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jeudi 27 janvier 2011

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Poulenc et Apollinaire au château de
La Borie le 3 février

    On ne saura jamais assez tout ce que je dois à Apollinaire. Il a été le véritable enchantement de ma première jeunesse Et reste celui de mon âge, disons carrément …mûr.

Poulenc. « Conferencia », 1947

Jeudi 3 février 2011 à 20h30, au Château de La Borie

Eric Vignau, chant
Elisabeth Brusselle, piano
Eric Perez, comédien

Donner à entendre des textes peu connus d'Apollinaire, révéler sa modernité, son humour, sa légèreté et sa curiosité insatiable.

Evoquer son rapport à l'autre, à la femme, à la culture, au monde…

Donner à entendre des mélodies connues de Poulenc sur des textes d'Apollinaire.

Casser l'image de musique salonnarde, précieuse.

Oublier les interprétations légèrement surannées voire « chichiteuses »

Montrer son amour des textes, son humour, sa sensualité.

Montrer le mélange de sophistication cultivée, d'érudition, d'amour du trivial, du vulgaire que ces deux artistes ont en commun ; leur grande attention au monde, aux arts, aux êtres qui jamais ne les détournent de leur propre musique.

Coproduction Fondation La Borie-en-Limousin / Opéra Eclaté

Rencontre avec les artistes à l'issue du concert (pot gratuit).

La Borie-en-Limousin, 87110 Solignac. Tél :  05.55.31.84.84. http://www.ebl-laborie.com

jeudi 27 janvier 2011

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Anna Netrebko et Erwin Schrott au
Mariinski de Saint-Pétersbourg

La star de l'opéra russe Anna Netrebko est de retour sur la scène du théâtre Mariinski de Saint-Pétersbourg où a débuté sa brillante carrière, et où elle chante cette semaine avec son compagnon, le basse-baryton uruguayen Erwin Schrott.

Anna Netrebko et Erwin Schrott chantent ensemble dans la première de l'opéra de (Giovanni) Donizetti « L'Elixir d'amour », a indiqué mercredi le service de presse du théâtre Mariinski.

Le spectacle qui sera donné jeudi pour la dernière fois est une mise en scène conjointe de l'Opéra de Paris et du Covent Garden de Londres.

« C'est une grande production. C'est plein d'humour et d'énergie », a-t-elle dit à la télévision russe.

« Netrebko et Schrott ont donné la leçon virtuose d'une parfaite entente artistique », s'enthousiasmait mercredi le quotidien russe Rossiïskaïa Gazeta.

« Bien sûr, cela fait une différence quand on chante sur scène avec un proche », a dit Erwin Schrott dans une interview à la télévision locale.

Le couple a amené leur fils de deux ans, Tiago, à Saint-Pétersbourg.

Anna Netrebko, qui a depuis 2006 la double nationalité russe et autrichienne avait débuté en 1994 au théâtre Mariinski.

Le couple réside actuellement à Vienne.

Anna Netrebko, née en 1971 à Krasnodar, dans le sud de la Russie, a eu des débuts difficiles au théâtre Mariinski où elle lavait les planchers quand elle était étudiante au conservatoire pour subvenir à ses besoins.

En 1994 elle a fait sensation en débutant dans les Noces de Figaro au Mariinski, où elle retourne régulièrement pour travailler avec celui qui l'a révélée, le chef d'orchestre Valéri Guerguiev.

jeudi 27 janvier 2011

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Mystère autour d'un piano posé sur
un banc de sable au large de Miami

Un piano à queue est mystérieusement apparu cette semaine sur un banc de sable, en plein milieu de la mer, au large de Miami, sans que les autorités ne puissent expliquer les raisons de cet échouage peu banal.

Le piano à queue, dans un état dégradé, tient sur ses quatre pieds sur un petit banc de sable dans la baie de Biscayne, légèrement au sud de Miami.

Les garde-côtes américains ont indiqué qu'ils n'avaient aucun information sur les raisons de cette livraison étonnante.

« Comme il ne représente pour l'instant aucun danger pour la navigation ou pour l'écosystème, nous n'allons pas intervenir », a déclaré Nick Amin, le porte-parole des garde-côtes de Miami.

Même son de cloche du côté du Département de la faune et de la pêche de Floride. « Il n'y a rien à faire tant que ça ne représente pas une menace », a indiqué Jorge Pino, le porte-parole du FWC. Ce dernier précise que les poissons se serviront du piano comme refuge s'il tombe à l'eau.

Le Miami Herald rappelle que ce type de piano à queue pèse au moins 300 kg. Mais le quotidien n'a pas non plus d'explicatiçon sur l'échouage de ce mystérieux piano.

jeudi 27 janvier 2011

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À l'occasion, du Nouvel an chinois,
Radio France a invité l'Orchestre
de musique traditionnelle de
Shanghai

Comment passer la Fête du printemps en France? A la veille du Nouvel An chinois, accueillir l'arrivée d'une nouvelle année tout en écoutant un concert de la musique traditionnelle chinoise diffusé par la Radio France est peut-être un bon choix.

La Radio France a invité lundi l'Orchestre de la musique traditionnelle de Shanghai à enregistrer dans son siège un concert consacré à son émission spéciale d'une heure et demie pour la Fête du printemps, qui sera émise le 22 février soir, la veille du Nouvel An chinois.

« On a déjà présenté à plusieurs fois dans notre émission la musique chinoise, mais c'est rare d'avoir l'occasion de faire enregistrer sur place un concert de la musique traditionnelle chinoise », a déclaré à l'agence de presse Xinhua (Chine nouvelle) Fançoise Degeorges, productrice de l'émission « Couleurs du monde », le magazine des musiques de traditon orale, des rencontres et des partages.

« Je voudrais donner une surprise à mes auditeurs », a-t-elle ajouté.

D'après un récent sondage, la radio reste le mode privilégié par une majorité des Français pour écouter et découvrir de la musique.

« Nous avons choisi différents morceaux de musique, tels que 'Fleuve, lune et fleurs printanières', 'La lune refletée sur Er-Quan', 'Les ruines', a présenté Duan Aiai, musicienne de l'Orchestre de la musique traditionnelle de Shanghai, certains des morceaux sont doux, les autres sont chaleureux, nous voudrions donner une image assez globale de la musique traditionnelle chinoise, qui est très riche et variée ».

« Notre orchestre se produit souvent à l'étranger, je me sens un respect à la musique traditionnelle chinoise à l'issue des concerts à travers des applaudissements et des fleurs », a déclaré Duan Aiai.

Cette année, c'est la 3e fois que l'Orchestre de la musique traditionnelle de Shanghai a été invité pour donner des concerts en France. Il va se produire au Salon d'honneur des Invalides, au Théâtre des variétés, à la mairie du 13e arrondissement de Paris... etc.  [CRI]

jeudi 27 janvier 2011

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Le ballet « Caligula » diffusé dans
des cinémas en direct de l'Opéra de
Paris

Le ballet « Caligula » chorégraphié par Nicolas Le Riche, repris par l'Opéra de Paris à partir du 31 janvier, sera diffusé le 8 février dans plus de 270 salles de cinéma dans le monde, en direct du Palais Garnier.

La diffusion aura lieu dans plus de 70 salles en France, 100 ailleurs en Europe et, pour la première fois, plus de 100 aux Etats-Unis. Elle sera assurée par la société de vidéotransmission par satellite CielEcran, filiale du groupe Gaumont-Pathé.

« Caligula », à l'affiche à Garnier jusqu'au 24 février, évoque les tourments de cet empereur romain à la personnalité complexe et troublante, dont le règne fut marqué par des folies sanguinaires et orgiaques.

Cette chorégraphie créée en 2005, la première du danseur étoile Nicolas Le Riche pour le Ballet de l'Opéra, est construite comme une tragédie et retrace le cheminement inéluctable de Caligula vers la mort.

Le ballet, dont l'argument est cosigné par Nicolas Le Riche et le sociétaire de la Comédie-Française Guillaume Gallienne, est accompagné par « Les Quatre Saisons » de Vivaldi et la musique électro-acoustique de Louis Dandrel.

Le spectacle, qui permettra de retrouver les étoiles Jérémie Bélingard, Clairemarie Osta, Stéphane Bullion et Mathias Heymann, sera retransmis dans les salles à partir de 19h30.

jeudi 27 janvier 2011

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45e Midem  et l'industrie musicale

Une révolution est en marche dans la façon de consommer de la musique, avec le développement des abonnements, mais le modèle économique reste l'inconnue: c'est sur ce constat que s'est achevé mercredi le 45e Marché international du disque et de l'édition musicale (Midem) à Cannes (France).

Signe du marasme dans lequel se débat toujours l'industrie du disque, le Midem a affiché une nouvelle fois une fréquentation en baisse. Au total 6.850 personnes sont venues assister aux cinq jours de débats et de rencontres commerciales organisés à Cannes, un chiffre en baisse de 5% par rapport à 2011.

« Ce recul est lié à l'état du marché qui est en train de se réduire », a estimé le nouveau directeur du Midem, Bruno Crolot, au cours d'une conférence de presse.

Le Midem a également été affecté par la crise financière globale. « On a surtout constaté une baisse sur un certain nombre de pavillons nationaux qui n'ont pas reçu de subventions pour venir », a-t-il dit.

La fréquentation a cependant progressé sur certains segments, reflétant l'évolution de la filière. « Le nombre de participants venant du secteur du numérique a augmenté de 30%. Celui de l'édition de 25%, les éditeurs venant chercher des deals de synchronisation », avec des sociétés de jeux vidéos, des séries télévisées ou des marques, a indiqué M. Crolot.

« Le marché est en transition. On sait qu'il y a de la lumière au bout du tunnel mais on ne sait pas quand et comment on y va », a estimé un de ces éditeurs, Bruno Lion (PeerMusic France), reflétant un sentiment exprimé par nombre de participants du Midem 2011.

Plusieurs acteurs du secteur y ont fait part de leur conviction qu'une nouvelle révolution était en marche dans le mode de consommation de la musique.

« Posséder de la musique intéresse moins les jeunes. Ce qu'ils veulent, c'est regarder et partager », a lancé dans une conférence très suivie Mark Mulligan, directeur de recherches de Forrester Research.

Selon un sondage publié par la Sacem, le streaming est devenu le mode privilégié d'écoute de musique en ligne des jeunes francais, avec un écrasant 90% pour le streaming video et 76% pour le streaming audio. Ce type de pratique se trouve loin devant le téléchargement, qu'il soit légal (15%) ou même illégal (21%).

Le développement des offres de « cloud music », une technologie qui permet d'avoir accès en streaming à des bibliothèques musicales sur n'importe quel support connecté à internet, vient accompagner cette évolution des pratiques.

Dans ce contexte, les professionnels voient dans l'essor des abonnements à des offres payantes de streaming, un espoir pour le secteur.

En France, les revenus tirés par les producteurs de disques de ce type d'offres a explosé de 60,5% en 2011, grâce au succès de l'offre Deezer/Orange. Les abonnements ont représenté un chiffre d'affaires de 14,6 millions d'euros l'an dernier « et on anticipe une forte croissance en 2011 », a indiqué Denis Ladegaillerie, le président du Snep, principal syndicat de producteurs.

Mais ces nouveaux revenus parviendront-ils à compenser la baisse des ventes physiques de disque, qui poursuivent leur déclin ?

« Personne n'a trouvé la solution miracle quant aux sources de revenus dans les prochaines années », a relevé Alex White, Pdg de Next Big Sound, une start-up américaine récompensée au Midem pour ses innovations dans le secteur numérique.

jeudi 27 janvier 2011

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Ouverture du festival du film
fantastique de Gérardmer

Le réalisateur Dario Argento présidera mercredi la cérémonie d'ouverture du 18e Festival international du film fantastique de Gérardmer (Vosges), suivie de la projection du très attendu « Devil », écrit et produit par Night Shyamalan, réalisateur, entre autres, de « Sixième sens ».

Le jury, présidé par le maître du fantastique italien, et composé des comédiens Clovis Cornillac, Maurice Barthélémy, Serge Hazanavicius ou du réalisateur Fred Cavayé, décernera son palmarès dimanche soir.

Illustrant à merveille le thème du festival cette année -« schizophrénie, claustrophobie et paranoïa »-, « Devil », réalisé par les frères Dowdle (« Quarantine »), met en scène cinq personnages bloqués dans un ascenseur, qui vont basculer peu à peu dans l'horreur.

Neuf films s'affronteront en compétition officielle, dont « Dream Home » (Pang Ho-cheung/Hong Kong), qui confirme la place prédominante du cinéma asiatique dans le fantastique, ou « The Silent House », de l'uruguayen Gustavo Hernandez, qui illustre la percée de l'Amérique du Sud dans ce genre cinématographique.

Un hommage sera par ailleurs rendu à Dario Argento, à travers une sélection de ses meilleurs films. Le festival proposera une nuit en l?honneur du « giallo », genre cinématographique né en Italie dans les années 60, et auquel son nom est historiquement associé.

Des conférences, un colloque ainsi qu'une rétrospective sur le thème du festival sont aussi au programme.

jeudi 27 janvier 2011

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Premier festival du cinéma chinois
en France

Le premier festival du cinéma chinois en France, jusqu'au 8 février simultanément à Paris, Lyon, Toulouse et Versailles, propose un coup d'oeil sur une création riche et diverse en 12 films inédits.

Placé sous le parrainage de Jean Reno côté français et de l'acteur et réalisateur Jiang Men (« Let the bullet fly »), côté chinois, ce festival espère renforcer les liens, quelques mois après la signature d'un accord de coproduction franco-chinois, en avril.

Outre la diffusion des films, accompagnée de débats ou d'une mise en perspective par de fins connaisseurs de la Chine contemporaine, des rencontres professionnelles seront organisées dans le but affiché de promouvoir le cinéma chinois en France et de « développer les échanges cinématographiques ».

Il s'agit pour les organisateurs (le Centre culturel de Chine en France, le Bureau du Film de l?Administration d?Etat de la Radio, du Film et de la Télévision à Pékin, avec le soutien du CNC et du Groupe Pathé notamment), de donner un nouvel éclairage à cette production.

Avec plus de 400 sociétés en Chine et plus de 400 films produits par an, la production de l'Empire du Milieu atteint le troisième rang mondial et connaît une croissance annuelle de 8%.

Une quarantaine de films ont été primés dans les grands festivals internationaux comme Cannes, mais la diffusion des oeuvres chinoises en France reste marginale, en dépit de quelques grands succès commerciaux qui ont frappé les esprits comme « Lust, Caution » ou « Les Trois Royaumes ».

Le Festival du cinéma chinois en France se veut ainsi le pendant du « Panorama du cinéma français en Chine » organisé par Unifrance, l'organisme chargé de promouvoir les oeuvres françaises à l'étranger.

Parmi la sélection, « Tremblement de terre à Tangshan » (Aftershock) de Feng Xiagang (également projeté au Festival « Un Etat du monde... » au Forum des Images à Paris), évoque le traumatisme du terrible séisme de 1976 - 240.000 morts officiels, trois fois plus selon certaines sources - resté gravé dans la mémoire des Chinois. Le film, le premier en Chine tourné au format IMAX et sorti là-bas sur 4.000 écrans, est à ce jour le plus grand succès de tous les temps au box-office pour un film chinois.

Le festival est à suivre dans les salles Gaumont Marignan à Paris, à l'Institut Lumière de Lyon, à La Cinémathèque de Toulouse et au « Cyrano » de Versailles.

jeudi 27 janvier 2011

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Ludivine Sagnier, un « électron
libre » au festival de Sundance

L'actrice Ludivine Sagnier, « électron libre » du cinéma français, savoure sa première sélection au festival de Sundance avec le film « The Devil's double », dans lequel elle endosse les habits aussi légers qu'inattendus de la maîtresse d'un fils de Saddam Hussein.

« The Devil's double » (Le Sosie du diable), signé Lee Tamahori (« L'Ame des guerriers », « Meurs un autre jour »), est présenté hors compétition au festival du cinéma indépendant, qui se tient jusqu'à dimanche à Park City (Utah, ouest).

« C'est un honneur pour moi d'être à Sundance, car c'est un peu l'eldorado du cinéma indépendant », déclare l'actrice de 31 ans à l'AFP.

« Sundance et (le festival du cinéma de New York) Tribeca, pour moi ce sont vraiment des événements importants du cinéma international. La programmation et le public y sont d'une qualité rare. On n'est pas dans le box-office, mais vraiment dans la qualité et l'originalité », dit-elle.

« The Devil's double », inspiré de faits réels, retrace la relation explosive entre Oudaï, le fils aîné et totalement incontrôlable de l'ancien leader irakien Saddam Hussein, et Latif Yahia, le sosie qu'il s'était choisi pour le remplacer —  interprétés tous deux par l'acteur britannique Dominic Cooper.

Ludivine Sagnier y interprète le rôle de Sarrab, l'une des nombreuses maîtresses d'Oudaï, qui finira par tomber amoureuse de son double.

« Au début, quand on m'a parlé du rôle, je n'étais pas très enthousisate car on me parlait d'un rôle de prostituée irakienne. Je me disais que je n'avais vraiment rien à voir là-dedans! », explique la comédienne.

« Mais Lee Tamahori a insisté. Et quand j'ai lu le scénario, je me suis dit que cette histoire était incroyable et que je voulais vraiment en faire partie. Lee a su me convaincre qu'avec les perruques, le maquillage, on pourrait construire un personnage du Moyen-Orient. Et puis il m'avait vu dans Mesrine et il pensait que j'étais parfaite en femme de gangster! ».

« Sarrab est prisonnière d'un système. Elle a été choisie par un homme qu'elle n'aime pas et n'a pas d'autre choix que de faire avec. Elle est tout le temps dans la représentation, dans une attitude complètement feinte, en train de tricher, de faire semblant. Donc le décalage physique ne me dérangeait pas, parce qu'elle-même s'est créée un personnage », observe la comédienne.

Au sein d'une filmographie riche de plus de trente films, Ludivine voit le rôle de Sarrab, qu'elle interprète en anglais, comme « une couleur un peu flashy dans le tableau de (sa) carrière. Moi qui aime faire des choses différentes, je n'ai pas été déçue ».

A la question de savoir si elle aimerait, comme Marion Cotillard, développer une carrière à Hollywood, Ludivine Sagnier assure qu'elle « ne rêve pas de travailler dans une superprodction américaine, même si cela fait certainement partie des expériences à avoir dans la vie ».

« Mais il n'y a pas qu'Hollywood qui m'intéresse », ajoute-t-elle. « J'ai aussi envie de travailler en Corée, au Mexique, en Chine... L'idée d'être un électron libre me plaît. Je me sens bien dans la diversité, dans la liberté et l'indépendance ».

L'actrice, qui vient de finir le tournage des « Bien-aimés » de Christophe Honoré, où elle partage notamment l'affiche avec Catherine Deneuve, Chiara Mastroianni et Milos Forman, se verrait bien, un jour, dans un film d'époque.

« Le 18e et le 19e siècle m'attirent. Les femmes avaient une place différente dans la société, les codes sociaux n'étaient pas les mêmes, on avait une autre façon de s'exprimer », dit-elle...

Et de citer, parmi les réalisateurs avec lesquels elle aimerait tourner, le Mexicain Alfonso Cuaron ou l'Autrichien Michael Haneke.

jeudi 27 janvier 2011

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La Pinacothèque de Paris repousse
ses murs

La Pinacothèque de Paris, à l'étroit dans ses locaux de la place de la Madeleine, s'agrandit en ouvrant mercredi des espaces supplémentaires et se sent pousser des ailes de musée en se dotant d'une collection « permanente » fondée sur des dépôts de collectionneurs privés.

Une nouvelle fois, Marc Restellini, 46 ans, fondateur et directeur de cet espace muséal privé, a voulu frapper fort. Aux 2.000 m2 de la Pinacothèque donnant sur la place, il a adjoint 3.000 mètres carrés, en louant deux niveaux d'un immeuble voisin, rue Vignon.

D'importants travaux de réaménagement ont été menés au cours des derniers mois pour transformer cet ancien magasin de meubles en musée, avec boutiques, espace pédagogique pour les enfants et atelier de restauration.

En sus de nouveaux espaces pour les expositions temporaires, une collection « permanente » constituée de prêts de collectionneurs privés est exposée sur 800 m2.

« C'est la naissance d'un musée », déclare M. Restellini à l'AFP. « Nous ne sommes plus seulement un espace d'exposition temporaire », ajoute cet historien de l'art de formation, résolument atypique dans le milieu muséal français qu'il irrite par ses remarques parfois abruptes, notamment sur le métier de conservateur.

La collection comprend « environ 95 oeuvres prêtées par des collectionneurs pour une période allant de un an à quinze ans, renouvelable », précise Marc Restellini.

De Tintoret à Jackson Pollock et Mark Rothko en passant par Claude Monet, Pierre Bonnard, Amedeo Modigliani ou Nicolas de Staël, les oeuvres sont de différentes époques, de différents pays. Elles n'arrivent pas toutes dans un excellent état de conservation. D'où l'idée d'un atelier de restauration qui sera ouvert ultérieurement.

Les collectionneurs sont français, italiens, américains, japonais, anglais, ou encore suisses. « Ils me prêtent ces oeuvres sans autre contrepartie que de devoir les exposer car en général les collectionneurs sont contents de pouvoir montrer leurs tableaux », déclare M. Restellini.

Il assure qu'il aurait pu avoir 200 ou 300 oeuvres en dépôt mais qu'il n'allait « pas tout mettre ». « Cette collection va vivre et elle aura un nouvel accrochage tous les six mois ou tous les ans », indique-t-il.

« C'est une jouissance intense de pouvoir faire un accrochage selon son envie. C'est le musée imaginaire, celui que l'on rêve de faire », déclare M. Restellini soucieux de « transversalité ». « C'est ma vision de l'histoire de l'art », ajoute-t-il.

Son idée est de mêler les genres picturaux, les époques, pour faire « dialoguer les oeuvres », les faire vivre ensemble alors que dans un musée classique « on ne les voit jamais côte à côte ».

Avec cette collection, « je ne fais pas appel à la connaissance encyclopédique mais à la sensibilité du public », explique-t-il. « Je dis aux visiteurs même si vous ne connaissez rien à la peinture, vous pouvez créer des liens entre les oeuvres. Il suffit de vous laisser aller », dit-il.

« Les musées sont trop souvent des cimetières pour les oeuvres. Une fois qu'elles y entrent, elles meurent. Moi je veux les faire vivre », poursuit-il.

Si la collection permanente est un enjeu important pour le statut de la Pinacothèque, ce sont les expositions temporaires qui draineront le public et génèreront des recettes, avec les catalogues et les boutiques.

Le tarif est de 10 euros par exposition temporaire (17 euros pour deux expos). Le billet donne accès gratuitement à la collection permanente qui ne peut pas se visiter seule.

jeudi 27 janvier 2011

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Lancement de Zélium, mensuel
satirique, le 11 février

Le premier numéro de Zélium, un mensuel satirique « à la ligne éditoriale volontairement riche, plurielle et fourre-tout » sera lancé le 11 février et tiré à 70.000 exemplaires distribués en France et en Belgique, selon un communiqué diffusé mercredi par ses créateurs.

Sur 24 pages et dans un format identique à celui du Canard Enchaîné, Zélium contiendra « dessins et illustrations de presse, photos, bédés, collages, arts graphiques, enquêtes journalistiques, billets d'humeur, chroniques, etc ».

Le journal réunit des anciens de Siné-Hebdo, Bakchich, Hara Kiri, L'Echo des Savanes et Psikopat, et notamment l'humoriste Didier Porte ainsi que « l'entarteur » Noël Godin.

« Notre volonté première: faire de Zélium un labo expérimental, irrévérencieux et satirique. Un lieu de rencontres entre journalistes, artistes et libre-penseurs », souligne le communiqué, tout en assurant qu'il n'y a « pas de pétrole mais des idées ».

« Le modèle économique du journal est odieusement novateur. Pas d'actionnaires, pas de pubs, pas d'emprunts bancaires, conclut-il. Tout ça avec l'envie d'un prépubère acnéique, les reins robustes d'une Tabatha Cash et le regard décalé d'un Joe Dassin ».

Sur son blog http://www.leblogdezelium.info d'ores et déjà en ligne, le journal souligne également son ambition de « créer une nouvelle presse satirique, laquelle est dans une crise d'inventivité et de créativité effroyable ».

« Dans les années 70, Hara Kiri vendait jusqu'à 200.000 exemplaires par mois, parfois avec des unes totalement débridées. Pourtant, à l'époque, la censure était folle (...) Aujourd'hui, la situation est pire: bien que la censure soit plus souple, la presse satirique se condamne elle-même à une forme d'autocensure. L'enjeu est là: faire dynamiter ce glissement inconscient et général vers l'auto-censure. Et recréer un journal qui explore les frontières... quitte à finir au tribunal pour défendre cette utopie ».

jeudi 27 janvier 2011

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Le serrvice international de la BBC
privé de 25% de ses effectifs et de
nombreuses langues

Le prestigieux World Service de la BBC, héritier du service impérial, a annoncé mercredi un plan d'économies forcées sans précédent qui se traduira par la suppression du quart de ses effectifs et l'abandon de nombreux services en langues étrangères vers tous les continents.

Les coupes sont « incroyablement douloureuses », a reconnu Mark Thompson, le directeur général du premier groupe public audiovisuel au monde, tandis que Jeremy Dear, secrétaire général du Syndicat national des journalistes (NUJ), dénonçait « un acte de vandalisme (...) aux conséquences irrémédiables ».

Les mesures se traduiront par la suppression de 650 des 2.400 emplois d'ici deux ans, et la fermeture immédiate de services en cinq « langues » : albanais, serbe, macédonien, anglais pour les Caraïbes et portugais vers l'Afrique.

Les services radiophoniques (mais pas les contenus pour la télévision, l'internet et les téléphones mobiles) seront interrompus dans sept autres langues : azéri, russe, espagnol pour Cuba, turc, vietnamien et ukrainien, ainsi que le mandarin. Cette dernière mesure résulte du brouillage systématique opéré par le régime de Pékin, a expliqué Peter Horrocks, directeur de BBC Global News.

Enfin, l'ensemble des programmes radio sur ondes courtes, un vecteur devenu obsolète, disparaîtront progressivement d'ici trois ans à partir de mars 2011, à commencer par l'hindi, le népalais et les émissions à destination des grands lacs (Rwanda et Burundi).

M. Thompson s'est cependant voulu rassurant quant à l'avenir du World Service, service international, « joyau de la couronne britannique ». Au faîte de son rayonnement pendant la Seconde Guerre mondiale et la Guerre froide, il a été « un rayon de lumière (...) dans un océan de propagande et de censure, » a-t-il déclaré. Grâce aux développements sur la télévision, l'internet et les mobiles, son audience va continuer à croître « de sorte qu'il restera plus écouté que jamais ».

« Le World Service restera une voix puissante et distincte », a renchéri le ministre des Affaires étrangères, William Hague, dans une lettre aux parlementaires pour démentir toute perte d'influence.

Peter Horrocks n'en a pas moins estimé à 30 millions (sur les 180 millions actuels) la perte d'audience à attendre à l'étranger malgré l'ambition immuable de la BBC « de rester le fournisseur le plus réputé et le plus respecté au monde d'informations de grande qualité, en toute impartialité et indépendance éditoriale ».

Dans l'immédiat, le patron du NUJ retient surtout que le World Service passera derrière son rival historique, Voice of America.

Le Foreign Office, seule source de financement du World Service, a exigé 16% d'économies sur 4 ans à compter de 2011. De plus, à compter de 2014, il cessera tout versement et le World Service devra se financer auprès de la BBC, qui elle tire son budget de la redevance audiovisuelle. Cette manne annuelle de 3,7 milliards d'euros a cependant été gelée pour six ans.

Le groupe BBC a de son côté annoncé en janvier 350 suppressions d'emplois dans le secteur de l'internet.

Ces mauvaises nouvelles font suite à une avalanche de critiques des détracteurs et concurrents de la BBC, qui demandent un arrêt de « l'expansionnisme » et « l'abolition des privilèges » qui lui permettent d'offrir gratuitement des contenus là ou les autres médias souffrent de la crise et peinent à monnayer leur offre en ligne.

Sur la défensive, la BBC joue la transparence, en publiant désormais les salaires de ses hauts dirigeants.

Mercredi, elle a pris un autre engagement : veiller à protéger ses employés « vulnérables », à commencer par les Iraniens, qui veulent échapper à un rapatriement forcé du fait des économies de la BBC.

jeudi 27 janvier 2011

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Prime de résultat des chefs
d'établissement: aucun syndicat n'a
donné son aval

Le SNPDEN-Unsa, principal syndicat des chefs d'établissement, a affirmé qu'aucun syndicat n'avait « signé d'accord » avec le ministère de l'Education nationale portant sur la mise en place de la « prime de fonction et de résultat », le ministère assurant que la « dimension financière avait été actée ».

Mardi matin, Luc Chatel a déclaré avoir « conclu un accord » avec les représentants des principaux de collèges et proviseurs de lycées sur l'attribution d'un prime à part variable, pouvant allant jusqu'à 6.000 euros tous les trois ans, en fonction de résultats à des « contrats d'objectifs et de performance ».

Peu avant le SNPDEN, le Sgen-CFDT (minoritaire), qui fait partie avec le SNPDEN-Unsa et avec Indépendance et Direction (minoritaire), des organisations syndicales représentatives des principaux de collèges et des proviseurs de lycées, avait lui aussi assuré qu'il n'avait pas donné son aval à un accord.

« Les trois organisations syndicales représentatives des personnels de direction sont engagées dans un cycle de négociations avec le ministère de l?Education nationale portant notamment sur la mise en place de la PFR (Prime de Fonction et de Résultat) progressivement instaurée partout dans la Fonction publique de l?Etat depuis 2007 », écrit le SNPDEN.

Lundi, « le ministère a fait des propositions financières concernant la PFR qui prennent place dans ce cycle de négociations qui doit se conclure en mai 2011. A ce stade, aucune proposition définitive n?a été formulée et aucun accord n?a donc été signé par aucune des organisations représentatives à ce sujet », ajoute-t-il.

« En l'état, les propositions faites n'obtiendraient pas notre accord », a écrit pour sa part le Sgen-CFDT dans un communiqué.

Le ministre Luc Chatel « est allé vite en besogne », a précisé le secrétaire général du syndicat à l'AFP, Thierry Cadart. « On nous a fait des propositions lundi, mais nous n'avons pas donné notre aval », a-t-il ajouté.

« Ce qui ne nous convient pas, c'est, entre autres, que nous n'avons aucune visibilité sur les critères d'attribution de cette prime. Or cela conditionne le fait d'accepter ou pas » le nouveau dispositif indemnitaire proposé, a-t-il expliqué.

Interrogée par l'AFP, la directrice générale des ressources humaines au ministère, Josette Théophile, a assuré que la « dimension financière » de ce dispositif avait été « actée » par les trois syndicats lundi.

« Un accord, ce n'est pas forcément un texte signé. Mais il y a eu un acquiescement des trois organisations syndicales », a-t-elle dit.

« Lors des prochaines discussions, c'est l'ensemble des modalités de mise en oeuvre du dispositif complet qui doit être actualisé », a-t-elle ajouté.

jeudi 27 janvier 2011

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Une des premières galaxies du
passé détectée par Hubble

Le télescope spatial Hubble a permis de découvrir à une distance-record une galaxie qui aurait existé dans l'enfance de l'univers, seulement 480 millions d'années après le Big Bang, selon une étude publiée mercredi qui laisse entrevoir le passé lointain du cosmos.

La lueur de la galaxie repérée dans l'infrarouge par Hubble aurait été émise voici 13,2 milliards d'années. Elle aurait existé alors que l'univers n'avait que 4% de son âge actuel, précisent Rychard Bouwens (Université de Californie) et son équipe. Il s'agirait de la plus ancienne et la plus lointaine galaxie jamais observée.

Prudents, les astronomes parlent de leur découverte au conditionnel. « Ce résultat est à la limite de nos possibilités, mais nous avons passé des mois pour faire des tests afin de le confirmer et nous sommes maintenant assez sûrs de nous », relève le professeur Garth Illingworth, un des co-auteurs de l'étude.

« Nous remontons tout près de l'époque des premières galaxies, qui se seraient formées quelque 200 à 300 millions d'années après le Big Bang », ajoute-t-il dans un communiqué de l'Université de Californie.

Regarder loin dans l'espace, c'est entrevoir le passé.

Captés par nos télescopes après avoir voyagé à la vitesse de la lumière (300.000 km/seconde) pendant plus de 13 milliards d'années, les rayons ultraviolets émis par les premières générations de galaxies nous renseignent sur l'enfance de l'univers.

Avec l'expansion de l'univers, les galaxies s'éloignent les unes des autres et les rayonnements qu'elles émettent voient leur longueur d'onde s'allonger. Ce décalage vers le rouge (« redshift ») sert d'étalon pour mesurer la longueur du voyage de la lumière. Plus il dure longtemps, plus le « redshift » est grand.

Voici un an avait été annoncée la découverte par Hubble de galaxies de « redshift » 8, s'étant formées environ 650 millions d'années après le Big Bang.

Une équipe d'astronomes français et britanniques avait pu confirmer, en octobre, que l'une d'elles (redshift = 8,6) était « l'objet le plus lointain dans l'univers, jamais observé jusqu'à présent ».

En observant le ciel profond avec la caméra grand champ du télescope Hubble, les astronomes sont remontés encore plus loin dans le passé, selon l'étude publiée mercredi par la revue scientifique britannique Nature.

D'après Rychard Bouwens et son équipe, la lumière captée par Hubble aurait un décalage vers le rouge de 10,3, ce qui signifie qu'elle aurait été émise par une galaxie seulement 480 millions d'années après la naissance de l'univers.

Les astronomes ont relevé des changements importants durant la période s'écoulant de 480 millions à 650 millions d'années après le Big Bang. En l'espace de 170 millions d'années, le taux de formation d'étoiles a décuplé, « c'est une hausse surprenante dans une si courte période », relève M. Illingworth.

Pour percer les secrets d'un plus lointain passé, les astronomes estiment qu'ils devront attendre le lancement, prévu en 2014, du télescope spatial James Webb.

La vérification de l'âge de plus ancienne galaxie que vient de découvrir Hubble nécessitera aussi l'installation de nouveaux instruments au sol. Cela serait au delà des possibilités du Very Large Telescope (VLT) du Chili, selon Nicole Nesvadba (Université Paris-sud) de l'équipe ayant confirmé en octobre l'âge-record d'une des galaxies détectées par Hubble.


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