexandre Tharaud, Katia et Marielle
Labèque, Barbara Hendricks, l'Orchestre National de Bordeaux Aquitaine et
une coproduction de « l'Enfant et les Sortilèges » avec l'Académie
Ravel. Il s'ouvrira avec la traditionnelle Messe des Corsaires, chantée
par les chorales de la Côte Basque, en l'église de Saint-Jean-de-Luz. De
18 à 50 €. 05 59 26 03 16 ou
http://www.musiquecotebasque.asso.fr
Festival international de tango argentin, du 20 au 25
août à Tarbes. Durant 5 jours, les sonorités venues de Buenos Aires se
déclineront au fil de spectacles, bals, apéros-tango, projections de
films, stages de danse, de musique et même de DJ. 05.62.51.30.31 ou
http://www.tarbes.com et
http://tangueado-ibos.net
Festival baroque de Sablé-sur-Sarthe, du 21 au 25 août.
Quatorze spectacles de musique et danse baroques sur plusieurs sites de la
région. Ce festival, qui a pour objectif de faire connaître des oeuvres
baroques peu jouées, proposera cette année en création des oeuvres de
l'Allemand Dietrich Buxtehude ou du Tchèque Jan Dismas Zelenka. Deux
ensembles baroques tchèques sont invité pour la première fois: le
Collégium Marianum et le Collegium 1704, ainsi que trois ensembles dirigés
par des femmes (Emmanuelle Haïm et son Concert d'Astrée, Christina Pluhar
à la tête de l'Arpeggiata, et Jana Semeradova à la direction du Collegium
Marianum). De 14 à 30 €. 02 43 62 22 22
« Musiques en Champagne » du 23 au 31 août
(Champagne). La 8e édition du festival propose d'associer une prestation
touristique à un concert sur l'ensemble du territoire de la Communauté de
communes de la grande vallée de la Marne. Durant six soirées, six communes
différentes accueilleront un concert de jazz, de musique du monde ou de
gospel. Des animations seront proposées parallèlement à chaque concert
pour mieux faire connaître le patrimoine viti-vinicole champenois. Cette
manifestation a lieu en partenariat avec la 12e édition du festival
« Musiques d'été » d'Epernay, et un concert commun de Santa Macairo
Orkestar (musique tsigane) clôturera les deux festivals le 31 août à A.
Tarifs de 7 à 33 €. 03.26.57.06.35
Festival international des Arts de la rue à Aurillac
(Cantal), du 22 au 25 août. Quelque 100.000 visiteurs sont attendus à la
22e édition de ce festival, créé en 1986, qui accueillera près de 500
spectacles, pour la plupart gratuits, parallèlement à la programmation
officielle. Office du tourisme d'Aurillac au 04.71.48.46.58 ou
http://www.aurillac.net/festival.htm
Festival Berlioz à la Côte-Saint-André (Isère) du 23
août au 2 septembre. Cette 14e édition met au coeur de sa programmation
les grands mythes de l'amour dans l'art (littérature, théâtre, musique),
de Daphnis et Chloé à Roméo et Juliette. Avec l'Orchestre National de
Lyon, l'Orchestre de l'Opéra de Lyon ou encore l'Orchestra Sinfonica
Nazionale della Rai, la Chambre Philharmonique et l'Orchestre Symphonique
du Festival Berlioz. 04.74.20.20.79 ou
http://www.festivalberlioz.com
Foreztival à Trelins (Loire), les 24 et 25 août. Pour
sa 3e édition, une affiche dense et éclectique pour ce festival de rue
avec plusieurs tendances musicales représentées: hip-hop, musique électro,
drum'n bass, rock, rock celte, ska, reggae, métal... Les délirants The
Puppetmastaz (un groupe allemand de marionnettes qui fait du rap) seront
très attendus. Gratuit. 04.77.24.13.02 ou
http://www.foreztival.com
Festival country équestre de Beauregard-Baret (Drôme)
du 24 au 26 août. Pour sa 3e édition avec Nicoletta pour marraine, sur son
site d'Indian's vallée, l'association Cavalcade présentera, entre autres,
sept concerts country ainsi qu'un concours national des cow boys sur 2
jours, avec en lice environ 60 cavaliers venus de toute la France.
04.75.48.87.98 ou
http://www.festivalcavalcade.fr/
Festival de musique classique et sacrée de la
Chaise-Dieu (Haute-Loire) jusqu'au 29 août. Mille deux cents artistes
participent à cette 41ème édition du festival qui rend hommage à Henry
Purcell et à Ludwig van Beethoven, mais aussi à des compositeurs moins
connus ou contemporains. Fidèle à la tradition, le festival accueille
cette année encore des grandes formations qui proposeront des oeuvres
connues du grand public, comme l'Orchestre national de Lorraine, celui de
Lyon ou celui de Bretagne ainsi que l'Orchestre français des jeunes de
Jean-Claude Casadesus. 04.71.00.01.16 ou
http://www.chaise-dieu.com
Festival Voix et Route Romane, du 24 août au 14
septembre. Cette 15e édition propose « Floraison romane », des
concerts dans une dizaine de lieux sacrés romans du nord au sud de
l'Alsace, églises paroissiales, conventuelles ou abbatiales. Au programme,
les sonorités du Moyen-Age avec l'ensemble Organum, Dialogos, l'ensemble
Gilles Binchois et Mora Vocis. 03.90.41.02.02 -
http://voix-romane@wanadoo.fr
Préparation du Festival
George Enescu à Bucarest
Le bureau de presse du Festival et du Concours
internationaux ’George Enescu’ a été ouvert ce mercredi, à la Salle du
Palais de Bucarest.
Selon les organisateurs, le programme du Festival est
mis à jour en permanence en variante électronique, étant accessible à
http://www.festivalenescu.ro et les salles de concerts, spectacles et
concours sont prêt à accueillir les artistes et le public.
ARTEXIM, organisateur du Festival, rappelle que le
directeur de la manifestation, Ioan Holender, a recommandé une série de
spécialistes d’Allemagne et Autriche qui ont analysé les propositions
envoyées par les organisateurs visant l’amélioration de la qualité
acoustique de la Salle du Palais.
L’aménagement électro-acoustique de la Salle du Palais
est réalisé exclusivement avec le soutien financier des sponsors.
La XVIIIe édition du Festival et du Concours
internationaux ’George Enescu’ présentera, dans le cadre de la
compétition, 208 concurrents de 38 pays, à 3 sections : violon, piano et
composition.
À la section violon se sont inscrits 42 concurrents,
alors qu’au piano - 47 et à la composition - 119.
L’édition de cette année du Concours aura lieu du 1er
au 9 septembre prochain et celle du Festival, du 1er au 23 septembre.
Les concurrents proviennent d’Albanie, Arménie,
Australie, Azerbaïdjan, Bélarus, Belgique, Brésil, Bulgarie, Canada,
Chili, Chine, Chypre, Colombie, Corée du Sud, Suisse, Finlande, France,
Allemagne, Iran, Israël, Italie, Japon, Liban, Grande-Bretagne, Pays-Bas,
Pologne, Roumanie, Russie, Serbie, Syrie, Espagne, USA, Ukraine, Hongrie,
Taiwan, Vénézuéla. [Rompres]
Actualités musicales du 18 août 2007

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L’Association Orléans Concours International est très heureuse d’offrir
dix invitations aux premiers inscrits, au récital du lauréat du
7e Concours International de Piano d’Orléans. Réservation
obligatoire de la part de Musicologie.org, par téléphone au 02.38.62.89.22
ou
http://www.oci-piano.com
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Samedi 18 août 2007, 17h30
Orangerie de Sceaux
Wilhem Latchoumia
Récital de piano
Ludwig van Beethoven (1770 -
1827)
Sonate n° 13
Franz Liszt (1811 - 1886)
Funérailles
Nuages gris
Richard Wagner (1813 - 1883)
La mort d'Isold
(arrangement de Lisz)
André Boucourechliev (1925):
Archipel IV
Antonio Soler (1729 - 1783)
3 sonates
Heitor Villa-Lobos (1887 - 1959)
Ciclo brasileireo
Prix des places : adultes 28 à 16 €
; enfants 7-14 ans 12 à 5 € —
Tél., 01.46.60.07.79 ;
http://festival.orangerie.free.fr
; le site de Wilhem Latchoumia :
http://www.wilhemlatchoumia.com/
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Bernard Lubat
rend hommage à Max Roach
Le jazzman Bernard Lubat, qui organise actuellement le
festival Uzeste Musical dans les Landes, a rendu hommage vendredi au
percussionniste et compositeur Max Roach, « l'un des inventeurs de la
batterie jazz moderne », décédé à New York à l'âge de 83 ans.
« C'était un des plus grands créateurs de la
batterie, un des inventeurs de la batterie jazz moderne », a indiqué à
l'AFP Bernard Lubat.
« C'était un artiste total: une technique, un son,
une imagination, un grand grand maître. Salut Max! », a ajouté le batteur
et pianiste girondin, qui avait eu l'occasion de jouer avec Max Roach
« il y a une quinzaine d'années, lors d'un concert en hommage à
Nelson Mandela à la fête de l'Huma ».
Amy Winehouse annule
tous ses concerts du mois d'août
pour raisons de santé
La chanteuse de soul britannique de 23 ans Amy
Winehouse a décidé d'annuler tous ses concerts programmés en août pour
raisons de santé, a déclaré jeudi une porte-parole.
« Amy Winehouse suspend toutes ses dates de
concert du mois d'août jusqu'à nouvel ordre pour régler ses problèmes de
santé », a déclaré Tracey Miller dans un communiqué. « Amy ne se
produira pas ce week-end au Festival V de Chelmsford et Staffordshire. Sa
famille demande aux médias de respecter sa vie privée. Il n'y aura pas
d'autres commentaires. »
L'artiste a été brièvement hospitalisée la semaine
dernière dans un état de « grande fatigue ». Elle doit entamer une
tournée en Amérique du Nord en septembre.
http://www.amywinehouse.co.uk/
La foule se presse à Memphis
pour les 30 ans de la mort du « King
Plusieurs dizaines de milliers de personnes ont
commencé à commémorer jeudi à Memphis (Tennessee, sud) le trentième
anniversaire de la mort d'Elvis Presley, l'homme au déhanchement
légendaire qui allait donner ses lettres de noblesse au rock'n'roll.
Dans la nuit de mercredi à jeudi, une foule de fans n'a
cessé de défiler pour franchir les portes de la propriété de Graceland, où
vécut le « King », et se recueillir sur la tombe de leur idole, mort
le 16 août 1977 d'une crise cardiaque à seulement 42 ans.
Des chansons d'Elvis résonnaient en dehors de la grande
bâtisse blanche éclairée à l'intérieur, alors que le public apportait sur
la tombe familiale toutes sortes d'objets en signe d'hommage: un cheval
jaune de Belgique, un moulin miniature de France, un drapeau brésilien en
papier froissé.
Quelque 50.000 personnes se sont recueillies sur la
tombe en moins de douze heures de veillée, selon les estimations, et, à
07H00 (13H00 GMT), des gens attendaient toujours pour entrer.
« Je viens ici chaque année parce que j'adore
Elvis », raconte Yosuke Funabashi en faisant une pause après s'être rendu
sur la tombe du chanteur.
Originaire du Japon, Yosuke Funabashi a déménagé à
Memphis il y a quelques années pour tenir un commerce de souvenirs d'Elvis
dont le nom est « Love me tender », l'un des grands succès du
« King ».
Bill Rowe, 57 ans, de l'Ohio (nord), était devant
l'entrée de Graceland depuis mardi à minuit afin d'être le premier à
rendre hommage à son idole. A chaque anniversaire de la mort de la star,
il est au rendez-vous.
« Elvis m'a emmené dans son monde. Il m'a enseigné
des leçons importantes sur la vie. Ne jamais médire, surtout en public. Se
rappeler d'où l'on vient, et si possible, aider ses amis », dit-il.
Memphis va rendre hommage à Elvis pendant une semaine à
travers toute une série de manifestations dont une exposition géante, un
championnat de sosies, un débat de spécialistes et d'autres hommages
multiples.
Né dans une famille modeste du sud des Etats-Unis,
Elvis a débuté sa carrière au milieu des années 1950 jusqu'à devenir une
star internationale, contribuant à faire du rock un langage
international.
« Avant Elvis, il n'y avait rien », a dit un jour
John Lennon.
A la fois garçon aux bonnes manières et rebelle aux
postures suggestives, Elvis a été propulsé pendant 20 ans sur le devant de
la scène musicale devenant une icône de la culture populaire
occidentale.
Il a également tourné une trentaine de films, souvent
égratignés par la critique, dans lequel il avait le premier rôle.
Dans l'Amérique conservatrice des années 1950, marquée
par la ségrégation, il est parvenu à intéresser les Blancs à une musique
alliant rythmes country et blues qui allait devenir le rock'n'roll.
Phénomène de société, son influence a largement franchi
les frontières de l'Amérique.
En 1973, le concert qu'il a donné à Hawaï a été
retransmis dans 40 pays. Aujourd'hui, 625 fan-club sont répertoriés dans
45 pays et le nombre de ses imitateurs est estimé à 85.000.
Au fil des ans, Elvis est aussi devenu une bombe
marketing et continue à l'être: il détient le record absolu d'un milliard
d'albums vendus pour un chanteur solo. Elvis Presley Enterprises, chargé
de la gestion de la marque Elvis et des licenses pour les produits
dérivés, affiche un chiffre d'affaires annuel de 48 millions de
dollars.
La propriété de Graceland, déclarée monument historique
en 1982, reçoit la visite de quelque 600.000 personnes par an.
Elvis y a habité pendant 20 ans, avant d'y mourir d'un
arrêt cardiaque, rongé par la drogue et la dépression.
Le CD a 25 ans
Il y a 25 ans, le 17 août 1982, le premier CD (compact
disc) sortait de l'usine du groupe électronique Philips à Hanovre
(Allemagne), provoquant une révolution dans le monde de la musique que
personne n'aurait prédite.
« A la fin des années 1970 et au début des années
1980, nous n'aurions jamais pensé qu'un jour les industries du
divertissement et de l'informatique opteraient pour le CD digital pour
emmagasiner le volume croissant de programmes et de films », explique Piet
Kramer, qui a participé en tant qu'ingénieur au développement du CD.
Dès les années 1990, le CD a pratiquement évincé le
disque vinyle et son utilisation s'est élargie à de nouvelles applications
telles que le CD-Rom et le DVD.
En 25 ans, 200 milliards de CD ont été vendus.
« Ca a commencé petit, comme la plupart des
révolutions », raconte Paul Solleveld, porte-parole l'organisation
néerlandaise de l'industrie du divertissement NVPI.
Initialement, Philips développe l'idée
d'enregistrements digitaux d'images et développe un CD couleur or de la
taille d'un 33 tours. Mais le vidéodisque est boudé par le public.
Cet échec incite les ingénieurs de Philips à réaliser
un plus petit disque destiné au son uniquement. Le CD est né.
Les débuts sont modestes, et se limitent à
l'enregistrement de l'album « The Visitors » d'ABBA, un des groupes
star de Polygram, le label de Philips, et un enregistrement de la
Symphonie alpestre de Richard Strauss sous la baguette d'Herbert von
Karajan.
Aux premières heures, Philips ne produit que 200 CD,
principalement de musique classique, dont la qualité sonore supérieure est
avant tout destinée aux mélomanes.
Ceux-ci sont dans un premier temps plus enthousiastes
que les amateurs de pop et de rock, et, selon les prévisions de Philips,
plus enclins à acheter les CD plus onéreux que les vinyles ainsi que les
lecteurs, dont les premiers modèles ne coûtaient pas moins de 2.000
florins (soit 1.500 euros aujourd'hui, inflation comprise).
Les enregistrements sur CD révèlent des sons
imperceptibles sur vinyle.
« Un des premiers enregistrements du pianiste
chilien Claudio Arrau pour Polygram révèle qu'il halète et grogne en
jouant. Sur les vinyles on ne l'entend pas, mais sur les CD le son est
cristallin », explique Frank van den Berg, membre de l'équipe de Polygram
chargée du développement du CD.
Le CD décolle lentement, puis en 1985, un groupe phare
de l'époque, Dire Straits, réalise l'album « Brothers in Arms », le
premier enregistrement exclusivement digital.
Cet album se vend à plus d'un million d'exemplaires et
établit le CD comme le support de l'avenir pour la musique.
« A la fin des années 1980, les ventes décollent
franchement et culminent en 1991. Depuis, elles baissent », indique M.
Solleveld.
Avec l'explosion de la musique téléchargée, des
lecteurs MP3 et de supports populaires tels que l'IPod, certains doutent
que le CD n'atteindra pas 30 ans.
Alors que les ventes de CD reculent, les ventes de
musique digitale croissent rapidement et pourraient totaliser un quart des
ventes de musique d'ici 2010, selon la Fédération internationale de
l'industrie phonographique (IFPI).
Pourtant, Paul Solleveld est optimiste. « Dans une
certaine mesure, le CD a été remplacé par les téléchargements et les MP3,
mais je pense que le CD aura toujours sa place », dit-il.
Compétition internationale de tango
aux accents exotiques
à Buenos Aires
Des couples de danseurs de quatre continents, tant du
Japon que d'Australie, du Mexique que de Russie, s'apprêtent à faire
montre de leur talent dans la 5e édition de la Compétition internationale
de Tango argentin qui s'ouvre vendredi à Buenos Aires.
149 couples sont venus de 154 villes d'Amérique,
d'Europe, d'Océanie et d'Asie, dans l'espoir d'être sacrés champions de
cette compétition.
« Nos attentes sont comblées par la quantité de
couples et la variété de leurs provenances », a déclaré mardi à l'AFP
Carolina Simon, directrice de ce Mondial de Tango.
Dans une rue piétonne de la capitale argentine, à
quelques mètres de l'emblématique Obélisque, des couples japonais,
néo-zélandais, italiens et bien sûr argentins ont donné mardi dans la
journée un avant-goût de leur talent dans cette discipline, fort prisée
sous ces cieux.
« Je suis fou de tango », a expliqué à l'AFP
Neville Waisbrod, un designer de meubles âgé de 71 ans habitant Auckland
en Nouvelle-Zélande, après avoir fait « tanguer » sa partenaire et
compatriote Aleson Fiddler, 34 ans.
La compétition qui débute vendredi consacrera un couple
de champions dans deux catégories, Tango Salon (salle) et Tango Escenario
(scène).
Pour la première, se sont inscrits 90 couples
d'étrangers dont une trentaine venus de Colombie. Le Tango Salon est la
danse la plus populaire et traditionnelle d'Argentine, née dans les
« milongas » (salles de bal traditionnelles).
Tandis que 50 autres couples, dont 20 Colombiens, se
sont enrôlés pour évoluer dans la catégorie Tango Escenario, qui met en
scène des chorégraphies plus riches, aux costumes et maquillages plus
sophistiqués, et qui connaît un grand succès dans les salles de spectacles
d'Europe, des Etats-Unis et du Japon.
L'an dernier, un couple de Colombiens, Carlos Paredes
et Diana Giraldo Rivera, avait remporté le principal prix de Tango
Escenario.
Cette année, les épreuves, organisées par les autorités
de Buenos Aires chargées de la Culture, se dérouleront dans le quartier de
Palermo. Il s'agira jusqu'à lundi des tours de qualification.
Puis, entre mardi 21 et vendredi 24 août, auront lieu
les demi-finales qui détermineront quatre couples de champions.
La décision revient à un jury composé de 80 experts de
la prestigieuse Association des Maîtres de danse et de chorégraphie de
Tango argentin, dont le président Juan Manuel Fernandez, Juan Carlos
Copes, Maria Nieves et le célèbre couple Gloria et Eduardo Arquimbau.
Pendant les dix jours que doit durer le tournoi, des
cours de tango gratuits seront proposés par les participants à la
compétition, des salles seront mises à disposition de danseurs de niveau
moyen et avancé, et des concerts traditionnels seront interprétés par des
orchestres de tango.
Actualités musicales du 19 août 2007

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19 août 2007, 16 h 00
Lille, église Sainte-Catherine
Les voix polyphoniques
de Géorgie

Classés par l’UNESCO au patrimoine oral immatériel de
l’humanité en mai 2001, les chants polyphoniques de Géorgie acquièrent une
renommée internationale.
L'ensemble SIMI, composé de 7 chanteurs et musiciens,
interprète des chants sacrés a cappela et des chants traditionnels
populaires a cappela ou en s'accompagnant d'instruments typiques du pays.
Il est présent pour un seul concert au Nord de Paris en l'Eglise Ste
Catherine de Lille (terrasse Ste Catherine).
Billetterie FNAC-Carrefour-GEANT 0 892 68 36 22
(0,34€/min) http://www.fnac.com —
Billetterie sur place 1 heure avant le concert — Réservation : 06 09
62 81 60 — Tarifs : 16 € adulte ; 12 € pour les 12-18ans et
pour les groupes à partir de 10 personnes ; gratuit pour les – 12 ans.
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Actualités musicales du 20 août 2007

Exil politique dans les Landes
pour Bernard Lubat
Bernard Lubat, jazzman militant oeuvrant à Uzeste, dans la campagne
girondine, a choisi l'exil en déplaçant à Sore, dans les Landes voisines,
son rendez-vous « transartistique », « Uzeste musical », en
signe de désaccord envers le Conseil général de la Gironde.
« On ne peut plus le faire à Uzeste pour raison de
mairie récalcitrante, on ne peut plus le faire dans le canton à cause de
présidence de la communauté de communes... Donc, on se tire », résume
Bernard Lubat, né à Uzeste il y a 62 ans et maître d'oeuvre depuis 1978 de
cet ovni culturel qui mêle jazz, arts plastiques, cinéma, théâtre et
débats. Le tout dans un militantisme affiché avec la CGT comme
partenaire.
« De plus, le Conseil général a décidé de nous
supprimer la subvention principale, ce qui fait que nous n'avons plus les
moyens de faire une Hestejada normale et qu'on a cherché un lieu d'accueil
», continue celui qui fut notamment batteur de Claude Nougaro.
Le conseil municipal de Sore, commune landaise d'un
millier d'habitants, a accepté à l'unanimité d'accueillir Bernard Lubat et
la 30e édition de sa « Hestejada de las arts d'Uzeste musical », qui
a débuté jeudi à Saint-Symphorien (Gironde) avant de s'établir dans les
Landes jusqu'à dimanche.
Selon la compagnie, la subvention départementale
devrait passer de 70.000 euros en 2006 à 35.000 cette année. Une baisse de
50% qui devrait être confirmée en octobre, date à laquelle le Conseil
général (PS) doit statuer.
Dans un communiqué, le Conseil général avait critiqué
en juillet les « responsables de la compagnie » Lubat, qui « se
sont appliqués à réfuter, contester la politique départementale tout en
maintenant leurs exigences financières ».
« Nous ne pouvons aujourd'hui que constater le
refus des responsables du festival de s'inscrire dans un projet
départemental ouvert », avait-il ajouté.
Bernard Lubat rappelle pour sa part qu'il a toujours le
soutien du Conseil régional d'Aquitaine, également socialiste, et du
ministère de la Culture.
Selon lui, la décision du Conseil général met en péril
l'avenir de sa compagnie, qui a « mis en vente » son lieu de
répétition à Uzeste. En 2000, le festival avait déjà failli péricliter
après que le Conseil général avait diminué sa subvention de 25%.
En « exil politique », la 30e « Hestejada »
s'est mise au « service minimum » avec un programme dominé par des
« ateliers politiques » et des musiciens venus « solidairement
», c'est-à-dire bénévolement.
Spectateur éclairé, le voisin Denis Barthe, batteur du
groupe Noir Désir et figure du rock bordelais, trouve « dommage que
Uzeste Musical n'ait pas eu lieu à Uzeste et que la compagnie n'ait plus
les moyens de son existence ».
Mais « il faut rester positif, en se disant que
c'est peut-être l'occasion de donner un souffle nouveau en s'ouvrant
davantage aux jeunes talents », espère-t-il.
Les Journées mondiales
de la musique de l'ISCM 2008
à Vilnius
L'Union des compositeurs de Lituanie, les
« Festivals de Vilnius » et la section lituanienne de la Société
internationale de musique contemporaine (ISCM) organisent à Vilnius du 24
octobre au 7 novembre 2008 les Journées mondiales de la musique de
l'ISCM.
Ce sera le premier événement de cette importance
relatif à la musique contemporaine dans les Pays Baltes, ainsi que les
premières Journées mondiales de la musique de l'ISCM dans cette partie de
l'Europe.
A cette occasion, le festival a déjà proposé aux
compositeurs du monde entier d'envoyer leurs oeuvres. Les compositeurs
invités de ces Journées mondiales de la musique à Vilnius seront le
britannique Jonathan Harvey et le hongrois Peter Eötvös, qui participeront
au jury international du festival, et choisiront les oeuvres reflétant le
thème du festival, « InBetween », à savoir la nouvelle musique comme
zone de transit et position intermédiaire.
Les oeuvres des compositeurs invités seront jouées
pendant tout le festival. Le Théâtre national de l'opéra et du ballet de
Lituanie, conjointement avec le festival de l'opéra de Glyndebourne,
donnera la création européenne de l'opéra de Peter Eötvös, Sur l'amour et
d'autres démons. Une nouvelle oeuvre de Jonathan Harvey pour huit
violoncelles sera également créée spécialement pour le festival : c'est la
première commande d'un festival lituanien à un compositeur étranger
Durant les Journées mondiales de la musique de l'ISCM
seront présentés également les projets musicaux correspondant au thème de
la « transition ». L'une des plus importantes compositrices
lituaniennes actuelles, qui sera aussi membre du jury, Onute Narbutaite, a
accepté d'écrire une nouvelle oeuvre pour le jour des morts (2 novembre),
qui sera exécutée simultanément par tous les choeurs de Vilnius et de ses
environs, dans les rues et sur les places de la ville.
Afin de conférer une dimension internationale au
festival, ce dernier invitera un coordinateur, Lieven Bertels
(Belgique/Pays-Bas), directeur artistique du Holland Festival d'Amsterdam,
connu également pour avoir été l'initiateur de l'ouverture d'une nouvelle
salle de concerts en Belgique, le Concertgebouw. Etant donnée sa
conception de la musique contemporaine d'aujourd'hui, le festival
proposera un large programme d'installations multimédias, des performances
de D.J. et des musiques improvisées. C'est ainsi que l'esprit de l'ISCM,
qui ne craint pas de prendre des risques, marquera l'ancrage dans le XXIe
siècle.
La décision de l'ISCM d'organiser les Journées
mondiales de la musique de 2008 à Vilnius confirme la réputation actuelle
de la culture musicale balte. Des compositeurs tels que Bronius
Kutavi?ius, Erkki-Sven Tüür, Arvo Pärt, des solistes tels que Gidon Kremer
et David Geringas, ainsi que des ensembles comme le Choeur de la Radio de
Lettonie, la Camerata Baltica, l'Ensemble Gaida et bien d'autres, forment
un tout homogène d'un haut niveau, d'une grande variété stylistique, doué
d'un regard neuf sur la musique contemporaine. Le fait que ce festival
prenne place en Lituanie est non seulement la confirmation de sa
réputation, mais également un événement rêvé pour préparer l'année 2009,
durant laquelle Vilnius sera la capitale européenne de la culture.
http://www.mxl.lt ;
http://www.iscm.org/iscmwmdcall2008_fr.php
Ouverture du festival musique sacrée
de la Chaise-Dieu
La 41e édition du Festival de La Chaise-Dieu
(Haute-Loire) autour de la musique sacrée s'est ouverte samedi matin et ce
jusqu'au 29 août, et rendra hommage à Henry Purcell et Ludwig van
Beethoven, mais aussi à des compositeurs moins connus ou
contemporains.
L'édition 2007, qui accueille quelque 1.200 artistes, a
débuté vers 11H00 au Puy-en-Velay, un des sites du festival, avec un
concert gratuit de cuivres « l'âge d'or des fanfares »: Saxhorn,
bugle et cornet ont joué un répertoire festif alliant danses (valse,
polka, galop...) et des transcriptions de succès d'opéras.
En soirée, le concert d'ouverture sera consacré à
Monteverdi avec l'interprétation des « Vêpres dédiées à la Vierge » à
l'abbatiale Saint-Robert à la Chaise-Dieu, d'une capacité de 650
places.
Près d'une quarantaine de concerts au total seront
donnés à l'abbatiale Saint-Robert mais aussi au Puy-en-Velay ainsi que
dans des églises à Brioude, Ambert et Chamalières-sur-Loire. Quelque
25.000 personnes y sont attendues.
Fidèle à la tradition, le festival accueille des
grandes formations qui proposeront des oeuvres connues du grand public,
comme l'Orchestre national de Lorraine, celui de Lyon ou celui de Bretagne
ainsi que l'Orchestre français des jeunes de Jean-Claude Casadesus.
Des concerts seront ainsi dédiés aux grands maîtres
Bach, Vivaldi, Haendel et Mozart, mais aussi à des (re)découvertes de
compositeurs tels Durante, le Tchèque Jan Dismas Zelenka (1679-1745), dont
la Messe votive, introuvable en disque, qui sera interprétée par
l'Ensemble baroque de Prague. Ou encore les polyphonistes espagnols de la
fin du XVIIe siècle et le Vénitien Antonio Caldara (1670-1736).
Dans les répertoires romantique, moderne et
contemporain, outre un cycle Beethoven, et de grandes pages russes
(Prokofiev, Tchaïkovski) et germaniques (Mahler, Liszt, Bruckner,
Mendelssohn), plus de treize concerts feront découvrir des compositions
récentes comme celles d'Escaich (présent au festival), Tanguy, Campo ou
Devreese.
Cent cinquante percussionnistes
réunis pour les « Tambours du Rhin »
Cent cinquante percussionnistes venus de France et
d'Allemagne se sont réunis des deux côtés du Rhin à Strasbourg et à Kehl
samedi après-midi pour la 2e édition des « Tambours du Rhin », a
constaté un journaliste de l'AFP.
Les musiciens amateurs ou confirmés étaient appelés à
venir avec leur djembé, caisse claire, conga, darbouka, tambourin, des
timbales, maracas ou autre instrument de percussion.
Sous la direction de la compagnie Sokan - « le
village » en burkinabé -, les musiciens ont répété durant quatre heures au
son de rythmes mandingues d'Afrique de l'Ouest, avant le concert qui doit
avoir lieu dimanche.
« Il n'y a pas besoin d'apprendre le solfège,
c'est génial », a expliqué Françoise qui anime des ateliers de danse et de
percussion africains, « par exemple quand on dit faites un coucou,
tout le monde comprend ce que ça veut dire ».
Neuf Cegetel lance avec Universal
une offre de téléchargement de musique
Le fournisseur internet Neuf Cegetel lancera lundi un
service de téléchargement illimité de musique du catalogue Universal
Music, dans le cadre de son offre « triple play » (internet,
téléphone, télévision), a déclaré dimanche l'opérateur, confirmant de
récentes rumeurs.
Unique fournisseur d'accès internet à proposer un tel
service, Neuf Cegetel apporte ainsi « une première solution concrète
aux problèmes posés par le piratage », a souligné un porte-parole de
l'opérateur.
Depuis plusieurs années, maisons de disques et
fournisseurs d'accès internet s'écharpent sur la délicate question du
téléchargement illégal, les premières accusant notamment les seconds de ne
pas lutter assez efficacement contre ce phénomène qu'aucune mesure n'a
encore réussi à endiguer.
Pour éviter le piratage, les titres musicaux
d'Universal Music, filiale du groupe Vivendi et numéro un mondial de la
musique, seront équipés des DRM (Digital Right Management ou gestion
numérique des droits) de Windows, système destiné à surveiller l'usage qui
est fait des fichiers audio, vidéo, etc.
L'abonné de Neuf Cegetel pourra, à la condition d'être
équipé du logiciel adéquat (Windows player 10 ou supérieur), télécharger
sa musique sur trois ordinateurs ainsi que sur des lecteurs MP3 et des
téléphones mobiles qui devront eux aussi être compatibles avec les DRM
Windows.
Autre contrainte, le client devra se connecter une fois
par mois pour renouveller ses droits. Enfin, si celui-ci résilie son
abonnement à Neuf Cegetel, il n'aura alors plus accès aux titres qu'il
aura téléchargés.
Baptisé « Neuf Music », ce service se déclinera de
deux façons. Une première formule, « Neuf Music Initial » sera
gratuite et portera sur l'un des neuf genres musicaux (au choix) proposés
au catalogue (variété française, Pop, Rock, Disco/Funk, World,
Electro/dance, Rap/Rn'B, Jazz/Blues ou Classique), au choix de
l'abonné.
Avec l'autre formule, « Neuf Music Optimal »,
l'abonné, moyennant un forfait mensuel de 4,99 euros, aura accès à
l'ensemble du catalogue, soit plus de 150.000 titres et plus de 3.000
vidéoclips. Le téléchargement se fera sur le site
http://www.neufmusic.fr
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