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Actualités musicales

samedi 4 octobre 2014

 

Blues à Salaise-sur-Sanne avec Lurrie Bell et Mathis Haug

Samedi 4 octobre dès 21 h foyer Laurent Bouvier à Salaise sur Sanne.

salaise

La commission culturelle de Salaise sur Sanne continue son chemin sur la route du blues après un festival 2014 haut en couleurs avec les Shake Your Hips  ! ou encore Manu Lanvin, et Lademm Mclin. Encore et toujours, l'équipe vous propose des artistes passionnés et talentueux, qu'ils soient renommés ou non. Le souhait d'ouvrir le monde du Blues au public se renforce d'année en année. Cet amour du blues vous a fait découvrir de nombreux talents depuis maintenant plus de 30 ans et ce n'est pas prêt de s'arrêter !

Mathis HaugMathis Haug. Photographie DR.

Au programme de cette soirée : Mathis Haug (France) et Lurrie Bell (USA). Deux pointures du blues qui vont poser leurs valises au foyer Laurent Bouvier de Salaise-sur-Sanne samedi 4 octobre 2014 à 21 h 00 pour un concert d'exception.

En première partie, Mathis Haug, musicien-compositeur à la voix unique, a écumé les scènes de France. Guitariste émérite, son dernier album « Distance », produit par Jean-jacques Milteau, surprend avec des approches musicales originales et un répertoire varié. Un talent avéré pour l'improvisation et un excellent jeu de guitare accompagnent une voix chaude, puissante et éraillée ! Emporté au rythme des ambiances soul, folk et blues, le public est unanime : talent et générosité composent un show irrésistible...

Lurrie BellLurrie Bell. Photographie © DR.

En seconde partie, Lurrie Bell, un des plus grands guitaristes de Blues de Chicago, vient nous démontrer toute l'étendue de son talent. Reconnaissable dès les premières notes, sa voix vibrante et son jeu percutant joué sans médiator en font l'un des guitaristes les plus singuliers du blues. Peut-être certains d'entre vous se souviendront : nous l'avions déjà accueilli dans le cadre du festival de blues en 1990. Il accompagnait alors son père, le talentueux Cary Bell ! C'est donc avec un réel plaisir que l'artiste croise à nouveau la route de Salaise sur Sanne et nous promet une soirée Blues forte en émotion !

 

 

Un nouvel institut pour les musiques populaires à Bochum (Allemagne)

Le Folkwang-Institut für Populäre Musik opuvre ses portes à Bochum.

L'Université Folkwang pour les arts a inauguré un institut pour les musiques populaires. Dès le semestre d'hiver, unmaster en deux ans accueillera huit étudiants qui devront être bacheliers, posséder une expérience réelle de pratiques artistiques, et réussir un examen d'entrée.

Rattaché à la Essener Folkwang Universität, ce cursus est financé pas l'état du Nordrhein-Westfalen (Westphalie-Rhénanie du Nord)

Le Prix de Weimar 2014 au compositeur Ludger Vollmer

Le compositeur Ludger Vollmer a reçu le Prix de Weimar 2014. La ville reconnaît ainsi l'œuvre d'un des compositeurs les plus productifs sur la scène allemande d'opéra, et qui compte parmi les plus reconnus

Son éventail est large : opéra, ballet, œuvres chorales, électroniques, musiques de film, musique de chambre

Ce prix, doté de 5000 euros, est décerné depuis 1990, en reconnaissance pour ceux qui se distinguent particulièrement dans la ville par leur travail intellectuel ou artistique.

Il gagne ce Prix pour son opéra le plus célèbre, « Gegen die Wand » (Contre le mur), d'après le film éponyme du régisseur turco-allemand Fatih Akin. Wollmer avait reçu en 2009, pour cette même œuvre ; le Prix européen pour la tolérance.

Ce Berlinois né en 1961, vit avec sa famille à Weimar, où il enseigne à la grande école de musique.

Le pianiste Pascal Rogé claque la porte du jury au concours de piano de Monza

Le pianiste Pascal Rogé claque la porte du jury au concours de piano de Monza

Apparemment très en colère, Pascal Rogé a démissionné du jury au Concours Rina Sala Gallo de piano de Monza.

Il estime que les décisions du jury sont truquées et honteuses, qu'il y a eu manipulation pour écarter de la finale les deux meilleurs candidats qui en imposait haut la main depuis le début des épreuves au profit des deux candidats italiens, en poussant l'aberration à faire passer un des candidats les plus médiocres dans le but de faire briller les deux autres.

Il dénonce aussi le mode de fonctionnement du jury qui ne délibère pas, mais où chacun envoie ses notes par téléphone au président (!) qui peut annoncer ce qu'il veut sans qu'il y ait de vérification possible.

La déclaration de Pascal Rogé (source)

La déclararion de Pascal Rogé (source)

Je viens de démissionner volontairement du jury du Concours Rina Sala Gallo à Monza après avoir pris connaissance des résultats de la demi-finale.

Il y avait 6 candidats dans cette épreuve: 1 fille japonaise, 3 Italiens, 1 Coréenne et 1 garçon japonais.

Les 2 meilleurs candidats depuis le début de la compétition étaient la concurrente coréenne Yejin Noh et le garçon japonais Yuta Yano ; et quand je dis les meilleurs, c'est une litote, car ils étaient simplement très supérieurs à tous les autres candidats.

Pendant cette épreuve Yejin Noh a joué la 1re Sonate de Schumann d'une manière magnifique et les 3 mouvements de Petrouchka de Stravinski étaient simplement éblouissants. Non seulement c'était parfait techniquement, mais le caractère, l'esprit, le son, l'articulation, enfin l'interprétation en général était celle d'une vraie et authentique musicienne.

Yano Yuta du Japon a joué de son côté une version très émouvante du Rain Tree de Takemitsu, ensuite une somptueuse 2e sonate de Rachmaninov, avec passion et tempérament, mais toujours avec contrôle et sobriété sans parler d'une technique impeccable et d'une inspiration très personnelle.

Il a même réussi à me faire apprécier une pièce que d'habitude je n'estime que très moyennement, la transcription de Busoni de la Chaconne de Bach ! Il a réussi à faire de cette pièce un grand moment de musique sans virtuosité gratuite et avec une vraie profondeur musicale.

Je pensais en moi-même qu'il serait difficile de décider lors de la finale qui serait le gagnant, entre ces deux personnalités très différentes, mais toutes les deux très attachantes. Car bien sûr, je ne pensais pas une seule seconde qu'ils n'iraient pas en finale !

Eh bien si... ! « ils » ont réussi ! Aucun de ces deux talentueux candidats n'a été admis dans la finale … !

« Ils » ont pris 2 Italiens et une fille japonaise qui a joué aujourd'hui le Schubert le plus ennuyeux, morne et terne que je n'ai jamais entendu dans ma vie, sans parler de quelques Préludes Debussy tout aussi ternes et sans aucune affinité avec le style de la musique française.

Et voulez-vous savoir pourquoi « ils » ont choisi de prendre cette candidate ? Parce qu'ils étaient sûrs qu'elle n'avait aucune chance de « faire de l'ombre » à leurs 2 favoris italiens !

Maintenant, jouons à un petit jeu ! Je parie 2 magnums de Chianti que ceci va être le résultat final samedi :

1er Prix Fiorenzo Pascalucci
2e Prix Federica Bortoluzzi
3e Prix Atsuko Kinoshita

Y a-t-il toujours quelqu'un qui se demande comment tout ceci peut arriver … ? Est-ce que le mot « Mafia » vous rappelle quelque chose ?

C'est purement mathématique : vous mettez 3 membres du jury italiens plus encore 2 autres membres « très fortement attachés et concernés » par l'Italie et ensuite vous avez « une majorité » qui peut manipuler les résultats suivant leurs caprices. Et peut-être je devrais mentionner aussi le système de vote … très amusant! Vous utilisez votre iPad pour envoyer « en ligne » votre vote après chaque concurrent et à la fin de l'épreuve, on vous donne « un résultat », sans aucune transparence, ni aucune information sur le calcul des points ni comment on arrive à ce résultat. Vous devez juste faire confiance au « Signore Presidente » qui « jongle » avec son ordinateur, caché dans un coin et vient ensuite avec un grand sourire vous dire « voici le résultat » …à prendre ou à laisser !

Eh bien, Signore et Signori je vous laisse avec vos résultats trafiqués…JE PARS !

Il paraît qu'à la fin du concours nous aurons l'insigne honneur de recevoir les votes de chaque membre du jury…Eh bien, ce sera trop tard, je ne serai plus là pour applaudir à vos manigances, d'ailleurs je n'ai pas besoin de « points » pour me faire une opinion, mes oreilles de musicien me suffisent amplement.

Bien sûr, je ne suis pas Martha Argerich quittant le concours Chopin à cause de l'élimination d'Ivo Pogorelich et mon geste n'aura pas la répercussion du sien, mais tous ceux qui me connaissent le savent, je ne suis pas quelqu'un de belliqueux qui cherche la bagarre et dans les conflits j'essaye toujours d'utiliser avant tout la diplomatie et la conciliation, mais il y a des limites que je ne peux pas admettre. Je tiens à conserver une éthique musicale et humaine afin d'être en accord avec moi-même et de pouvoir me regarder dans la glace chaque matin sans avoir honte de ce que j'ai fait ou laisser-faire la veille. De plus, je ne peux pas associer mon nom à une telle ridiculisation de ce que devrait être un Concours de Piano honnête.

Je sais que certain de mes collègues étaient de mon avis hier, et que l'un d'entre eux, en qui j'ai toute confiance m'a dit « c'est absolument inadmissible », mais voilà, ils doivent avoir leurs propres raisons de vouloir accepter et cautionner des résultats avec lesquels ils ne sont pas d'accord. Chacun son éthique et sa morale.

Je viens d'apprendre avec une grande tristesse que le concours de Hong Kong vient d'être annulé à cause des évènements politiques qui se déroulent en ce moment. Je le regrette profondément, car ce concours aurait été une « bouffée d'air frais » après celui de Monza. Le président de ce concours étant Maestro Vladimir Ashkenazy, c'était une garantie absolue pour que de telles manipulations et injustices n'arrivent jamais en sa présence.

Pascal Rogé

 

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François Antoine Habeneck (1781-1849).

Habeneck

Bronner François, François Antoine Habeneck (1781-1849). « musique », Hermann, Paris 2014 [404 p. ; ISBN 978-2-7056-8760-1 ; 35 €]

 

François Antoine Habeneck est un des premiers chefs d'orchestre de l'ère moderne. Précurseur, il a joué un rôle majeur dans la vie musicale française de la première moitié du xixe siècle. En créant, en 1828, la Société des concerts du Conservatoire (aujourd'hui Orchestre de Paris), il a doté la capitale du premier orchestre symphonique réservé au concert et admiré en particulier par Mendelssohn et Wagner. Il a fait connaître en France les symphonies de Beethoven. De Berlioz, avec qui il eut des relations mouvementées, il dirigea, en 1830, la première audition de la Symphonie fantastique et, en 1837, celle du Requiem.

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