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Le soldat et la danseuse / Voják a tanečnice

H.162 /162A

Opéra comique en trois actes de Bohuslav Martinů (1890-1959), sur un livret en tchèque de J. L. Budín (pseudonyme de Jan Löwenbach, 1880-1972), d’après la comédie Pseudolus l’imposteur de Plaute, Composé en 926-1927 à Paris et Polička, créé le 5 mai 1928 à Brno ; en 1966 à Olomouc ; en 1990 à Ostrava ; en 2001 à Prague.

Les personnages

Simon (bar.), Malina (alto), Kalidorus (tén.), Pseudolus (bar.), Bambula (basse), Fenicie (sopr.), Aloisie (alto), Harpex (tén.), Cuisinier (tén.), et 7 sop, 5 tén, 1 bar, 2 bas, 6 rôles parlés.

Argument

La comédie de Plaute sert de base à ce théâtre musical : Un jeune homme est l'amant d'une fille qui est aux mains d'un odieux maquereau, entouré de ses esclaves et de ses putains. Mais grâce aux ruses inouïes de Pseudolus, son esclave, le jeune homme récupère la fille et le maquereau en est pour ses frais.

Titus Maccius Plautus, né à Arsina en 255 av., mort à Rome en 184 av. était considéré comme le père de l’ironie comique. Il se serait inspiré du Grec Ménandre. Le théâtre antique adoptait une intrigue simple et codifiée : esclave, maître, jeune premier amoureux, jeune première inaccessible. Obstacles et péripéties alimentaient les pièces.

Orchestre

2 flûtes, 2 hautbois, 2 clarinettes, 2 bassons, 2 cors, 3 trompettes, 3 trombones, timbales, piano, cordes

Discographie

2 CD de l’Opéra d’État de Prague SO 0011-2611 non commercialisés.

Commentaire

La représentation à Prague en décembre 2001 était très enjouée malgré les nombreuses coupures dont on ne pouvait que difficilement juger, peu de spectateurs assistent, en effet, à un opéra avec la partition.

L’antique et le moderne se mêlent sous la forme d’une pièce dans la pièce dans un esprit proche de celui du Théâtre Libéré, c’est-à-dire burlesque et satirique. La partition fait appel à des éléments néoclassiques et de jazz, n’hésitant pas à parodier l’opéra traditionnel. Par ailleurs, le spectacle relevait réellement de l’opéra comique. Le mélange entre le monde antique et l'actualité (qui doit s’adapter en principe à chaque nouvelle série de représentations) était d'une grande inventivité. Certains anachronismes sont délicieux : il ne semble pas, par exemple, qu'il y avait déjà au temps des Romains un orchestre (sur scène) de jazz avec des musiciens style Nouvelle Orléans ou que l'on joue une java quelque part au troisième acte. Le sujet de Plaute offre aussi la possibilité de toutes sortes de scènes burlesques ou satiriques et de parodies ce qui rend l’opéra en même temps très actuel (ou doit l'être en fonction de la créativité de la mise en scène).

D’après Karel Van Eyken
Cahier du Mouvement Janáček no 43

Malgré le retard de J. L. Budín à fournir le livret, Martinů fut séduit par le comique « latin antique » de l’ancêtre de Scapin qui devint le héros de cet opéra bouffe plein de verve de surprises et de rebondissements.
En ce qui concerne la musique, c’est une association réussie entre la tradition de l’époque et l’apport des rythmes et des tournures du XXe siècle, comme le jazz qui pour Martinů « pourrait jouer son rôle dans le courant général de la vie qui trouve en elle-même tout ce dont elle a besoin pour son expression. » Enfin, pour lui, le théâtre est un tout. « Une œuvre à vocation divertissante dont la musique doit traduire le caractère bouffe, parodique et pasticheur, sans être dissociée des ressorts habituels de la représentation. »

Notes

Archives : Centre Martinů à Polička et copie à l’Institut Martinů à Prague.

Édition / Droits : Dilia 1966 / Panton International Mayence (H162A : Český hudební fond 1964/Panton).

Durée : Env. 2 heures 15 minutes H.162A : Ouverture, 6 minutes.

Source

Extrait de Coussement Gauthier (coordination), L'œuvre de Bohuslav Martinů. Cahier spécial du mouvement Janáček 2017 / musicologie.org.

 

rectangle textes

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Samedi 13 Janvier, 2018