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L'histoire du soldat, avec Gilles Cantagrel
(4 août 2011, Saumane)

 Par Eusebius

On donne rarement L'histoire du soldat, et c'est bien regrettable. L'œuvre est exigeante et fait appel à sept musiciens chevronnés, sans oublier le chef (la métrique complexe l'exige) et – naturellement – le ou les récitant(s).

Après Eygalières en 2008, le Château de Saumane (84 !) nous en offrait, sous ses platanes centenaires, une production qu'a-priori on aurait pu qualifier de « locale », la notoriété des musiciens n'ayant outrepassé qu'exceptionnellement – semble-t-il – le cadre régional.

N'est-ce pas l'occasion de rappeler aux mélomanes que, sans nier la part essentielle de l'interprète dans la transmission de l'œuvre, c'est celle-ci qui doit nous susciter notre intérêt et notre bonheur ?  Bien nous en prit ce soir.

Le vieux conte russe d'Afanassiev, magistralement réécrit par Ramuz, dans une langue simple, délibérément naïve, mais toujours poétique et forte, était confié à Gilles Cantagrel. On connaissait le musicologue – la référence française pour Bach et son œuvre – le critique et le producteur aussi. On ignorait le conteur. Car ce fut – après une brève et pertinente introduction à l'œuvre – un merveilleux diseur que cet allègre et savant septuagénaire.

Gilles Cantagrel dans l'Histoire du Soldat

L'ensemble instrumental dirigé par Roland Conil ne fut pas en reste : chacun des musiciens, à commencer par le violon de Chantal Rodier, bien sûr, se montra digne de cette belle œuvre. Citons simplement les noms de William Sayd, remarquable au cornet à pistons, et de Patrick Segard à la clarinette, dont la virtuosité fut fréquemment sollicitée.

Courez les petites productions estivales ! En dehors des sentiers battus, en marge des grands festivals, souvent convenus, elles recèlent parfois d'excellents interprètes et permettent la (re-) découverte d'œuvres intéressantes, dans un cadre convivial où le plaisir musical partagé est la règle.

Eusebius


Références / musicologie.org 2011