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Actualités musicales

11 août 20 août 2007

 

Actualités musicales du 13 août 2007 

Doc Gynéco, « psychologiquement touché »,
annule un concert à Bandol (Var)

Le rappeur Doc Gynéco, conspué lors d'un concert à Genève pour son soutien à Nicolas Sarkozy et « psychologiquement touché par cette affaire », a annulé le spectacle qu'il devait donner vendredi soir à Bandol (Var), a-t-on appris vendredi auprès des organisateurs.

« Nous avons reçu un certificat médical qui fait état de son impossibilité de chanter. Il est psychologiquement touché par cette affaire », a déclaré l'organisateur du festival M6 Live Thierry Chabrot au quotidien Var-matin.

« Nous avons tout tenté pour convaincre son producteur de revenir sur sa décision mais en vain », a poursuivi l'organisateur qui a fait savoir à l'AFP qu'il confirmait ses propos à Var-matin.

La mairie de Bandol, à l'origine du festival en collaboration avec M6, a confirmé avoir « reçu un certificat médical de Doc Gynéco disant qu'il était fatigué ».

Axel Bauer a accepté de remplacer vendredi le chanteur défaillant, ont ajouté les organisateurs du festival dont c'est la 4e édition.

Doc Gynéco avait dû interrompre son concert il y a une semaine à Genève après avoir fait face à une « mini émeute », selon la presse suisse. Portant une banderole « Sarko facho, Gynéco collabo », plusieurs dizaines de spectateurs avaient hué le chanteur avant de jeter des projectiles dans sa direction. Les organisateurs avaient préféré interrompre le spectacle au bout d'une demi-heure.

Première de « Benvenuto Cellini »,
en opéra pop, acclamée à Salzbourg

Le public du festival de Salzbourg (Autriche), amusé, a acclamé vendredi soir une production très visuelle, du « Benvenuto Cellini » de Berlioz dans une mise en scène colorée et burlesque du vidéaste pop Philipp Stölzl, applaudissant aussi la distribution musicale, notamment la jeune soprano Maija Kovalevska.

Benvenuto Cellini

Cet opéra de 1838 qu'affectionnait Hector Berlioz n'avait jamais été monté à Salzbourg: composition inégale mêlant aspects comiques et duos sublimes, elle montre à Rome durant la Renaissance l'orfèvre et sculpteur Benvenuto Cellini, comme un aventurier rebelle amoureux de Teresa et qui doit repousser la jalousie d'un rival et la méfiance du pape.

Philipp Stölzl, un Allemand de 40 ans, qui a réalisé notamment des clips pour Madonna et Mick Jagger ainsi que des films publicitaires et un long-métrage, est revenu à la mise en scène théâtrale, « pour s'amuser ». « J'ai été inspiré par le côté démesuré de Berlioz et sa musique », par « cette élégante anarchie française, par son chaos, son côté collages », a-t-il vendredi à la presse avant la première.

Dans l'acte un, il campe sur la terrasse penthouse d'un immeuble new-yorkais, Teresa très glamour, essayant des robes, aidée par des robots. Cellini vient lui apporter des fleurs, en hélicoptère, alors que le père de l'héroïne le chasse à coup de chevrotine. Ensuite, clou du spectacle qui fait rire le public, une beuverie très animée et surtout un long carnaval avec dizaines de choristes et bateleurs en masques de héros de bandes dessinées.

La seconde partie, où Cellini luttera pour sauver sa tête et son amour en fondant enfin sa statue de Thésée, permet de rendre l'attention aux chanteurs et à l'orchestre philharmonique de Vienne sous la direction juste de Valéry Guéorguiev.

Benvenuto Cellini a manifestement surmonté vendredi soir la véritable « malédiction » qui a frappé le festival avec des défections en série de stars cette année: le ténor américain Neil Shicoff, dévasté de ne pas avoir été nommé directeur de l'opéra de Vienne, avait abandonné au printemps juste avant les répétitions: il est remplacé par l'Allemand Burckhard Fritz, convaincant à défaut de toujours passer la rampe au début de l'opéra.

La semaine dernière, c'est la mezzo bulgare Vesselina Kasarova, blessée au pied, qui avait dû renoncer. L'Américaine Kate Aldrich, venue in extremis, a convaincu dans le rôle d'Ascanio, le valet de Cellini, que le metteur en scène avait déguisé vendredi en cyborg chantant...

Comme Mikhaïl Petrenko (basse, incarnant un pape Clément VII bouffon), Laurent Naouri (Fieramosca) et Valéry Guéorguiev, la Lettone Maija Kovalesvska, une brune soprano de 27 ans, a eu droit aux vivats, séduisant le public par sa voix et sa plastique.

L'Autriche est, il est vrai, à la recherche de nouvelles gloires: elle avait fort mal accueilli le faux bond subit lundi du Mexicain Rolando Villazon et surtout de sa chouchou Anna Netrebko, la très médiatique Russe naturalisé autrichienne.

Après « Armida » de Joseph Haydn, « Eugène Onéguine » de Tchaïkovsky, et le « Freischütz » de Weber, « Cellini » est la quatrième nouvelle production ou première en opéra cette année à Salzbourg, le festival lyrique et théatral le plus prestigieux d'Europe.

Venu du Sud-Liban,
un « bagad » palestinien
défend ses couleurs en Bretagne

Un « bagad » palestinien composé de 13 cornemuses et trois percussions est venu de l'un des camps de réfugiés les plus pauvres du Liban pour défendre en Bretagne (ouest de la France) ses traditions musicales à l'occasion du Festival interceltique de Lorient (Morbihan) qui s'achève dimanche.

Guirab

Agés de 13 à 26 ans, les huit filles et dix garçons du groupe Guirab (cornemuse, en arabe) ont défilé le 5 août en costume traditionnel devant quelque 65.000 festivaliers pour la Grande parade des nations celtes, avant de donner plusieurs concerts durant la semaine dans d'autres communes de Bretagne.

« Je suis content d'avoir joué de la cornemuse au nom de mon peuple », explique, très fier, Abderrahim Hellal, le benjamin de la formation.

« Nous avons un double message à transmettre: l'un, destiné aux gens de notre camp, qui est que l'Occident n'est pas nécessairement hostile au peuple palestinien, et l'autre, pour vous Français, qui est que l'Orient n'est pas nécessairement synonyme d'extrémisme et de terrorisme », renchérit Mahmoud El-Joumaa, porte-drapeau de ce « bagad » (nom breton des orchestres traditionnels à base de cornemuses) un peu particulier.

M. Joumaa dirige depuis 21 ans l'association Beit Atfal Assoumoud (la Maison des enfants de la résistance, en arabe) dont dépend l'orchestre, une association qui propose activités sportives, culturelles et associatives aux jeunes des camps palestiniens du Liban.

Le groupe Guirab a été créé en 1989 par des scouts du camp de Bourj al-Chamali, « timbre-poste d'un kilomètre carré où s'entassent 20.000 réfugiés » dans le sud du Liban, explique M. Joumaa, rappelant que la cornemuse fait partie intégrante de la culture musicale palestinienne.

Oublié durant des siècles, cet instrument a été réintroduit au début du XXe siècle dans la région alors sous mandat britannique, notamment au sein de la Légion arabe composée de bédouins.

Transmis depuis de génération en génération, l'instrument est arrivé dans les camps de réfugiés au Liban dans les années 1970.

« Nous sommes le meilleur groupe (traditionnel) du Liban », se félicite Bahaa, 18 ans, fils de M. Joumaa, qui a dû au pied levé prendre la direction du groupe, le leader n'ayant pu obtenir de visa.

Il existe selon lui environ 200 joueurs de cornemuse dans les camps de réfugiés au Liban, « mais aucun orchestre n'est aussi connu que Guirab! », assure-t-il.

Bahaa vient pour la seconde fois en France, le groupe ayant été invité une première fois au Festival interceltique de Lorient en 2005. Comme ses camarades, il se dit « très content d'être là, à cause de l'accueil des gens ».

« Tout le monde nous dit bienvenue. C'est encore mieux que la première fois parce que maintenant, les gens nous reconnaissent », renchérit Katia Abou Kharoub, 22 ans.

Le temps de ce bref séjour qui s'achèvera le 15 août, les 18 jeunes gens oublient les difficultés quotidiennes du camp de réfugiés: pauvreté, entassement, échec scolaire, chômage, mais aussi les séquelles de la guerre israélo-libanaise qui les a touchés à l'été 2006 (deux morts, une vingtaine de blessés).

« C'est bon pour ces enfants de voir tant de visages souriants et accueillants autour d'eux », se réjouit M. Joumaa, espérant revenir « l'an prochain... peut-être avec deux orchestres, qui sait ? ».

Deux monstres sacrés autour du « Lélio »
de Berlioz à Salzbourg

Deux monstres sacrés, Gérard Depardieu et Riccardo Muti, à la tête du Philharmonique de Vienne, ont été ovationnés dimanche au festival de Salzbourg dans « Lélio », un drame lyrique rarement donné de Berlioz.

Tour à tour concentré et exalté, Depardieu, massif en tunique sombre, a déclamé le texte où Hector Berlioz, en héros romantique enflammé, décrit son propre « Retour à la vie », son refus de la mort, sa passion amoureuse, son rôle d'artiste maltraité en invoquant Shakespeare.

Derrière un voile bleu semi-transparent symbolisant le rêve, l'orchestre, le choeur de l'opéra de Vienne, le ténor Michael Schade et le baryton Ludovic Tézier ont donné la partie musicale de cette oeuvre que le compositeur voulait complémentaire de la « Symphonie fantastique ». Celle-ci a été donnée en première partie sous la baguette de Riccardo Muti, le chef italien, élégant, précis et énergique.

L'acteur français, qui avait refusé sans explications les droits de diffusion télévisée du concert, était arrivé jeudi dans la ville autrichienne, au milieu de soupirs de soulagements après une série de forfaits - comme celle de la diva Anna Netrebko. « Une star mondiale est enfin venue dans la ville de Mozart: Gérard Depardieu fait honneur à Salzbourg », titrait ainsi le grand journal populaire Kronen-Zeitung.

En fin du spectacle de deux heures dimanche après-midi, le musicien et l'homme de théâtre se sont donnés une amicale accolade sous les vivats de la grande salle comble.

« Je suis très ému, enthousiasmé », a glissé à l'AFP le nouveau directeur du festival de Salzbourg, Jürgen Flimm, alors que le musicologue Jürgen Maehder en louait « la clarté »: « on entendait chaque son de chaque instrument » dans les deux oeuvres, « c'est la meilleure représentation de Lélio que j'ai vue », a-t-il dit.

Une choriste asiatique s'est, elle, félicitée de répétitions dans la bonne humeur: « Depardieu est gentil et drôle, avec une telle présence et une telle voix », dit-elle, sous le charme.

« Lélio » est cependant rarement montée car sans doute trop hétérogène: elle le fut à Salzbourg en 2000 avec Daniel Mesguich et l'Orchestre de Paris et plus récemment à Berlin.

Berlioz put cependant présenter la double affiche Symphonie fantastique/ Lélio à Paris en novembre 1832 devant un extraordinaire parterre admiratif: Franz Liszt, Frédéric Chopin, Niccolo Paganini, Victor Hugo, Heinrich Heine, George Sand, Eugène Sue, Alexandre Dumas, Théophile Gautier.

Dans son texte, le compositeur français se venge des critiques et donne aussi une véritable « masterclass » aux musiciens -- un passage ironique que Depardieu a lu en regardant les illustres Wiener Philarmoniker et leur chef, sous les rires du public.

Hector Berlioz (1893 -1867) est décidément à l'honneur cette année à Salzbourg, avec une première de « Benvenuto Cellini » vendredi, dans une mise en scène exubérante du vidéaste pop Philipp Stölzl, qui a emballé le public mais que certains critiques ont jugé excessive pour la qualité musicale et les chanteurs.

Le Pays de Galles à l'honneur
du Festival interceltique de Lorient en 2008

Le Festival interceltique de Lorient (FIL), dont l'édition 2007 s'achève dimanche avec un concert du Breton Dan Ar Braz, aura le Pays de Galles pour invité d'honneur lors de sa 38e édition qui se déroulera du 1er au 10 août 2008, selon ses organisateurs.

Le nouveau directeur du FIL, Lisardo Lombardia, s'est félicité, lors d'une conférence de presse, de la fréquentation de l'édition 2007 « qui a rassemblé, comme l'an dernier, entre 600.000 et 700.000 » festivaliers, dont 65.000 pour la seule Grande parade qui réunit la quasi-totalité des artistes présents au festival.

« Nous avons enregistré 140.000 entrées payantes contre 120.000 » en 2006, a-t-il précisé, estimant que cela avait été « un des meilleurs festivals de ces six ou sept dernières années, (...) aussi bien au niveau artistique qu'économique ».

Il a cependant regretté une baisse des aides de l'Etat (qui représentent moins de 5% du budget du FIL), notamment de la Direction régionale des affaires culturelles de Bretagne qui a « diminué sa subvention de 37.000€cette année ».

Or, a-t-il souligné, le festival « a eu des surcoûts importants car les secouristes ont quadruplé leurs factures (20.000€en 2006 contre 80.000 cette année) et aussi parce que le terrain de football du stade du Moustoir a dû être rendu au foot » samedi soir, obligeant les organisateurs à annuler une Nuit magique (payante).

Durant dix jours, 4.500 artistes venus d'une dizaine de régions ou pays, ont animé ce festival, le plus important de Bretagne, en donnant quelque 300 spectacles.

Actualités musicales du 14 août 2007 

Festival de la Chaise-Dieu :
1.200 artistes autour de la musique sacrée

Mille deux cents artistes participeront à la 41ème édition du Festival de La Chaise-Dieu (Haute-Loire) autour de la musique sacrée, qui, à partir de samedi et jusqu'au 29 août, rendra hommage à Henry Purcell et Ludwig van Beethoven, mais aussi à des compositeurs moins connus ou contemporains.

Près d'une quarantaine de concerts au total seront donnés à l'abbatiale Saint-Robert à la Chaise-Dieu, d'une capacité de 650 places, mais aussi au Puy-en-Velay ainsi que dans des églises à Brioude, Ambert et Chamalières-sur-Loire. Quelque 25.000 personnes y sont attendues.

Fidèle à la tradition, le Festival accueillera cette année encore des grandes formations qui proposeront des oeuvres connues du grand public, comme l'Orchestre national de Lorraine, celui de Lyon ou celui de Bretagne ainsi que l'Orchestre français des jeunes de Jean-Claude Casadesus.

« Tous les concerts de l'abbatiale rassemblent plus de quarante artistes », explique à l'AFP Jean-Michel Mathé, le directeur général du festival.

« Ce qui fait aussi notre tradition, c'est un équilibre entre des oeuvres très connues du grand public et des oeuvres beaucoup moins connues, voire en redécouverte », souligne M. Mathé citant la Cinquième Symphonie interprétée par l'Orchestre national de Bretagne et le Messie de Haendel.

Parmi les compositeurs peu connus, le Tchèque Jan Dismas Zelenka (1679-1745), dont la Messe votive, introuvable en disque, sera interprétée par l'Ensemble baroque de Prague dirigé par Vaclav Luks. Ou encore les polyphonistes espagnols de la fin du 17ème siècle et le Vénétien Antonio Caldara (1670-1736).

Cette année, les incursions dans le répertoire contemporain seront plus nombreuses, avec la présence d'oeuvres de compositeurs français en vie, précise Jean-Michel Mathé : « sur une dizaine de concerts, il y aura de courtes pièces récentes de quinze à vingt minutes ».

Actualités musicales du 15 août 2007 

L'Orchestre philharmonique de New York
est invité à se produire à Pyongyang

L'Orchestre philharmonique de New York a été invité par le dirigeant nord-coréen Kim Jong-il à venir se produire à Pyongyang, a annoncé mardi un porte-parole du célèbre orchestre américain.

« Nous avons reçu une invitation à venir nous produire à Pyongyang par le biais d'un intermédiaire indépendant de la part du ministère de la Culture de la Corée du Nord », a déclaré à l'AFP le responsable des relations publiques de l'Orchestre, Eric Latzky.

Il a qualifié l'invitation du régime stalinien « d'inhabituelle » et a indiqué que l'orchestre était en train d'étudier cette requête.

« Nous venons de recevoir cette invitation et aucune décision n'a été prise à ce stade. Nous apprécions toutes les invitations adressées au Philharmonique de New York et allons l'examiner », a déclaré M. Latzky.

Il a ajouté que l'Orchestre allait consulter le gouvernement américain avant de donner sa réponse, Washington considérant Pyongyang comme faisant partie de « l'axe du mal » en raison de son programme nucléaire controversé.

Le porte-parole a également laissé entendre que si l'Orchestre acceptait de se produire en Corée du Nord, le concert pourrait avoir lieu en début d'année prochaine au cours d'une tournée en Asie.

« Nous n'avons pas entièrement étudié cette demande, mais nous serons en Chine en février 2008 », a-t-il déclaré.

A Washington, le porte-parole du département d'Etat Sean McCormack a indiqué que « c'est à l'Orchestre de déterminer s'il accepte ou non cette invitation ». « Je ne suis pas certain que le Nord-Coréen moyen obtiendra une invitation pour assister à un concert de l'Orchestre philharmonique de New York à Pyongyang », a-t-il ajouté.

Actualités musicales du 16 août 2007 

Natalie Dessay et Roberto Alagna
ouvriront la  saison
du Metropolitan Opera de New York

Natalie Dessay et Roberto Alagna, ouvriront la saison lyrique en septembre au Metropolitan Opera de New York, selon un communiqué publié mardi.

Natalie Dessay interprètera Lucia le 24 septembre dans une nouvelle production de « Lucia di Lammermoor » de Donizzetti, tandis que Roberto Alagna remplacera les 25 et 29 septembre dans « Romeo et Juliette » le ténor Rolando Villazon, souffrant, a précisé le porte-parole du Met, Peter Clark.

La soprano russe Anna Netrebko sera Juliette dans l'opéra de Gounod, qui sera dirigé par Placido Domingo, précise le communiqué.

Rolando Villazon est maintenu pour le rôle de Roméo pour les représentations des 8, 12, 15 et 20 décembre. La soirée du 15 décembre, également dirigée par Placido Domingo et avec Anna Netrebko dans le rôle de Juliette, sera retransmise en haute définition en mondovision.

La saison 2007-2008 du Metropolitan Opera de New York présentera de septembre à mai plusieurs nouvelles productions, dont « Lucia di Lammermoor » et « La fille du régiment » de Gaetano Donizetti, « Macbeth » de Giuseppe Verdi, « Iphigénie en Tauride » de Gluck, « Peter Grimes » de Benjamin Britten et « Satyagraha », un opéra relatant la vie de Gandhi de l'auteur nord-américain contemporain Philip Glass.

Roberto Alagna avait attiré l'attention du monde entier l'hiver dernier lorsqu'il avait quitté la scène de La Scala de Milan en pleine représentation de « Aïda », furieux d'avoir été sifflé par certains spectateurs.

Le compositeur Tikhon Khrennikov est mort

Le célèbre compositeur soviétique et russe Tikhon Khrennikov est mort à l'âge de 94 ans, annonce la radio Echo de Moscou, qui en a été informée par ses proches.

Tikhon Khrennikov a été longtemps président de l'Union des compositeurs de l'URSS.

Les funérailles auront lieu dans sa ville natale d'Elets (région de Lipetsk).

Tikhon Khrennikov, compositeur, Artiste du Peuple de l'URSS, était né le 10 juin 1913 à Elets. En 1936, il avait obtenu son diplôme du Conservatoire de Moscou (il y enseignait depuis 1961). Entre 1941 et 1965, il fut dirigeant pour la musique du Théâtre central de l'Armée soviétique.

Ses musiques pour le cinéma et différents spectacles ont été beaucoup appréciées, notamment pour les films « La porchère et le berger » et « La ballade du hussard », et les spectacles « Beaucoup de bruit pour rien », et « Il y a très longtemps ». Tikhon Khrennikov a composé également de célèbres oeuvres musicales comme « Dans la Tempête » et « La mère », l'opéra « Frol Skobeïev », le ballet « Napoléon Bonaparte », etc.

Il est lauréat des Prix d'Etat de l'URSS et de la Fédération de Russie, il s'est vu attribuer de nombreux ordres et médailles, entre autres l'ordre russe de l'Honneur et la récompense suprême de l'UNESCO: la médaille d'or Mozart (RIA Novosti. )

Acquittement du propriétaire
d'un site mp3 russe accusé de piratage

Un tribunal de Moscou a acquitté mercredi l'ancien propriétaire d'un site internet russe accusé de piratage, allofmp3.com, qui commercialisait de la musique occidentale à prix réduits, provoquant l'ire de Washington, ont rapporté les agences russes.

Denis Kvassov, ancien chef de la compagnie MediaServices, propriétaire du site allofmp3, était accusé de vendre illégalement des enregistrements de musique sur l'internet, des activités dénoncées par les Etats-Unis pour qui ce site constitue un obstacle majeur à l'entrée de la Russie dans l'Organisation mondiale du commerce (OMC).

Les maisons de disque EMI, Universal et Warner, qui avaient saisi la justice russe avaient réclamé chacune des compensations de 5 millions de roubles (196.000 dollars) pour dommage causé par ce site qui n'existe plus.

Le tribunal a ordonné d'acquitter M. Kvassov « en absence de corps du délit », critiquant les enquêteurs de la police de Moscou chargés de l'affaire pour « négligence » dans le rassemblement et l'examen des preuves, a indiqué l'agence Interfax.

Le directeur de l'Association russe antipiratage (RAPO), Konstantin Zemtchenkov, a dénoncé cette décision comme un « très mauvais précédent », dans une interview publiée par le site newtimes.ru.

« L'industrie musicale et cinématographique ont été indignées par ce cas de piratage évident. Si la législation russe justifie de tels pirates, il faut changer ce système », a estimé M. Zemtchenkov.

Allofmp3.com offrait des morceaux de musique pour aussi peu que 0,30 dollar et des albums complets pour deux dollars. Les représentants d'allofmp3.com affirmaient avoir payé les droits d'auteur à une société musicale russe, ROMS.

Les inquiétudes des Etats-Unis en matière de propriété intellectuelle ont jusqu'ici été un obstacle majeur à l'avancée des négociations entre Moscou et Washington sur l'adhésion de la Russie à l'OMC.

Actualités musicales du 17 août 2007 

Mort de Max Roach, une légende du jazz

Le percussionniste et compositeur américain Max Roach, un des pères du be-bop et une légende du jazz du XXe siècle, est mort à New York à l'âge de 83 ans, a-t-on appris jeudi.

max roach

« Il est mort dans son sommeil », a annoncé un porte-parole de sa maison de disques Blue Note, Cem Kurosam. Max Roach était atteint d'un cancer depuis quelques années.

Fils d'une chanteuse de gospel, né le 10 janvier 1924, Max Roach a été un des artistes les plus innovants de sa génération, à l'origine d'évolutions telles que le be-bop ou le hard-bop. Arrivé à Brooklyn avec sa famille à l'âge de 4 ans, il avait chanté enfant dans un choeur et avait eu sa première batterie à l'âge de 12 ans.

Sa prodigieuse carrière avait commencé à 16 ans, lorsqu'il avait été appelé à jouer dans l'orchestre de Duke Ellington pour remplacer au pied levé un batteur malade. Après des études à la Manhattan School of Music, il s'était surtout formé dans les boites de nuit de Harlem, notamment « Minton's Playhouse », où il avait participé avec Charlie Parker et Dizzy Gillespie à la naissance du be-bop.

En 1944, Max Roach avait participé avec Dizzy Gillespie et Coleman Hawkins à l'un des tout premiers enregistrements be-bop.

Maître de l'improvisation et de l'innovation rythmique, Max Roach a joué ensuite avec les plus grands musiciens de jazz du XXe siècle, de Sonny Rollins à Miles Davis avec qui il avait notamment enregistré « Birth of the Cool ».

Une autre maison de disques avec qui Max Roach avait travaillé a publié un communiqué pour rendre hommage au grand artiste.

« Parallèlement à son exceptionnelle carrière, Max Roach était un défenseur passionné des droits de l'homme », ajoute ce communiqué.

En 1954, Max Roach avait fondé avec le trompettiste Clifford Brown le légendaire quintette qui avait fait évoluer le be-bop vers un nouveau style connu comme le « hard-bop ».

La mort accidentelle de Clifford Brown l'avait beaucoup affecté. Il avait poursuivi sa carrière en enregistrant sous son nom, mais aussi avec Thelonious Monk ou Sonny Rollins.

En 1958, il s'était engagé activement dans la défense des droits des noirs américains, publiant des albums engagés tels que « We insist ! Freedom Now suite », en 1960.

Marié de 1962 à 1970 avec la chanteuse Abbey Lincoln, qui l'avait aidé à sortir d'années d'alcool et de drogue, il avait participé activement à la politique des années 60 aux côtés de Martin Luther King ou Malcolm X. Il avait alors pris part également à l'émergence du « free-jazz ».

Présent sur la scène musicale tout au long de sa vie, Max Roach avait joué en 1985 avec Bernard Lubat, Manu Dibango et Salif Keita lors d'un concert pour la libération de Nelson Mandela. Enseignant à l'Université dans le Massachusetts, il était parti en Afrique, notamment au Ghana à la recherche de nouveaux rythmes, et avait alors joué avec de nombreux groupes.

Il avait été accueilli au « Grammy Hall de la Gloire », sorte de Panthéon de la musique, en 1995.

Décès de Pierre Jourdan,
créateur du Théâtre français de la musique

Pierre Jourdan, réalisateur, metteur en scène et directeur artistique du Théâtre français de la musique, est mort jeudi matin des suites d'un cancer, à l'âge de 74 ans, a-t-on appris auprès de son attaché de presse.

Pierre Jourdan était le directeur général et artistique du Théatre français de la musique, la compagnie du Théâtre impérial de Compiègne dont il était vice-président.

Ce théâtre, qui date de l'époque de Napoléon III, était à l'abandon lorsque Pierre Jourdan le découvre à la fin des années 1980. Il décide de le rénover et d'y installer une compagnie qui aura pour mission de réhabiliter l'opéra français du début du 19è siècle à nos jours. « Henri VIII » de Camille Saint-Saëns avait été joué pour l'ouverture.

Parmi les productions récentes, on trouve « Dinorah » de Giacomo Meyerbeer et la redécouverte et la création d'un opéra posthume de Bizet, « Noé ».

Invitée par l'opéra royal britannique de Covent Garden, la compagnie avait donné « Péléas et Melisande » de Debussy, en version originale, avec piano, et « La voix humaine » de Cocteau et Poulenc en 2003. Deux ans plus tard, invitée à nouveau, la compagnie présente au public anglais « Le visiteur » d'après la pièce d'Eric-Emmanuel Schmitt, sur une musique de Stavros Xarhakos.

L'équipe du Théâtre impérial de Compiègne va maintenir la saison 2007/08, déjà programmée, en dépit de la mort de Pierre Jourdan, a indiqué à l'AFP un de ses proches collaborateurs.

Avant l'aventure du Théâtre de Compiègne, Pierre Jourdan avait notamment filmé pour la télévision plusieurs des opéras donnés aux Chorégies d'Orange. Il avait démarré sa carrière en tant qu'assistant de Gabriel Dussurget, fondateur du Festival d'art lyrique d'Aix-en-Provence.

Neuf Cegetel préparerait une offre
de téléchargement de musique illimitée

Le fournisseur d'accès internet Neuf Cegetel devrait proposer dans les prochains jours une offre de téléchargement de musique illimitée dans le cadre de son forfait Triple Play (internet, télévision et téléphonie), a-t-on appris jeudi de source proche du dossier.

Contacté par l'AFP, Neuf Cegetel n'a pas fait de commentaires.

L'offre, qui devrait prendre le nom de « Neuf Music », serait une première: aucun fournisseur internet ne propose aujourd'hui de solution de téléchargement légal et illimité à ses abonnés haut débit, tant la question du piratage est source de conflits entre les ayants droits et les opérateurs.

Cette question devrait revenir d'actualité à la rentrée de septembre avec la mise en place d'une commission chargée d'étudier les moyens de renforcer la lutte contre le téléchargement illégal sur Internet.

Christine Albanel, ministre de la Culture et de la Communication, avait indiqué fin juillet qu'elle souhaitait « favoriser une concertation entre les différents professionnels impliqués et les internautes, afin, d'une part de développer une offre légale digne de ce nom, et, d'autre part, amener les fournisseurs d'accès internet, par voie de contractualisation, à assumer une pédagogie de la fraude, avec des processus d'alerte ».

Encore des festivals d'été... sans été

La quatorzième édition du Festival de musique « Settembrinu in Tavagna » se déroulera du 25 août au 1er septembre dans cinq communes voisines (Peru Casevecchje, Vilone-Ornetu, Tagliu Isulaccia, Poggio-Mezzana et Talasani), situées au nord-est de la Corse, dans la micro-région de Tavagna. le programme cosmopolite propose des soirées davec des artistes venus du Sénégal, de Mauritanie, des Etats-Unis, d'Italie ou d'Espagne. Tarifs: de 15 à 25 €. http://www.tavagna.com  ou 04.95.36.91.94

Le Festival de l'Art Russe de Cannes, du 24 au 28 août au Palais des Festivals, débutera par un dîner-spectacle où se mêleront haute gastronomie, haute couture, danse et... feu d'artifice. Puis un hommage à Serge Diaghilev: les solistes du Bolchoï et les ballets Mariinski et du Kremlin interprèteront « L'oiseau de feu », « Shéhérazade », « le Dieu Bleu » et « Boléro ». Côté cinéma, on pourra voir ou revoir « Quand passent les cigognes » de Mikhaïl Kalatozov, « La liaison » d'Avotia Smirnova et « L'Ile » de Pavel Lounguine. 28 à 34 €, Carré d'Or 50 €- 04 92 99 33 83 ou 04 92 98 62 77

Le Festival de Jazz Traditionnel de Nice se tiendra du 23 au 26 août au Théâtre de Verdure, avec en ouverture l'orchestre angevin Steam Boat Band mené par Bernard Calmet et le Quintet du batteur Guillaume Nouaux et du trompettiste Leroy Jones. Autres invités: Septet Trio, le pianiste chanteur Matthieu Boré et le danseur de claquettes venu du Texas Melvin Brown. Pour clore cette 7e éditon: messe gospel gratuite avec la chanteuse Lillian Boutte. 10 €, Pass 3 soirs 25 €- 04 97 13 37 70

Festival Transhumances, du 25 août au 2 septembre, Entre-deux-Mers (Gironde). Entre chansons à texte et musiques multiples (rythmes ensoleillés, pop, reggae, rock...), ce festival se propose de faire connaître de nouveaux talents de la scène française à travers un parcours dans l'Entre-deux-mers, à Mongauzy, Camiran, Gironde sur Dropt ou Saint-Hilaire de la Noaille. A découvrir: Percubaba, Chango Family, Oshen, L'Herbe Folle, Rue de la Muette... De 4 à 12 €. 05 56 61 13 55 ou http://www.transhumances33.org

 « Rochefort en accords », du 23 au 25 août, Rochefort (Charente-Maritime). Troisième édition de ce festival de musique en plein air, qui se déroule dans différents lieux de la ville historique de Rochefort. Des musiciens viennent se produire en solo, en duo, en trio et se mélangent de façon impromptue, parmi lesquels BJ Cole, Michel Deneuve, Ukulélé Club de Paris, John Greaves & Scott Taylor ou l'International House Band, formation éphémère et à géométrie variable. 20 € pour le Pass Festival. 05.46.99.08.60 ou
http://www.rochefort-en-accords.fr

« Musique en côte basque », du 26 août au 13 septembre, Anglet, Bayonne, Biarritz, Ciboure, Saint-Jean-de-Luz, Urrug (Pyrénées-Atlantiques). Ce festival a choisi comme thème « Ravel, les années trente ». Le nom de Ravel reste attaché à la Côte Basque où il est né et revenu régulièrement alors que la région connaissait un bouillonnement artistique sans précédent dans les années trente. Le festival accueillera notamment Alexandre Tharaud, Katia et Marielle Labèque, Barbara Hendricks, l'Orchestre National de Bordeaux Aquitaine et une coproduction de « l'Enfant et les Sortilèges » avec l'Académie Ravel. Il s'ouvrira avec la traditionnelle Messe des Corsaires, chantée par les chorales de la Côte Basque, en l'église de Saint-Jean-de-Luz. De 18 à 50 €. 05 59 26 03 16 ou
http://www.musiquecotebasque.asso.fr

Festival international de tango argentin, du 20 au 25 août à Tarbes. Durant 5 jours, les sonorités venues de Buenos Aires se déclineront au fil de spectacles, bals, apéros-tango, projections de films, stages de danse, de musique et même de DJ. 05.62.51.30.31 ou http://www.tarbes.com et http://tangueado-ibos.net

Festival baroque de Sablé-sur-Sarthe, du 21 au 25 août. Quatorze spectacles de musique et danse baroques sur plusieurs sites de la région. Ce festival, qui a pour objectif de faire connaître des oeuvres baroques peu jouées, proposera cette année en création des oeuvres de l'Allemand Dietrich Buxtehude ou du Tchèque Jan Dismas Zelenka. Deux ensembles baroques tchèques sont invité pour la première fois: le Collégium Marianum et le Collegium 1704, ainsi que trois ensembles dirigés par des femmes (Emmanuelle Haïm et son Concert d'Astrée, Christina Pluhar à la tête de l'Arpeggiata, et Jana Semeradova à la direction du Collegium Marianum). De 14 à 30 €. 02 43 62 22 22

« Musiques en Champagne » du 23 au 31 août (Champagne). La 8e édition du festival propose d'associer une prestation touristique à un concert sur l'ensemble du territoire de la Communauté de communes de la grande vallée de la Marne. Durant six soirées, six communes différentes accueilleront un concert de jazz, de musique du monde ou de gospel. Des animations seront proposées parallèlement à chaque concert pour mieux faire connaître le patrimoine viti-vinicole champenois. Cette manifestation a lieu en partenariat avec la 12e édition du festival « Musiques d'été » d'Epernay, et un concert commun de Santa Macairo Orkestar (musique tsigane) clôturera les deux festivals le 31 août à A. Tarifs de 7 à 33 €. 03.26.57.06.35

Festival international des Arts de la rue à Aurillac (Cantal), du 22 au 25 août. Quelque 100.000 visiteurs sont attendus à la 22e édition de ce festival, créé en 1986, qui accueillera près de 500 spectacles, pour la plupart gratuits, parallèlement à la programmation officielle. Office du tourisme d'Aurillac au 04.71.48.46.58 ou http://www.aurillac.net/festival.htm

Festival Berlioz à la Côte-Saint-André (Isère) du 23 août au 2 septembre. Cette 14e édition met au coeur de sa programmation les grands mythes de l'amour dans l'art (littérature, théâtre, musique), de Daphnis et Chloé à Roméo et Juliette. Avec l'Orchestre National de Lyon, l'Orchestre de l'Opéra de Lyon ou encore l'Orchestra Sinfonica Nazionale della Rai, la Chambre Philharmonique et l'Orchestre Symphonique du Festival Berlioz. 04.74.20.20.79 ou http://www.festivalberlioz.com

Foreztival à Trelins (Loire), les 24 et 25 août. Pour sa 3e édition, une affiche dense et éclectique pour ce festival de rue avec plusieurs tendances musicales représentées: hip-hop, musique électro, drum'n bass, rock, rock celte, ska, reggae, métal... Les délirants The Puppetmastaz (un groupe allemand de marionnettes qui fait du rap) seront très attendus. Gratuit. 04.77.24.13.02 ou http://www.foreztival.com

Festival country équestre de Beauregard-Baret (Drôme) du 24 au 26 août. Pour sa 3e édition avec Nicoletta pour marraine, sur son site d'Indian's vallée, l'association Cavalcade présentera, entre autres, sept concerts country ainsi qu'un concours national des cow boys sur 2 jours, avec en lice environ 60 cavaliers venus de toute la France. 04.75.48.87.98 ou http://www.festivalcavalcade.fr/

 Festival de musique classique et sacrée de la Chaise-Dieu (Haute-Loire) jusqu'au 29 août. Mille deux cents artistes participent à cette 41ème édition du festival qui rend hommage à Henry Purcell et à Ludwig van Beethoven, mais aussi à des compositeurs moins connus ou contemporains. Fidèle à la tradition, le festival accueille cette année encore des grandes formations qui proposeront des oeuvres connues du grand public, comme l'Orchestre national de Lorraine, celui de Lyon ou celui de Bretagne ainsi que l'Orchestre français des jeunes de Jean-Claude Casadesus. 04.71.00.01.16 ou http://www.chaise-dieu.com

Festival Voix et Route Romane, du 24 août au 14 septembre. Cette 15e édition propose « Floraison romane », des concerts dans une dizaine de lieux sacrés romans du nord au sud de l'Alsace, églises paroissiales, conventuelles ou abbatiales. Au programme, les sonorités du Moyen-Age avec l'ensemble Organum, Dialogos, l'ensemble Gilles Binchois et Mora Vocis. 03.90.41.02.02 - http://voix-romane@wanadoo.fr

Préparation du Festival
George Enescu à Bucarest

Le bureau de presse du Festival et du Concours internationaux ’George Enescu’ a été ouvert ce mercredi, à la Salle du Palais de Bucarest.

Selon les organisateurs, le programme du Festival est mis à jour en permanence en variante électronique, étant accessible à http://www.festivalenescu.ro et les salles de concerts, spectacles et concours sont prêt à accueillir les artistes et le public.

ARTEXIM, organisateur du Festival, rappelle que le directeur de la manifestation, Ioan Holender, a recommandé une série de spécialistes d’Allemagne et Autriche qui ont analysé les propositions envoyées par les organisateurs visant l’amélioration de la qualité acoustique de la Salle du Palais.

L’aménagement électro-acoustique de la Salle du Palais est réalisé exclusivement avec le soutien financier des sponsors.

La XVIIIe édition du Festival et du Concours internationaux ’George Enescu’ présentera, dans le cadre de la compétition, 208 concurrents de 38 pays, à 3 sections : violon, piano et composition.

À la section violon se sont inscrits 42 concurrents, alors qu’au piano - 47 et à la composition - 119.

L’édition de cette année du Concours aura lieu du 1er au 9 septembre prochain et celle du Festival, du 1er au 23 septembre.

Les concurrents proviennent d’Albanie, Arménie, Australie, Azerbaïdjan, Bélarus, Belgique, Brésil, Bulgarie, Canada, Chili, Chine, Chypre, Colombie, Corée du Sud, Suisse, Finlande, France, Allemagne, Iran, Israël, Italie, Japon, Liban, Grande-Bretagne, Pays-Bas, Pologne, Roumanie, Russie, Serbie, Syrie, Espagne, USA, Ukraine, Hongrie, Taiwan, Vénézuéla. [Rompres]

Actualités musicales du 18 août 2007 

L’Association Orléans Concours International est très heureuse d’offrir dix invitations aux premiers inscrits, au récital du  lauréat du 7e Concours International de Piano d’Orléans. Réservation obligatoire de la part de Musicologie.org, par téléphone au 02.38.62.89.22 ou  

http://www.oci-piano.com

Samedi 18 août 2007, 17h30
Orangerie de Sceaux

Wilhem Latchoumia
Récital de piano

Ludwig van Beethoven (1770 - 1827)
Sonate n° 13

Franz Liszt (1811 - 1886)
Funérailles
Nuages gris

Richard Wagner (1813 - 1883)
La mort d'Isold (arrangement de Lisz)

André Boucourechliev (1925):
Archipel IV

Antonio Soler (1729 - 1783)
3 sonates

Heitor Villa-Lobos (1887 - 1959)
Ciclo brasileireo

 

Prix des places : adultes 28 à 16 € ; enfants 7-14 ans 12 à  5 € — Tél.,  01.46.60.07.79 ; http://festival.orangerie.free.fr ; le site de Wilhem Latchoumia : http://www.wilhemlatchoumia.com/

Bernard Lubat
rend hommage à Max Roach

Le jazzman Bernard Lubat, qui organise actuellement le festival Uzeste Musical dans les Landes, a rendu hommage vendredi au percussionniste et compositeur Max Roach, « l'un des inventeurs de la batterie jazz moderne », décédé à New York à l'âge de 83 ans.

« C'était un des plus grands créateurs de la batterie, un des inventeurs de la batterie jazz moderne », a indiqué à l'AFP Bernard Lubat.

« C'était un artiste total: une technique, un son, une imagination, un grand grand maître. Salut Max! », a ajouté le batteur et pianiste girondin, qui avait eu l'occasion de jouer avec Max Roach « il y a une quinzaine d'années, lors d'un concert en hommage à Nelson Mandela à la fête de l'Huma ».

Amy Winehouse annule
tous ses concerts du mois d'août
pour raisons de santé

La chanteuse de soul britannique de 23 ans Amy Winehouse a décidé d'annuler tous ses concerts programmés en août pour raisons de santé, a déclaré jeudi une porte-parole.

« Amy Winehouse suspend toutes ses dates de concert du mois d'août jusqu'à nouvel ordre pour régler ses problèmes de santé », a déclaré Tracey Miller dans un communiqué. « Amy ne se produira pas ce week-end au Festival V de Chelmsford et Staffordshire. Sa famille demande aux médias de respecter sa vie privée. Il n'y aura pas d'autres commentaires. »

L'artiste a été brièvement hospitalisée la semaine dernière dans un état de « grande fatigue ». Elle doit entamer une tournée en Amérique du Nord en septembre. http://www.amywinehouse.co.uk/

La foule se presse à Memphis
pour les 30 ans de la mort du « King 

Plusieurs dizaines de milliers de personnes ont commencé à commémorer jeudi à Memphis (Tennessee, sud) le trentième anniversaire de la mort d'Elvis Presley, l'homme au déhanchement légendaire qui allait donner ses lettres de noblesse au rock'n'roll.

Dans la nuit de mercredi à jeudi, une foule de fans n'a cessé de défiler pour franchir les portes de la propriété de Graceland, où vécut le « King », et se recueillir sur la tombe de leur idole, mort le 16 août 1977 d'une crise cardiaque à seulement 42 ans.

Des chansons d'Elvis résonnaient en dehors de la grande bâtisse blanche éclairée à l'intérieur, alors que le public apportait sur la tombe familiale toutes sortes d'objets en signe d'hommage: un cheval jaune de Belgique, un moulin miniature de France, un drapeau brésilien en papier froissé.

Quelque 50.000 personnes se sont recueillies sur la tombe en moins de douze heures de veillée, selon les estimations, et, à 07H00 (13H00 GMT), des gens attendaient toujours pour entrer.

« Je viens ici chaque année parce que j'adore Elvis », raconte Yosuke Funabashi en faisant une pause après s'être rendu sur la tombe du chanteur.

Originaire du Japon, Yosuke Funabashi a déménagé à Memphis il y a quelques années pour tenir un commerce de souvenirs d'Elvis dont le nom est « Love me tender », l'un des grands succès du « King ».

Bill Rowe, 57 ans, de l'Ohio (nord), était devant l'entrée de Graceland depuis mardi à minuit afin d'être le premier à rendre hommage à son idole. A chaque anniversaire de la mort de la star, il est au rendez-vous.

« Elvis m'a emmené dans son monde. Il m'a enseigné des leçons importantes sur la vie. Ne jamais médire, surtout en public. Se rappeler d'où l'on vient, et si possible, aider ses amis », dit-il.

Memphis va rendre hommage à Elvis pendant une semaine à travers toute une série de manifestations dont une exposition géante, un championnat de sosies, un débat de spécialistes et d'autres hommages multiples.

Né dans une famille modeste du sud des Etats-Unis, Elvis a débuté sa carrière au milieu des années 1950 jusqu'à devenir une star internationale, contribuant à faire du rock un langage international.

« Avant Elvis, il n'y avait rien », a dit un jour John Lennon.

A la fois garçon aux bonnes manières et rebelle aux postures suggestives, Elvis a été propulsé pendant 20 ans sur le devant de la scène musicale devenant une icône de la culture populaire occidentale.

Il a également tourné une trentaine de films, souvent égratignés par la critique, dans lequel il avait le premier rôle.

Dans l'Amérique conservatrice des années 1950, marquée par la ségrégation, il est parvenu à intéresser les Blancs à une musique alliant rythmes country et blues qui allait devenir le rock'n'roll.

Phénomène de société, son influence a largement franchi les frontières de l'Amérique.

En 1973, le concert qu'il a donné à Hawaï a été retransmis dans 40 pays. Aujourd'hui, 625 fan-club sont répertoriés dans 45 pays et le nombre de ses imitateurs est estimé à 85.000.

Au fil des ans, Elvis est aussi devenu une bombe marketing et continue à l'être: il détient le record absolu d'un milliard d'albums vendus pour un chanteur solo. Elvis Presley Enterprises, chargé de la gestion de la marque Elvis et des licenses pour les produits dérivés, affiche un chiffre d'affaires annuel de 48 millions de dollars.

La propriété de Graceland, déclarée monument historique en 1982, reçoit la visite de quelque 600.000 personnes par an.

Elvis y a habité pendant 20 ans, avant d'y mourir d'un arrêt cardiaque, rongé par la drogue et la dépression.

Le CD a 25 ans

Il y a 25 ans, le 17 août 1982, le premier CD (compact disc) sortait de l'usine du groupe électronique Philips à Hanovre (Allemagne), provoquant une révolution dans le monde de la musique que personne n'aurait prédite.

« A la fin des années 1970 et au début des années 1980, nous n'aurions jamais pensé qu'un jour les industries du divertissement et de l'informatique opteraient pour le CD digital pour emmagasiner le volume croissant de programmes et de films », explique Piet Kramer, qui a participé en tant qu'ingénieur au développement du CD.

Dès les années 1990, le CD a pratiquement évincé le disque vinyle et son utilisation s'est élargie à de nouvelles applications telles que le CD-Rom et le DVD.

En 25 ans, 200 milliards de CD ont été vendus.

« Ca a commencé petit, comme la plupart des révolutions », raconte Paul Solleveld, porte-parole l'organisation néerlandaise de l'industrie du divertissement NVPI.

Initialement, Philips développe l'idée d'enregistrements digitaux d'images et développe un CD couleur or de la taille d'un 33 tours. Mais le vidéodisque est boudé par le public.

Cet échec incite les ingénieurs de Philips à réaliser un plus petit disque destiné au son uniquement. Le CD est né.

Les débuts sont modestes, et se limitent à l'enregistrement de l'album « The Visitors » d'ABBA, un des groupes star de Polygram, le label de Philips, et un enregistrement de la Symphonie alpestre de Richard Strauss sous la baguette d'Herbert von Karajan.

Aux premières heures, Philips ne produit que 200 CD, principalement de musique classique, dont la qualité sonore supérieure est avant tout destinée aux mélomanes.

Ceux-ci sont dans un premier temps plus enthousiastes que les amateurs de pop et de rock, et, selon les prévisions de Philips, plus enclins à acheter les CD plus onéreux que les vinyles ainsi que les lecteurs, dont les premiers modèles ne coûtaient pas moins de 2.000 florins (soit 1.500 euros aujourd'hui, inflation comprise).

Les enregistrements sur CD révèlent des sons imperceptibles sur vinyle.

« Un des premiers enregistrements du pianiste chilien Claudio Arrau pour Polygram révèle qu'il halète et grogne en jouant. Sur les vinyles on ne l'entend pas, mais sur les CD le son est cristallin », explique Frank van den Berg, membre de l'équipe de Polygram chargée du développement du CD.

Le CD décolle lentement, puis en 1985, un groupe phare de l'époque, Dire Straits, réalise l'album « Brothers in Arms », le premier enregistrement exclusivement digital.

Cet album se vend à plus d'un million d'exemplaires et établit le CD comme le support de l'avenir pour la musique.

« A la fin des années 1980, les ventes décollent franchement et culminent en 1991. Depuis, elles baissent », indique M. Solleveld.

Avec l'explosion de la musique téléchargée, des lecteurs MP3 et de supports populaires tels que l'IPod, certains doutent que le CD n'atteindra pas 30 ans.

Alors que les ventes de CD reculent, les ventes de musique digitale croissent rapidement et pourraient totaliser un quart des ventes de musique d'ici 2010, selon la Fédération internationale de l'industrie phonographique (IFPI).

Pourtant, Paul Solleveld est optimiste. « Dans une certaine mesure, le CD a été remplacé par les téléchargements et les MP3, mais je pense que le CD aura toujours sa place », dit-il.

Compétition internationale de tango
aux accents exotiques
à Buenos Aires

Des couples de danseurs de quatre continents, tant du Japon que d'Australie, du Mexique que de Russie, s'apprêtent à faire montre de leur talent dans la 5e édition de la Compétition internationale de Tango argentin qui s'ouvre vendredi à Buenos Aires.

149 couples sont venus de 154 villes d'Amérique, d'Europe, d'Océanie et d'Asie, dans l'espoir d'être sacrés champions de cette compétition.

« Nos attentes sont comblées par la quantité de couples et la variété de leurs provenances », a déclaré mardi à l'AFP Carolina Simon, directrice de ce Mondial de Tango.

Dans une rue piétonne de la capitale argentine, à quelques mètres de l'emblématique Obélisque, des couples japonais, néo-zélandais, italiens et bien sûr argentins ont donné mardi dans la journée un avant-goût de leur talent dans cette discipline, fort prisée sous ces cieux.

« Je suis fou de tango », a expliqué à l'AFP Neville Waisbrod, un designer de meubles âgé de 71 ans habitant Auckland en Nouvelle-Zélande, après avoir fait « tanguer » sa partenaire et compatriote Aleson Fiddler, 34 ans.

La compétition qui débute vendredi consacrera un couple de champions dans deux catégories, Tango Salon (salle) et Tango Escenario (scène).

Pour la première, se sont inscrits 90 couples d'étrangers dont une trentaine venus de Colombie. Le Tango Salon est la danse la plus populaire et traditionnelle d'Argentine, née dans les « milongas » (salles de bal traditionnelles).

Tandis que 50 autres couples, dont 20 Colombiens, se sont enrôlés pour évoluer dans la catégorie Tango Escenario, qui met en scène des chorégraphies plus riches, aux costumes et maquillages plus sophistiqués, et qui connaît un grand succès dans les salles de spectacles d'Europe, des Etats-Unis et du Japon.

L'an dernier, un couple de Colombiens, Carlos Paredes et Diana Giraldo Rivera, avait remporté le principal prix de Tango Escenario.

Cette année, les épreuves, organisées par les autorités de Buenos Aires chargées de la Culture, se dérouleront dans le quartier de Palermo. Il s'agira jusqu'à lundi des tours de qualification.

Puis, entre mardi 21 et vendredi 24 août, auront lieu les demi-finales qui détermineront quatre couples de champions.

La décision revient à un jury composé de 80 experts de la prestigieuse Association des Maîtres de danse et de chorégraphie de Tango argentin, dont le président Juan Manuel Fernandez, Juan Carlos Copes, Maria Nieves et le célèbre couple Gloria et Eduardo Arquimbau.

Pendant les dix jours que doit durer le tournoi, des cours de tango gratuits seront proposés par les participants à la compétition, des salles seront mises à disposition de danseurs de niveau moyen et avancé, et des concerts traditionnels seront interprétés par des orchestres de tango.

Actualités musicales du 19 août 2007 

19 août 2007, 16 h 00
Lille, église Sainte-Catherine

Les voix polyphoniques
de Géorgie

Classés par l’UNESCO au patrimoine oral immatériel de l’humanité en mai 2001, les chants polyphoniques de Géorgie acquièrent une renommée internationale.

L'ensemble SIMI, composé de 7 chanteurs et musiciens, interprète des chants sacrés a cappela et des chants traditionnels populaires a cappela ou en s'accompagnant d'instruments typiques du pays. Il est présent pour un seul concert au Nord de Paris en l'Eglise Ste Catherine de Lille (terrasse Ste Catherine).

Billetterie FNAC-Carrefour-GEANT 0 892 68 36 22 (0,34€/min) http://www.fnac.com — Billetterie sur place 1 heure avant le concert —  Réservation : 06 09 62 81 60 —  Tarifs : 16 € adulte ; 12 € pour les 12-18ans et pour les groupes à partir de 10 personnes ; gratuit pour les – 12 ans.

Actualités musicales du 20 août 2007 

Exil politique dans les Landes
pour Bernard Lubat

Bernard Lubat, jazzman militant oeuvrant à Uzeste, dans la campagne girondine, a choisi l'exil en déplaçant à Sore, dans les Landes voisines, son rendez-vous « transartistique », « Uzeste musical », en signe de désaccord envers le Conseil général de la Gironde.

« On ne peut plus le faire à Uzeste pour raison de mairie récalcitrante, on ne peut plus le faire dans le canton à cause de présidence de la communauté de communes... Donc, on se tire », résume Bernard Lubat, né à Uzeste il y a 62 ans et maître d'oeuvre depuis 1978 de cet ovni culturel qui mêle jazz, arts plastiques, cinéma, théâtre et débats. Le tout dans un militantisme affiché avec la CGT comme partenaire.

« De plus, le Conseil général a décidé de nous supprimer la subvention principale, ce qui fait que nous n'avons plus les moyens de faire une Hestejada normale et qu'on a cherché un lieu d'accueil », continue celui qui fut notamment batteur de Claude Nougaro.

Le conseil municipal de Sore, commune landaise d'un millier d'habitants, a accepté à l'unanimité d'accueillir Bernard Lubat et la 30e édition de sa « Hestejada de las arts d'Uzeste musical », qui a débuté jeudi à Saint-Symphorien (Gironde) avant de s'établir dans les Landes jusqu'à dimanche.

Selon la compagnie, la subvention départementale devrait passer de 70.000 euros en 2006 à 35.000 cette année. Une baisse de 50% qui devrait être confirmée en octobre, date à laquelle le Conseil général (PS) doit statuer.

Dans un communiqué, le Conseil général avait critiqué en juillet les « responsables de la compagnie » Lubat, qui « se sont appliqués à réfuter, contester la politique départementale tout en maintenant leurs exigences financières ».

« Nous ne pouvons aujourd'hui que constater le refus des responsables du festival de s'inscrire dans un projet départemental ouvert », avait-il ajouté.

Bernard Lubat rappelle pour sa part qu'il a toujours le soutien du Conseil régional d'Aquitaine, également socialiste, et du ministère de la Culture.

Selon lui, la décision du Conseil général met en péril l'avenir de sa compagnie, qui a « mis en vente » son lieu de répétition à Uzeste. En 2000, le festival avait déjà failli péricliter après que le Conseil général avait diminué sa subvention de 25%.

En « exil politique », la 30e « Hestejada » s'est mise au « service minimum » avec un programme dominé par des « ateliers politiques » et des musiciens venus « solidairement », c'est-à-dire bénévolement.

Spectateur éclairé, le voisin Denis Barthe, batteur du groupe Noir Désir et figure du rock bordelais, trouve « dommage que Uzeste Musical n'ait pas eu lieu à Uzeste et que la compagnie n'ait plus les moyens de son existence ».

Mais « il faut rester positif, en se disant que c'est peut-être l'occasion de donner un souffle nouveau en s'ouvrant davantage aux jeunes talents », espère-t-il.

Les Journées mondiales
de la musique de l'ISCM 2008
à Vilnius

L'Union des compositeurs de Lituanie, les « Festivals de Vilnius » et la section lituanienne de la Société internationale de musique contemporaine (ISCM) organisent à Vilnius du 24 octobre au 7 novembre 2008 les Journées mondiales de la musique de l'ISCM.

Ce sera le premier événement de cette importance relatif à la musique contemporaine dans les Pays Baltes, ainsi que les premières Journées mondiales de la musique de l'ISCM dans cette partie de l'Europe.

A cette occasion, le festival a déjà proposé aux compositeurs du monde entier d'envoyer leurs oeuvres. Les compositeurs invités de ces Journées mondiales de la musique à Vilnius seront le britannique Jonathan Harvey et le hongrois Peter Eötvös, qui participeront au jury international du festival, et choisiront les oeuvres reflétant le thème du festival, « InBetween », à savoir la nouvelle musique comme zone de transit et position intermédiaire.

Les oeuvres des compositeurs invités seront jouées pendant tout le festival. Le Théâtre national de l'opéra et du ballet de Lituanie, conjointement avec le festival de l'opéra de Glyndebourne, donnera la création européenne de l'opéra de Peter Eötvös, Sur l'amour et d'autres démons. Une nouvelle oeuvre de Jonathan Harvey pour huit violoncelles sera également créée spécialement pour le festival : c'est la première commande d'un festival lituanien à un compositeur étranger

Durant les Journées mondiales de la musique de l'ISCM seront présentés également les projets musicaux correspondant au thème de la « transition ». L'une des plus importantes compositrices lituaniennes actuelles, qui sera aussi membre du jury, Onute Narbutaite, a accepté d'écrire une nouvelle oeuvre pour le jour des morts (2 novembre), qui sera exécutée simultanément par tous les choeurs de Vilnius et de ses environs, dans les rues et sur les places de la ville.

Afin de conférer une dimension internationale au festival, ce dernier invitera un coordinateur, Lieven Bertels (Belgique/Pays-Bas), directeur artistique du Holland Festival d'Amsterdam, connu également pour avoir été l'initiateur de l'ouverture d'une nouvelle salle de concerts en Belgique, le Concertgebouw. Etant donnée sa conception de la musique contemporaine d'aujourd'hui, le festival proposera un large programme d'installations multimédias, des performances de D.J. et des musiques improvisées. C'est ainsi que l'esprit de l'ISCM, qui ne craint pas de prendre des risques, marquera l'ancrage dans le XXIe siècle.

La décision de l'ISCM d'organiser les Journées mondiales de la musique de 2008 à Vilnius confirme la réputation actuelle de la culture musicale balte. Des compositeurs tels que Bronius Kutavi?ius, Erkki-Sven Tüür, Arvo Pärt, des solistes tels que Gidon Kremer et David Geringas, ainsi que des ensembles comme le Choeur de la Radio de Lettonie, la Camerata Baltica, l'Ensemble Gaida et bien d'autres, forment un tout homogène d'un haut niveau, d'une grande variété stylistique, doué d'un regard neuf sur la musique contemporaine. Le fait que ce festival prenne place en Lituanie est non seulement la confirmation de sa réputation, mais également un événement rêvé pour préparer l'année 2009, durant laquelle Vilnius sera la capitale européenne de la culture.
http://www.mxl.lt ; http://www.iscm.org/iscmwmdcall2008_fr.php

Ouverture du festival musique sacrée
 de la Chaise-Dieu

La 41e édition du Festival de La Chaise-Dieu (Haute-Loire) autour de la musique sacrée s'est ouverte samedi matin et ce jusqu'au 29 août, et rendra hommage à Henry Purcell et Ludwig van Beethoven, mais aussi à des compositeurs moins connus ou contemporains.

L'édition 2007, qui accueille quelque 1.200 artistes, a débuté vers 11H00 au Puy-en-Velay, un des sites du festival, avec un concert gratuit de cuivres « l'âge d'or des fanfares »: Saxhorn, bugle et cornet ont joué un répertoire festif alliant danses (valse, polka, galop...) et des transcriptions de succès d'opéras.

En soirée, le concert d'ouverture sera consacré à Monteverdi avec l'interprétation des « Vêpres dédiées à la Vierge » à l'abbatiale Saint-Robert à la Chaise-Dieu, d'une capacité de 650 places.

Près d'une quarantaine de concerts au total seront donnés à l'abbatiale Saint-Robert mais aussi au Puy-en-Velay ainsi que dans des églises à Brioude, Ambert et Chamalières-sur-Loire. Quelque 25.000 personnes y sont attendues.

Fidèle à la tradition, le festival accueille des grandes formations qui proposeront des oeuvres connues du grand public, comme l'Orchestre national de Lorraine, celui de Lyon ou celui de Bretagne ainsi que l'Orchestre français des jeunes de Jean-Claude Casadesus.

Des concerts seront ainsi dédiés aux grands maîtres Bach, Vivaldi, Haendel et Mozart, mais aussi à des (re)découvertes de compositeurs tels Durante, le Tchèque Jan Dismas Zelenka (1679-1745), dont la Messe votive, introuvable en disque, qui sera interprétée par l'Ensemble baroque de Prague. Ou encore les polyphonistes espagnols de la fin du XVIIe siècle et le Vénitien Antonio Caldara (1670-1736).

Dans les répertoires romantique, moderne et contemporain, outre un cycle Beethoven, et de grandes pages russes (Prokofiev, Tchaïkovski) et germaniques (Mahler, Liszt, Bruckner, Mendelssohn), plus de treize concerts feront découvrir des compositions récentes comme celles d'Escaich (présent au festival), Tanguy, Campo ou Devreese.

Cent cinquante percussionnistes
réunis pour les « Tambours du Rhin »

Cent cinquante percussionnistes venus de France et d'Allemagne se sont réunis des deux côtés du Rhin à Strasbourg et à Kehl samedi après-midi pour la 2e édition des « Tambours du Rhin », a constaté un journaliste de l'AFP.

Les musiciens amateurs ou confirmés étaient appelés à venir avec leur djembé, caisse claire, conga, darbouka, tambourin, des timbales, maracas ou autre instrument de percussion.

Sous la direction de la compagnie Sokan - « le village » en burkinabé -, les musiciens ont répété durant quatre heures au son de rythmes mandingues d'Afrique de l'Ouest, avant le concert qui doit avoir lieu dimanche.

« Il n'y a pas besoin d'apprendre le solfège, c'est génial », a expliqué Françoise qui anime des ateliers de danse et de percussion africains, « par exemple quand on dit faites un coucou, tout le monde comprend ce que ça veut dire ».

Neuf Cegetel lance avec Universal
une offre de téléchargement de musique

Le fournisseur internet Neuf Cegetel lancera lundi un service de téléchargement illimité de musique du catalogue Universal Music, dans le cadre de son offre « triple play » (internet, téléphone, télévision), a déclaré dimanche l'opérateur, confirmant de récentes rumeurs.

Unique fournisseur d'accès internet à proposer un tel service, Neuf Cegetel apporte ainsi « une première solution concrète aux problèmes posés par le piratage », a souligné un porte-parole de l'opérateur.

Depuis plusieurs années, maisons de disques et fournisseurs d'accès internet s'écharpent sur la délicate question du téléchargement illégal, les premières accusant notamment les seconds de ne pas lutter assez efficacement contre ce phénomène qu'aucune mesure n'a encore réussi à endiguer.

Pour éviter le piratage, les titres musicaux d'Universal Music, filiale du groupe Vivendi et numéro un mondial de la musique, seront équipés des DRM (Digital Right Management ou gestion numérique des droits) de Windows, système destiné à surveiller l'usage qui est fait des fichiers audio, vidéo, etc.

L'abonné de Neuf Cegetel pourra, à la condition d'être équipé du logiciel adéquat (Windows player 10 ou supérieur), télécharger sa musique sur trois ordinateurs ainsi que sur des lecteurs MP3 et des téléphones mobiles qui devront eux aussi être compatibles avec les DRM Windows.

Autre contrainte, le client devra se connecter une fois par mois pour renouveller ses droits. Enfin, si celui-ci résilie son abonnement à Neuf Cegetel, il n'aura alors plus accès aux titres qu'il aura téléchargés.

Baptisé « Neuf Music », ce service se déclinera de deux façons. Une première formule, « Neuf Music Initial » sera gratuite et portera sur l'un des neuf genres musicaux (au choix) proposés au catalogue (variété française, Pop, Rock, Disco/Funk, World, Electro/dance, Rap/Rn'B, Jazz/Blues ou Classique), au choix de l'abonné.

Avec l'autre formule, « Neuf Music Optimal », l'abonné, moyennant un forfait mensuel de 4,99 euros, aura accès à l'ensemble du catalogue, soit plus de 150.000 titres et plus de 3.000 vidéoclips. Le téléchargement se fera sur le site http://www.neufmusic.fr

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