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Olivier Calmel Electro Couac
Sha-Docks

Olivier Calmel Electro Couac, Sha-Docks.
Yes or No Prod 2009 / Believe distribution

Avec :

Christophe Panzani (saxophones soprano et ténor)
Frédéric Eymard (violon alto)
Olivier Calmel (piano et claviers)
Bruno Schorp (contrebasse, basse électrique)
Frédéric Delestré ( batterie)

Invités pour « Z treil OMT » :

Karl Jannuska (batterie)
Jean Wellers (contrebasse 5 cordes)
Vincent Peirani ( accordéon)
Rémi Merlet (percussions)

Enregistré en novembre 2008 au Studio Sequenza. Ingénieur du son : Thomas Vingtrinier.

Après les disques Mafate et Empreintes pour le label Musicaguild / Abeille, salués par la critique et encouragés par Didier Lockwood, Olivier Calmel (Electro Couac) présente une troisième galette : Sha-docks

Titre, pochette, bruitisme ici et là, nous invitent à sourire. J'avoue être assez peu réceptif à l'humour en musique, sauf parfois, avec Cathy Barberian ou toujours avec Victor Borge, parce que là, le rire n'est pas une chose en plus, comme une guirlande de jour de fête, mais une manière de se distancier avec la passion, et le drame de son impossibilité. Je ne vois pas non plus le rapport, comme le titre de l'album le suggère, avec la célèbre série de Jacques Rouxel (les Shadoks), mise en voix par Claude Piéplu, qui fit les beaux jours en soirée, dans les années 1970, d'une télévision nationale qui en avait encore et l'était encore.

Mais ce disque accroche en effet pas le souffle festif et joyeux, le son inusité de l'alto, et surtout, pour ce qui concerne mon oreille, le mariage rarement aussi réussi entre écriture et improvisation, contrainte et liberté, qui donne à cette musique une cohérence continue, et non pas une succession de thèmes et improvisations, comme la succession des numéros dans l'opéra.

Je n'aime pas trop l'idée de « fusion », qui est, je pense consécutive à une manie récente de tout cataloguer en petites fiches, celles des vendeurs des grandes surfaces, qui veulent tout nous en dire avant qu'on ne découvre, comme les étiquettes de produits alimentaires (peut-on parler de « correctement vendable » ?). En retour, dès que les choses nous semblent un peu plus composites que la simplification des étiquettes, on pense à fusion. Cela est bien artificiel.

Alors, il est sans importance qu'on puisse assimiler tel passage à du funk, ce cri ou ce mélisme à de la free, ou ici, le chatouillement de la seconde augmentée qui sonne musique du monde à l'orientale, que là c'est vraiment classique, et ici musique de film, que romance et que swing.

En vrai, c'est bourré d'idées, parmi elles, de celles qui courent depuis les années 1970, de beaux sons, d'élégance, d'expressivité, de personnalité. La cohérence, qui tient à l'écriture fluide d'Olivier Calmel est sans aucun doute renforcée par des musiciens qui se connaissent et jouent ensemble depuis des années.

C'est beau, ça dégage, ça sonne, caresse parfois, ça donne envie d'y voir en entendre au concert.

L'ensemble est lauréat du Tremplin du Festival de jazz d'Avon, remporte un Prix de composition au concours national de jazz de la Défense 2008, et obtient le Premier Prix du tremplin professionnel au Festival jazz à Vannes en 2008.

 

Jean-Marc Warszawski
2 novembre 2009

        1. Z trail OMT
        2. Pompier Pyromane
        3. Mystery Tatto Shadocks
        4. Shadock Incandescent
        5. Prologue en forme de prélude
        6. La générosité n'attend pas
        7. Le temps du trajet
        8. Résonances
        9. Tribute to Earth
        10. Le mot de la fin ?

Toutes les compositions sont de Olivier Calmel
http://www.oliviercalmel.com

Olivier Calmel (fils de Roger Calmel), obtient au Conservatoire son prix d'écriture dans la classe de Dominique Rossi, et son prix d'orchestration dans la classe de Guillaume Connesson. Il étudie l'improvisation avec Bojan Zulfikarpasic, Nico Morelli et Katty Roberts. Il est compositeur de musiques de films, et répond à des commande de différents ensembles musicaux. Il enregistre en 2003, pour No Chaser Recors, Mafate, en Quartet avec Karl Jannuska (batterie), Bruno Schorp (contrebasse), Frédéric Eymard (violon alo), plus Fabrice Dupé (batterie), Mamour Seck (percussions) et Luiz De Aquino (guiter 7 cordes). Trois ans plus tard, en 2006, il enregistre Empreintes, avec Frédéric Eymar, Bruno Shorp, et Jean Wellers, à la contrebasse 5 cordes, Karl Jannuska, plus Vincent Peirani (accordéon), Christophe Panzani (saxophone), Rémi Merlet (percussions), Alvaro Martinez (palmas).

Christophe Panzani, saxophoniste membre du Caria Bley Big Band depuis 2002, joue aux côtés de Steve Swallow, Billy Drummond, Artdy Sheppard, Lew Sollof, et se produit au sein de nombreuses formations jazz et groupes d'esthétiques différentes : musique africaine (Ousmane Danedjo), moyent orient (Fayçal Salhi 5tet), electro jazz hip hop (Electro Deluxe, Hocus Pocus), amérique latine (Maria Tejada, Genivan...).

Frédéric Eymard, altiste ayant joué notamment avec Didier Lockwood, dans le quintet à cordes de Pierre Blanchard ainsi qu'avec Mourad Benhamou, Gilles Réa, Jean Bardy, Harry Swift, et bien d'autres. Il a également enregistré avec Laurent Cugny, Pat Metheny, Charlie Haden, Roy Hardgroye, Lucky Peterson et Christian McBride dans le CD d'Abbey Lincoln 'A turtle's dream'.

A la contrebasse Bruno Schorp intègre le CNSM de Paris et travaille avec Riccardo Del Fra, Dré Pallemaertz, Glen Ferris et Daniel Humair. Son activité de sideman l'a amené à se produire avec Sébastien Jarousse, Rémi Dumoulin, Jean Yves Jung, Bruno Ruder, Cédric Hanriot, Antoine Polin, Nacim Brahimi, Jacques Telitocci, Jean Marc Robin, Emmanuel Duprey, Bruno Ruder, Jean-Philippe Muvien, Mathieu Chazarenc, Cédric Piromalli et bien d'autres.

Frédéric Delestré, après un cursus au CNSM de Paris auprès de Daniel Humair et Dre Pallemaerts, a notamment accompagné Mark Turner, Jon Gordong, Tommy Smith, Didier Lockwood, Manuel Rocheman, Emmanuel Bex, Jerry Bergonzi, Walt Weiskopf, Magnus Lingdren, Andy Emler Andréas Oberg, Sarah Lazarus en clubs ou festivals. Il Se produit avec les formations de Jean Loup Longnon, le Quartet de Sylvain Beuf, Michel Perez,, Sébastien Jarrousse, Pierre Stéphane Michel, Ahmet Gulbay, etc.

A ce noyau dur s'ajoute sur le premier titre le batteur Karl Jannuska - qu'il est devenu superflu de présenter tant son parcours est déjà avancé -, Vincent Peirani, accordéoniste connu pour sa polyvalence et ses nombreux projets ainsi que Rémi Merlet percussionniste afro-cubain.


Références / musicologie.org 2009