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Actualités musicales

jeudi 16 janvier 2014

La référence à l'originaire dans les écrits et la presse musicale du premier xxe siècle

 

Journée d'études, 16 janvier 2014, Université Évry–Val d'Essonne. Appel à contributions.

En ses formes les plus diverses – le mythe, les racines, la naissance, l'enfance, la terre nourricière, le primitif – la référence à l'originaire (« l'éclat du feu planté jadis », selon le poète Claude Vigée) agrège tout autant des aspirations artistiques fécondes que des conséquences potentiellement ou réellement contestables. Le recours à l'origine accompagne le développement des récits nationaux et atteint son point d'orgue dans les logiques d'appartenance qui assurent le déploiement de l'ombre identitaire au cours de l'entre-deux-guerres. On perdrait néanmoins beaucoup à réduire l'ambivalence fondamentale de la notion à la seule opposition à l'idée de progrès ou à la norme d'ouverture à l'autre.

Cette journée d'études circonscrit la réflexion autour de la presse musicale du premier xxe siècle et des écrits de compositeurs. Le mot-valise « origine » recoupe des usages polysémiques selon les aires géographiques, les enjeux historiques et artistiques, les parti-pris politiques ou crypto-politiques. Bornes-témoins en France : Debussy enjoint Stravinsky en 1915 de récuser « les blagues internationalistes » pour devenir « un grand artiste russe1 » ; Jean Cocteau oppose la pureté du « cirque, des orchestres américains de Nègres » à un théâtre « toujours corrompu2 » ; Hugues Panassié construit la légitimité du jazz sur un racialisme inversé3 ; André Jolivet renvoie ses Cinq danses rituelles, composées en 1939, « aux groupements humains […] dits primitifs chez lesquels l'âme humaine a gardé toute sa virginité4 ». Si la civilisation a conduit à l'engourdissement sensible et à la barbarie, pourquoi ne pas revenir à l'origine pour refonder la civilisation ? Cette nébuleuse « originiste » pose d'autres questions : quels points de comparaison avec le primitivisme du début du siècle ? Se présente-t-elle comme une autre avantgarde ? Se retrouve-t-elle – et à quels titres ? – dans l'oeuvre même ?

Centres de recherche : RASM, CELLAM / Institut Universitaire de France.

1. Claude Debussy, Lettre à Igor Stravinsky, 24 octobre 1915, in François Lesure et Denis Herlin (éd.), Correspondance (1872-1918), Paris, Gallimard, 2005, p. 1952.

2. Jean Cocteau, Le Coq et l'Arlequin (1918), Paris, Stock, 1979, p. 62.

3. Hugues Panassié, « Le Jazz Hot », in La Revue Musicale, n ° 105, Juin 1930.

4. Voir la correspondance André Jolivet – André Coeuroy, Département de la Musique à la Bibliothèque nationale, cote N.L.a 15.

Programme

10 h 00 – 10 h 30 : Fabrice Bouthillon (Université de Bretagne occidentale, Brest) : « Les origines de la quête de l'origine au premier xxe siècle »

10 h 30 – 11 h 00 : André Lischke (Université d'Évry Val d'Essonne) : « Rimski-Korsakov : une slavophilie sans ostracisme »

11 h 30 – 12 h 00 : Lucie Kayas (CNSMDP) : « André Jolivet : un primitivisme idéal ? »

12 h 00 – 12 h 30 : Marie Gaboriaud (Université Paris – Sorbonne) «  "Au secours, Beethoven !" La référence à l'âge d'or de l'Europe intellectuelle et musicale comme rempart contre la décadence dans les textes de critique musicale du premier xxe siècle »

Après-midi
Présidence : Timothée Picard

 14 h – 14 h 30 : Angelica Rigaudière (Université de Reims - Champagne-Ardenne) : « Affirmation identitaire, engagement et innovation : le compositeur américain et son recours aux origines dans The Musical Quarterly de 1915 aux années 1930 »

 14 h 30 – 15 h 00 : Paulo de Castro (Universidade Nova de Lisbonne) ; « Musique et pensée de l'origine dans l'espace ibérique à l'aube du xxe siècle »

15 h 00 – 15 h 30 : Anaïs Fléchet (Université de Versailles Saint-Quentin-en-Yvelines) : « Villa-Lobos et le langage du temps : Le discours sur les origines dans la musique brésilienne dans l'entre-deux-guerres »

16 h – 16 h 30 : Yannick Simon (Université de Rouen) : « Le "francisme" musical sous l'Occupation »

16 h 30 – 17 h 00 : Martin Kaltenecker (Université de Paris Diderot) : « Ur : le traitement du paramètre mélodique dans un certain nombre d'œuvres des années vingt marquées par l'originaire »

 17 h 00 : discussion ; conclusion par Philippe Gumplowicz et Timothée Picard

Le contre-ténor Matthieu Peyrègne et Les Solistes de Monte-Carlo en concert pour les Philippines au Musée océanographique de Monaco

Par Jean-Luc Vannier

Le 8 novembre 2013, le typhon Haiyan s'abattait sur les Philippines. 6000 morts, 2000 disparus, plusieurs millions de personnes affectées. De Monaco, une chaîne de solidarité s'organise sous le Haut Patronage de S.A.S. Le Prince Albert II et de S.A.R. La Princesse de Hanovre. En attendant une vente de charité qui aura lieu au Théâtre des Variétés de Monaco le 3 février prochain, un concert caritatif était donné, lundi 13 janvier, au Musée océanographique du Rocher avec le soutien de l'Amade Mondiale — Association Mondiale des Amis de l'Enfance fondée en 1963 à l'initiative de la Princesse Grace de Monaco —, de son partenaire local La Fondation Virlanie et en présence de S.A.R. La Princesse de Hanovre, de personnalités monégasques, du Consul des Philippines et de l'Ambassadeur de France en Principauté, Hugues Moret. Concert qui réunissait le contre-ténor Matthieu Peyrègne et la formation « Les Solistes de Monte-Carlo », musiciens membres de l'Orchestre Philharmonique.

Matthieu PeyrègneLe contre ténor Matthieu Peyrègne et Dimitri Goldobine (Luth, Théorbe)

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