Olivier Philippe,
Messiaen ou la lumière. Hermann, paris
2008 [220 p. ; ISBN 9-782705-667252 ; 23 €]
Le livre de la musique de l'Antiquité
chinoise : Yueji (configuré et traduit pare
Veronique Alexandre-Journeau. Librairie You-Feng, Paris
2008 [207 p. ; ISBN 978-2-84279-399-9]
Saint-Saëns
Camille, Harmonie et mélodies.
Archives Kereline Éditions, Paris 2008 [reproduction
en fac-similé ; xxxi-315 p. ; ISBN 978-2-35748-024-27
; 37 €]
Solis Michel,
Henri Tomasi, un idéal méditéranéen
: esquisse biographique à plusieurs voix, dont
la sienne (principale) (postface de Daniel Mesguich).
Albania, Ajaccio 2008
Stoichita Victor,
Fabricants d'émotion : musique et malice dans
un village tsignane de Roumanie. Société
d'ethnomusicologie, Nanterre 2008 [229 p. ; ISBN 978-2-901161-85-1
; 23 €]
Szendy Peter,
Tubes : la philosophie dans le juke-box. Éditions
de Minuit, Paris 2008 [94 p. ; ISBN 978-2-7073-2042-1
; 13 €]
During Jean (direction),
La musique à l'esprit : enjeux éthiques
du phénomène musical (actes du colloque
organisé par la Fondation Ostad Elahi, Éthique
et solidarité humaine, à l'Université
Paris Descartes, Institut de psychologie, le 4 octobre
2002).L'Harmattan; Paris 2008
Gumplowicz Philippe,
Le Roman du jazz : Les modernes.
Fayard, Paris 2008
Darbon Nicolas,
Brian Ferneyhough et la nouvelle complexité
[La Capture des forces II] (Préface de Richard
Toop). Millénaire III, Notre-Dame-de-Bliquetuit
2008 [390 p. ; ISBN 978-2-911906-14-5]
Fumet Gabriel &
Thévenon Jean-Claude,
La musique du silence : Entretien avec Gabriel
Fumet.
Éditions Delatour, Sampzon 2008 [230 p. ;
Cédérom inclu ; ISBN 978-2-7521-0064-1 ; 24, 80 €]
Bisaro Xavier, Chiello
Giuliano, Frangne Pierre-Henri,
L'Ombre de Monteverdi : La querelle de la nouvelle
musique (1600-1638) : L'Artusi, ou des imperfections de la
musique moderne de Giovanni Artusi (1600). «
Æsthetica », Presses Universitaires de Rennes, Rennes 2008 [224 p. ;
ISBN 978-2-7535-0673-2 ; 18 €]
Combinant un récit et des analyses, l'ouvrage s'adresse
aux différents publics de lecteurs intéressés par les domaines aux
croisements des technologies, des sciences et de la musique
contemporaine.
Il a été réalisé à partir d'archives et
d'entretiens.
Le livre est centré sur une période déterminante dans
la vie de Jean-Claude Risset, physicien (Médaille d'or du CNRS en 1999) et
compositeur de musique (Grand prix national de la musique en 1990), les
années 1960, au cours desquelles il a profondément renouvelé la question
de l'identité des sons, tant en acoustique que dans la composition
musicale, ceci grâce à l'informatique.
Pendant cette même période, se construisit,
difficilement et dans le doute, sa double identité professionnelle
de chercheur scientifique et de musicien.
Sommaire
Introduction
A la recherche d'identités : 1961-1971, la décennie-clef
Chapitre 1 : Entrer en musique (1961-1964)
Chapitre 2 : Mais où et comment pratiquer la recherche musicale ?
(1962-1963)
Chapitre 3 : L'Amérique : l'ordinateur, instrument de musique et de
composition (1964-1965)
« Beethoven », revue de
l'Association Beethoven France (9), 2e semestre 2008 [110 p. ; ISSN
1765-3800 ; 10 €]
Orgues nouvelles : Organistes et
musiciens en Europe (2). Revue trimestrielle. Éditions Voix
Nouvelles, Lyon, octobre 2008 [52p. ; ISBN 977-2-204-50059-4 ; 20
€]
KROUBO DAGNINI JÉRÉMIE, Les origines du
reggae : retour aux sources : mento, ska, rocksteady, early reggae. «
Univers musical », L'Harmattan, Paris 2008 [ 268 p. ; ISBN
978-2-296-06252-8 ; 24 €]
Cet ouvrage retrace les origines du reggae de l'Afrique
à la Jamaïque, de l'époque de l'esclavage à la période post-coloniale. En
d'autres termes, il démontre comment l'histoire de la Jamaïque a contribué
de manière significative au développement de la musique jamaïcaine. Les
dynamiques socio-historico-culturelles qui ont permis l'apparition du
reggae â la fin des années 1960 sont analysées ainsi que les origines et
les évolutions du mento, du ska et du rocksteady, principaux mouvements
populaires antérieurs au reggae. Ce livre est orienté par une approche
davantage ethnomusicologique que musicologique et comporte ainsi des
parties axées sur des aspects historiques, anthropologiques, culturels,
sociaux et musicaux de la musique jamaïcaine. Un texte essentiel pour tous
les amateurs de musiques/cultures jamaïcaines. Le tout est agrémenté
d'interviews et de photos inédites de figures historiques de la musique
jamaïcaine (les JolIy Boys, Edward Seaga, Derrick Morgan, Toots, l'Alpha
Boys' School, Johnny « Dizzy » Moore etc.), de paroles de chansons ainsi
que d'une bibliographie conséquente et d'une discographie complète et
détaillée.
Jérémie KROUBO DAGNINI est étudiant-chercheur au
Département Études anglophones de l’Université Michel de Montaigne-
Bordeaux 3.Il écrit une thèse de doctorat sur l’histoire des musiques
populaires jamaïcaines au XXe siècle.
Complete Works of Voltaire / Œuvres
complètes de Voltaire
(18C) : éditions critiques de trois de ses livrets d'opéra
: « Tanis et Zélide » (1733), « Samson » (1733) et
« Pandore » (1740). Voltaire Foundation 2008 [430 p. ; ISBN
978-0-7294-0913-1, 135 € h.t.]
Lorsque Rameau bouleversa le monde de l’opéra en 1733,
Voltaire avait déjà écrit son premier livret d’opéra, Tanis et Zélide,
mais il le mit de côté pour écrire Samson expressément pour ce
compositeur. Les deux hommes collaborèrent pendant plusieurs années, mais
l’opéra finit par tomber sous la coupe de la censure. En 1740 Voltaire
écrivit un troisième livret, Pandore, dont il espérait à nouveau faire
composer la partition par Rameau, mais malgré le sujet moins controversé,
le projet ne fut jamais réalisé. Les trois livrets dépeignent un
affrontement avec les religions en place, menant à des scènes
spectaculaires: Isis et Osiris foudroyant le temple à Memphis; Samson
faisant s’écrouler celui des Philistins, entraînant leur mort et la
sienne; et Prométhée et les Titans combattant les dieux de la mythologie
romaine.
REBOUL SYLVIE,
Le Vin et la Musique : Révélations sur des accords
divins
Éditions Féret, Bordeaux 2008 [192 p. ; + de 300 ill.
couleur ; ISBN 978-2-35156-029-7, 49 €]
Quel que soit votre style de musique, classique, jazz,
rock, pop, rap, la forme musicale, opéra, symphonie, chanson, big band,
trio, quintet il existe . nécessairement un vin, une alliance possible qui
vous fera sublimer ce que vous entendez. Michel Onfray a dépeint les liens
qui unissent le vin à la musique : « Le temps du vin est celui de la
musique, évanescent et destiné à creuser l'âme pour laisser des traces,
des souvenirs, des témoignages. »
De fait, au fil des siècles, musique et vin
apparaissent comme des partenaires naturels. Sylvie Reboul nous invite
ainsi à remonter le fil du temps en retraçant l'histoire de cet accord
parfait. Elle fait revivre les banquets des civilisations les plus
anciennes, nous fait partager le rythme des ordres religieux. Plus tard,
les fêtes de cour perpétuent cette tradition tandis que les guinguettes,
les cafés concerts et les sociétés bachiques et dansantes contribuent,
comme dans les temps les plus reculés, à la communion entre les hommes.
Cet itinéraire nous conduit jusqu'aux nombreux festivals qui, de nos
jours, nous convient à l'émotion.
La deuxième partie de l'ouvrage est consacrée à la
chanson. Chants anciens du Moyen-Age, opéras, chansons contemporaines le
répertoire évoquant le vin est immense. On chante et l'on boit entre amis
ou avec la foule pour partager la joie, la nostalgie ou l'enthousiasme. La
musique anglo-saxonne regorge également de références au vin, de Woody
Guthrie aux Beasties Boys en passant par des interprètes Cultes du monde
du blues, du jazz, du rock et de la pop.
Cet ouvrage ne serait pas complet s'il ne s'était
intéressé à la place du vin dans la vie des musiciens. Des troubadours du
Moyen-Age qui en jouissaient largement, aux chansonniers du XIXe siècle,
vous irez de découverte en découverte avec un Richard Wagner amateur de
Champagne, ou un Giuseppe Verdi cultivant ses vignes et faisant son
vin
Le vin et la musique rythment les actes les plus
intenses de la vie spirituelle, sociale et culturelle des hommes. Ils
créent un climat propice à la présence du divin et favorisent
l'éloignement du quotidien ainsi que le partage des émotions.
Si vous avez déjà écouté le vin « chanter» dans les
cuves, vous resterez sous le charme de la découverte de ce livre de
l'attaque au final. Sinon, lisez et tendez l'oreille : vous n’écouterez
plus jamais le vin comme avant.
Ingénieur agronome et œnologue de formation, Sylvie
Reboul est journaliste spécialisée. La vigne et le vin sont au quotidien
son travail et sa passion. Elle a collaboré précédemment à plusieurs
ouvrages notamment le Guide Encyclopédique des Vins de France (Hachette),
et les Vins de la Vallée du Rhône (Editions Féret).
Le Vielleux : métamorphose d'une
figure d'artiste du XVIIe au XIXe siècle.
Catalogue d'exposition tenue du 5 juillet au 5 octobre 2008, au Monastère
royal de Brou. Fage, Lyon 2008. [142 p. ; ISBN 2-84975-142-8 ; 25
€]
L'image et l'univers du joueur de vielle ont connu une
histoire riche et variée tout au long des XVIIe et XVIIIe siècles, avant
de cesser d'être une figure d'actualité dans le courant du XIXe siècle.
Cette exposition s'attache à montrer l'évolution que connaît la vielle à
roue en presque trois siècles et, dans son sillage, la représentation de
ceux qui en jouent
Tout en se méprenant sur l'origine ancienne de la
vielle à roue, le Littré porte d'emblée notre regard vers une figure
« moderne » du vielleur ou vielleux, proche au XVIIe siècle
de celle du philosophe mendiant. Mendicité, rêve mais aussi danse et
nomadisme... autant de substantifs qui décrivent en effet l'univers du
joueur de vielle, et qui disent tout ou presque, du jeu d'un instrument de
musique ayant connu une histoire riche et variée tout au long des XVIIe et
XVIIIe siècles. Dans le courant du XIXe siècle toutefois, le
vielleux cesse d'être une figure d'actualité dans les arts. En presque
trois siècles, c'est donc une incroyable évolution que va connaître
la vielle à roue et, dans son sillage, la représentation de ceux qui en
jouent. Caractériser l'identité visuelle du joueur de vielle, puis cerner
son évolution iconographique, a été l'objet de la préparation de
l'exposition Le Vielleux, inétamorphoses d'une figure d'artiste du XVIIe
au XIXe siècle.
Marie-Anne Sarda
Sommaire du livre :
p. 7. Maire-Anne Sarda,
Le Vielleux, métamorphoses d'une figure d'artiste du XVIIe au XIXe
siècle.
p. 14. XVIIe siècle
p. 24. XVIIIe siècle
p. 36. Petits Savoyards (1750-1850)
p. 46 IXIe siècle
p. 55. Florence Gétreau,
L'enfant vielleux en France : mutations d'une pratique et d'un
stéréotype pictural.
p. 65. Jean-Christophe Maillard,
L'association vielle à roue et musette aux XVIIe et XVIIIe
siècle.
p. 73. Paul Fustier,
La vielle à roue : l'entrée en Arcadie.
p. 81. Jean-François Chassaing,
Sécificités de la vielle bressane.
p. 89. Jean-François Chassaing, Le joueur de vielle : un musicien entre
situation et représentation.
p. 97. Catalogue.
p. 136. Bibliographie
MONGRÉDIEN JEAN,
Le Théâtre- Italien de Paris (1801- 1831) : chronologie
et documents
[ 8v.]. « Perpetuum mobile », éditions Symétrie, Lyon
2008 [8v. ; 5384 p. ; ISBN 978-2-914373-30-2 ; 640 €]
Cet ouvrage met à la disposition du public (chercheurs
ou mélomanes) un vaste ensemble de documents relatifs aux trente premières
années de l’histoire du Théâtre-Italien de Paris (1801-1831). La capitale
française découvre alors les grands opéras italiens de Mozart, et bientôt
ceux de Rossini. Des chanteurs virtuoses de renommée internationale font
leur apparition : Manuel Garcia, Giuditta Pasta, Maria Malibran, Luigi
Lablache… Le goût musical se transforme peu à peu entre Lumières et
romantisme. Ce qui, en 1801, n’était encore qu’un petit théâtre d’opera
buffa, en retrait de l’Opéra et de l’Opéra-Comique, est devenu en 1830
l’un des hauts lieux de la vie sociale et artistique parisienne...
Lire la suite
de la présentation
GIRARD PAULINE & DE L'ÉPINE
BÉRANGÈRE (éditrices),
Léo Delibes : Jean de Nivelle. Dossier de presse
parisienne (1880). Musik-Edition Lucie Galland,
Weinsberg 2006 [256 p. ; ISBN 3-925934-72-3 ; 40, €]
Ce livre est plus une « revue de presse » qu'un «
dossier de presse ». En effet, il réunit la retranscription des
articles parus dans la presse en 1880, à l'occasion de la création de «
Jean de Nivelle », un Opéra-Comique de Léo Delibes, sur un livret d'Edmond
Goudinet et Philippe Gille...
Lire la
suite
VINCENT D'INDY,
Rondino, pour quatre
trompettes en mi b. Réstitution par Jean-Louis Couturier. Alphonse Leduc,
Paris 2008 [conduct. et parties ; réf. AL 30 364 ; ISMM M-046-30364-7 ;
12,10 €]
Le Rondino pour quatre trompettes, conservé à la
Bibliothèque nationale de France, sous la cote Ms. 9236, porte la date du
18 juillet 1911.
Vraisemblablement conçue pour la trompette
d'ordonnance, en mi b, instrument d'usage adopté par l'Armée française,
cette œuvre recoupe à travers ses quatre voix la tessiture complète de
l'instrument (du sol grave au sol aigu), sans pour autant faire
abstraction du si B naturel, note inusitée alors dans les pièces
caractèristiques destinées aux instruments naturels. On notera l'emploi du
staccato ternaire, conformément à l'écriture traditionnelle de la
trompette d'ordonance.
Vincent d'Indy utilise habilement les ressources
dynamiques, du
p au
ff, dans cette composition, somme toute modeste, mais qui
atteste, si besoin était de la démontrer, l'assurance et la maîtrise du
métier de son auteur.
COLLECTIF,
Franck Bedrossian : De l'excès du
son. « À la ligne », Ensemble 2e2m,
Champigny 2008 [édition bilingue français / anglais ; 121 p. ; ISBN
978-2-913734-03-6 : 10 €]
Comment rencontrer l'univers d'un compositeur
d'aujourd'hui, comment comprendre les ressorts de son imaginaire à travers
la diversité de ses œuvres ? Autant de questions auxquelles la collection
« A la ligne », proposée par l'Ensemble 2e2m, souhaite apporter des
réponses.
Ce quatrième volume est consacré au compositeur Franck
Berdrossian (1971), un des créateurs français les plus représentatifs du
courant de la saturation.. Au cours de sa saison 2008, l'Ensemble 2e2m le
met en exergue au travers de concerts, rencontres, masterclass permettant
à un large public de mesurer l'enjeu d'une démarche radicale et
novatrice.
Afin de compléter ce focus et de donner l'opportunité
de clés d'écoute, de pistes de réflexion, cet ouvrage, à travers des
textes de Pierre Roullier, Philippe Leroux, Raphaël Cendo, Bastien Gallet,
Alexis Galpérine et enfin Orner Corlaix, ira à la rencontre du monde
singulier de ce compositeur où son rime avec matière
JOËLLE LÉANDRE,
À voix basse, entretiens avec Franck
Medioni. «Paroles », Édition MF, Paris
2008 [160 p. ; ISBN 2-915794-28-1 : 10 €]
Ce livre d'entretiens avec Joëlle Léandre
s'est construit au fil du temps, au cours d'une série de rencontres chez
elle, à Paris, sur une période de deux ans. Parallèlement, j'ai mené un
travail similaire avec le pianiste, chef d'orchestre compositeur et
improvisateur Martial Solal. Deux livres d'entretien avec deux musiciens
au langage si singulier, qui se sont comme questionnés et répondus l'un
l'autre. D'emblée s'est affirmée une parole forte, vive, une pensée en
mouvement ample, véloce : Joëlle Léandre telle qu'on la voit, telle
qu'on l'entend en concert. Le geste, le temps, l'explosion de l'instant,
elle fait partie de ceux (John Coltrane, Cecil Taylor, Steve Lacy, Evan
Parker, Daunik Lazro…) qui nous a fait pleinement prendre conscience de ce
que pouvait être l'improvisation, ses (en)jeux, ses géographies
intérieures, ses merveilles. Primauté du jeu, primeur de l'improvisation,
confiance absolue dans l'instant, l'instinct, l'autre, refus des
préméditations, elle porte loin son désir de musique et de liberté. Ses
désirs de musique, inlassablement, elle les poursuit, les harcèle, les
rêve. Sa musique laisse entendre l'urgence de l'instantané (son existence
ne tient qu'à ce que l'instant présente, comprend et convoque d'avenir, en
le précipitant et le désagrégeant), les prises de bec, gestes et
méditations d'artistes libres pour qui la musique est bien vivante, se vit
avant tout sur le moment, dans la jubilation de l'expression immédiate et
souveraine. Oui, l'instant, le présent. Rien d'autre que l'ouverture du
présent, enrobée de tout le passé et de tout le futur. Un geste improvisé
tout autant que composé. Oui, l'écoute, l'écoute primordiale dans le jeu,
la mise en jeu de soi. Et surtout l'immédiateté de la pensée,
l'immédiateté à soi, au monde sonore, et à l'autre. Improviser, c'est se
trouver entre deux mondes, là où rien n'est certain mais où tout est
possible. Joëlle Léandre en parle magnifiquement bien tout au long de ce
livre, l'improvisation, c'est une composition spontanée, mais aussi et
surtout une exploration de la matière sonore fondée sur le geste musicien.
Un geste qui n'a pas de finalité propre : l'improvisation, acte
gratuit et suprême, est dans toute sa massivité d'être ; c'est un
état de désir qui improvise dans le temps réel. Composition instantanée
donc, musique totale ; vibrations, sons, bruits. Les démarcations qui
séparent le son du bruit, comme la musique de la poésie, sont arbitraires.
A ce propos, il est utile de relire Cage et de réfléchir sur cette pensée
de Varèse : « Il n'y a pas de différence entre le son et le
bruit, le bruit étant un son en cours de création. Le bruit est dû à une
vibration non périodique, ou à une vibration qui est trop complexe dans sa
structure, ou d'une durée trop courte pour être analysée ou comprise par
l'oreille. » Les musiciens de jazz, les improvisateurs sont des
personnages sonores. Ils sont leur musique comme ici, d'une certaine
façon, Joëlle est sa parole. Totale adéquation entre la pensée, les mots
et le geste musicien. La musique est chez elle un
work in progress, mouvement permanent, élan vital,
recréation perpétuelle donc, un souffle qui échappe à toute codification
et claustration. En tant que telle, c'est un moyen de connaissance, de
construction de soi autant qu'un exercice de liberté. Joëlle le dit, le
répète tout au long de ce livre, c'est une fille du Sud, une femme de
passion et de patience, une femme de feu. C'est une musicienne en liberté
inconditionnelle, à l'affût, à l'écoute des bruissements du monde, engagée
dans la musique d'aujourd'hui, le bel aujourd'hui, sa contemporanéité la
plus prégnante. Elle se définit comme une musicienne en vibration, en
résistance. « Créer, c'est résister » dit Gilles Deleuze,
rappelle-t-elle au cours des entretiens. Libre et rigoureuse, elle brasse
et embrase la contrebasse d'un même geste passionné. Ses prestations en
solo condensent toutes ses qualités : lyrisme flamboyant, engagement
total du corps musicien et irruption des mots, du chant, quand le désir
d'expression excède la musique. Elle est musicienne jusqu'au bout de
l'archet. D'une certaine façon, ce livre d'entretiens est autant un
ouvrage biographique qu'un manifeste poétique. Il y a chez elle une pensée
libertaire qui place la construction de soi comme une singularité
souveraine. En fait, elle fait partie de cette confrérie d'artistes et
autres aventuriers de la vie qui n'ont jamais eu d'autre programme que
l'enchantement du jour. Elle conteste, revendique et proteste. Ce sont les
propos d'une femme libre. C'est une parole forte, directe, essentielle.
Ecoutez-la.
Contrebassiste, improvisatrice et
compositrice, Joëlle Léandre est une des figures importantes de la
nouvelle musique européenne. Formée à la musique d'orchestre et à la
musique contemporaine, elle a joué avec L'Itinéraire, 2e2m et l'ensemble
Intercontemporain. John Cage, Giacinto Scelsi et Betsy Jolas ont composé
pour elle. Elle a travaillé avec les grands noms du jazz et de
l'improvisation, écrit pour la danse, le théâtre. Son rayonnement est
international ; ses activités de créatrice et d'interprète l'ont
amenée sur les scènes les plus prestigieuses. Elle a enregistré plus d'une
centaine de disques.
En cent disques, Pierre Gervasoni nous ouvre les portes
de la musique classique de notre temps. De Boulez à Ligeti, de Stockhausen
à Mantovani et de Berio à Manoury, cet univers de sons nouveaux est
exploré avec finesse, humour et pédagogie par un grand journaliste musical
et un brillant chroniqueur de la musique d'aujourd'hui.
A l'heure où l'existence du disque est régulièrement
remise en question par les mutations de la société, le disque de musique
contemporaine résiste avec une vigueur qui incite à l'optimisme. Sans
doute parce qu'il constitue pour les compositeurs en activité le moyen le
plus sûr de rayonner hors des cercles spécialisés. Souvent supervisés par
les créateurs eux-mêmes, ces précieux sésames s'offrent au mélomane sous
diverses formes, oscillant entre l'instantané et la carte de visite, qu'il
n'est pas aisé de décrypter avant une éventuelle acquisition quand on
aborde en néophyte la musique de son temps.
La présente sélection ambitionne de fournir à chacun
les principales clés d'accès à un répertoire éclectique couvrant le
dernier quart du XXe siècle et le début du XXIe. Répartis en fonction des
diverses entrées (repères historiques, approches intuitives,
considérations panoramiques, quêtes spirituelles) qu'un Guide se doit de
proposer, les 100 disques retenus sont présentés par des textes imagés qui
tentent, dans chaque cas, de parler la langue propre au compositeur.
Agrégé de musicologie et diplômé du Conservatoire
national supérieur de musique et de danse de Paris, Pierre Gervasoni (né
en 1959) mène une double activité d'enseignement et de critique musical
pour le quotidien
Le Monde et pour le mensuel
Art Press.
FRANÇOIS-SAPPEY BRIGITTE & LEBRUN
ÉRIC, Alexandre P. F. Boëly. «collection Horizons », bleu nuit
éditeur, Paris 2008 [ 176 p. ; ISBN 2-913575-92-7 ; 20 €]
Alexandre P. F. Boëly (1785-1858), dernier fleuron
d'une dynastie de musiciens des rois de France, a su accomoder ses racines
dans le XVIIIe siècle versaillais avec sa carrière dans le Paris
romantique.
Au-delà de son parcours de pianiste, altiste,
chambriste accompli et organiste de la paroisse royale de
Saint-Germain-l'Auxerrois, ce pur Français, nourri de partitions
allemandes encore peu connues, s'affirme comme un beethovénien
d'avant-garde tandis qu'à l'orgue tous le proclament «Bach ressuscité».
Malgré les événements politiques difficiles et une certaine frivolité
ambiante, Boëly a connu un parcours singulier et fécond, couronné par un
vaste corpus instrumental de tout premier plan, faisant de lui un
véritable maître de l'orgue français.
Ce nouveau volume de la collection horizons, riche en
illustrations rares et en nombreux exemples musicaux, montre combien il
est désormais essentiel de redécouvrir cette figure exemplaire de la
France au temps de Berlioz.
Musicologue, Docteur ès lettres, Brigitte
François-Sappey s'est essentiellement penchée sur le romantisme français
et allemand, et s'impose désormais comme une référence à travers sa
contribution au Guide de la Mélodie et ses ouvrages sur l'Histoire de la
musique en Europe, Alexandre P.F. Boëly ou encore Charles-Valentin Alkan.
Son vaste Robert Schumann a reçu le Grand Prix des Muses. Elle a publié,
depuis, des biographies de Clara Schumann et Felix Mendelssohn.
Eric Lebrun est un concertiste international, également
compositeur et pédagogue. Professeur d'orgue au CNR de
Saint-Maur-des-Fossés, il est aussi l'organiste titulaire du Cavaillé-Coll
de l'église Saint-Antoine- des-Quinze-Vingts à Paris depuis 1990. Il a
déjà publié dans la collection horizons une biographie sur Buxtehude et
livre ici un nouvel opus sur une figure injustement délaissée du grand
répertoire français.
CORBIER CHRISTOPHE,
Maurice Emmanuel.
« horizons », bleu nuit éditeur, Paris 2007
[176 p. ; ISBN 2-913575-79-X ; 20 €]
Bien plus que le simple « helleniste distingué » auquel
on l'a trop souvent résumé, Maurice Emmanuel (1862-1938) a été aussi
professeur d'histoire de la musique au Conservatoire de Paris, où il a
influencé plusieurs générations de compositeurs, parmi lesquels on peut
noter Alain, Duruflé, Dutilleux et Messiaen. Soutenu par Massenet et élève
de Delibes, Emmanuel a composé de vibrants hommages à la Bourgogne et la
Bretagne, dans la mouvance régionaliste suivie par Canteloube. Son œuvre
est également fortement marquée par la musique antique, en une période de
recherche des sources originales et où les plus grands artistes, telle la
danseuse Isadora Duncan, ont mis leur talent au service de cette
redécouverte culturelle.
Cet ouvrage, riche en illustrations et en exemples
musicaux, contribuera à redonner enfin à Maurice Emmanuel sa véritable
place dans l'histoire de la musique.
Agrégé de lettres classiques, pianiste de formation,
chroniqueur pendant plusieurs années pour le site www.concertclassic.com,
Christophe Corbier, né en 1976, est secrétaire général de l'Association
des Amis de Maurice Emmanuel et auteur d'articles sur Emmanuel et la
musique française. Il prépare actuellement une thèse de doctorat en
littérature comparée à la Sorbonne sur l'hellénisme de Maurice Emmanuel.
Il signe ici son tout premier livre.
GAUTHIER LAURE & TRAVERSIER
MÉLANIE (direction),
Mélodies urbaines : La musique dans les villes d'Europe
(XVIe-XIXe siècles). Préface par Jean-Pierre
Bartoli. [368 p. ; ISBN 978-2-84050-563-1 ; 32 €]
En croisant les méthodes et les objets de l'histoire
urbaine et de la musicologie, ce volume s'attache à répondre à une double
question : en quoi l'espace musical infléchit-il le développement de
l'espace urbain et, à rebours, en quoi les espaces urbains, notamment
politique et confessionnel, influent‑ils sur l'espace musical ? Plutôt que
de proposer des analyses qui exploreraient de façon exhaustive l'histoire
musicale d'une ville en particulier ou d'un lieu de représentation, ce
livre propose une série de cas types, révélateurs des liens entre
l'histoire d'une ville et celle d'un fait musical. Le développement de
l'espace musical dans la ville en Europe, depuis la Réforme jusqu'à
l'émergence des avant-gardes musicales à la fin du xixe siècle, s'est
effectué selon des paradigmes communs à ceux des autres espaces urbains :
local/national, sacré / profane, privé / public, etc. Le choix du cadre
européen permet d'appréhender l'histoire musicale européenne dans sa
diversité et d'en dégager les éléments de convergence.
Table des matières
Préface de Jean-Pierre Bartoli ; Introduction par Laure
Gauthier et Mélanie Traversier.
Première partie : La musique et le pouvoir.
1. Euterpe et les princes
Pouvoir et culture sonore dans les rues d'Amiens au xvie siècle
(Frédéric Billiet)
Les ruptures du quotidien sonore : une stratégie de pouvoir ?
L'exemple liégeois dans la première moitié du xviie siècle (Émilie
Corswarem et Annick Delfosse)
« La musica ha la sua propria sede in questa città » : Histoire
urbaine et espaces musicaux à Venise, 1600-1797 (Caroline
Giron-Panel)
Développement de l'espace musical et identité urbaine dans les villes
d'Europe centrale : les opéras de Lemberg et de Prague (Philipp
Ther)
2. Euterpe et l'Église
Création et reconfiguration de l'espace sonore : les activités
musicales à Strasbourg avant, pendant et après la Réforme protestante
(Beat A. Föllmi)
Les spectacles à Munich aux xviie et xviiie siècles. Pour une
confrontation de la scène scolaire et de l'opéra (Anne-Claire
Magniez)
Les pompes royales dans les villes de Province dans la seconde moitié
du XVIIIe siècle : entre catholicisme d'État et mondanités locales
(Georges Escoffier)
Le chant parisien au xviiie siècle : entre prière nationale et
résistances locales (Xavier Bisaro)
Deuxième partie : Le théâtre, l'hospice ou la rue
?
1. Espace privé, espace public
La musique dans la rue : Giulio Cesare Croce à Bologne, 1550-1609
(Florence Alazard)
« Quattro venerandi templi d'Euterpe » : les églises des Ospedali
Grandi durant la République vénitienne (Laura Moretti)
Entre théâtre et salon : les premières salles de concert parisiennes
au xixe siècle (Laure Schnapper)
Le salon de Liszt comme symbole du « Nouveau Weimar » (1848-1861)
(Damien Ehrhardt)
Lieux du théâtre et architecture de la société urbaine : éléments sur
le cas italien à la fin du XIXe siècle (Carlotta Sorba)
2. Ville réelle, ville imaginée
Ville réelle, ville imaginée dans les pièces de clavecin de François
Couperin (1668‑1733) (Bertrand Porot)
Passion et utopie dans Euphonia ou la ville musicale de Berlioz
(Esteban Buch)
La géographie de la musique et la définition de ses objets : le cas de
New York au xixe siècle (Rémy Campos)
Contributeurs ; Bibliographie sélective ; Index
des noms de lieux ; Index des noms de personnes
« Beethoven », revue de l'Association
Beethoven France (9), 1er semestre 2008 [109 p. ; ISSN 1765-3800 ; 10
€]
La Comtesse Marie Erdödy est-elle l'Immortelle
Bien-Aimée ?
Ludwig van Beethoven : l'homme
Ludwig van Beethoven, sa vie, son œuvre (8e partie), p. 2
Marie Erdody fut-elle l'Immortelle Bien-Aimée de Beethoven ? p.
18
Beethoven et la musique
La Missa Solemnis (3e partie) : à la recherche du sens perdu, p.
39
Les ouvertures de Beethoven (5e partie), p. 62
Les tonalités dans les œuvres de Beethoven, p. 72
Beethoven a-t-il été un précurseur de la forme Lied ? p. 79
Les transcriptions de Beethoven : liste des œuvres, p. 82
Grieg : la vocation d'un nordique sous le signe de Beethoven, p.
87
Insolite et anecdotes
La Cinquième Symphonie : découverte d'une anecdote oubliée, p. 92
Documents et enregistrements
La vie et l'œuvre de Beethoven : des livres pour les jeunes, p.
96
Ludwig van Beethoven sur internet, p. 100
Spectacles et concerts
Fidelio à Séville, p. 108
La vie de l'ABF - Association Beethoven France et
Francophonie ; L'ABF organise sa première Beethovéniade chez Hanlet (p.
10) ; De Bonn à Coblence, l'ABF voyage (p. 14) ; Soirée beethovénienne
exceptionnelle à Rambouillet (120) ; Boutique : les inédits de
l'ABF(123)
Revue « Nunc » (n° 14), novembre
2007,
Musique contemporaine : État des lieux /
perspectives. Éditions de Corlevour,
Clichy 2007 [140 p. ; ISBN : 2-915831- ; 19 €]
Sébastien BÉRANGER : Des traditions permissives, ou la réappropriation
des langages.
Vincent TIFFON : Musique, machine, humanité.
Costin CAZABAN : Husserl et la mélodie « électroacoustique ».
Alain BANCQUART : Un avenir pour la musique ?
Thierry ESCAICH : Quelques réflexions sur le paysage musical
actuel.
Makis SOLOMOS : La musique contemporaine est-elle déconnectée du
public ?
Jean-Claude WOLFF : Petite interview imaginaire.
Jean-Yves BOSSEUR : De la consommation à la création.
Antoine HENNION : Public de l'oeuvre, oeuvre du public ?
Pascale CRITON : Pour un monde toujours à construire.
Michel RISSE : Une musique contextuelle pour des
villes-instrument. Le projet Instrument / Monument.
Laurent CUGNY : Jazz, le déni.
Valérie DESHOULIÈRES : Betsy Jolas, le Passé recomposé.
Pierre REVERDY : Lettre (1949) à Betsy Jolas.
Olivier APERT : Penser musicalement. À propos de l'opéra Oreste &
Œdipe.
Thierry CLERMONT : Klang ! Petit guide pour la composition d'un opéra
contemporain correct.
OIKOUMÉNÈ
Jacques DARRAS : Sienne, toujours à l'heure.
Charles BUKOWSKI : Les jours s'en vont comme des chevaux sauvages dans
les collines. Traduction de l'anglais (États-Unis) par Thierry
Beauchamp.
Sylvan CAMILLERI : Petite phénoménologie de la mort en seconde
personne.
Claude TUDURI : Poèmes.
Chan KY IUT : Notes poétiques sur la peinture.
Bernadette : ENGEL-ROUX Évidence du visible en visage vue.
Des fusains de Marjolaine PIGEON accompagnent ce
numéro
JEAN-MARC WARSZAWSKI (coordination),
Blanche Selva : La naissance
d'un piano moderne (préface par Gilles Cantagrel). Symétrie, Lyon,
[340 p.; 50 €]. Le
bulletin de souscription
Si le nom de Blanche Selva est aujourd'hui inconnu du
grand public (lui fut-il un jour connu ?), il est bien présent dans le
milieu musical, pour peu qu'on s'intéresse à l'histoire de la technique
pianistique ou à celle du monde musical français du premier tiers du XXe
siècle.
Elle est une concertiste admirée pour la puissance de
son jeu qui préserve la clarté des articulations et de la polyphonie.
Considérée comme une spécialiste de Bach, elle est proche de Vincent
d'Indy, Isaac Albeniz, Albert Roussel, Déodat de Séverac, Joseph-Guy
Ropartz, Georges Martin Witkowski, René de Castera, Paul Dukas,
Roger-Ducasse, Albéric Magnard, dont elle crée, entre autres, les œuvres.
Elle donne un nombre incalculable de concerts en France, mais aussi en
Angleterre, en Russie, en Tchécoslovaquie, et en Espagne, où elle
s'installe dans les années 1925.
Nommée à l'âge de 18 ans, par Vincent d'Indy,
professeur de piano à la Schola cantorum, elle y développe une pédagogie
personnelle qui intègre la toute nouvelle gymnastique rythmique prônée par
Émile Jaques-Dalcroze. Elle publie une imposante méthode de technique
pianistique, qui soutient le développement d'un réseau national de son
enseigmenemt. Elle enseignera également au Conservatoire de Strasbourg, à
celui de Prague, à l'École Normale de Musique de Paris, et à Barcelone, où
elle fonde sa propre institution.
Conférencière, elle est aussi musicographe. Elle publie
des livres sur la sonate, des articles pour diverses revues, une
biographie de Déodat de Séverac. Elle s'essaye à la composition et
entretient une importante activité épistolière où se mêlent les amitiés et
les questions professionnelles.
Avant un accident de santé qui la prive en 1930 de sa
virtuosité, elle a le temps d'enregistrer quelques œuvres pour la
firme discographique Columbia.
Ce livre rassemble les communications faites au
Colloque Blanche Selva, organisé par l'Association Blanche Selva, à la
médiathèque d'Issy-les-Moulineaux, le 18 novembre 2005
Table des matières
Blanche Selva... (Jean-Marc Warszawski)
Portrait de Blanche Selva à travers une
correspondance échangée avec Joseph-Guy Ropartz (Stephan
Etcharry)
Blanche Selva interprète (Rémy Campos)
Collaboration entre un compositeur et une interprète :
Déodat de Séverac et Blanche Selva (Ludivine Isaffo)
Blanche Selva et Isaac Albéniz : Un « tyran des pianistes » et son
interprète dévouée (Cécile Quesney)
Blanche Selva et l'Orchestre de Lyon (Yves Ferraton)
La théorie du neume dans les enregistrements de Blanche
Selva (Luca Chiantore)
Une pédagogie prémonitoire (Françoise Thinat)
En contrepoint aux propos de Françoise Thinat (Diane
Andersen)
Au sommet de la vie artistique et spirituelle de Blanche Selva et
Vincent d'Indy, « La Légende de saint Christophe » op. 67 : verre
cathédrale de leur profession de foi ( Florence Le Doussal)
Blanche Selva et les frères Castera : une amitié indéfectible et
féconde (Claude Gay)
Albert Roussel et Blanche Selva : fluctuances d'une
amitié (Damien Top)
Blanche Selva, compositrice (Florence Launay)
À la croisée des arts : Blanche Selva et Maurice Denis
(Delphine Grivel)
Annexes
Catalogue des oeuvres — Bibliographie — Biographie des
auteurs
ESCLAPEZ CHRISTINE,
La
musique comme parole des corps
(préface de Daniel Charles). «Sémiotique et philosophie de
la musique », L'Harmattan, Paris 2007 [260 p. ; ISBN 978-2-296-04037-3 ;
22 €]
VANÇON JEAN-CLAIRE,
André Jolivet.
« horizons », bleu nuit éditeur, Paris 2007 [176 p. ISBN
2-913575-90-0 ; 20 €]
DUFETEL NICOLAS & HAINE MALOU,
Franz
Liszt : Un saltimbanque en province.
« Perpetuum mobile », éditions Symétrie, Lyon 2007
[448 p. ; ISBN 978-2-914373-27-2 ; 55 €]
CESSAC CATHERINE,
Jean-Féry
Rebel.
« Sciences de la musique », CNRS Éditions, Paris 2007, [192
p. ; ISBN 978-2-271-06489-9 ; 30 €]
BOSSIS BRUNO, MASSON MARIE-NOËLLE, OLIVE
JEAN- PAUL, Le Modèle vocal :
La musique, la voix, la
langue. PUR : Presses
Universitaires de Rennes, Rennes 2007 [265 p. ; ISBN 978-2-7535-0387-8 ;
16,00 €]
HASS RÉGIS,
Le monde des instruments des origines à nos
jours.
Éditions Fuzeau, Gourlay 2007 [ 160 p. ; livre de l'élève ;
3 CD audio : 55 €]
Présentation
André Cardinal Destouches,
Le Carnaval et la Folie.
Cahiers d'Ambronay (4), Ambronay Éditions 2007 [112
p. ; ISBN 2.9523633.7.4 ; 6 €]
Lire la
Présentation
HUMBERTCLAUDE ÉRIC, Bascule.
Éditions STIL, Paris 2007 [33 p. ; ISBN 9-782852-546899 ; 10 €]
Présentation
Saint-Saëns. Bulletin des Amis de
Maurice Emmanuel (3), printemps 2007, Antony 2007 [90 p. ; ISNN
1773-9519]
Présentation
LAMBERT MICHEL (1610-1696),
Airs de Monsieur Lambert non
imprimez. « Fac-similés : Musique
Française classique de 1650 à 1800 », Éditions Fuzeau, Courlay 2007
[édité par Jean Saint-Arroman ; 187 p. ; 50 €]
Lire la
présentation
HUMBERTCLAUDE ÉRIC (dir.),
Pierre Souvtchinski : cahiers
d'études. L'Harmattan, Paris 2006 [238 p. ; ISBN
2-296-01208-6 ; 21 €]
Présentation
COADOU FRANÇOIS,
Bruno Schulz : l'inquiétude de la
matière. École Régionale des Beaux-Arts, Caen la
Mer (3) ; Semiose Éditions 2007 [96 p. ISBN 2915199215 ; 15
€]
Présentation
AROM SIMHA & ALVAREZ- PÉREYRE,
Précis d'ethnomusi- cologie. (Hors collection), CNRS Éditions, 2007
[244 p. ; ISBN 978-2-271-06502-5 ; 18 ]
Lire la
présentation
BOUISSOU SYLVIE, HERLIN DENIS,
Jean-Philippe Rameau : Catalogue thématique des œuvres
musicales ( T. 1, Musique instrumentale. Musique vocale religieuse
et profane)
CNRS Éditions et Éditions de la BnF, Paris 2007 [376
p. ; ISBN : 978-2-271-06432-5 ; 45 €]
Présentation
SCHÜTZ ALFRED,
Écrits sur la musique
(Traduction, introduction et postfaces par Bastien Gallet
et Laurent Perreau). « Répercussions », MF, Paris 2007 [220 p. ;
ISBN 978-2-9157-9415-4 ; 16 €]
Présentation
DUFOURT HUGUES, Essai sur les
principes de la musique (T. 1) : Mathesis et subjectivité. «
Répercussions », Éditions MF, Paris 2006 [396 p. ; ISBN 978-2-9157-9416-2;
26 €] Voir
présentation
VAN WYMEERSCH BRIGITTE
(éditrice),
Mozart Aujourd'hui.
UCL, Presses Universitaires de Louvain, Louvain 2007
[320 p. ; ISBN 978-2-8746-3040-8]
Lire la
présentation
Les collections d'instruments de
musique (2e partie). Dans « Musiques . Images . Instruments
» (9), « musicologie », CNRS Éditions, Paris 2007 [288 p.
; ISBN 978-2-271-06527-5 ; 35 €] Voir
présentation
DUBREUIL DOMINIQUE,
« Je voudrais, dit Franz...» : Grande Fantaisie d'un
wanderer. Éditions Stéphane Bachès, Lyon
2004
Présentation
BONNIFFET PIERRE,
Structures sonores de l'humanisme en France : De Maurice
scève,
Delie, object de plus haulte vertu
(Lyon 1544) à Claude Le Jeune,
Second livre des Meslanges
(Paris, 1612). « Bibliothèque
littéraire de la Renaissance », Honoré Champion, Paris 2005. [720 p., ISBN
2-7453-1 143-3. 133 €]
Voir
présentation
Leonore-Fidelio.
Revue de l'Association Beethoven France et francophonie (7)
Ier semestre 2007, ABF, Ablis 2006 [124 p., ISNN 1765-3800, 10
€]
LUC, CHARLES-DOMINIQUE
Musiques savantes, musiques populaires : Les symboliques
du sonore en France (1200-1750).
CNRS Éditions, Paris 2007 [264 p. ; ISBN :
2-271-06475-9 ; 28 €]
Voir la
présentation
DORIVAL
JÉRÔME,La arquise et la
Marseillaise. (préface par Geneviève
Fraisse). Symétrie, Lyon 2006 [450 p. ; ISBN 978-2-914373-16-6 ; 40
€] Lire le
compte-rendu de lecture
DENIZEAU LAURENT,
L'Émotion improbable : Ethnologie de la 26e édition
du
Festival d'Ambronay. Les Cahiers d'Ambronay (2), Ambronay
2006
Voir la
présentation
Ercole amante : Hercule amoureux :
Cavalli / Ballets Lully. Cahiers d'Ambronay (1), Centre culturel de
rencontre, Ambronay 2006
Voir la
présentation
SABY PIERRE
(ed.),Rousseau et la musique, Jean-Jacques
et l'opéra.
Publication du Département de musique et musicologie,
Université Lumière Lyon 2, septembre 2006 [actes du colloque
sur Le Devin du village, 15 avril 2003 ; 226 p. ; ill. ; 20
€]
Maurice Emmanuel et la
Bourgogne.
Bulletin des Amis de Maurice Emmanuel (2), Printemps 2006.
CULLIN OLIVIER,
L'image musique.
Fayard, Paris 2006 [155 p. ; ISBN 2213630739 ; 30 €]
POROT BERTRAND (éditeur),
Le manuscrit de Bauyn
[3v.]. « Facsimilés Jean-Marc Fuzeau ; La musique
françaises de 1650 à 1800 » Éditions Fuzeau Classique, Courlay, 2006
PHILIPPE THIEYRE (texte), LUZ
(illustrations), Rock' n' Records : Des révélations inouïes sur le
monde du rock. « Petits carnets (f)utiles », Éditions
alternatives, Paris 2006 [112 p. ;
ISBN : 2 86227 498 4 ; 15 €]
BOUQUET-BOYER MARIE- THÉRÈSE (éditrice),
Musique à Venise de Maddalena Laura Lombardini Sirmen à Jane
Baldauf-Berdes. « Cahiers de l' IRHMES » (hors série), CNRS, Maison
des Sciences de L'Homme-Alpes, Grenoble 2006 [ISBN 2-914242-21-2 ; 12,96
€]
Beethoven : la revue de l'ABF.
(6), second semestre 2006). 19 rue de l'étang, 78660, Ablis.
POUCHKINE ALEXANDRE,
Mozart et Salieri
(traduction du russe, avant-propos et postface de Jean-Pierre Pisetta).
« Photophore », éditions Bernard Gilson, Bruxelles 2006 [62 p. ;
8,00 €]
CHAMOUARD PHILIPPE,
Gustav Mahler tel qu'en
lui-même. « Aria », « Éditions connaissances et savoirs »,
Paris 2006 (1989) [238 p. ; ISBN 2-7539-0075-2 ; 19 €
SIGISMUND NEUKOMM,
Libera me, Domine. Pour Cœur
(SATB) et orchestre. Édition critique de Luciane Beduschi, réduction pour
piano par Vincent Boyer.
JÉRÔME DORIVAL, « Le plein du vide » de
Xu Yi : étude esthétique et analytique. Dans « Tempus Perfectum » (1),
Éditions Symétrie, Lyon, mars 2006 [24 p. ; 6 €]
GOURIOU HERVÉ,
L'Art du campanaire en Occident : Histoire, facture et
esthétique des cloches de volée. « Cerf
Histoire », Édition du Cerf, Paris 2006 [329 p. — 34 €]
COPHIGNON ALAIN, Georges Enesco.
Fayard, Paris 2006.
Les collections d'instruments de
musique (1ère
partie). Dans « Musiques - Images - Instruments : Revue
française d'organologie et d'iconographie musicale » (n° 8). CNRS /
IRPMF, Paris 2006 [205 p. , ISBN : 2-271-06422-8 ; 28 €]
DRATWICKI ALEXANDRE,
Un nouveau commerce de la virtuosité : émancipation et
métamorphoses de la musique concertante au sein des institutions musicales
parisiennes (1780-1830). Symétrie, Lyon 2006
[448 p. ; ISBN 2-914373-11-2 ; 50 €]
CYRIL BONGERS (éditeur),
Correspondance romaine : Gabriel Pierné (1863-1937). «Collection
Prix de Rome», Éditions symétrie, Lyon 2006, avec le soutien de l'Académie
des Beaux-Arts [Préface de Denis Herlin, avant propos de ; 464 p. ;
fac-sim.. ; ISBN : 2-914373-12-0 ; 40 €
Bulletin n° 5, Vollore 2005.
Association George Onslow 5, rue Armand Guéry, F-51100 Reims Le site
de l'Association Onslow :
http://www.cmbv.com/onslow
MESTRON HERVÉ,
La passion selon Urhan
(roman). Éditions Symétrie, Lyon 2005 [180 p.]
HAINE MALOU,
Ernest Van Dyck, un ténor à Bayreuth. Suivi de la
correspondance avec Cosima Wagner. Éditions
Symétrie, Lyon 2005 [272 p.]
Compte rendu de
lecture
CAULLIER JOËLLE (dir.), Traces
d'invisible. Dans «Filigrane (Musique, Esthétique, Science, Société)
(2, 2e sem. 2005) Delatour, 2005.
Compte rendu de
lecture
« Siècles » n° 21 (2005/1),
La célébration de Noël du XVIIe au XXe siècle. Liturgie
et traditions.
Cahiers du Centre d'Histoire « Espaces et Cultures »
Presses universitaires Blaise-Pascal [124 p. ; ISBN 2-84516-283-9 ; 11 €]
Comte-rendu de lecture —
Presses Universitaires Blaise pascal
MARÉCHAL MAURICE & DUROSOIR LUCIEN,
Deux musiciens dans la Grande Guerre (présentation par Luc Dorosoir
; préface apr Jean-Pierre Guéno). Tallandier, Paris 2005
Comte-rendu de
lecture
COLLECTIF,
Musique et sacré : actes du colloque. 17-18 septembre
2004. Monastère royal de Brou. Centre Culturel
de Rencontre d'Ambronay, Ambronay Éditions, 2005 [150 pages ; ISBN
2-9523633, 22 €]
Compte
rendu de lecture
SABATIER FRANÇOIS, 25 ans :
Conservatoire National Supérieur de Musique de Lyon. Symétrie, Myon
2005 [255 p. ; relié pleine page, 30 €]
KASRIEL-SCHAEFER VIRGINIE,
Jean-Claude Malgoire, 50 ans de musiques et
d'aventure.
Symétrie, Lyon 2005 [288 p. ; disco. ; ill. ; relié pleine
page ; 40,00 €] Comte-rendu de
lecture
RAMBEAU MARIE-PAULE, Chopin :
L'Enchanteur autoritaire. «Univers musical», L'Harmattan, Paris 2005.
Compte-rendu de
lecture
GULLENTOPS DAVID & HAINE MALOU,
Jean Cocteau : Textes et musique. Mardaga, Sprimont 2005 [320
p.]
Comte-rendu de
lecture
DOMPNIER BERNARD (dir), Louis Grénon
: Un musicien d'Église au XVIIIe siècle. «Collection Études sur le
Massif Central», Presses Universitaires Blaise Pascal, Clermont- Ferrand,
2005 compte-rendu de
lecture
Pas de copie sans autorisation
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