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astiche, vient de pasticcio (pâté). Ce mot est appliqué à la peinture à la Renaissance Italienne pour désigner un faux. La première falsification connue (dans un but frauduleux), est la copie du Portrait de Léon X par Raphaël faite au XVIe siècle par Andrea del Sarto pour être offerte à Frédéric II de Gonzague. Ce faux avait été commandé par le pape qui tout en voulant exaucer le désir de Frédéreric ne voulait pas se séparer de l'oeuvre. Mais le trafic des faux tableaux, et le pastiche, s'épanouit au XVIIe siècle avec le prestige grandissant des maîtres.
En musique, le pastiche à plusieurs sens. Dans sa forme dite italienne, il s'agit d'un opéra dont chaque acte est écrit par un compositeur différent, ou bien c'est un pot-pourri, une oeuvre originale écrite à partir d'éléments connus puisés dans d'autres oeuvres. Par exemple la réutilisation d'airs connus avec un nouveau livret et un autre synopsis.
Simplement, il s'agit d'une œuvre lyrique incluant des airs (pièces musicales) repris d'un ou de pusieurs autres compositeurs. Ce procédé, avec lequel on tentait de rassembler le plus d'airs à la mode possible était apprécié aux XVIIe et XVIIIe siècles.
Le pastiche, est au sens courant moderne un exercice qui consiste à composer une œuvre originale mais en imitant un style donné.
Musique baroque: Pasticcios et parodies, Les «remix» et les «compils» de la musique ancienne, par Denis Morrier, http://www.junge-kantorei.de/ablage/nabal0600_lamusique.html
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