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Marchi, Ville, 1918
4-6 décembre 2008, Nice
UFR Lettres, Arts et Sciences
Humaines Université de Nice – Sophia Antipolis Colloque
international De l’avant-garde,
des avant-gardes : Frontières, mouvements
PORTEUR DU PROJET : Serge MILAN,
milan@unice.fr
UFR Lettres, Arts et Sciences Humaines — Colloque
international organisé par les laboratoires
CIRCLES – CRHI – CTEL – RITM à l’Université
de Nice - Sophia Antipolis.
COMITE D’ORGANISATION :
- Jean-Paul AUBERT, Maître de Conférences,
Langue Littérature et Civilisation
Hispaniques, Université de Nice –
Sophia Antipolis, CIRCLES
- Patrick MARCOLINI, Docteur en Philosophie,
CRHI
- Serge MILAN, Maître de Conférences,
Langue Littérature et Civilisation
Italiennes, Université de Nice –
Sophia Antipolis, CIRCLES
- Jean-François TRUBERT, Docteur
en Musicologie, ATER Université d’Aix-Marseille,
RITM
COMITE SCIENTIFIQUE :
- Manuela BERTONE, Professeur, Langue
Littérature et Civilisation Italiennes,
Université de Nice – Sophia Antipolis,
CIRCLES
- Béatrice BONHOMME, Professeur,
Lettres Modernes, Université de Nice
– Sophia Antipolis, CTEL
- Jean-Yves BOURSIER, Professeur, Ethnologie,
Université de Nice – Sophia Antipolis,
CIRCLES
- Michel CASSAC, Professeur, Langue Littérature
et Civilisation Italiennes, Université
de Nice – Sophia Antipolis, CTEL
- Odile CHAPEL, Directrice de la Cinémathèque
de Nice
- Pascal DECROUPET, Professeur, Musicologie,
Université de Nice – Sophia Antipolis,
RITM
- Maurice FRECHURET, Conservateur du Musée
Chagall, Nice
- Jean-Louis LELEU, Professeur, Musicologie,
Université de Nice – Sophia Antipolis,
RITM
- Marc MARTI, Professeur, Langue Littérature
et Civilisation Hispaniques, Université
de Nice – Sophia Antipolis, CIRCLES
- Carole TALON HUGON, Professeur, Philosophie,
Université de Nice – Sophia Antipolis,
CRHI
- Alain TASSEL, Professeur, Lettres Modernes,
Université de Nice – Sophia Antipolis,
CIRCLES
PRÉSENTATION
Ce colloque se propose de faire
le point sur les tentatives de définition
de l’avantgarde.
Son ambition est de couvrir tous
les champs de la création et de susciter
une réflexion pluridisciplinaire intégrant
des approches aussi diverses que celles des spécialistes
d’esthétique, des historiens ou des praticiens
de l’art. Il engagera une réflexion sur la
continuité historique du phénomène
avant-gardiste qui caractérise le XXème
siècle, sur la fortune et la réception
des différentes avant-gardes et sur leur
signification politique et anthropologique au travers
de problématiques croisées comme l’analyse
des pratiques et des esthétiques.
Ce colloque bénéficie
par ailleurs du partenariat avec des institutions
telles que le Musée Marc Chagall et la Cinémathèque
de Nice, et proposera en contrepoint des journées
d’études des concerts-performances et des
projections cinématographiques d’oeuvres
historiques.
FORMULAIRE D’APPEL A CONTRIBUTION
Les laboratoires CIRCLES, CRHI,
CTEL et RITM* organiseront un colloque international
intitulé « De l’avant-garde, des avant-gardes
: frontières, mouvements » les jeudi,
vendredi et samedi 4, 5 et 6 décembre 2008
à l’Université de Nice – Sophia Antipolis.
Les pistes de recherche figurent
sur le texte d’orientation du colloque.
Les propositions de contribution
(500 mots environ) devront être adressées
avant le 15 mai 2008 par voie électronique
à Serge Milan (milan@unice.fr ), accompagnées
d’une courte présentation de l’intervenant.
Elles seront examinées et sélectionnées
par les Comités Scientifique et d’Organisation
du colloque pour le 30 juin 2008.
Chaque intervention ne devra
pas dépasser 20 minutes.
*Centre Interdisciplinaire Récit,
Cultures, Langues et Société ; Centre
de Recherche d’Histoire des Idées ; Centre
Transdisciplinaire d’Epistémologie de la
Littérature ; Centre de Recherche sur l’analyse
et l’Interprétation des Textes en Musique
et dans les Arts du Spectacle UFR Lettres, Arts
et Sciences Humaines
TEXTE D’ORIENTATION
Dans la période post-moderne,
la notion même d’avant-garde semble s’être
dissoute au sein d’un ensemble beaucoup plus vaste
de catégories esthétiques, qui l’ont
au mieux reléguée dans les tiroirs
de l’histoire comme objet fétiche, ou au
pire, qui l’ont traitée comme une excroissance
de la modernité soupçonnée
de complicité avec les horreurs du siècle.
Les avant-gardes historiques ont même acquis
parfois le statut d’un mal nécessaire, d’un
« anti-art » qui aura revivifié
la création, sans toujours réussir
à empêcher la réification de
la culture dans les circuits de consommation.
Elles ont pourtant laissé
une empreinte indélébile sur la production
du XXème siècle, et cela jusqu’à
leur pars destruens qui a paradoxalement posé
les prémisses de tentatives plus «
modernes », en proposant de nouvelles réflexions
structurelles et formelles sur le matériau
artistique. Pourtant, pour reprendre une remarque
d’Adorno à propos de la seconde moitié
du XXème siècle, « le gestus
expérimental, terme qui désigne les
procédures artistiques pour lesquelles le
nouveau s’impose comme une obligation, a subsisté
; mais aujourd’hui, il désigne fréquemment
[…] une chose qualitativement différente
: le fait que le sujet artistique emploie des méthodes
dont il ne peut concrètement prévoir
le résultat ».
La notion d’avant-garde se définit
donc aussi au travers d’affrontements dialectiques
– ancien et nouveau, tradition et modernité
– qui nécessitent, comme en photographie,
un changement de focales afin de pouvoir faire le
point, focales déterminées ici par
une réflexion esthétique, historique
et philosophique, ainsi que par une analyse des
pratiques artistiques. Nous avons dès lors
retenu les axes suivants afin d’orienter les interventions
des participants :
Analyse des pratiques et des
esthétiques d’avant-garde
Les mouvements qui se réclament
de l’avant-garde possèdent des esthétiques
très diverses et des pratiques qui méritent
d’être soumises à n examen critique.
Ces types de production tendent souvent vers la
synesthésie et l’oeuvre d’art totale, vers
l’utilisation de techniques expérimentales,
vers l’émergence dans certaines oeuvres d’éléments
« pauvres » ou d’objets dévalués,
ainsi que vers l’établissement d’un lien
inédit entre la pratique artistique et sa
théorisation. Par ailleurs, les « oeuvres
» avant-gardistes sont souvent liées
à des gestes singuliers dans leur exécution,
investissant des lieux où les corps eux-mêmes
sont réinventés. Sonder ces tendances,
ces expérimentations et ces rapports inédits
de l’art à la pensée, à la
nature, au trivial ou au corps, permet de reposer
explicitement la question des frontières,
du mouvement et de l’identité de la pratique
et de l’oeuvre artistique.
Réception des avant-gardes
et continuite historique
Au tournant de la seconde moitié
du XXème siècle, les héritiers
des avant-gardes futuriste, dada ou surréaliste
perpétuent un mouvement qui achève
de remettre en question la notion d’art tant pour
ce qui est des matériaux que pour ce qui
concerne la conception formelle des oeuvres. Comment
cette modernité se réalise-t-elle
– ou s’achève-t-elle – dans le Lettrisme
par exemple, ou l’Internationale Situationniste,
ou encore le mouvement Fluxus? Quelles sont les
traces, les empreintes ou les mémoires des
avant-gardes encore perceptibles dans ces mouvements
nés après 1940 ? Dans quelle mesure
peut-on écrire que les avant-gardes présupposent
un sens de l’histoire, et qu’elles évoluent
toutes dans un certain paradigme temporel qui conçoit
l’Histoire comme un processus orienté vers
un but dont elle tire sa signification?
Démarcation des projets
esthétiques, politiques, anthropologiques
Enfin, en quoi la notion d’avant-garde
artistique se différencie-t-elle de celle
de mouvement artistique (ou littéraire) ?
Il semble y avoir là l’idée d’un mode
d’organisation militaire, et donc de combats à
mener : combat oedipien contre la vieille génération
des créateurs, assaut contre les institutions
artistiques, éradication des idées
esthétiques périmées, corps
à corps avec les institutions politiques,
enfin guerre ouverte à la société
dans son ensemble.
L’avant-garde est-elle à
comprendre comme une forme d’organisation permettant
d’unifier ces différents types de combats?
Il s’agit alors d’examiner comment s’effectue cette
unification et comment, dans cette volonté
de synthèse polémologique, des contradictions
internes condamnent les avant-gardes à n’être
presque jamais fidèles à la pureté
de leurs objectifs et de leurs proclamations (par
exemple, dans leur rapport aux pères spirituels,
au mécénat et au marché de
l’art, dans leur intégration aux institutions
artistiques, dans leur devenir-mode ou école).
BIBLIOGRAPHIE INDICATIVE
- ADORNO Theodor W., Théorie esthétique,
Paris, Klincksieck, 1995.
- ALBERA François, L’avant-garde
au cinéma, Paris, Armand Colin, 2005.
- BENJAMIN Walter, L’oeuvre d’art à
l’époque de sa reproductibilité
technique, Paris, Allia, 2003.
- BONNET Henri, Roman et poésie,
essai sur l’esthétique des genres
: la littérature d’avant-garde et
Marcel Proust, Paris, Nizet, 1980
- BOURRIAUD Nicolas, Formes de vie. L’art
moderne et l’invention de soi, Paris, Denoël,
1999.
- BRENEZ Nicole, LEBRAT Christian, Jeune
dure et pure! Une histoire du cinéma
d’avant-garde et expérimental en
France, Paris / Milan, Cinémathèque
française / Mazzotta, 2001.
- BUCH Estebàn, Le cas Schönberg
: naissance de l’avant-garde musicale, Paris,
Gallimard, 2006.
- COMPAGNON Antoine, Les cinq paradoxes
de la modernité, Paris, Seuil, 1990.
- DANTO Arthur, La transfiguration du
banal, Paris, Seuil, 1989.
- DE DUVE Thierry, Au nom de l’art. Pour
une archéologie de la modernité,
Paris, Minuit, 1989.
- ELLUL Jacques, L’Empire du non-sens
: l’art et la société technicienne,
Paris, PUF, 1980.
- GHALI Nourredine, L’Avant-garde cinématographique
en France, Paris, Expérimental, 1995.
- GUET Michel, L’Artisme considéré
comme un des beaux-arts, sinon comme le
tout, Paris, Jean-Pierre Faur Editeur, 2001.
- HARRISON Charles et WOOD Paul, Art en
théorie, 1900-1990, Paris, Hazan,
1997.
- JIMENEZ Marc, L’esthétique contemporaine
: tendances et enjeux, Paris, Klincksiek,
2004.
- KAUFMANN Vincent, Poétique des
groupes littéraires. (Avant-gardes
1920-1970), Paris, PUF, 1997.
- KRAUSS Rosalind, L’Originalité
de l’avant-garde et autres mythes modernistes,
Paris, Macula, 1993.
- LEMOINE Serge, LISTA Giovanni, NAKOV
Andreï, Les avant-gardes, Paris, F.
Hazan, 1991.
- LÖWY Michael et SAYRE Robert, Révolte
et mélancolie. Le romantisme à
contre-courant de la modernité, Paris,
Payot, 1992.
- LYOTARD Jean-François, La condition
post-moderne, Paris, Minuit 1979.
- MARX William, Les arrière-gardes
au XXème siècle. L’autre face
de la modernité esthétique,
Paris, PUF, 2004
- MESCHONNIC Henri, Modernité,
modernité, Paris, Verdier, 1988.
- MICHAUD Yves, La crise de l’art contemporain
: utopie, démocratie et comédie,
Paris, PUF, 2005.
- NOUDELMANN François, Avant-gardes
et modernité, Paris, Hachette, 2000.
- PARTOUCHE Marc, La Lignée oubliée.
Bohèmes, avant-gardes et art contemporain
de 1830 à nos jours, Paris, Al Dante,
2004.
- RANCIERE Jacques, Malaise dans l’esthétique,
Paris, Galilée, 2004.
- ROSENBERG Harold, La Tradition du nouveau,
Paris, Minuit, 1992.
- TEIGE Karel, Le Marché de l’art,
Paris, Allia, 2000.

12 décembre 2008, Paris
Des Ponts vers
l’Amérique (II) Hommage
à Elliott Carter Colloque international Appel
à communication
Organisé par le CRAL (Centre de Recherche
sur les Arts et le Langage) EHESS/CNRS (équipe
musique), Paris et l’IRCAM, Paris.
Elliott Carter, qui continue
sans relâche à composer des œuvres
admirables d’inventivité, de raffinement
et de vitalité, célèbrera son
100ème anniversaire le 11 décembre
2008.
Ce colloque veut rendre hommage
à l’homme et à l’œuvre en ouvrant
largement le champ de la réflexion. Le comité
de sélection invite les participants aux
approches non seulement analytiques mais aussi esthétiques,
philosophiques, historiques, ou encore même,
sociopolitiques.
Les communications pourront porter
sur les sujets, non limitatifs, suivants :
- Le langage cartérien
- Tradition et innovation
- Interpréter la musique de Carter
- Carter et l’Europe
- Carter et l’Amérique
- Les influences (littérature,
arts, sciences..)
- Les écrits
Chaque communication, d’une durée
de 30 minutes maximum, sera suivie d’une discussion-débat
de 10 minutes. Une table ronde clora chacune des
deux journées. Langues du colloque : français
et anglais. Les propositions de communication sont
à envoyer avant le 1er décembre 2007
accompagnées d’un titre provisoire, d’un
abstract de 300 mots maximum et d’un bref CV.
soit par e-mail : Carterparis2008@aol.com
ou maxnoubel@aol.com
soit par courrier postal : École
des Hautes Etudes en Sciences Sociales CRAL Secrétariat
de direction (colloque Elliott Carter) 105,
boulevard Raspail 75 006 Paris Organisation
et direction scientifique : Max Noubel (CRAL/EHESS),
avec Moreno Andreatta (Ircam/CNRS), Nicolas Donin
(Ircam).
Date limite : 1er décembre
2007
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