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mardi 1er février 2011

1er février 2011
Limoges, Opéra-Théâtre

Entre ciel et terre

« Entre Ciel et Terre », fantaisie mélodique pour baryton et pianiste, mise en scène par Anne-Marie Gros.

Ce spectacle propose au public une approche originale de la mélodie française autour d'extraits d'œuvres de Ravel, Poulenc et Satie. Des pièces pour piano et des pensées d'auteurs se mêlent aux mélodies. De conception légère et ludique, «Entre terre et ciel» réunit sur scène le baryton Jean-Marc Salzmann et le pianiste Claude Lavoix. Ils évoluent sans décor, avec des accessoires choisis avec minutie comme de véritables partenaires de jeu...

C'est l'histoire d'un type qui erre avec ses poèmes et ses hauts de forme, depuis longtemps, très longtemps... Pour Anne-Marie Gros, il s'agit « d'aller au-delà de la simple exhibition musicale et vocale. Je me suis imaginé un personnage à l'image du chanteur de récital, en exode dans le 20ème siècle. Délaissé par ses pairs, chassé des salons, il rassemble vivement quelques effets personnels avant de partir sur les routes pour trouver une nouvelle place : la sienne ! »

Cette fantaisie mélodique permet de mettre en lumière la qualité poétique du texte avec des poèmes chantés afin d'en éclairer le sens, la musicalité, l'humour en les rapprochant de pensées d'auteurs (Wilde, Cocteau, Ramuz, Allais, Breton, Valéry, etc.) et de pièces de piano solo.

Anne-Marie Gros, metteur en scène, scénographe : danseuse et comédienne de formation, elle collabore avec la compagnie Fracasse, chorégraphie des opéras pour enfants, met en scène et écrit plusieurs spectacles. Les metteurs en scène Alain Sachs et Philippe Arnaud font appel à elle.

Jean-Marc Salzmann, baryton : spécialiste de la mélodie française et du lied allemand, il travaille avec des compositeurs contemporains. Son répertoire va de la musique baroque à la musique contemporaine en passant par les œuvres d'Offenbach.

Claude Lavoix : pianiste ; Gérard Vendrely : éclairagiste ; Arnaud Destrée : conception des accessoires

 

Mardi 1er février 2011, à 20h30 (séance scolaire ce même jour à 14h30)

 

Tarif  / abonnement : de 9€ à 25€. Billetterie et réservations, Opéra-Théâtre de Limoges, 48 rue Jean Jaurès,  87 000 Limoges. Téléphone : 05 55 45 95 95.

« Entre Ciel et Terre » est une production de la Compagnie « Un Jardin d'Hiver » en résidence à l'Auditorium de Viroflay et au théâtre Impérial de Compiègne.

1er février 2011
Paris, L'Ermitage

Multilatéral


Concert en coproduction
avec les ensembles Multilatérale et Court-circuit

Yann Robin
Schizophrenia
(clarinette et saxophone soprano)

Franco Donatoni
Ala
(violoncelle et contrebasse)

Martin Matalon
Prélude and blue
(saxophone, percussion et contrebasse)

Andrea Cera
Deliverance
(saxophone et électronique (bande)

Sebastian Rivas
Hollow (In memoriam C. B.)
(clarinette, violoncelle et contrebasse)
Création mondiale,
Commande du Fonds d’Action Sacem
et du Cabaret Contemporain

Ensemble Court-circuit : Vincent David (saxophone), Alexis Descharmes (violoncelle), Pierre Dutrieu (clarinette).

Ensemble Multilatérale : Hélène Colombotti (percussion), Nicolas Crosse (contrebasse).

Concert enregistré par France Musique dans le cadre de l’émission « Les Lundis de la Contemporaine ».

Tarifs : 15 € / 12 €. Studio de l’Ermitage, 8, rue de l’Ermitage, 75020 Paris (métro Pyrénées ou Ménilmontant).
http://www.cabaret-contemporain.com

mardi 1er février 2011

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Elsa Grether, violoniste

Elsa Grether commence l’apprentissage du violon en Alsace avant d’entrer au CNR de Paris, où elle obtient un Premier Prix de violon à l’unanimité du jury le jour de ses quinze ans. Elle poursuit sa formation au Mozarteum de Salzbourg avec Ruggiero Ricci, puis aux États-Unis, avec Mauricio Fuks à l’Université de Bloomington, et Donald Weilerstein au New England Conservatory de Boston. Puis elle bénéficie des conseils de Régis Pasquier à Paris.

Elle est lauréate, à l’unanimité du jury, du Prix international Pro Musicis 2009 avec la pianiste Delphine Bardin, ainsi que de diverses fondations, parmi lesquelles : Fondations Safran pour la musique, Prix Charles Oulmont (Fondation de France), Fondation Natixis-Banque Populaire, Cziffra, Bleustein-Blanchet pour la Vocation, « Projets Masters » des CIM de Val d’Isère. Depuis 2005, Elsa est soutenue par l’Ajam. En 2004 elle est lauréate du Prix de la Culture de la Ville de Mulhouse et en 1996 de la Fondation Alsace.


Elsa Grether.                   Photo Fabrice Vallon

Alain Duault lui a consacré une émission dans « Toute la musique qu’ils aiment », sur France 3, et elle a été invitée à diverses reprises à France Musique, France Culture, Accent 4.

En soliste avec orchestre, elle a interprété de nombreux concertos (parmi lesquels ceux de Bach, Mozart, Haydn, Bruch, Brahms, Tchaïkovsky, Chébaline, Dvorak, Prokofiev, Tzigane de Ravel…).

Elle a participé à de nombreux festivals en France et à l’étranger (Salle Cortot à Paris, Polignac, Cziffra, Musica à Strasbourg, Musicales de Bagatelle, Musiciennes à Ouessant, Rencontres musicales d’Albertville, Royan, Toulon, Dominicains de Guebwiller) et s’est produite au Palais des Beaux-Arts de Bruxelles, Avery Fisher Hall de New-York, Chicago Myra Hess concert series, Alger Auditorium de la Radio Nationale, Salzbourg Schloss Mirabell, Santander Palais des Festivals…).

Parmi ses prochains projets, elle donnera un récital pour violon seul au « Printemps des Arts » de Monte-Carlo le 2 avril 2011 lors de la « Nuit du violon », un récital au Festival de Menton, aux Concerts de Vollore ainsi qu’à Venise au Palazzetto Bru-Zane. En soliste elle jouera les Quatre Saisons de Vivaldi, le Concerto pour violon de Beethoven ainsi que son Triple Concerto.

Elle collabore régulièrement avec les pianistes Ferenc Vizi, Eliane Reyes, Delphine Bardin ainsi qu’avec Régis Pasquier, Marielle Nordmann, Christine Icart, Pascal Contet, Juliette Hurel, Julian Steckel… Elle fait également partie du Trio Agapé, fondé en 2008 avec la pianiste Eliane Reyes et le violoncelliste Sébastien Van Kuijk.

Elle prépare un CD d’œuvres d’Europe centrale (Janacek, Martinu, Szymanowski, Smetana) aux côtés du pianiste Ferenc Vizi. Elle a également participé à un disque d’œuvres de Jean-Jacques Werner (Spiritual pour violon et orgue) et participera à un CD monographique d’œuvres de musique de chambre de Christophe Bertrand (Ensemble In Extremis).

http://www.elsagrether.fr

mardi 1er février 2011

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Aimer Bruno Maderna

Aimer Bruno Maderna, journée d'étude au Centre de documentation de la musique contemporaine, le 3 février

Jeudi 3 février, 10h00. Journée d'étude, coordination Laurent Feneyrou.

Créateur d'une œuvre foisonnante, éclectique, sans cesse ouverte aux nouveaux langages et aux nouvelles formes d'expression, Bruno Maderna (1920-1973) aborda tous les genres, oscillant entre la plus grande énergie et une douceur infinie. Il y conjugua poésie, gaîté, humour, tendresse et nostalgie d'une mélodie absolue, résonnant depuis la Grèce antique.

Maderna fut aussi de tous les engagements de la seconde moitié du XXe siècle. Dès le début des années 1950, il participe aux Cours d'été de Darmstadt, avant de devenir, en Europe et aux États-Unis, un pédagogue de renom. En 1955, il fonde avec Luciano Berio le Studio de phonologie de la Rai de Milan.

Puis il dirige les Incontri musicali, au cours desquels sont créées des œuvres majeures de l'après-guerre. À travers le monde, Maderna programme, avec une rare intelligence, transcriptions et œuvres anciennes, classiques, romantiques, modernes ou contemporaines, qu'il aime faire figurer dans les mêmes concerts. Tous ceux qui l'ont connu évoquent enfin une personnalité exceptionnelle, attachante, un ami attentionné, chaleureux, ou selon Luigi Nono, « l'incarnation de la plus noble générosité humaine ».

À l'occasion de la publication des deux volumes intitulés À Bruno Maderna, cette journée d'étude, faite de dialogues, tentera de dresser un portrait de l'artiste et de son œuvre. Nous en mesurerons toute la portée, en ce début de XXIe siècle, à l'aune d'une de ses maximes : « J'ai pensé, en composant, que la musique existe déjà, qu'elle a toujours existé. Et celle que j'écris aussi. Il faut seulement un acte de foi pour la sentir autour de soi, à l'intérieur de soi ».

Laurent Feneyrou

 

  • 10h00, Écrits, ou « je suis contre les formes qui sont contre la forme » (Laurent Feneyrou et Alain Poirier)
  • 10h45, Créer, ou d'« une communion d'humanité et de logique » (Geneviève Mathon, Ivanka Stoianova et Luca Cossettini)
  • 11h45, Scène, ou « mettre en jeu la Poésie » (Giordano Ferrari et Jean-François Trubert)
  • 14h30, Phonologie, ou l'« émergence de nouvelles projections temporelles » (Nathalie Ruget et Vincent Tiffon)
  • 15h15, Diriger, ou « 50 % avant Mahler, 30 % entre Mahler et Webern, 20 % ensuite » (Pierre Albert Castanet, Paul Méfano et Gianfranco Vinay)
  • 16h00, Héritage, ou « la révolution dans la continuité » (Frédéric Durieux et Stefano Gervasoni)
  • 17h00, Hommage à Edgar Varèse (1965 - NB), film de Luc Ferrari, collection Les Grandes répétitions

Ponctuation musicale : Bruno Maderna, Widmung pour violon solo, avec Nicolas Miribel (violon ; Bruno Maderna, Quartetto per archi (1946) avec les Solistes de L'Itinéraire

Entrée libre, réservation 01 47 15 49 86. Partenariat Cdmc - Éditions Basalte - L'Itinéraire. CDMC, 16 place de la Fontaine aux Lions, 75019 Paris. Tél. : 01 47 15 49 86. http://www.cdmc.asso.fr

 

mardi 1er février 2011

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Conférence de Tom Johnson

Conférence de Tom Johnson le 16 Février, au Centre de documentation de la musique contemporaine

« Minimalisme en musique : Encore à la recherche d’une définition » (2), le mercredi 16 février à 15h au Cdmc, salle Messiaen.

Dans le cadre du cycle de conférences « L’expérience de l’expérimentation » organisé par Les Instants Chavirés, le compositeur Tom Johnson abordera au Cdmc la question du minimalisme. Ses articles sont considérés comme les premières références sur le sujet dans la critique musicale. Cette conférence sera l’occasion pour le compositeur de mettre à jour ses réflexions sur le sujet, et de faire entendre une variété d’exemples, autant européens qu’américains.

Cycle dirigé par Matthieu Saladin (chercheur associé à l’IDEAT – Université Paris 1)

En savoir plus : http://www.instantschavires.com/spip.php?article300

Renseignements : infos@instantschavires.com

Entrée libre, sans inscription. Centre de documentation de la musique contemporaine, 16 place de la Fontaine-aux-Lionsn 75019 Paris. http://www.cdmc.asso.fr/fr/contact/plan_acces

mardi 1er février 2011

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Décès de John Barry,
un important compositeur
de musique de film

Le compositeur britannique de musiques de films, John Barry, cinq fois récompensé aux Oscars et connu pour avoir écrit la bande originale de nombreux James Bond, a succombé à une crise cardiaque à l'âge de 77 ans, a annoncé lundi sa famille.

Né en 1933 à York, en Angleterre, John Barry Prendergast, de son vrai nom, est décédé dimanche à New York, ont précisé ses proches.

Ce musicien, venu du jazz, avait composé la musique de onze films sur l'agent OO7, dont « Goldfinger » et « On ne vit que deux fois ».

Il avait aussi remanié une musique composée par Monty Norman, pour en faire le thème principal de la série mythique, devenu l'un des plus connus au monde.

Il est par ailleurs l'auteur de la bande originale de « Out of Africa », de « Danse avec les Loups » ou de « Midnight cowboy », ainsi que du générique de la célèbre série « Amicalement vôtre » dans les années 70, qui a contribué à sa célébrité.

John Barry, qui a composé et arrangé la musique d'une centaine de films en quelque 40 ans de carrière, avait remporté deux Oscars pour « Vivre libre », un pour « Un lion en hiver », un pour « Out of Africa » et un pour « Danse avec les Loups ». Il avait également été nommé pour deux autres, mais jamais pour son travail sur James Bond.

« Je pense que James Bond aurait eu beaucoup moins de flegme si John Barry ne lui avait pas tenu la main », a déclaré lundi à la BBC David Arnold, qui a pris la relève comme compositeur de la musique des films à la gloire du plus connu des agents secrets.

« Les musiques qu'il a écrites transcendent les films pour lesquels elles ont été composées et font désormais partie de la culture populaire », a jugé David Arnold, rendant hommage aux « extraordinaires mélodies » de son prédécesseur.

Barry était né dans une famille tournée vers le spectacle et avait grandi au contact du grand écran: sa mère jouait du piano et son père dirigeait plusieurs cinémas, où il avait su très rapidement jouer les projectionnistes.

Lui-même pianiste et trompettiste, il s'était produit quelque temps à partir de 1957 à la tête d'une petite formation - « The John Barry Seven » - qu'il avait montée.

Marié à quatre reprises, John Barry, qui vivait depuis de nombreuses années aux Etats-Unis, avait notamment épousé en 1965 l'actrice Jane Birkin, avec laquelle il avait eu un enfant, Kate, aujourd'hui photographe.

Gravement malade à la fin des années 80, il n'avait ensuite jamais cessé de travailler jusqu'aux dernières années de sa vie.

Il avait été décoré de l'ordre de l'Empire britannique en 1999.

Il laisse derrière lui sa dernière épouse, Laurie, à laquelle il était marié depuis 33 ans, quatre enfants et cinq petits-enfants.

Ses funérailles se dérouleront dans l'intimité et un service religieux à sa mémoire sera organisé plus tard cette année au Royaume-Uni.

mardi 1er février 2011

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« Peurs sur la ville » : la guerre, ça
n'arrive pas qu'aux autres

Avec l'aide de Paul Biota, Chauvel a réalisé des photomontages saisissants, mêlant des vues de monuments parisiens et des scènes de guerre ramenées de ses reportages en Tchétchénie, au Proche-Orient, en Afghanistan.

La carcasse d'un blindé au pied de l'Arc de Triomphe, la Tour Montparnasse bombardée, le Pont Alexandre III pris d'assaut par des chars: Patrick Chauvel présente à la Monnaie de Paris une série de photomontages choc pour appeler à la « vigilance ».

« La paix n'est pas un acquis. C'est un travail constant », explique à l'AFP le photographe de guerre, 60 ans, qui a couvert les conflits majeurs de la planète depuis quatre décennies.

Son travail est présenté dans le cadre d'une exposition « Peurs sur la ville », qui se tient jusqu'au 17 avril à la Monnaie de Paris. Elle réunit également des photos d'archives de Paris-Match sur l'histoire en marche à Paris: images de la Libération, de la guerre d'Algérie, de Mai 68, des attentats des années 1980 et 1990 et des émeutes de 2005 en banlieue.

S'y ajoutent des images de Michael Wolf, photographe né en Allemagne, qui a travaillé à partir de captures d'écran du logiciel « Street view » de Google.

Ces 3 expositions en 1 forment un cocktail anxiogène, auquel l'académicien Max Gallo a été chargé de donner un sens. « Paris est un champ de bataille. Nous l'avions oublié », écrit-il dans son introduction.

« Paris est un volcan assoupi mais en activité. L'épicentre symbolique de la violence nationale. L'un des cratères d'où surgissent les violences mondiales », considère l'écrivain.

L'exposition est « un appel à la lucidité et à la vigilance. Il faut des décennies pour imaginer et construire la paix et un seul geste pour la détruire », poursuit Max Gallo.

Le travail de Patrick Chauvel, qui aime à se définir comme un « rapporteur de guerre », est présenté par la Galerie Photo 12 dirigée par Valérie-Anne Giscard d'Estaing.

Le photographe explique que ce projet lui « trotte dans la tête depuis longtemps ». « Les gens ont du mal à comprendre ce qui se passe sur le terrain. Alors j'ai eu l'idée d'amener la guerre à Paris », dit-il.

Avec l'aide de Paul Biota, Chauvel a réalisé des photomontages saisissants, mêlant des vues de monuments parisiens et des scènes de guerre ramenées de ses reportages en Tchétchénie, au Proche-Orient, en Afghanistan.

Dans l'exposition, chaque photomontage est accompagné de l'image d'origine assortie d'explications.

Sur la place de l'Etoile, un char détruit s'est arrêté au pied de l'Arc de Triomphe. Un homme est assis devant, écrasé par les événements.

« C'est un Russe dont le fils est mort carbonisé dans ce blindé détruit par les forces tchétchènes à Grozny. Le père est resté là pendant une semaine, à boire et à pleurer. Le char, lui, avait fait disparaître juste avant deux habitations et deux familles tchétchènes », se souvient Patrick Chauvel.

L'armée américaine (une photo prise en Afghanistan) patrouille devant l'Hôtel de la Monnaie. Des soldats canadiens (toujours l'Afghanistan) ont pris position devant Notre-Dame.

« Ce projet, cela fait des années que je le propose à des institutions parisiennes qui me disent non car elles trouvent les images trop provocantes », indique le baroudeur.

En 1997, Chauvel avait réalisé un photomontage des Twin Towers de New York et de l'Intifada. Puis il y a eu le 11 septembre 2001. Il avait travaillé sur des photomontages à Londres mais il y a eu les attentats. Il était passé à Madrid, frappée elle aussi par le terrorisme, raconte-t-il.

Quand on lui demande si ses images ne risquent pas de porter la poisse à Paris, il s'exclame « j'espère que non, ce serait horrible ».

Le photographe envisage à présent de travailler sur Berlin.


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