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Les solistes à Bagatelles éditions 2014

 

26 septembre 2014, par Strapontin au Paradis ——

Un tremplin pour les jeunes interprètes, les « Solistes de Bagatelles » présente chaque année un délicieux mélange de talents, confirmés et encore inconnus ou méconnus.

À l'édition de cette année, qui s'est déroulée du 30 août au 14 septembre 2014, outre Claire-Marie Le Gay, François Salque ou encore le vétéran Jean-Philippe Collard, nous avons eu, comme toujours, le bonheur d'assister à des récitals de jeunes solistes dont la réputation est faite ou en train de se faire. Parmi eux, Florian Noack, Selim Mazari, Wilhem Latchoumia, François Dumont, Natacha Kudritskaya…

Le récital de Florian Noack (31 août, Schumann, Lobanov, Liszt) est un moment d'une poésie virtuose ou d'une virtuosité poétique… bref, il marie ces deux aspects souvent considérés comme opposés, tout comme Selim Mazari, un autre pianiste montant (révélation classique de l'ADAMI 2012). Wilhem Latchoumia, qui ne suit pas les sentiers battus, joue le 6 septembre un programme avec des transcriptions de Wagner (Liszt, Jaëll), le répertoire de sa prédilection, mais aussi une création française, Orduko orbainak (2013) de Mikel Urquiza… et propose tout un univers qui lui est propre.

Mikel Urquiza et Wilhem Latchoumia. Photographie © DR.

Le 7 septembre, le jeu de Paloma Kouider, la pianiste du Trio Karénine (un jeune trio très talentueux), se caractérise par la clarté et l'intelligibilité, malgré un tempo parfois très rapide (sonates de Scarlatti). Sa Sonate Pastorale de Beethoven me semble un peu trop « romantique » avec beaucoup d'agogique et quelque chose qui s'approche de rubato

Paloma KouiderPaloma Kouider dédicaçant. Photographie © Strapontin au Paradis.

Le même jour, dans la soirée, François Dumont joue lui aussi dans un « concert-tremplin » mais pour lui qui a déjà une carrière internationale (en France il est moins connu qu'ailleurs…), ce terme est certainement dépassé. Excellent programmateur, on a entendu Cappriccio sopra La lontananza del fratello dilettisimo BWV 992 de Johann Sebastian Bach (mais qui connaît cette œuvre ?) et Quatre Intermezzi d'Éric Tanguy. Et La Valse de Ravel ! Il est sans doute actuellement l'un des meilleurs interprètes de cette Valse si envoûtante et tourbillonnante.

Éric TanguyÉric Tanguy expliquant son œuvre. Photographie © DR.

Éric Tanguy et François Dumont. Photographie © DR.

Pour Natacha Kudritskaya, à vrai dire je n'ai pas assisté à son concert, le 14 septembre. Mais d'après ce que j'ai déjà entendu chez elle et d'après également les éloges que font ceux qui y étaient présents, je ne peux pas m'empêcher de citer son récital, sous le thème de « Clair de Lune ». Il comprend, en plus de Clair de lune de Debussy qui ouvre le concert et la Sonate clair de lune de Beethoven qui le clôt, Alep de Michèle Reverdy en création mondiale, et un recueil très rare, Clairs de lune qu'a composées Abel Decaux (1869-1943) entre 1900 et 1907. Son jeu était emprunt, paraît-il, et je ne le contesterai aucunement, d'une grande créativité et d'une profonde sensibilité.

 

Strapontin au Paradis
26 septembre 2014

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Vendredi 26 Septembre, 2014 23:56

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