La culture géorgienne point
déjà quand, il y a troi mille ans, les tribus hittites et ibères, fondèrent
la Colchide et l'Ibérie. Bien plus tard, en 55
avant notre ère, ils se mêlèrent
à la population du royaume d'Ourartou, des bords
du lav Evan, quand celui-ci s'effondra... Ainsi furent
Géorgie et Arménie.
La géorgie possède
une très riche tradition musicale, toujours cultivée.
Particulièrement les polyphonies à voix
d'hommes.
Chœur Rustavi avec Hamlet Gonashvili
(1928-1985), შენ ბიჭო ანაგურელო
Le tchongouri : luth à quatre cordes, sa caisse en forme de
poire est faite de pièces de bois collées.
Ensemble
Rustavi (flûte et tchongouri)
Le dhol (doli) : C'est un tambour à double face, tendu de peaux
de veau ou de mouton. On en joue avec les mains ou avec
des baguettes de bois, la première étant
légèrement recourbée, l'autre plus
fine et droite, chacune servant à frapper l'une
des deux faces. L'une des peaux étant plus épaisse,
on obtient de multiples tonalités.
Ensemble Rustavi, joueurs de dhol
La zourna
: elle est attestée dans la célèbre
épopée arménienne « David Sasouski
»,
qui date du IXe siècle. Toutes les tâches
paysannes s'exécutaient au son de la zourna,
et les jours de fête, sa présence
était indispensable comme elle l'est demeurée
aujourd'hui encore. Elle a un son puissant et un timbre perçant.
C'est un instrument de plein air. Le
trio est la formation la plus fréquente : le
maître joue la mélodie, le second musicien
émet des bourdonnements étouffés
en jouant, joueur de dool, les accompagne. Le répertoire
des zournas comprend des danses, des musiques rituelles, des hymnes. ../c/chalumeaux.html#Zurna
Zourna
Le doudouk
(duduk, doudoug, dadouk), est un instrument à
anche double joué dans de nombreuses régions
sous des noms divers : Arménie, Bulgarie, en
Iran et en Azerbaïdjan (balaban), en Turquie (mey),
dans le Turkestan chinois, et en Géorgie. L'instrument
à la forme d'un flûte monté avec
une large anche à l'embouchure. La technique de jeu est exactement la même
que pour la zourna, mais le timbre est doux et lyrique, avec ses nuances
raffinées, sa sonotié souple, il a des
accents de voix humaine.
Levon
Minassian, doudouk, « Im Ayrogh Veuchtitz
»
Le goudastviri (cornemuse)
: Le mot gouda signifie outre, et stviri est le préfixe
apposé au nom des instruments à vent. La poche est en peau,
reliée à trois tuyaux. Goudastiviri,
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