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mardi 25 janvier 2011

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Le premier Concours - Festival
Grafimuse est ouvert

Le premier concours Grafimuse s'adresse à tout musicien professionnel ou étudiant en musique, sans aucune distinction d' âge ou de pays de résidence.

L'objectif du concours est une œuvre d'art visuel, bi-dimensionnelle, réalisée par des musiciens cultivant, même en amateur, l'art de peindre ou de dessiner. Le sujet et les techniques utilisées (figuratif, abstrait) sont libres.

L'œuvre sera envoyée par courriel à l'adresse grafimuse@grafimuse.com sous forme de fichier, de préférence de format jpg, et sera accompagnée des coordonnées du participant. Les dimensions du fichier ne devront pas excéder 4 MB, le format approximatif étant de circa 3300 x 2340 pixel. Le participant indiquera son nom, son adresse, l'activité exercée (flutiste, pianiste, violoncelliste, soprano, compositeur, chef d'orchestre, ingénieur du son, étudiant etc,) et avant tout le lien vers son site personnel. Le candidat peut aussi envoyer un document quelconque qui atteste sa profession.

Les travaux envoyés, le nom du participant, sa ville de résidence et son site personnel (www....) seront publiés sur le site officiel du Concours pendant toute la durée de Grafimuse 2011.

Les travaux devront être envoyés avant le 25 mai 2011.

Le droit d'inscription est de 10 euros pour chaque œuvre envoyée, à verser sur le compte IBAN IT46 T076 0115 4000 0001 8732 651 avec la mention «  rtisti Associati, Concorso Grafimuse ». On demande d'envoyer via courriel la preuve du versement au moment de l'envoi des travaux.

La jury présidé par Jörg Christoph Grünert choisira 20 travaux qui seront déclarés vainqueurs du Concours. Les résultats du Concours seront communiqués aux médias internationaux. Les vainqueurs recevront des diplômes et des prix-souvenir. Chaque candidat recevra une attestation de participation.

Le 22 juin 2011 ces œuvres, éditées sur papier par les et soins des organisateurs, seront exposées simultanément dans des endroits suivants: Chieti, Fermo, Kraków, Pescara, Sambuceto, Santos, Sofia, Warszawa.

Durant cette exposition/concert/happening les œuvres gagnantes seront « exécutées » devant le public. Elles pourront être traitées tant comme sources d'inspiration artistique pour des improvisations que comme des partitions graphiques. Elles seront donc exécutées par des instrumentistes, des vocalistes, des danseurs, et des artistes du mouvement.

Les auteurs des œuvres restent leurs propriétaires légaux. La direction du concours se réserve le droit d'utiliser l'un ou l'autre travail pour la promotion des événements du 22 juin 2011 après avoir reçu l'accord de l'auteur et sans aucune compensation économique pour l'auteur et pour le Concours.

Le président du Concours est Piotr Lachert.

En cas de litige, l'autorité compétente est la Cour Civile de la ville de Pescara.

http://www.grafimuse.com/

mardi 25 janvier 2011

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Arcade Fire, Arctic Monkeys et
Motörhead aux Eurockéennes de
Belfort

Les groupes pop-rock Arcade Fire et Arctic Monkeys, ainsi que les vétérans du heavy metal Motörhead seront à l'affiche de la 23e édition des Eurockéennes de Belfort, du 1 au 3 juillet 2011, ont annoncé lundi les organisateurs.

Les Canadiens d'Arcade Fire se présenteront sur la scène du festival belfortain avec leur troisième et dernier album « The Suburbs », sorti en août et considéré par la critique comme l'un des meilleurs albums de l'année 2011.

Emmené par Alex Turner, Arctic Monkeys est devenu en quelques années le fer de lance de la scène britannique après sa naissance sur internet en 2005. Le groupe proposera au public sa pop-rock nerveuse et syncopée, influencée par le rap et le reggae.

La légende du hard rock Motörhead et son leader Lemmy se produiront sur la presqu'île du Malsaucy, où se déroulent traditionnellement les Eurockéennes, pour le plus grand plaisir des adeptes du genre.

Le chanteur ivoirien d'afro-reggae Tiken Jah Fakoly, le collectif hip-hop venu des Etats-Unis House of Pain et la sensation électro allemande du moment Boys Noize sont aussi annoncés.

Le reste de la programmation, qui comptera environ 60 artistes, sera révélée mi-avril.

En 2011, le festival avait accueilli près de 80.000 spectateurs.

mardi 25 janvier 2011

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Gilles Zimmermann : la musique
entre les mondes

Le gambiste et compositeur Gilles Zimmermann fait partie de cette nouvelle génération de musiciens qui, se situant au delà des genres établis, et utilisant des éléments du jazz, de la musique ancienne et contemporaine, ainsi que de diverses musiques populaires, ont créé une forme nouvelle et très originale de musique improvisée actuelle.

Né à Nancy, Gilles Zimmerman a grandi au Cameroun, il découvre la guitare à 11 ans, le blues à 15 ans avec John Jackson de passage à Nancy, puis des groupes de pop « progressive », de country blues et de rock. Il passe au au jazz et aux musiques improvisées au début des années 80, comme beaucoup de musiciens français et européens qui ne voulaient plus copier les anglo-saxons, Workshop de Lyon, Louis Sclavis, Martial Solal, Jef Gilson, le rock « progressif » freançais des années 1970, etc.

Gille Zimmermann s´installe à Londres en 1984, joue dans divers groupes pop - rock. En 1989, il tournre avec Bill Pritchard. Il est aussi trois années durant journaliste pour « Guitares & Claviers ».

Il repart pour l´Allemagne en 1991, compose des musiques pour des téléfilms de la ZDF avec le réalisateur Peter Zobel. Avec l´argent gagné se fait construire en 1993 une viole de gambe (« basse de viole ») à 7 cordes (par Werner Hartwig) d´après les plans du luthier de viole français du XVIIe Michel Collichon. Mais en 2003, il joue également de la Ruby Gamba, une des premières violes de gambe électriques du monde. Il fn fait des présentations Frankfurter MusikMesse, Musicora et à l´Ircam.

En 1997, il enregistre un premier CD chez Academica, « La Nuit et le Jour », 2 duos de violes de gambe, avec du chant harmonique.

En Inde, il rencontre le chanteur Khyal Keshavram Iengar in Mysore, Amjad Ali Khan à New Dehli et Mrs Premlata Sharma du Benares Music College.

En 1998, il commence une collaboration avec Darioush Shirvani (santur et violon), expérience qui recevoir le prix de la ville de Munich en 1999. Ils enregistrent le CD « Jour Solitaire », et se produisetn dans de nombreux concerts jusqu'en 2005, en Allemagne, aux Pays-Bas, en Suède.

 

En 2000, il est le fondateur de l´Orchestre Interculturel à Augsbourg. En janvier 2005, il crée l´ensemble The Missing Link, dans le but de jouer tout ce qui n´a pas encore été joué à la viole de gambe (standards de jazz, des pop songs et de la folkmusic).

Gilles Zimmermann est souvent appelé à collaborer sur scène ou à l'enregistrement  avec de nombreux artistes ou ensembles : Faun (« Buch der Balladen », « Sigurd´s Lied », Jackie Tice, BWV 1130 (duo avec le contrebassiste américain Joseph Warner, Music Between The Worlds (avec Maria Cristina Hurtado), Trio avec Darioush Shirvani (santur, violon), Baktash Ahmadi (tabla).

mardi 25 janvier 2011

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Le danseur étoile Kader Belarbi
nommé à la tête du Ballet du Capitole

Le danseur étoile de l'Opéra National de Paris Kader Belarbi, également chorégraphe, a été nommé directeur de la danse du Théâtre du Capitole où il prendra ses fonctions le 1er août 2012, a-t-on appris lundi auprès de la ville de Toulouse.

Kader Belarbi a fait toute sa carrière à l'Opéra de Paris, où il a interprété tous les grands rôles du répertoire classique. Il avait été nommé étoile en 1989 par Rudolf Noureev à l'issue de la représentation de la « Belle au Bois dormant ».

Chorégraphe avec une vingtaine de pièces à son actif, il était récemment remonté sur scène avec son propre spectacle « Entre d'Eux » et, à Toulouse, en interprétant pour le Ballet du Capitole « La pavane du Maure » de José Limon.

Kader Belarbi succédera à Nanette Glushak, qui dirige la compagnie depuis 17 ans.

mardi 25 janvier 2011

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Ouverture d'un site internet gratuit
sur la danse, avec des vidéos
internationales

Un site internet gratuit spécifiquement consacré à la danse, proposant des œuvres intégrales, documentaires ou textes sur cet art, a été inauguré officiellement lundi à Paris sous l'appellation « numeridanse.tv ».

Cette vidéothèque internationale de danse en ligne constitue la première base de données audiovisuelles numériques relative à cette discipline.

Elle s'adresse au public le plus large, comme aux professionnels qui pourront disposer sur ce site d'un espace identifié afin de présenter leur travail pour un coût mensuel de 65 euros.

Le site comprend également un espace pédagogique avec des scénarios pour comprendre la danse ou des parcours thématiques conçus pour tous les âges.

Ce projet a été élaboré en partenariat avec La Maison de la Danse à Lyon, le Centre national de la Danse de Pantin (Seine-Saint-Denis), aidés par la fondation BNP Paribas et les pouvoirs publics.

Ces données, qui respectent la qualité artistique des œuvres et les droits de diffusion et d'accès aux contenus, sont accessibles partout dans le monde.

Le projet a été élaboré par Charles Picq, réalisateur et directeur du développement vidéo à la Maison de la Danse, qui a constitué depuis 1980 une vidéothèque de spectacles filmés représentant plus de 1.000 heures de films. La danse y apparaît sous toutes les formes, genres et styles.

« On n'est absolument pas sur un site commercial », a affirmé M. Picq, pour lequel l'objectif est de chercher des publics sur internet et de les amener dans les salles. « Ce n'est pas le nombre de clics qui m'intéresse », a-t-il ajouté.

mardi 25 janvier 2011

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Les films de la semaine

« Les chemins de la liberté », de Peter Weir, avec Jim Sturgess, Colin Farrell, Ed Harris... (Etats-Unis, 2h14): 1941, dans un camp de prisonniers en Sibérie, aux confins de l'empire stalinien: une poignée d'hommes emmenés par un héros de la résistance polonaise jettent leurs dernières forces dans une improbable marche pour leur survie pour gagner d'abord la Mongolie. Après la plaine gelée, puis les déserts arides et la chaîne de l'Himalaya, ils finiront pour les plus chanceux par trouver refuge en Inde, une colonie britannique.

Filmée au ras de leurs souffrances et de leur courage, l'histoire s'inspire de l'ouvrage du Polonais Slavomir Rawicz « A marche forcée », publié en 1956: présenté comme un récit autobiographique, encensé comme tel et traduit dans 30 langues, le livre est en réalité un roman entièrement inventé, ainsi que l'ont montré de nombreuses recherches, dont un documentaire de la BBC.

Silencieux depuis « Master and Commander », il y a sept ans, le réalisateur australien Peter Weir signe une œuvre traversée par le souffle du destin et du courage.

Rien à déclarer (sortie dans le Nord et en Belgique - sortie nationale le 02/02), de et avec Dany Boon, Benoît Poelvoorde, Karin Viard... (France, 1h48): avant de toucher la France entière, la dernière blague de Dany Boon - très attendue depuis « Les Ch'tis » - déferle sur le Nord: Mathias Ducatel (Dany Boon), douanier de son état, partage la garde de la frontière avec, de l'autre côté de la barrière, son homologue belge Ruben Vandevoore (Benoît Poelvoorde).

La suppression prochaine des lignes bleues à travers l'Europe plonge les deux héros et leur environnement dans l'effarement. Mais là où Mathias, bon gars rêveur, amoureux un peu lâche, se montre arrangeant, Ruben, nationaliste réac et raciste, enrage et éructe. Pourtant les deux comparses vont devoir faire équpe dans la première brigade mixte de douanes volantes.

« Angèle et Tony », d'Alix Delaporte, avec Clotilde Hesme, Grégory Gadebois (France, 1h27): sur la côte normande, une jeune femme douce et mystérieuse, croise la route d'un marin pêcheur un peu brute et déroutant et s'y accroche. Angèle veut récupérer la garde de son fils et elle a besoin d'un homme. Tony veut de l'amour et des sentiments.

Chacun a de bonnes raisons de s'appuyer et de miser sur l'autre pour reconstruire sa vie, et de croire à cette histoire d'amour improbable et touchante.

« L'Avocat », de Cédric Anger, avec Benoît Magimel et Gilbert Melki (France, 1h35): tout juste reçu au barreau, Léo (Benoît Magimel) est un jeune avocat promis à un bel avenir et les clients les plus prestigieux ne manquent pas de faire appel à son talent pour le droit des affaires. Mais très vite sa route croise celle d'un mafieux, auquel il essaie d'échapper pour sauver sa peau et celle de sa femme enceinte, alors que son client l'entraîne dans l'illégalité, le danger et la violence.

« Shahada », de Burhan Qurbani, avec Maryam Zaree, Jeremias Acheampong (Allemagne, 1h29): les destins croisés de trois jeunes musulmans berlinois de nos jours, leurs difficultés à concilier pratique religieuse et mode de vie occidental. Maryam vient d'avorter, illégalement et seule; Ismaïl, officier de police, est amoureux d'une jeune Bosniaque clandestine dont il a tué accidentellement l'enfant; Sammi, jeune Africain pratiquant, est déchiré entre sa foi et son attirance pour Daniel, un collègue de travail.

Derrière un titre provocateur - « Shahada » est la profession de foi des musulmans (« Allah est le seul dieu et Mahomet est son prophète ») - un premier long métrage du jeune réalisateur allemand d'origine afghane, qui est aussi son travail de fin d'études pour l'Académie allemande de cinéma, un regard neuf sur l'islam, l'intégration, l'identité et la tolérance. Sur une bande-son originale de Daniel Sus intégrant un morceau de rap allemand à vif: « rien ne m'oblige à rien » (« ich muss gar nix »).

« Je suis un no man'land », de Thierry Jousse, avec Philippe Katerine et Julie Depardieu (France, 1h32): après un concert dans sa région natale et une soirée rocambolesque chez une fan aussi entreprenante qu'inquiétante, Philippe, chanteur en pleine ascension, revient, sans l'avoir voulu et après des années d'absence, dans la ferme de ses parents (Aurore Clément et Jackie Berroyer). Il est en réalité prisonnier d'un sortilège qui l'empêche de fuir le territoire de son enfance. Une odyssée rurale, fantastique et déjantée.

« La mère de Valentina », de Arik Lubtzky, et Matti Harari avec Ethe Kovenska, Sylvia Drori (Israël, 1h20): Paula, 79 ans, est une rescapée de l'holocauste qui vit seule et se déplace difficilement. Son fils unique, Shlomo, voudrait qu'elle déménage dans une maison de retraite et prend soin comme il le peut de cette mère qui lui en veut d'avoir quitté sa famille pour une femme plus jeune.

Paula va pourtant trouver réconfort dans une étrange relation qui s'instaure avec Valentina, une jeune femme polonaise chargée de la distraire de sa solitude.

« 93 la belle rebelle », documentaire de Jean-Pierre Thorn (France, 1h13) sur le département emblématique des banlieues françaises, la Seine-Saint-Denis, autrement dit le « 9-3 ». Le réalisateur est bien déterminé à tordre le cou aux clichés qui l'infestent en revisitant l'histoire d'un territoire certes miné par une politique urbaine anarchique, les mutations industrielles, la désillusion politique et l'indifférence des pouvoirs publics, mais qui reste un terreau fertile où culture et pensée ne cessent de se réinventer.

« Un été suédois » (The girl), de Fredrick Edfeldt (Suède, 1h38): une fillette livrée à elle-même dans une maison trop grande, désertée par les parents, bobos magnifiques partis en mission humanitaire en Afrique en abandonnant leurs enfants à une tante rock et fantasque qui disparait au premier garçon qui passe.

« La BM du Seigneur », de Jean-Charles Hue (France, 1h24): un documentaire sur une communauté de gens du voyage méconnue, les Yéniches, qui croise la fiction quand la route d'un de ses membres, un petit délinquant, rencontre un ange. Un film entre réalisme cru et beauté mystique des images.

« Carte des sons de Tokyo », de Isabel Coixet, avec Sergi Lopez, Rinko Kikuchi (Espagne, 1h49): le Japon filmée par une Espagnole. Ryu, insomniaque, travaille dans une halle à marée de Tokyo le jour, et joue les tueuses la nuit. Elle est engagée par Nagara-san, un homme d'affaires nippon qui entend se venger du suicide de sa fille en commanditant le meurtre de son petit ami espagnol. Mais la tueuse succombe vite aux charmes de David.

« Comment savoir », de James L. Brooks, avec Reese Witherspoon, Jack Nicholson (Etats-Unis): l'histoire d'une femme à la conquête de deux hommes : l'un, joueur de baseball professionnel, et l'autre, homme d'affaires au chômage. Une comédie romantique poussive malgré l'affiche.

« Dessine-toi... », de Gilles Porte (France, 1h10, documentaire) - A l'instar du dispositif mis en œuvre par Georges Clouzot dans « Le Mystère Picasso », Gilles Porte filme des enfants qui ne savent ni lire ni écrire, en train de se dessiner librement « de l'autre côté » d'une vitre placée face caméra. Les jeunes dessinateurs s'appliquent à faire leur autoportrait. Avec ce documentaire, le réalisateur souhaite partager la grâce de l'enfance.

mardi 25 janvier 2011

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Enquête Sacem -  OpinionWay  sur
la musique et les Français

La musique conserve une place importante dans la vie des Français

La musique est la troisième activité culturelle favorite des Français avec 47% de réponses (après la télévision et la lecture, mais avant le cinéma et le jeu-vidéo).

Le temps d’écoute quotidien de musique est de 1 heure et 10 minutes. 68% des personnes interrogées écoutent de la musique entre ½ heure et plus de 2 heures chaque jour.

La musique rythme la vie des Français en toutes occasions et partout : à la maison (90%), dans la voiture (74%), dans les moments festifs (bars, fêtes, discothèques : 62%), dans les moments d’attente (20%), et dans les déplacements hors voiture (transports en commun, voyage : 20%).

Les Français plébiscitent la chanson française et la création

Le genre musical favori des Français reste la chanson française avec 51% des réponses (suivi de la musique classique et des variétés internationales avec 34% chacune). La chanson française est le seul genre cité dans le top 5 de toutes les catégories d’âge, des plus jeunes au plus âgés.

Les critères d’appréciation essentiels d’une chanson sont la mélodie-composition pour 47% des personnes interrogées, suivi du texte pour 28%. Le travail des créateurs est donc ce qui touche le plus le public. L’interprète arrive en 3ème position avec 14% des réponses.

Les médias traditionnels, notamment la radio, conservent leur prééminence pour l’écoute et la prescription

Les habitudes d’écoute traditionnelles restent prépondérantes au sein de la population française. Le support favori pour écouter la musique est la radio pour 36% des personnes interrogées, suivie des supports physiques traditionnels (chaîne Hifi et CD/DVD pour 31%) puis la télévision avec 8%. En termes de préférences, les nouvelles technologies sont moins citées avec 6% des réponses pour Internet et les baladeurs (type iPod), et 4% pour le téléphone portable.

Lorsqu’il s’agit de découvrir des nouveautés, la radio reste également le média privilégié avec 70% des réponses. Elle est suivie de la télévision avec 58%, puis de la recommandation d’un proche avec 38%

Internet (tous usages : radios en ligne, sites vidéos, sites communautaires, blogs) est prescripteur pour les nouveautés pour 32% des Français. Cela dénote une percée importante, mais n’entame pas pour le moment le rôle des médias traditionnels.

Un clivage générationnel dans les pratiques

Les 15-24 ans sont de loin les plus amateurs de musique puisqu’elle est leur activité culturelle favorite avec 73% des réponses.

Les usages des 15-24 ans sont plus nomades, et fortement influencés par la technologie. Néanmoins les médias traditionnels conservent encore une place importante, même pour les plus jeunes.

76% des jeunes disent écouter occasionnellement de la musique sur Internet, pour seulement 41% du total des personnes interrogées.

Le support favori d’écoute des 15-24 ans est le baladeur (27%). Si on l’additionne au téléphone portable (13%), cela signifie que 40% des 15-24 ans utilisent de supports nomades pour écouter de la musique. La radio vient cependant ensuite avec 20% des réponses.

Pour la découverte de nouveauté, Internet a pris en quelques années un rôle essentiel auprès des jeunes. Quand on additionne les divers usages (radios en ligne 12% + sites de partage de vidéos 38% + sites communautaires 28% + blogs 4%), 82% des personnes interrogées dans cette catégorie d’âge ont recours à Internet pour découvrir de nouveaux talents.

Néanmoins, il ne faut pas enterrer les médias traditionnels trop vite : 57% des 15-24 ans citent la radio traditionnelle pour la découverte de nouveauté, et 47% la télévision. Si l’on additionne les deux cela donne un score de 104% donc devant Internet.

mardi 25 janvier 2011

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Les albums les plus vendus en
2011

Christophe Maé, avec l'album « On trace la route », et Les Prêtres, avec « Spiritus Dei », ont réalisé les meilleures ventes de CD (physiques et numériques) en France en 2011, a annoncé lundi à Cannes le Syndicat national de l'édition phonographique (Snep) lors de son bilan annuel.

Le Snep ne fournit pas de chiffres de vente de disques dans son bilan, présenté à l'occasion du marché international du disque et de l'édition musicale (Midem).

Les 200 meilleures ventes d'albums ont représenté en 2011 un volume de 17 millions d'unités, dont 94% dans la distribution physique et 6% en téléchargement.

Les ventes physiques et numériques d'albums font apparaître de fortes disparités. Christophe Maé et Les Prêtres dominent les ventes en magasins, tandis que Lady Gaga et Muse sont en tête des téléchargements.

La variété francophone est très largement représentée dans le classement, avec sept albums figurant dans les 10 meilleures ventes, contre seulement trois albums de variété internationale.

Les cinq albums les plus vendus en France en 2011 (physiques et numériques fusionnés) :

  1. « On trace la route » - Christophe Maé
  2. « Spiritus Dei » - Les Prêtres
  3. « 2011 la crise de nerfs » - Les Enfoirés
  4. « Frontières » - Yannick Noah
  5. « Best of » - Jean Ferrat

Les cinq singles les plus vendus en France en 2011 (physiques et numériques fusionnés) :

  1. « Waka Waka (This time for Africa)  - Shakira
  2. « Alors on danse  - Stromae
  3. « Mignon, mignon » - René la Taupe
  4. « Désolé » - Sexion d'Assaut
  5. « Tik Tok » - Kesha

mardi 25 janvier 2011

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Marché de la musique en France
en 2011 : quelques chiffres

Les chiffres clés et les faits marquants du marché de la musique enregistrée en France en 2011, dévoilés lundi à Cannes au Midem par le Snep, principal syndicat des producteurs de disques :

. Marché de gros global (ventes éditeurs de CD/DVD musicaux, nettes de remises et revenus numériques) : -5,9% par rapport à 2009 (554,4 millions d'euros). Au sein de ce marché, -8,9% pour les ventes physiques (CD et DVD, 466,4 M EUR) et +14,1% pour les ventes numériques (internet, téléphonie mobile, streaming et abonnements, 88,1 M EUR).

Selon le Snep, les ventes de CD et de DVD de Michael Jackson, qui avaient dopé les ventes en 2009, affectent la comparaison avec l'année dernière. Hors de cet effet, la baisse du marché est de 2,5%.

. Sur les 88,1 millions d'euros des ventes numériques, 47,4 M EUR proviennent du téléchargement sur internet (53,8%), 16,3 M EUR (18,5%) de la téléphonie mobile et 24,4 M EUR (27,7%) du streaming et des abonnements. Les abonnements à des services de musique en ligne ont explosé de 60,5% sur l'année et les différents offres rassemblaient 600.000 abonnés fin décembre. Les revenus du streaming financés par la publicité ont augmenté de 8,3%, mais cette hausse ne représente que 0,8 million d'euros. Le téléchargement a progressé de 19,6%. Le marché des sonneries téléphoniques est en fin de vie (-21,3%).

. Le marché de détail de la musique (ventes aux consommateurs TTC) a reculé de 9,6%, à 817,4 millions d'euros. Au sein de ce total, les ventes en magasins ont baissé de 12,7% (727,2 M EUR), tandis que les ventes en téléchargement ont progressé de 32,4% (90,2 M EUR).

. Par format, les ventes de singles ont progressé de 14,4% sur l'année, représentant 35 millions de titres. Les ventes d'albums ont baissé de 6,7%, avec 52,7 millions d'unités. Les DVD musicaux ont reculé de 11%, avec 3,2 millions d'unités. Désormais, 95% des singles et 10% des albums vendus sont téléchargés.

. Par répertoire, la part de marché de la variété francophone (27,4%) a gagné du terrain aux dépens de la variété internationale (24,6%). Au total, la variété a représenté 52% des ventes, loin devant la musique classique (5,7%) et le jazz (3,3%).

. En 2011, 88 nouveaux contrats d'artistes ont été signés par les majors du disque (Universal, Sony Music, EMI et Warner), tandis que 63 contrats ont été rendus. Le solde des signatures (+25) est redevenu positif après deux années de déficit. Le nombre d'albums commercialisés par les majors a baissé de 3% (946 albums).

mardi 25 janvier 2011

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Le marché de la musique
enregistrée en baisse de 6% en
France en 2011

Le marché de la musique enregistrée a reculé de 5,9% en France en 2011, huitième année consécutive de baisse, malgré l'essor des ventes numériques et l'adoption de la loi Hadopi de lutte contre le téléchargement illégal, selon les chiffres publiés lundi par le Snep.

En 2011, le marché de gros de la musique enregistrée a totalisé 554,4 millions d'euros, en baisse de 5,9% par rapport à 2009, a indiqué le Snep, le principal syndicat de producteurs de disques, lors d'une conférence de presse au Midem à Cannes.

Il s'agit de la huitième année consécutive de baisse depuis 2002. L'an dernier le marché, dopé par les ventes de CD et DVD consécutives à la mort de Michael Jackson, ne s'était replié que de 3,2%.

En 2011, le marché physique (ventes de CD et DVD) a poursuivi son repli, avec une baisse de 8,9%. Il a représenté 466,3 millions d'euros.

« Les ventes physiques ont été très fortement touchées au quatrième trimestre par les grèves et les intempéries », a noté le Snep.

Les ventes numériques, qui représentent désormais 16% du chiffre d'affaires des éditeurs phonographiques (contre 13% l'an dernier), ont poursuivi leur essor.

En 2011, elles ont progressé de 14,1%, totalisant 88,1 millions d'euros.

L'année a été marquée par l'explosion (+ 60,5%) des abonnements à un service de musique en ligne. Fin décembre, plus de 600.000 personnes avaient souscrit à ce type de services, la vaste majorité (500.000) étant clientes de l'offre lancée mi-août par l'opérateur Orange et le site de streaming Deezer.

Pour le marché du disque, les abonnements ont représenté un chiffre d'affaires de 14,6 millions d'euros en 2011, contre 9,1 millions d'euros en 2009 et « on anticipe une très forte croissance en 2011 », a souligné le président du Snep, Denis Ladegaillerie.

Les revenus issus des sites de streaming financés par la publicité ont également progressé de 8,3%, mais cette hausse ne représente qu'un gain de 0,8 million d'euros (9,8 M EUR contre 9 M EUR en 2009), montrant que « ce type de modèle commence à trouver ses limites », selon le Snep.

Le téléchargement est également en hausse. Sur ce segment, les ventes en gros ont augmenté de 19,6% sur l'année à 47,4 millions d'euros. Les ventes de titres ont augmenté de 35,4% et celles d'albums de 34,6%. 10% des albums vendus sont désormais téléchargés.

En revanche, le marché des sonneries téléphoniques est en fin de cycle. Il a reculé de 21,3% sur l'année, à 5,26 millions d'euros.

mardi 25 janvier 2011

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La filière musicale donne un carton
rouge aux radios et TV

La filière musicale réunie au Midem à Cannes a dénoncé lundi l'absence de diversité musicale dans l'audiovisuel français et le « contournement » des quotas par les radios, en appelant au gouvernement et au CSA.

« L'exposition de nos artistes dans les médias est plus réduite qu'elle ne l'a jamais été dans un passé récent », alors que « nous savons tous à quel point c'est essentiel », a estimé le président du Syndicat national de l'édition phonographique (Snep), Denis Ladegaillerie, lors d'une conférence de presse.

Le Snep, qui rassemble les principaux producteurs de disques, a dressé un constat accablant de la situation.

Selon lui, seulement onze nouveaux talents figurent parmi les 100 titres les plus diffusés en radio en 2011. Les 15 nouveaux titres les plus diffusés représentent à eux seuls 90% des nouveautés.

En outre, les quotas instaurés par une loi il y a 15 ans et obligeant les radios à diffuser un pourcentage de chansons francophones sur leurs antennes sont « contournés », a-t-il affirmé.

Les producteurs ont ainsi constaté « des pics de diffusion de chansons francophones le week-end entre 06H30 et 08H30 quand personne n'écoute » ou le troncage des chansons, une minute de diffusion suffisant pour que le titre soit comptabilisé dans les quotas. Ils dénoncent aussi les vrai-faux « duos » entre des artistes français et internationaux qui leur sont imposés par les radios.

Le tableau n'est guère plus brillant à la télévision. Selon les producteurs, la diffusion de clips a baissé de 49% en 2011 sur M6, 26% sur MCM et 10% sur Direct Star (par rapport à Virgin 17).

Selon un sondage de la Sacem, 61% des Français jugent que les émissions musicales sur les chaînes généralistes « se ressemblent toutes » et 51% qu'elles « ne correspondent pas à leurs attentes ».

Or, toujours selon la Sacem, la radio (70%) et la télévision (58%) restent les médias privilégiés des Français pour découvrir de la musique.

Dimanche, le ministre de la Culture Frédéric Mitterrand s'est déclaré conscient du problème.

Il a indiqué que le sujet serait évoqué dans le cadre de la négociation du nouveau contrat d'objectifs et de moyens de France Télévisions. Il a également annoncé la réactivation du groupe de liaison « musique et médias », qui réunissait industrie musicale, médias et pouvoirs publics, au Conseil supérieur de l'audiovisuel (CSA).

« S'il s'agit d'une simple médiation sans contrainte à la clé pour les diffuseurs, on ne va pas aller bien loin. On attend plus que de simples discussions avec nos partenaires », a réagi le directeur général du Snep David El Sayegh, ajoutant avoir l'impression que « le CSA ne prend pas la mesure des difficultés que nous rencontrons actuellement ».

« Le CSA, par manque d'outil juridique ou de volonté, est impuissant depuis des années », a renchéri le directeur général de l'UPFI (producteurs indépendants), Jérôme Roger, demandant au ministre de la Culture une « remise à plat législative ».

Les producteurs demandent notamment une redéfinition des quotas pour éviter les contournements et la création d'un système incitatif pour accroître la diversité.

Ils souhaitent également la mise en place d'un rendez-vous musical mensuel en prime time sur la télévision publique et une meilleure exposition du Top 50.

mardi 25 janvier 2011

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Au cours du dîner Hu-Obaman Lang
Lang joue une pièce patriotique
commémmorant la défaite américaine
devant les chinois durant la guerre
de Corée

Les internautes chinois ont exprimé leur satisfaction et leur fierté en apprenant que le célèbre pianiste chinois Lang Lang avait joué un air patriotique d'un film de guerre anti-américain lors du récent dîner d'Etat à Washington en présence de Barack Obama et de Hu Jintao.

Mercredi dernier à la Maison Blanche, le prodige de 28 ans a joué « Ma patrie », une musique connue du répertoire chinois qui a servi de bande originale à un film de 1956 intitulé « La bataille du Mont Shangganling ».

Ce film relate les combats acharnés puis la victoire des troupes chinoises contre les soldats américains lors d'un épisode particulièrement meurtrier de la guerre de Corée (1950-1953).

« C'est vraiment significatif de jouer cela aux Etats-Unis, mais je ne sais pas si les Américains s'en sont vraiment rendu compte, ha ha ha », a commenté un internaute sur le portail sina.com.

Le pianiste Lang Lang, présenté depuis son enfance comme un prodige, avait été invité à jouer, aux côtés du jazzman Herbie Hancock et de la chanteuse Dee Dee Bridgewater, au dîner d'Etat donné en l'honneur du président chinois Hu Jintao par Barack Obama.

S'adressant à Lang Lang, un autre cybercitoyen a écrit: « Tu t'es vraiment fait le porte-parole de nos sentiments. Nous ne voulons pas la guerre, mais la guerre ne nous fait pas peur, et pour défendre notre patrie nous n'avons vraiment peur d'aucune grande puissance ».

D'autres internautes se sont demandés si Lang Lang avait choisi en pleine conscience « Ma patrie » pour jouer devant Barack Obama.

« Félicitations », a écrit l'un d'eux. « Avant de choisir Ma patrie, savais-tu que c'était la bande originale de La bataille du Mont Shangganling? »

Sur son blog, le pianiste n'a pas indiqué s'il avait souhaité faire un pied-de-nez à ses hôtes américains en jouant « Ma patrie ».

Interpréter cet air, « c'était comme si je leur parlais de la puissance de la Chine et de l'unité des Chinois », a-t-il écrit, se disant « profondément honoré et fier ».

mardi 25 janvier 2011

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35 ans après, le mouvement punk
reçoit sa consécration comme art
visuel

La musique des Sex Pistols résonne, un peu incongrue, dans une salle de l'austère Villa Médicis à Rome: l'Académie de France présente jusqu'à fin mars à Rome la toute première rétrospective mondiale sur le mouvement punk en tant qu'art visuel.

Aucune exposition ni ouvrage n'avait été jusqu'à présent dédié à la dimension artistique du Punk Rock, qui s'est développé comme contre-culture au Royaume-Uni, en France, aux Pays-Bas, en Allemagne, en Suisse et en Italie dans la deuxième moitié des années 70.

« Europunk » ambitionne de montrer combien ce mouvement continue d'influencer non seulement la musique mais les arts visuels et la mode, selon Eric de Chassey, directeur de l'Académie de France et commissaire de l'exposition.

Résidence d'artistes depuis 200 ans, la Villa Medicis « a l'habitude que le passé, le présent et le futur soient en permanence liés, une dimension qui existe très fortement dans cette exposition », explique-t-il à l'AFP.

Plus de 500 objets ont été rassemblés: affiches, collages, t-shirts, tracts de concert, articles de journaux ou fanzines, venant de toute l'Europe, souvent réalisés par des anonymes.

Mais aussi des œuvres célèbres comme le portrait de la reine d'Angleterre les yeux barrés de la mention God Save The Queen créé par Jamie Reid ou le Destroy Shirt de Malcolm McLaren (Sex Pistols) et de la styliste Vivienne Westwood.

« Pour moi, la séparation dans l'histoire de l'Art entre des objets hauts (de niveau artistique élevé, ndlr) et des objets bas n'a pas de sens », souligne M. de Chassey, auteur d'un essai critique dans le catalogue de l'exposition.

Les objets exposés viennent de collections privées et parfois de musées.

Le Suisse Fabrice Stroun, commissaire indépendant, a activement collaboré à la manifestation en allant voir des « acteurs de l'époque qui avaient produit, dessiné, joué dans des groupes ». Et puis, « il y a des pays comme l'Angleterre où existe une vraie conscience de l'importance historique (du punk) pour la culture visuelle des 50 dernières années », souligne-t-il.

Europunk s'ouvre par une rare vidéo de la première apparition télévisée des Sex Pistols en 1976 et se conclut avec le premier passage à la BBC de Joy Division en 1979.

Une salle entière est consacrée au collectif français Bazooka, fondé en 1974 par cinq étudiants des Beaux-Arts, connu pour avoir « squatté » les pages du journal Libération.

« C'est amusant de voir ça, 35 ans plus tard. On nous a ignoré très longtemps, nous étions mis à l'écart car on ne rentrait pas dans les moules », commente Bernard Vidal (Bananar), l'un des membres fondateurs.

Olivia Clavel, alias Electric Clito, souligne qu'ils étaient « très marginalisés par rapport aux artistes ». « On ne faisait pas beaucoup de concessions de toute façon, on était purs et durs », admet-elle, à propos du refus de Bazooka d'exposer dans des galeries ou musées.

Loulou Picasso (Jean-Louis Dupré) se souvient de la colère des journalistes et photographes lorsqu'ils découvraient Libération complètement remanié dans la nuit par Bazooka. Au point que pour calmer le jeu, Libé leur offrira de financer leur propre revue: Un Regard moderne.

« On était comme un groupe de rock qui fait des choses visuelles. On se sentait très rock. C'était de la musique en dessin et peinture », note Bernard.

Après des années de mépris et dénigrement, justice est rendue à l'art punk mais la reconnaissance arrive trop tard pour Bazooka: tous ont dû trouver un travail. L'illustration pour Bernard, la bande dessinée pour Olivia.

L'exposition fermera ses portes le 20 mars et partira au Mamco de Genève du 8 juin au 18 septembre. Elle devrait être reprise ensuite en France.

mardi 25 janvier 2011

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La justice impose la garde alternée
pour la grande roue de Lyon

En instance de divorce, ils se disputaient l'exploitation de la grande roue qui trône chaque hiver en plein centre de Lyon: la justice a tranché en ordonnant à l'épouse de quitter les lieux pour que son mari s'installe à son tour pour respecter l'alternance.

Jusqu'en 2008, Catherine Théophilos et Guy Fella ont exploité ensemble l'emplacement de cette grande roue de 55 m de haut, qui constitue une attraction hivernale très prisée des Lyonnais.

Après leur séparation en 2008, le mari poursuit seul l'exploitation de l'emplacement durant deux saisons, jusqu'à ce Mme Théophilos obtienne de la mairie une autorisation d'exploitation en alternance pour la saison 2011-2011: un mois pour elle et deux mois pour son mari.

Mais le 3 janvier, Mme Théophilos, qui n'a pu obtenir de prolongation, refuse de plier bagage. La Ville et le mari saisissent alors le tribunal administratif en référé, réclamant son expulsion.

Dans son jugement en délibéré, le tribunal ordonne à Mme Théophilos « d'évacuer » cette partie du domaine public dans un « délai de trois jours sous astreinte de 4.000 euros par jour de retard ».

« Ma cliente a commencé à démonter son matériel dimanche, on attend neuf camions d'Allemagne et une grue qui arrive mardi », a déclaré à l'AFP son avocat Me Gérard d'Alboy.

« On fera le maximum pour respecter la décision du tribunal, l'astreinte commençant mercredi, mais on n'aura pas la possibilité de démonter d'ici là car on n'a pas encore les grues et les camions », a-t-il toutefois observé, ajoutant: « On voudrait essayer de terminer pour vendredi ».

Selon lui, la décision de partager l'exploitation de l'emplacement de la grande roue est « économiquement absurde » car « il est absolument impossible de rentabiliser sur un seul mois les 40.000 euros de transports et les 50.000 euros pour l'écran géant ».

« En 2011, la Ville et la Communauté urbaine de Lyon ont cru bien faire en décidant le partage du domaine entre forains, car on ne peut pas envisager de mettre deux roues », a déclaré l'avocat de la mairie de Lyon, Maître Romain Granjon.

« Ma roue attend dans un hangar à 5 km de Lyon. Dès que l'expulsion est prononcée, on s'installe », a assuré Guy Fella à l'AFP à l'issue de l'audience, samedi. Il avait déjà essayé de s'installer de force fin novembre mais s'était fait expulser par les forces de l'ordre.

mardi 25 janvier 2011

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La BBC annonce une réduction de
25% de son budget pour l'internet

La BBC a annoncé lundi une réduction de 25% de son budget pour l'internet sous deux ans, qui entraînera la disparition d'environ 200 sites et jusqu'à 360 suppressions d'emplois, dans le cadre d'un vaste projet d'économies forcées.

Le service en ligne pour lequel travaillent quelque 1.600 personnes a contribué au développement du premier groupe public audiovisuel au monde ces dernières années, avec quelque 105 millions de visiteurs par mois.

Dans son communiqué sur les coupes à venir dans le secteur de l'internet, la BBC annonce notamment une diminution des contenus sportifs en direct et des nouvelles du show-business, contrebalancée par une augmentation des informations dans la sphère culturelle et artistique.

La BBC affirme que les changements auront pour effet de rendre ses contenus en ligne plus « originaux » mais aussi de limiter la « concurrence avec les sites web commerciaux ».

La BBC, avec ses services gratuits et foisonnants, est de fait régulièrement accusée de concurrence déloyale par les médias qui tentent de faire payer leurs contenus en ligne. Les critiques les plus appuyées émanent notamment du groupe News Corp. appartenant au magnat australien Rupert Murdoch

La BBC affiche désormais cinq priorités pour son offre en ligne : l'information, incluant les sports et la météo; les « CBeebies » (émission pour les très jeunes et leurs parents); la connaissance et l'éducation; la radio et la musique; la télévision et les iplayers.

Le budget actuel de BBC online est de 137 millions de livres (161 millions d'euros).

Au total, la BBC s'est engagée à réduire de 20% son budget global d'ici 2017, en réponse aux exigences du gouvernement. Ce dernier, embarqué dans un plan drastique de redressement de ses comptes, a imposé le gel pour les six ans à venir de la redevance télévisuelle qui constitue une manne de 3,7 milliards d'euros.

Peu de secteurs échapperont aux coupes, avec d'autres pertes d'emplois à la clef dans les domaines de la radio et de la télévision.

mardi 25 janvier 2011

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Le Caire demande à Berlin la
restitution du buste de Néfertiti

L'Egypte a annoncé lundi avoir transmis une demande officielle de restitution du buste de la reine Néfertiti exposé à Berlin, dont elle réclame sans succès depuis des décennies le retour au motif qu'il aurait été sorti illégalement du pays.

Le chef du conseil suprême des antiquités égyptiennes (CSA), Zahi Hawass, a annoncé dans un communiqué avoir transmis une « demande officielle » en ce sens, avec l'apppui du Premier ministre Ahmed Nazif et du ministre de la Culture Farouk Hosni.

La demande est adressée à Hermann Parzinger, qui dirige la fondation responsable des musées publics allemands, y compris le Neues Museum de Berlin où est exposé cette pièce, ajoute le communiqué.

Le buste de la célèbre reine a été découvert en 1912 par l'archéologue allemand Ludwig Borchardt. Selon l'Egypte, l'archéologue aurait immédiatement réalisé « la nature unique et la qualité artistique de cette pièce, de même que son importance historique » avant de la faire sortir illégalement.

L'Allemagne s'est toujours déclarée opposée à la restitution de cette pièce majeure de l'ère pharaonique, malgré l'insistance des autorités égyptiennes, assurant qu'elle avait été acquise légalement en 1913.

Le buste de Néfertiti, vieux de quelque 3.400 ans, fait partie de cinq pièces inestimables exposées à l'étranger dont l'Egypte réclame le retour prioritaire, avec notamment la pierre de Rosette, qui permit de déchiffrer les hiéroglyphes, détenue par le British Museum.

Le communiqué indique qu'une précédente requête officielle avait été faite en 1946, après la fin de la seconde guerre mondiale, auprès des autorités alliées qui administraient l'Allemagne à l'époque. Ces dernières avaient estimé ne pas être compétentes en la matière.

Le communiqué affirme que l'Egypte « apprécie les soins et les efforts du gouvernement allemand » pour préserver le buste et souligne les « excellentes relations entre les deux pays », mais ajoute qu'il doit être remis à son « propriétaire légitime, le peuple égyptien ».

En décembre 2009 Friederike Seyfried, la directrice du musée égyptien et de la collection de papyrus au sein du Neues Museum de Berlin, avait fait observer que les responsables égyptiens avaient réclamé plusieurs fois le buste dans les médias, mais que le gouvernement n'avait jusqu'alors pas formulé de demande officielle en ce sens.

mardi 25 janvier 2011

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Charles Kermarec, l'éditeur que le
Mediator a failli couler

L'éditeur brestois qui a publié le livre du docteur Irène Frachon sur le Mediator a frôlé la faillite après avoir été attaqué en justice par Servier, mais il savoure désormais sa revanche, fier d'avoir édité un livre événement.

« Ils vont me laminer, ils vont me tuer », pense Charles Kermarec, lorsque le 7 juin 2011, le tribunal de grande instance de Brest saisi par Servier lui ordonne de retirer la deuxième partie du titre du livre du docteur Frachon qu'il vient de sortir: « Médiator 150 mg - Combien de morts ? ».

La décision - sur laquelle la cour d'appel de Rennes se prononcera mardi - est assortie d'une astreinte de 50 euros par ouvrage.

Pour Charles Kermarec, qui a lancé une petite activité d'édition (éditions-dialogues.fr) adossée à Dialogues, la librairie brestoise qu'il dirige, l'ordonnance du juge des référés est catastrophique.

Dans l'urgence il fait imprimer des stickers « sous-titre censuré ».

Mais devant le coût de l'opération pour les 5.000 premiers tirages, il préfère finalement refaire la couverture du livre et réimprimer 5.500 nouveaux exemplaires.

Charles Kermarec pensait pourtant avoir pris ses précautions. « A 62 ans, je ne suis plus naïf. Les laboratoires Servier sont procéduriers et je m'attendais à des procès. C'est pour cela que chaque mot écrit sur la couverture et dans ce livre avait été pesé au trébuchet », explique-t-il.

Heureusement, le petit éditeur trouve un peu de soutien dans la profession.

« Les libraires ont tout de suite compris la censure dont on était victime. Certains ont fait un travail remarquable. Mais ça a été la galère à Paris », où éditions-dialogues.fr a eu des difficultés à mettre en place le nouveau livre.

Une quarantaine de maisons d'édition le soutient en condamnant la censure judiciaire dont est victime le texte d'Irène Frachon.

« Les journalistes ont compris » que le livre d'Irène Frachon était « un livre de combat, un livre utile » et « ont fait un boulot exceptionnel », selon Charles Kermarec, convaincu que le « tir de barrage médiatique » l'a protégé d'un autre procès qui l'aurait fait sombrer.

« Maintenant, c'est une affaire nationale que plus personne n'ignore », se félicite-t-il.

« Je ne suis pas un provocateur. Mais la question écrite sur la couverture du livre était légitimement provocante. Pour amorcer le débat, il fallait que le titre fasse émerger le scandale », reconnaît Charles Kermarec, persuadé que le livre est un « plaidoyer pour la réforme de la surveillance du médicament en France ».

Maintenant, « le bouquin marche tout seul », sourit Charles Kermarec en dénombrant plus de 9.000 ventes.

Cliente de la librairie Dialogues créée au milieu des années 70, Irène Frachon lui avait soumis son manuscrit pour qu'il lui donne son avis en tant que libraire.

« Je l'ai lu en une nuit, c'est une histoire ahurissante (...). J'ai décidé de publier tout de suite », se souvient-il.

Après la sortie du livre, l'Afssaps, agence des produits de santé, a estimé à au moins 500 morts le nombre des victimes de ce médicament. Une nouvelle estimation, tenant compte de la surmortalité à plus long terme, fait maintenant état de 1.000 à 2.000 morts.

Dans sa décision, le juge des référés avait estimé que la mention « Combien de morts ? » jetait le « discrédit » sur l'image du laboratoire Servier, « entravait » son activité et « portait atteinte » à ses droits.

Editions-dialogues.fr emploie deux personnes pour treize livres publiés et un chiffre d'affaires d'un demi-million d'euros.


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