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Knut Jacques

Chopin

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Chopin, Knut Jacques (piano). Paraty 2012 (PARATY 112110).

Enregistré dans les salons Pleyel, Hôtel Cromot du Bourg, 9 rue Cadet à Paris. Piano Pleyel 1843 et pianino Pleyel 1834.

Ce cédé plaira sans aucun doute à de nombreux mélomanes, il a reçu des critiques élogieuses sans aucun doute méritées.

J'aime assez l'engouement pour les instruments anciens qui après la musique ancienne, s'empare des répertoires dits classique et romantique. Cela élargit l'offre des palettes sonores, et paradoxalement, l'effet de vérité historique qui s'adosse au phénomène tend à prouver qu'il n'y a pas de vérité en art.

Le piano forte a donc une vérité qui lui est relative, et cet enregistrement me parle d'un charme un peu nostalgique, avec un son qui change des habitudes auditives, tant qu'on reste dans les registres medium et aigu au-dessous du forte.

Au-delà je suis moins convaincu, à cause du volume sonore et de l'effet de proximité qui donnent l'impression que les micros (et nos oreilles) sont au milieu des cordes, que Knut Jacques attaque avec trop de violence le clavier, annihilant le charme du son pauvre en harmoniques, peu projeté, un peu lointain.

Le côté reconstitution historique un peu appuyée n'est quant à elle que fantasme ou argumente commercial. Il est vrai que Chopin était Pleyel, Liszt Gaveau et Alkan, le troisième mousquetaire du piano d'alors avait chez lui l'un et l'autre. Mais il y a beau temps que le 9 rue Cadet a oublié la maison Pleyel — ateliers et salons —, que Chopin y donna le premier et le dernier de se rarissimes concerts publics en France. Il y a histoire parce que tout passe. Justement. Vouloir arrêter le temps en un temps est de la contre histoire.

La tentative de reconstitution historique s'est organisée autour des instruments anciens et d'un lieu symbolique, moins sur la technique spécifique de jeu, ou sur la manière avec laquelle Chopin jouait lui même Chopin : effleurement nonchalant des touches, inaudible au fond du salon, tempo ad libitum...

Mais comment parler de reconstitution historique avec un disque compact en mains ?

 

Jean-Marc Warszawski
18 février 2013


Ballade en sol mineur opus 23.
Plage 1 (extrait)

1. Ballade en sol mineur opus 23.

2. Nocturne en sibémol mineur opus 9 n° 1.

3-6. Sonate en sibémol mineur opus 35 n° 2 (Grave-Doppio movimento ; Scherzo ; Marche funèbre, Lento ; Finale, Presto).

7. Ballade n° 4 en fa mineur, opus 52.

8. Nocturne en dodièse mineur, opus porthume.

 

Biographie de Chopin dans musicologie.org

Chopin et le son Pleyel

Chopin et Pleyel

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