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Actualités musicales

mardi 8 avril 2014

Lavaur : Festival a tempo du 8 au 13 avril

festival a tempo

Lavauriennes et Lavauriens en Pays de Cocagne accueillent pour la cinquième fois consécutive le Festival a Tempo dirigé par le pianiste Frédéric Vaysse-Knitter.

Cette année, les six concerts de cette manifestation sont placés sous le haut patronage de Tomasz Orlowski, ambassadeur de Pologne en France, et sous parrainage d'Alexandre Tharaud, ambassadeur interplanétaire du piano.

Un programme chambriste plutôt classique romantique, mais avec des échappées et des assemblages qui ne manquent pas d'originalité, et dont on goûte d'avance le plaisir mélomane.

Si Alexandre Tharaud ouvre les festivités le 8 avril à la Halle aux grains de Lavaur avec un récital d'œuvres de Mozart, Mahler et Schubert, dès le lendemain, l'église Saint-Martin de Buzet-sur-Tarn résonnera d'un quasi-concert salade, cher au maître Tharaud admirateur de Jean-Wiéner : piano, accordéon, lectures, flûte, dans des œuvres du grand Bach arrangées par Busoni, de Balakirev, Szymanowski, Scarlatti et Liszt, avec comme cerise sur le programme la création d'une œuvre de Pierre Charvet (qui présentera également les concerts).

Jeudi 10 avril, soirée cinéma-concert, genre pour lequel on a depuis quelque temps pas mal d'engouement.

Vendredi l'Ensemble baroque de Toulouse sera baroque dans Vivaldi et Albinoni, puis petit saut dans le temps et l'espace, retour à Schubert, Beethoven et Franck en récital piano violon, ce qui convient bien pour une sortie du samedi soir.

Le jour du Seigneur également Jour dernier est piano violoncelle, dans un répertoire éclectique avec Bach, Schubert, Debussy, Fauré, Poulenc, Rachmannov.

Outre le parrain Alexandre Tharaud et le maître des lieux Frédéric Vaysse-Knitter, on note la présence de la comédienne Andréa Ferréol, de la pianiste Vanessa Wagner, du violoncelliste Christian Pierre La Marca dont on a salué à quelques pages de celle-ci l'enregistrement des suites pour violoncelle de Bach le Johann Sebastian, de la violoniste Solenne Païdassi, dont on a également salué L'Art du violon, enregistré avec le pianiste Laurent Wagschal, de l'accordéoniste Basha Slavinska, etc.

À ce bon programme et à ce beau monde s'ajoutent le calligraphe Patrick Cutté qui se produira lors d'un des concerts, des présentations par Pierre Charvet, des rencontres et des ateliers.

Le site du Festival a Tempo.

Violons anciens et stradivarius : fantasmes à plusieurs dizaines de millions ?

 

La revue scientifique américaine PNAS, publie une étude qui rencontrera certainement peu d'échos, car ébranlant ce qui pourrait être une croyance fantasmatique dans les qualités sonores des violons anciens, notamment les Stradivarius, fantasmes associés à une importante source de spéculation financière, donc un sujet pratiquement religieux dans le monde où nous vivons

Claudia Fritz, chargée de recherche au CNRS et le luthier américain Joseph Curtis ont imaginé un protocole scientifique soutenant l'organisation d'un test en double aveugle de six violons modernes et six violons anciens dont 5 Stradivarius de la « période d'or », impliquant 10 solistes connus comme Olivier Charlier, Illya Kaler, Elmar Oliveira, Solenne Païdassi, Tatsuki Narita.

Ces derniers ont été invités à choisir le violon qui pourrait remplacer le leur pour un concert.

Les résultats, dévoilés quelques jours après la vente du Stradivarius « McDonald » de 1719 chez Sotheby pour 45 millions de dollars, peuvent être surprenants pour les uns, évidents pour les autres.

6 des 10 solistes ont choisi de nouveaux instruments. Il ont été incapables de discerner les violons anciens des nouveaux qui avaient de 10 ans à quelques jours d'existence.

En moyenne, les nouveaux et les anciens violons ont été évalués à égalité pour ce qui concerne la qualité du timbre.

Les nouveaux violons ont été jugés plus confortables pour le jeu, l'articulation et la projection.

Les solistes ont trouvé la qualité globale des violons testés, nouveaux et anciens confondus, sinon meilleur par rappport à leur propre violon.

« J'ai joué plus de 50 Stradivarius et Guarneri del Gesù dans ma vie, je ne suis pas surprise par ce résultat » a déclaré la violoniste canadienne Yi-Jia Susanne Hou, « ... J'ai joué des instruments de facture contemporaine avec un grand succès ... y compris pour mon premier album solo d'orchestre, mon audition à la Juilliard School, ou même mon premier concours international. »

Pendant l'essai, les participants portaient des lunettes de soudeur modifiées, lesquelles avec un éclairage très bas rendaient l'identification des instruments impossible.

Les six anciens instruments italiens ont été fournis par les revendeurs de renommée internationale qui avaient intérêt à fournir des instruments de la meilleure qualité.

Les six instruments modernes ont été construits par des professionnels étatsuniens et européens.

D'autres documents seront publiés dans les prochains mois.

Source : The Violin Chanel

Concours-Festival de répertoire pianistique moderne : une seconde série d'épreuves avant la finale le 14 avril

 

La seconde série des épreuves du Concours-Festival pensé et organisé par le pianiste et compositeur Dimitri Tchesnokov s'est déroulée au Conservatoire de Saint-Maur-des-Fossés dimanche 6 avril. Six candidats étaient en lice, avec un programme techniquement plus étoffé et exigeant que pour la première série. Mais le principe était bien entendu le même : défendre au mieux une œuvre de piano moderne, y compris les siennes propres, avec des œuvres d'Alexandre Scriabine en imposé qui n'ont pas, dans l'ensemble, particulièrement réussi aux candidats.

Le piano, un beau Bösendörfer, qui a ses subtilités, mais pas le coffre du Steinway ni l'étagement dynamique, semble avoir également quelque peu gêné les candidats qui n'ont peut être pas tous eu une « troisième oreille » dans la salle lors de leur répétition in situ.

Le principe du concours, même s'il met en difficulté le jury qui a encore très longuement délibéré en évitant d'en venir aux mains, est convaincant.

Les membres du jury ont de plus pleinement assumé leur rôle en se tenant à la disposition des candidats après la proclamation des résultats.

JUry du Concours-festival Le jury était composé par Nicolas Bacri, Michaël Ertzscheid, Gabriel Gorog, Almina Emiri, Mathias Muracciole.

La finale se déroulera lundi 14 avril au Conservatoire de Région de Paris (rue de Madrid) à partir de 14 heures. Les lectrices et lecteurs de musicologie.org y sont cordialament invités, on va se régaler les oreilles !

Le site du Concours

Le Concours 2014 rend hommage au compositeur Boris Liatochinski (1895-1968). Si j'ai bien tendu l'oreille, il est possible que ce concours se nomme dès l'année prochaine « Concours-Festival Liatochinski ». Tant mieux, il n'y a pas de baptême sans dragées avec un coup à boire.

C'est le français Félix Devynnck qui a ouvert les festivités de ce dimanche avec les 4 mouvements de la 3e sonate opus 23 de Scriabine, suivis d'un nocturne d'Alexeï Stanchinski et des Jeux de double de Thierry Escaich, pièce qu'il défendra lors de la finale.

Félix Devynck Félix Devynck.


Jeux de double de Thierry Escaich,
par Félix Devynck.

Patrick Hemmerlé, tout aussi assuré que sa brillante et personnelle technique a joué deux mouvements de la seconde sonate opus 19 de Scriabine, le second mouvement Moderato de La neige de Dimitri Tchesnokov et une pièce aussi cyclique que belle et interminable de Vítězslav Novák (1870-1949), Pan, qu'il a tenu à présenter avant de l'interpréter. Il défendra l'ensemble des pièces de son programme, celle de Novák réduite à son dernier mouvement intitulé « femme »

Patrick Hemmerlé Patrick Hemmerlé.


La Neige (2e mouvement Moderato) de Dimitri Tchesnokov par Patrick Hemmerlé.

 

Quentin Meurisse, que j'ai déjà eu l'occasion d'entendre en concert et au civil, est aussi compositeur, mais occupé à la mise au point d'un ballet qui sera donné d'ici peu à Bruxelles, il a préféré ne pas se prendre un supplément de prise de la tête avec une œuvre personnelle. Il a joué les deux premiers mouvements de la seconde sonate opus 19 de Scriabine, deux mouvements de la sonate pour piano de Franck Bridge, et Orchid 3 d'Edward Dudley Hughes d'après le manuscrit, alors que le jury avait la version toute fraîche sortie des presses et notablement amendée. Il défendra le premier mouvement de la sonate de Bridge à la finale.

Quentin MeurisseQuentin Meurisse.


Sonate no 2 opus 19 de Scriabine (mvt. 1 & 2)
par Quentin Meurisse

Venu d'Ukraine (il a fait le voyage Riga-Paris en autocar !), ne parlant pas un mot de français et un ou deux en anglais, Artur Nikulin a donné des frayeurs aux organisateurs. On le croyait perdu dans Paris, alors qu'il sirotait pénard quelques bières dans un bistrot.

Il a également interpéte les nos 1 et 2 des la seconde sonate de Scriabine, une très longue et démonstrative « Passacaille » de Viktor Kossenko (1896-1938), extraite de 11 études en forme de danses anciennes opus 19 (1921), et une sonatine de 1967 d'Ivan Karabyts (1945-2002) qu'il défendra à la finale.

De tout évidence, il était un peu à l'étroit avec le Bösendörfer, dont il aurait dû ménager la tessiture basse et l'échelle dynamique.

Artur NikulinArtur Nikulin.


Viktor Kossenko, « Passacaille ».
Par Artur Nikulin.

La charmante Harunba Ohashi en jolie toilette a également joué les nos 1 et 2 de la seconde sonate de Scriabine, et à mon sens, mais pas à celui du jury, elle est la seule candidate qui a rendu grâce à ce compositeur, qui plus est avec élégance et finesse. Elle a enchaîné avec le 3e mouvement de la sonate pour piano d'Henri Dutilleux, « Choral et variations », sans se départir de son jeu clair et bien chantant, mais le choix de cette pièce fort connue sortait quelque peu de l'esprit du concours. Elle a achevé son programme avec le premier mouvement de la sonate pour piano (1990) de l'Australien Carl Vine, morceau qu'elle défendra lors de la finale avec la sonate de Scriabine.

Haruna Ohashi.


Carl Vines, Sonate pour piano (premier mouvement), par Haruna Ohashi.

Enfin Olivier Seuzaret, le benjamin en âge de la série, a joué les deux premiers mouvements de la sonate n4 opus 30 de Scriabine et Jérusalem de Boris Pigovat, qu'il défendra en finale. Cette pièce un peu kaléidoscopique mériterait à mon avis une palette expressive et de couleurs plus large et plus diversifiée que ce que nous avons entendu. Ce sera certainement corrigé à la finale, où ce jeune pianiste sera plus détendu et assuré, après ce premier contact.


Jérusalem de Boris Pigovat.
Par Olivier Seuzaret.

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Mercredi 9 Avril, 2014 13:34

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