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Michel Rusquet
Trois siècles de musique instrumentale
Un parcours découverte

Table des matières

III. Le temps de Bach

 Allemagne

France - Italie - Autres nations

« Au temps de Bach » : l’intitulé retenu pour la troisième étape de notre parcours s’imposait de lui-même. Ce musicien, en opérant à travers son œuvre la synthèse la plus prodigieuse qu’on puisse imaginer de plusieurs siècles de musique savante, a acquis avec le temps un statut incomparable, celui de référence absolue. À telle enseigne qu’on sous-estime un peu trop vite, quand on ne les traite pas carrément par le mépris, un certain nombre de ses contemporains, à commencer par ses compatriotes.

Au côté de Bach, on accorde heureusement une place de choix à Haendel, dont le génie propre trouva à s’exprimer par d’autres voies et sur d’autres terres. Les autres, Telemann en tête, n’ont pas cette chance, accusés qu’ils sont pour la plupart d’avoir cédé à la facilité, c’est à dire d’avoir avant tout cherché à plaire, que ce soit aux cours princières auxquelles ils se trouvaient attachés, ou à la bourgeoisie et autres édiles locaux des villes qui les employaient, là où, même sans le vouloir, le grand Bach oeuvrait en toutes circonstances pour l’éternité. Sans doute en effet n’étaient-ils pas habités de la même quête d’absolu, ni dotés des mêmes moyens surpuissants, mais on leur doit nombre de partitions qui ont tout pour ravir les amateurs de réjouissances baroques. De plus, on pourra leur reconnaître au moins un point commun avec Bach : cet art, si caractéristique des compositeurs allemands de cette période, de marier les influences italienne et française et le contrepoint allemand.

Au fil de la revue à suivre, nous mettrons particulièrement à l’honneur les musiciens ci-après :

Johann Sebastian Bach (1685-1750)

Georg Friedrich Haendel (1685-1759)

Georg Philipp Telemann (1681-1767)

Johann Caspar Ferdinand Fischer (v.1665-1746)

Silvius Leopold Weiss (1686-1750)

Suivront quelques autres musiciens qui, en leur temps, jouirent d’une réputation enviable - et souvent justifiée — dans cette Allemagne extrêmement morcelée où chaque cour princière, chaque ville digne de ce nom, entendait s’attacher les services des meilleurs :

Johann David Heinichen (1683-1729)
Johann Friedrich Fasch (1688-1758)
Johann Georg Pisendel (1687-1755)
Johann Joachim Quantz (1697-1773)
Christoph Graupner (1683-1760)
Gottlieb Muffat (1690-1770)

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ISSN 2269-9910

Références / musicologie.org 2014

Lundi 20 Janvier, 2014 16:10

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