À propos du site
Statistiques du site
S'abonner au bulletin
Liste musicologie.org
Collaborations éditoriales

Biographies
Encyclopédie musicale
Discographies
Iconographies
Articles et études
Textes de référence

Analyses musicales
Cours d'écriture en ligne

Nouveaux livres
Périodiques

Annonces & annuaires
Forum
Téléchargements

Vu et lu sur la Toile
Logiciels
Presse internationale
Forums et listes

Colloques & conférences
Universités françaises
Universités au monde
Quelques bibliothèques
Quelques Institutions
Quelques éditeurs

Rechercher sur rEm

Exact

Résultats/page

Bulletin Officiel
Journal Officiel
Bibliothèque de France
Library of Congress
British Library
ICCU (Opac Italie)
München (BSB)
BN Madrid
SUDOC
Pages jaunes
Presse internationale

 Liens vers des dictionnaires et des collections de notices en ligne

| a | b | c | d | e | f | g | h |i | j | k | l | m |
| n | o | p | q | r | s | t | u | v | w | x | y | z

 

Guilliaud Maximilian
1522-1598

Compositeur. Il exerce à la Sainte-Chapelle de Paris. Entre 1549-1554, l'éditeur Du Chemin édite une dizaine de ses chansons. En 1552 il est professeur au collège de Navarre. Il est précepteur du cardinal de Bourbon, chanteur et chanoine à Chatillon-sur-Loing, prieur du cloître de Sainte-Geneviève-aux-Bois

Écrits

Rudiments de musique practique, reduits en deux briefs traictez, le premier contenant les precepts de la plaine, l'autre de la figurée par Maximilian Guilliaud natif de Châlon sur Saône (1552) . Paris, Nicolas du Chemin 1554 (1 exemplaire conservé : Bibliothèque nationale de France) [Genève, Minkoff, 1981, avec le traités de musique de Claude Martin et de Michel de Menehou] (3v: en 1v., in-8, 120 p.)]

Bibliographie

CAUCHIE MAURICE (1882- ), Maximilien Guilliaud. Dans Robert Haas et Joseph Zuth (éditeurs), « Festschrift Coczirz zum 60. Geburtstag », Wien, Prag, Leipzig, E. Strache, 1930, p. 6-8
LESURE FRANÇOIS, Guilliaud., Dans « Die Musik in Geschichte und Gegenwart » Dirigé par Friedrich Blume (14 v.). Kassel, Bärenreiter Verlag 1949-1968
LESURE FRANÇOIS & THIBAULT GENEVIEVE, Bibliographie des éditions musicales publiées par Nicolas du Chemin. Dans « Annales Musicologiques » (I), 1953, p. 261.

Extraits du traité

-I-

Chapitre 1 :
Il y a deux sortes de musiques: La musique simple qui est le plain chant, et la musique figurée appelée vulgairement chose faite. Le plain chant a ses notes quasi toutes de forme, de figure et quantités semblables. La musique figurée voit ses quantités augmentées, diminuées, selon le mode, le temps et la prolation.

Chapitre2 :
Échelle des voix... Icy donc nous appelons voix, un son par lequel la vertu des clefs est exprimée, et sont six en tout démontrées par six syllabes: ut, ré, mi, fa, sol, la, dont les trois premières (à savoir ut, ré, mi) sont propres à monter et les trois autres (à savoir fa, sol, la) sont propres à dévaler. Et pour qu'icelles les unes profèrent un son doux, les autres dur (à l'égard des douces) les autres médiocres.
aucunes sont appelées :
  douces : Fa, Ut
  médiocres ou naturelles : Sol, Ré
  dures : La, Mi

Il y a sept clefs: F f fa ut ; G g gg sol ré ut ; A a aa la mi ré ; B b bb fa  mi ; C c cc sol la ut ; D d dd la sol ré ; E e ee la mi. Mais trois sont principales.

chapitre  3 :
Les clefs

Chapitre 4 :
Seconde partie de l'échelle. La déduction est une conduite de six voix. Il y a trois ordres de clefs, il y a trois ordres de déductions dont la première est du chant par B mol qui prend toujours son origine de l'ut de F f ff fa ut et étant démontré par le caractère a. Deuxième déduction est du chant de  dur, qui prend son origine de l'ut de G g gg sol ré ut. Caractère c. Troisième déduction est du chant de nature qui prend son origine de C c cc sol fa ut. Caractère b.

Règle:
En quelque lieu que soit constitué ut en l'échelle, il est le commencement de quelque déduction. Et qu'au contraire, en quelque lieu que fait la, en ce lieu même est la fin d'icelle.

Chapitre 5:
De l'entonnement des six voix. Il faut bien entonner les tons, sauf de fa à mi et de mi à fa qui font un demi ton.

Règle :
Toutefois, et quand que par dessus ces six voix s'en trouvera une seule n'excédant que d'une seconde, elle s'appellera fa, sans faire muance. Laquelle faudra proférer mollement mêmement sans aucun signe de b mol, pour vue que celui de  dur n'y soit mis.

Chapitre 6:
Des muances. Étant exercé à bien entonner ces six voix (moyen ordre), faudra après savoir dévaler plus bas et monter plus haut que icelle: Ce qui ne peut se faire sans muance. Muance (comme disent plusieurs) est un changement d'une voix pour une autre en une même clef, pour monter ou dévaler d'une déduction en autre, et pourtant elle se fait tant en montant qu'en dévalant. Pour monter il convient de prendre ré, et pour dévaler la. Il note que ces raisons ne s'appuient pas sur des considérations logiques, mais: Toutefois puisque l'usage est ainsi reçu, par tant, je ne veux pas m'ingérer à rien contredire à cet endroit.

Règle 1:
Jamais proprement ne se fait muance de b mol en  dur, ni de  dur en b mol, mais toujours de l'un des deux en nature, ou de nature en l'un des deux.

Règle 2:
Pour monter de nature en  dur ou de b mol en nature, faut toujours chanter ré après sol : Et pour monter de  dur en nature, faut chanter ré après fa.

Règle 3:
Pour descendre de b mol en nature ou de nature en  dur faut toujours chanter la après fa: Et pour descendre de  dur en nature, ou de nature en b mol, la après mi.

-II-

Figures de la musique mesurée

 

Les trois degrés de la musique figurée:

 Chapitre 8 :

Du touchement ou mesure du chant.
 
 

Chapitre 9 :
De l'augmentation et diminution des notes et pauses outre leur propre valeur... Et pour facilement entendre, faut premièrement observer quant aux notes, icelles pouvoir être ainsi augmentées, autre leur valeur propre par trois manières, à savoir par altération, par point et proportion de mineurs inequalité: Et diminuées par deux, savoir par imperfection et proportion majeure inequalité...

Jean-Marc Warszawski
Révision de la page 11 novembre 2005