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Bartók par le Philharmonia Orchestra
dirigé par Esa-Pekka Salonen
(Dijon, Auditorium, 9 novembre 2011)

Par Eusébius

C'est une tournée européenne du Philharmonia Orchestra qui a valu à Dijon la chance d'apprécier cette prestigieuse phalange. Bartók au programme, avec le Concerto pour orchestre, et le plus rare Château de Barbe-Bleue, en version scénique.

L'orchestre est effectivement le meilleur que l'on ait écouté de longue date, toujours l'un des tout premiers au monde. Cordes somptueuses, bois et cuivres parfaits, percussions exemplaires, dirigés par un chef unanimement apprécié, et vous avez là l'ensemble idéal. On oublie les interprétations, mythiques ou récentes, tant la vie intense, la plénitude rayonnante de la direction s'avère juste. Si les césures sensiblement amplifiées ou le lyrisme retenu de l'intermezzo ont pu surprendre, la tension et la progression dynamique y ont gagné et c'est tant mieux. Un modèle d'intelligence et de sensibilité.

Le Château de Barbe-Bleue était annoncé en version scénique. Malgré mes appréhensions, force est de constater que l'opéra – de fait très statique – n'y perd rien. J'ai souvenir de mises en scène où les oppositions entre une obscurité sépulcrale et des jaillissements colorés de lumière (les pierres précieuses, les fleurs…) renouvelaient le spectacle. Or leur absence concentre l'attention sur l'orchestre, qui dit tout, et dont la riche texture est magnifiée par le Philharmonia et Salinen. Michelle De Young incarne remarquablement son personnage. Quant à John Tomlinson, il est Barbe-Bleue, dont il a la sensibilité et la maturité. Tous deux, par un jeu scénique exempt d'emphase, efficace, traduisent à merveille cette progression inexorable vers la vérité et la mort.


Le Philharmonia Orchestra 

Même s'il lui arrive d'aborder le répertoire lyrique, Esa-Pekka Salonen a construit sa réputation sur le domaine symphonique. L'actuelle tournée du Philharmonia nous l'a confirmé comme un chef d'exception, aguerri à toutes les facettes du lyrique, avec l'autorité rayonnante d'un Muti. C'est tout dire. Le public était relativement réduit pour un événement de cette dimension. Cherté des places ? Richesse de la programmation locale ? Les deux sans doute. Les absents ont eu grand tort !

Eusebius
(10/11/2011)


Références / musicologie.org 2011

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