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21 janvier- 12 février
Val-de-Marne - Paris

Festival
Sons d'hiver

Sons d'hiver fête ses 20 ans de rencontres festivalières en jazz, improvisation, rythmes, musiques urbaines, rock, hiphop, flamenco, musiques d'Afrique.

Le richesse de ce festival est redevable des nomberux contacts avec des homoloques, tels le Vision festival et la scène new-yorkaise, l'AACM de Chicago, l'Uzeste Musical de Gascogne, ou avec des labels de disque comme nato ou RogueArt, ou encore la scène improvisée parisienne, française et européenne (du jazz dans toutes ses déclinaisons jusqu'au slam).

Renseignements et billetterie : 01 46 87 31 31.
http://www.sonsdhiver.org

Vendredi 21 janvier à 20h30 :

  • UZ Quintet, (Lubat  / Di Donato / L. Sclavis / Veiera / Laccarrière)
  • Stone Quartet (Joëlle Léandre / Roy Campbell JR / Mat Maneri /  Marylin Crispell)

Samedi 22 janvier à 18h00 :

  • Steve Lehman Octet

Dimanche 23 janvier à 17h00 :

  • IXO (Alexandre Authelain / Elise Dabrowski / Emiliano Turi + invités)
  • Joëlle Léandre (contrebasse) /Mat Maneri (violon)

Mardi 25 janvier à 20h30 :

  • Marilyn Crispell Piano Solo
  • Tinissima Quartet Francesco Bearzatti

Vendredi 28 janvier à 20h30 :

  • Matthew Shipp Solo
  • Geri Allen & Timeline (Kenny Davis / Kassa Overal + Maurice Chestnut)

Samedi 29 janvier à 20h30 :

  • Ladell McLin Trio
  • « Now's the Time Project » : Kahil El' Zabar & The Ethnic's featuring Nona Hendryx

Mardi 1er février à 20h30 :

  • Trio Ka-Tam : Jean-Rémy Guédon
  • Chico Freeman Quartet : Tribute to Elvin Jones

Vendredi 4 février à 20h30 :

  • Graham Haynes : « Bitches Brew Revisited »
  • Ebo Taylor and Afrobeat Academy

Samedi 5 février à 20h30 :

  • « Special Evening » : Melvin Van Peebles wid Laxative
  • Burnt Sugar The Arkestra Ensemble : Greg Tate (direction) + 16 musiciens (« Bitches Brew »,Hommage à Miles Davis ; « Burnt Sugar freaks the James Brown songbook »)

Mardi 8 février à 20h30 :

  •  « Touch the Earth II » : Wadada Leo Smith & Günter « Baby » Sommer
  • « Lingua Franca » : Steve Coleman & Five Elements

Jeudi 10 février à 20h30 :

  • « The world is too small for walls » : Sylvain Kassap Trio
  • Impromptu Quartet (Lubat / Chevillon / Corneloup / Bojan Z)

Vendredi 11 février à 20h30 :

  • Carmen Linares : « Verso a Verso » (flamenco)

Samedi 12 février à 20h30 :

  • Kokayi & The Caesarz + DJ Tunji Inedit (Hip-Hop)
  • Jean Grae (rap)
  • Pharoahe Monch + DJ Boogie Blind

vendredi 21 janvier 2011

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« Les 18e Victoires de la musique
classique », depuis Nantes le 14
février

 Le 14 février prochain, les 18e Victoires de la musique classique feront leur cinéma pendant deux heures et la demie d'une, depuis Nantes, avec retransmission en direct par France 3, dès vingt heures trente.

Les grands changements (dixit) annoncés par Thierry Chassagne, le nouveau président des Victoires — mais aussi le président de Warner Music France — pour les 25e Victoires de la musique ne semblent pas affecter les 18e Victoires de la musique classique (est-ce clair ?). Tant Mieux ! « Nous regardons ce qu'il se passe au-delà de nos frontières » dit Chassagne, il veut donner aux Victoires un « côté plus show », il souhaite rendre la cérémonie « plus belle et plus glamour ». On pourrait lui conseiller d'engager André Rieu comme directeur artistique.

Depuis Nantes les « classiques » seront présentées, sans surprise, par Marie Drucker et Frédéric Lodéon.

Une trentaine d'artistes de premier plan sont programmés, dont Brigitte Engerer, Patricia Petibon ou Veronique Gens.

Six « révélations » dans les catégories « Soliste instrumental » et « Artiste lyrique » seront présentées tout au long de la soirée.

Comme « surprise », on annonce la prestation des enfants du Centre d'éveil artistique d'Aulnay-sous-Bois, qui accueille les enfants à partir de 6 ans (et les plus grands jusqu'à 25 ans), sans sélection ni audition, et propose des spectacles d'opéra de très haut niveau (mais aussi de la danse et  du théâtre).

Révélation « Soliste instrumental » 2011 :  François Dumont (piano), Yan Levionnois (violoncelle), Fabrice Millischer (trombone),

Révélation « Artiste lyrique » 2011 : Gaëlle Arquez (soprano), Alexandre Duhamel (baryton), Clémentine Margaine (mezzo)

Les nominés 2011 dans la catégorie soliste instrumental : André Cazalet (cor), Bertrand Chamayou (piano), Nemanja Radulovic (violon).

Les nominés dans la catégorie artiste lyrique : Karine Deshayes (mezzo soprano), Sophie Koch (mezzo), Patricia Petibon (soprano).

Les nominés dans la catégorie compositeur : Georges Aperghis, Karol Beffa, Thierry Escaich.

Les nominés dans la catégorie enregistrement : « Ne me refuse pas », Marie-Nicole Lemieux, Orchestre National de France sous la direction de Fabien Gabel (Naïve) ; Ravel, les concertos pour piano, par Pierre-Laurent Aimard, avec The Cleveland Orchestra, sous la direction Pierre Boulez (Deutsche Grammophon) ; Saint-Saëns, Intégrale de la musique de chambre avec vents, par les solistes de l'Orchestre de Paris, avec Laurent Wagschal et Pascal Godart Indésens.

Comme tous les ans, le public est invité à participer à l'élection des deux révélations, soliste instrumental et artiste lyrique de l'année.

Pour les internautes, le vote est ouvert du lundi 10 janvier, à partir de 20 h, jusqu'au jeudi 10 février, 20 h, sur le site http://www.lesvictoires.com. Les votes des internautes s'ajouteront à ceux effectués par audiotel.

vendredi 21 janvier 2011

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Deuxième édition du Concours
Français de la Harpe au Conservatoire
de Limoges les 5 et 6 février

Les samedi 5 et dimanche 6 février 2011, le conservatoire de Limoges et l'association du Concours français de la harpe organisent la deuxième édition du Concours Français de la Harpe, concours international toutes harpes ouvert aux harpistes de toutes nationalités, sans limite d'âge, des débutants aux plus expérimentés.

L'objectif de ce concours, créé en 2011, est d'offrir aux candidats un concours reconnu dans le monde musical français, voir international, et de valoriser les compositeurs harpistes des 19e et 20e siècles grâce aux pièces musicales imposées.

La première édition avait remporté un réel succès avec 113 harpistes ayant participé à l'événement. Le succès ne se dément pas car, pour la deuxième édition, près de 130 candidats sont en lice (inscriptions closes au 10 janvier 2011) venant de toute la France et même de l'étranger (Espagne, Sicile, Liban).

Une vingtaine d'élèves de la classe de harpe du conservatoire de Limoges, de tous niveaux (niveau débutant à excellence) participent au concours.

Le jury 2011, composé de personnalités du monde musical, est présidé par la harpiste Elisabeth Fontan-Binoche, concertiste internationale et première française récompensée par le prix Israël. C'est également l'une des dernières élèves du maître et compositeur Marcel Tournier. Elle a consacré sa vie à la musique en se produisant sur les plus grandes scènes internationales. Professeur honoraire des conservatoires de Nice et de Lyon, cette pédagogue anime également de nombreuses master-classes.

A ses côtés, Alain Voirpy, compositeur et directeur du conservatoire de Limoges, Christophe Truant, harpiste et professeur au conservatoire de Lyon, Anne Ricquebourg, harpiste et professeur au conservatoire de Boulogne-Billancourt et présidente de l'association des harpistes et amis de la harpe, et les membres fondateurs du concours, Marie-Monique Popesco, harpiste et professeur de harpe au conservatoire de Limoges et Véronique Chenuet, harpiste et professeur de harpe aux conservatoires d'Angers et du Choletais, composent le jury.

A l'issue du concours, les lauréats des différentes catégories sont récompensés par des lots remis par l'association internationale des harpistes et des amis de la harpe, Camac, l'Instrumentarium (Lyon-Healy et Salvi) et le magasin de la harpe (Budin). Pour le niveau Excellence, la maison Camac offre une harpe Bardic 22 cordes ou une conte-valeur de 950 € en bon d'achat.

Parallèlement aux épreuves du concours, tout le week-end de 10h à 18h, une exposition de harpes est proposée par les facteurs de harpes : les maisons de facteurs de harpes Salvi, Lyon-Healy, Camac et Budin exposent leurs instruments.

Les épreuves se déroulent à l'auditorium du conservatoire et sont ouvertes au public, l'en,trée en est libre.

Samedi 5 février 2011 : Toutes harpes (celtique, simple mouvement et grande harpe).

Samedi matin à partir 9h30, Cycle 1, au choix.

Débutant 1 : « Le roi a fait battre tambour » de Louise Charpentier ou « Church Choir » de Marcel Grandjany.

Débutant 2 : « Nocturne » de Marcel Grandjany ou « N° 2 de Bernard » Andrès.

Préparatoire 1 : « Petite valse lente » de John Snoer ou « Princesse royale » et « O'Carolan's welcome » de Thurlough O'Carolan.

Préparatoire 2 : « Souvenir »  de Freddy Alberti ou « Valse lente » de Bernard Galais.

Harpe celtique et simple mouvement, samedi après-midi à partir de 13h30.

Cycle 2, au choix.

Élémentaire 1 : « Les sauvages»  de J.-P Rameau ou « Women of Ireland » (Traditionnel).

Élémentaire 2 : « La bonne aventure ô gué » de François Petrini ou « Sur l'étang »  de Dia Succari.

Moyen : « Granada, fantaisie espagnole »  d'Augustin Lara ou «New year » Eve » (Traditionnel ).

Cycle 3, imposés.

Diplôme de fin d'études :

« Variations sur un thème de Mozart » et « Kola » de Bernard Andrès.

Supérieur : « L'arbre aux oranges » de Dia Succari et « Presto de J.-C Bach ».

Excellence : « Telenn » de Pierrick Houdy et  « Sonate en la mineur K.61 » de Dominico Scarlatti.

Samedi à 20h : Remise des prix.

À partir de 9h30, le dimanche sera consacré à toutes harpes pour les cycles 1, et aux harpes celtiques et à simple mouvement pour les cycles 2 et 3.

Grande harpe :

Cycle 2, au choix.

Élémentaire 1 : « Le bon petit roi d'Yvetot » de Marcel Grandjany ou « Sérénade mélancolique “ d'Alphonse Hasselmans.

Élémentaire 2 : « Petite valse » op.25 d'Alphonse Hasselmans ou « Les enfants de la crèche “ de Marcel Tournier.

Moyen : « Sonate » de Ph. Jacob Mayer ou « Nocturne “ de Michaël Glinka.

Cycle 3, imposés.

Diplôme de fin d'études : « Valse de Concert » d'Alphonse Hasselmans et « Mambo » de Bernard Andrès.

Supérieur : « Impromptu-caprice » de Gabriel Pierné et « Bamyan » de Philipe Hersant.

Honneur : « Thème et variations »  de Pierre Sancan et « Toccata » de Jean-Baptiste Lœillet.

Excellence: « Pièce symphonique s d'Henriette Renié et «L'égyptienne » de Jeau-Philippe Rameau.

Dimanche à 21h : Remise des prix

Renseignements : Conservatoire de Limoges, 9 rue Fitz James, Limoges. Tel : 05 55 45 95 50.

vendredi 21 janvier 2011

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La CGT-spectacle appelle à la
mobilisation le 4 février, contre le
forum ministériel « Culture pour
chacun »

Lors de la journée d'actions du 13 décembre 2011, la colère des professionnels du Spectacle vivant les a amenés à occuper la Direction Générale de la Création Artistique (DGCA), comme un préavis au Ministre de la Culture. En effet, le 20 décembre, celui-ci recevait une délégation d'organisations professionnelles dont notre Fédération et le Syndeac. Force est de constater que le Ministre n'a pas compris, ou qu'il a fait semblant de ne pas comprendre l'exaspération des professionnels, visiblement plus inquiets qu'un Ministre très satisfait de lui-même, quant à l'avenir du service public de la création artistique, tel que programmé par son gouvernement. En effet, nous avons présenté à nouveau une douzaine de points d'inégale importance politique, que nous évoquons inlassablement depuis son avènement.

C'est peu dire que la délégation fut déçue, puisque seuls « les éléments de langage » du Ministre évoluent, sans aucun résultat concret : après sa nomination, il « étudiait les dossiers », il dit aujourd'hui qu'il a bien compris et qu' « il se bat sans cesse pour les faire aboutir, mais que c'est difficile avec Bercy et Matignon ».

En résumé, qu'il s'agisse de vrais choix politiques (abandon de la Révision Générale des Politiques Publiques,  qui a suffisamment fait de dégâts ; ou la mise en place d'un plan de développement du Spectacle vivant, l'oublié du Budget ; ou même la levée de la réserve budgétaire supplémentaire de 5 % jusqu'alors toujours obtenue) - ou de la résolution de problèmes sociaux plus simples (préparation de la négociation UNEDIC ou règlement d'une gouvernance erratique des Congés spectacles), rien n'avance ! La seule annonce nouvelle de Frédéric Mitterrand, c'est son adoption délibérée d'une posture « furtive » au sein du gouvernement : essayer de ne pas être « détecté » par Matignon est assurément plus susceptible de ne pas remettre en question son poste lors d'un remaniement, que d'assumer pleinement les tutelles dont il a la charge !

Par contre, (parce que c'est moins « difficile » ?), il a chargé un « ami de 40 ans », conseiller dans son cabinet, de commettre une agression idéologique contre la création artistique : dans un document intitulé « programme d'actions et perspectives », le sieur Lacloche est chargé de masquer l'abandon de la responsabilité publique du gouvernement, l'inertie du Ministre, en créant le concept de la « Culture pour chacun » opposée à la « Culture pour tous », c'est-à-dire la démocratisation culturelle. Au sein d'un salmigondis communautariste, d'un révisionnisme historique échevelé, il ose cette thèse « le véritable obstacle à une politique de démocratisation culturelle, c'est la culture elle-même » […] qui « sous couvert d'exigence et d'excellence » induit un « processus d'intimidation sociale ».  Et le Ministre d'organiser « un forum national » à la Grande Halle de la Villette le 4 février 2011 pour imposer la « Culture pour chacun ».

Trop, c'est trop ! Le Ministre furtif ne règle rien, mais concentre ses rares efforts sur l'agression idéologique de nos professions ! Nous ne pouvons pas ignorer, ni participer calmement à cette opération de propagande : ce forum national ne peut se dérouler tel que prévu par les idéologues du cabinet.

C'est pourquoi nous appelons les artistes,  les personnels techniques, administratifs  et d'accueil, qu'ils soient permanents ou intermittents à transformer cette misérable opération politicienne et à obtenir un vrai débat sur l'ensemble des questions liées à la création, à la diffusion, à l'action culturelle et à l'emploi.

Mobilisons-nous le 4 février. RDV à partir de 9h devant la Grande Halle de la Villette, 211, avenue Jean Jaurès 75019 Paris – Métro Porte de Pantin.

Paris, le 18/01/2011.

vendredi 21 janvier 2011

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Jérémie Rhorer fait ses débuts à
l'Opéra de Vienne

Le jeune chef d'orchestre français Jérémie Rhorer a fait ses débuts au prestigieux Opéra de Vienne mercredi soir dans une nouvelle orchestration de « Cosi fan tutte », de Wolfgang Amadeus Mozart.

Pour ses débuts au Staatsoper de Vienne, il a eu le privilège de mettre au point une nouvelle orchestration de « Cosi fan tutte », dans la mise en scène déjà ancienne de l'Itali Roberto de Simone. Une nouvelle orchestration bien accueillie par le difficile public viennois et soutenue sur scène par l'interprétation profonde et vibrante du rôle de Guglielmo par le baryton-basse italien Ildebrando D'Arcangelo. A noter aussi les brillants débuts sur la scène viennoise de la soprano américaine Alexandra Coku dans le rôle de Fiordiligi et la première interprétation au Staatsoper du rôle d'Arabella par la mezzo-soprano australienne Caitlin Hulcup.

Agé de 37 ans, né à Paris, également compositeur, élève du chef d'orchestre français spécialisé dans la musique baroque Marc Minkowski et du Britannique William Christie, Jérémie Rhorer a créé et dirigé deux ensembles musicaux, Les Musiciens de La Prée, une formation axée sur la musique contemporaine, et Le Cercle de l?Harmonie.

Il a dirigé aussi bien en France à l'Opéra de Paris, au Théâtre des Champs-Elysées à Paris, au Festival d'Aix-en-Provence, à l'Opéra de Lyon, à l'Opéra de Rouen que l'Orchestre radio-symphonique de Stuttgart (Allemagne) ou l'Orchestre de chambre de Philadelphie (Etats-Unis).

vendredi 21 janvier 2011

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Marko Letonja sera le prochain
directeur musical du Philharmonique
de Strasbourg

Le chef d'orchestre slovène Marko Letonja a été nommé directeur musical de l'Orchestre philharmonique de Strasbourg-Orchestre national (OPS) à compter du 1er septembre 2012, a-t-on appris jeudi auprès de la municipalité.

Le chef d'orchestre, nommé par le maire de Strasbourg, Roland Ries (PS), en accord avec le ministère de la Culture, succède à Marc Albrecht qui est directeur musical de l'OPS depuis avril 2004, a-t-on ajouté dans un communiqué. Marc Albrecht quitte Strasbourg pour Amsterdam.

Né en 1961, Marko Letonja est depuis la saison 2008-2009 chef principal invité de l'Orchestre de l'Etat de Victoria à Melbourne. Entre 1991 et 2003, M. Letonja a été directeur musical de l'Orchestre philharmonique de Slovénie, puis chef permanent et directeur musical de l'Orchestre symphonique et de l'Opéra de Bâle (2003-2006).

En décembre 2006, il avait également dirigé l'Orchestre philharmonique de Strasbourg dans un programme Moussorgski et Chostakovitch, selon le site internet de l'OPS.

vendredi 21 janvier 2011

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Mouvement punk : pour la 1ère fois
une exposition sur la dimension
artistique

La culture punk, surtout connue par la musique, fait l'objet pour la première fois d'une exposition sur sa dimension visuelle et artistique en Europe, proposée par la Villa Médicis à Rome à partir de vendredi.

Avec Europunk, présentée jusqu'au 20 mars, l'Académie de France a décidé une nouvelle fois de se distinguer en consacrant une exposition à la culture visuelle de ce mouvement qui, 35 ans plus tard, « continue d'influencer toutes les formes d'art », a indiqué la Villa Medicis.

Le Punk Rock est né aux Etats-Unis mais c'est au Royaume-Uni, en France, aux Pays-Bas, en Allemagne, en Suisse et en Italie qu'il se développera comme contre-culture sur la deuxième partie des années 70.

« L'urgence créative, caractéristique de ce mouvement, était que n'importe qui pouvait faire de la musique ou de l'art, même sans savoir comment », a expliqué jeudi en conférence de presse le directeur de la Villa Médicis, Eric de Chassey, commissaire de l'exposition.

« Tout le monde pouvait créer, il n'y avait pas besoin d'être un intellectuel raffiné pour participer à cette révolution des images », a renchéri Fabrice Stroun, commissaire indépendant qui a collaboré à Europunk. L'exposition sera reprise au Mamco de Genève du 8 juin au 18 septembre.

Quelque 550 objets ont été rassemblés auprès de collectionneurs privés ou musées.

Certains sont célèbres comme le portrait de la reine d'Angleterre les yeux barrés de la mention God Save The Queen créé par Jamie Reid pour les Sex Pistols ou le Destroy Shirt de Malcolm McLaren et de la styliste Vivienne Westwood.

L'exposition présente une multitude de dessins, collages, fanzines ainsi que des pochettes de disques et de films et des tracts annonçant des concerts.

Europunk s'ouvre par une vidéo de la première apparition télévisuelle des Sex Pistols en 1976 dans l'émission « So It Goes » de la Granada Television de Manchester et se conclut avec le premier passage à la BBC de Joy Division en 1979.

Une salle est consacrée au collectif français Bazooka, connu pour avoir « squatté » les pages du journal Libération, et considéré comme aussi puissant visuellement que ses homologues britanniques.

vendredi 21 janvier 2011

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Ouverture du 35e Festival
international de cirque de Monte-Carlo

Le prince Albert II et sa sœur Stéphanie devaient donner jeudi soir le coup d'envoi de la trente-cinquième édition du Festival international du cirque de Monte-Carlo, qui accueille jusqu'au 30 janvier plus de 200 artistes venus de 18 pays, notamment la Chine et la Russie.

Comme chaque année, un jury, présidé par la princesse Stéphanie, décernera dimanche soir les fameux « clowns d'or, d'argent et de bronze » - les « Oscars » du cirque - aux meilleurs artistes de cette édition. Les prix seront remis mardi lors d'une soirée de gala.

Représentant la France, la Brigade de gymnastique des pompiers de Paris, présente pour la première fois sur le festival, proposera un numéro d'acrobates baptisé « Tout feu, tout flamme », note le directeur artistique du Festival, Alain Frère, interrogé par l'AFP.

Pour la première fois également, un spectacle gratuit en plein air, sur la place du Palais, sera offert samedi après-midi aux festivaliers par la famille princière: la troupe allemande Weicheit proposera un numéro d'« acrobatie sur mât oscillant à 62 mètres de hauteur avec des motos et une voiture », a précisé Alain Frère.

Un des numéros les plus attendus est celui de la troupe chinoise Flag Circus: les acrobates, perchées sur des pointes de danseuses, se poseront délicatement sur des lampes allumées pour former des pyramides humaines.

Le festival de Monte-Carlo, fondé en 1974, est l'un des plus prestigieux du monde. Il a accueilli depuis sa création plusieurs milliers d'artistes et des centaines de milliers de spectateurs. Ses numéros sont retransmis par plusieurs chaînes de télévision dans le monde.

Selon Alain Frère, le festival, qui ne bénéficie d'aucune subvention, s'autofinance grâce à la vente des billets et aux droits de diffusion.

L'an dernier, 45.000 spectateurs y ont assisté.

vendredi 21 janvier 2011

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Le marché musical toujours plombé
par le téléchargement illégal

Les ventes mondiales de musique, tous supports confondus, ont continué de baisser en 2011, les téléchargements illégaux pesant toujours sur la santé du secteur, selon le bilan publié jeudi par la Fédération internationale de l'industrie phonographique (IFPI).

Sur 2011, l'industrie musicale a vu son chiffre d'affaires baisser de 8 à 9% par rapport aux 17,3 milliards de dollars de 2009, en raison de l'effondrement des ventes de CD, selon des chiffres préliminaires.

Le secteur numérique (magasins en ligne type iTunes, téléphones mobiles, etc.) a engrangé, lui, 4,6 milliards de dollars de revenus (29% du total), soit une hausse de 6% par rapport à 2009.

Les recettes des téléchargements ont été multipliées par dix ces sept dernières années, mais leur part du marché total de la musique (29%) est loin de refléter la réalité des flux: près de 95% des téléchargements sont illégaux, a indiqué la directrice de l'IFPI Frances Moore lors d'une conférence de presse.

In fine, le marché mondial de la musique a subi une baisse de presque un tiers de son chiffre d'affaires (-31%) sur sept ans.

Le téléchargement est resté la source dominante des revenus numériques légaux en 2011: iTunes a vendu plus de 10 milliards de téléchargements depuis sa création en 2003. Le service a été rejoint depuis par des concurrents comme Amazon, 7digital, HMV et Tesco.

Mais l'énorme majorité des téléchargements reste illégale, les pays les plus concernés par le piratage étant l'Espagne et le Brésil. En Espagne, les ventes de musique ont chuté de quelque 22% en 2011, alors que le cabinet d'études Nielson estime que 45% des internautes actifs recourent au téléchargement illégal.

« C'est une crise qui affecte non seulement l'industrie, mais aussi les artistes, les musiciens, l'emploi, les consommateurs et la créativité du secteur en général », a souligné Frances Moore.

L'IFPI, qui représente 1.400 maisons de disques dans 66 pays, s'est toutefois félicitée des progrès dans la lutte contre la piraterie. Trois pays -France, Corée du sud et Irlande- ont mis en place une coopération avec les fournisseurs d'accès à internet pour sanctionner le téléchargement illégal.

D'autres gouvernements (GB, Nouvelle Zélande, Malaisie) devraient adopter une législation anti-piratage en 2011 et l'Union européenne est en train de revoir sa législation sur la propriété intellectuelle, relève l'IFPI.

vendredi 21 janvier 2011

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La radio, mode privilégié d'écoute
et de découverte de musique

La radio reste le mode privilégié par une majorité des Français pour écouter et découvrir de la musique, loin devant internet ou les téléphones portables, selon un sondage Opinionway pour la Sacem publié jeudi.

Interrogés sur leur support favori pour écouter de la musique, 36% des sondés citent la radio, devant la chaîne hifi et les CD-DVD (31%) puis la télévision 8%.

Baladeurs numériques et internet (6% chacun) ou le téléphone portable (4%) restent des modes d'écoute encore marginaux.

Chez les 15-24 ans, les supports nomades arrivent en revanche en tête (27% pour les baladeurs numériques, 13% pour le téléphone portable), devant la radio (20%), internet n'arrivant qu'en 5e position, cité par 12% des personnes interrogées.

Concernant le média privilégié pour découvrir de nouveaux morceaux ou artistes, la radio arrive une nouvelle fois en tête chez l'ensemble des Français (70% pour la radio traditionnelle et 9% pour la radio en ligne), suivi de la télévision (58%) puis de la recommandation d'un proche (38%). Internet est un lieu de découverte musicale pour 32% des sondés.

Chez les 15-24 ans, la radio est également le média privilégié pour la découverte de nouveaux talents (69%, dont 57% radio traditionnelle et 12% radio sur internet), devant la recommandation d'un proche (49%) et la télévision (47%). Cependant, si on additionne l'ensemble des usages sur internet (sites vidéos, sites communautaires, blogs, radios en ligne), ce média est cité par 82% des sondés comme moyen de découvrir la musique.

La musique reste une des activités culturelles favorites des Français. A la question : « parmi ces activités culturelles, de laquelle pourriez-vous le moins vous passer ? »: 47% des sondés citent la musique, derrière la télévision (64%) et la lecture (54%). Chez les jeunes, la musique reste l'activité culturelle favorite, citée par 73% des 15-24 ans.

Le temps d'écoute moyen est en baisse, avec 1 heure 10 par jour estimée en moyenne, contre 2 heures en 2005, date de la dernière enquête de la Sacem.

La chanson française reste le genre musical préféré, mais est en baisse par rapport à 2005. Elle est citée par 51% des personnes interrogées, contre 66% il y a cinq ans.

Viennent ensuite la musique classique (34%), les variétés internationales (34%), le rock et la pop (31%) et le jazz (22%).

Sondage réalisé du 26 novembre au 11 décembre 2011 auprès d'un échantillon de 2.010 personnes, représentatives de la population française âgée de 15 ans et plus, constitué selon la méthode des quotas.

vendredi 21 janvier 2011

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Au 27e Festival du film de Sundance,
« la vitalité » des indépendants

Le 27e Festival du film de Sundance débute jeudi à Park City (Utah, ouest des Etats-Unis) et compte bien témoigner, à travers sa programmation de près de 120 films et malgré la crise économique, de la « vitalité » du cinéma indépendant face aux grosses machines d'Hollywood.

Le festival, devenu au fil des ans la « Mecque » du cinéma indépendant aux Etats-Unis, avait été fondé par l'acteur Robert Redford pour faire contrepoids à la puissance commerciale des studios hollywoodiens.

Ironie de l'histoire, en devenant le plus gros et le plus prestigieux festival de cinéma aux Etats-Unis, Sundance est devenu le lieu privilégié où les studios viennent faire leurs emplettes pour leurs divisions de distribution « art et essai », et dénicher les nouveaux talents.

« Le nombre de films qui présentent leur candidature au festival reste très élevé: nous avons dépassé les 10.000 pour la première fois cette année », déclare à l'AFP John Cooper, directeur général du festival. « C'est une très bonne nouvelle pour la vitalité du cinéma indépendant », ajoute-t-il.

Le festival présente cette année 118 longs métrages, dont 40 premiers films (26 en compétition) et 95 premières mondiales, venus de 29 pays.

« Pendant la programmation de cette édition, nous avons voyagé davantage, fortement renforcé nos relations internationales et amélioré la qualité des films étrangers sélectionnés », affirme John Cooper.

L'immense majorité des films présentés à Sundance — dont le marché du film est l'un des plus importants au monde — n'ont pas encore de distributeurs et John Cooper assure que « les acheteurs sont très impatients de découvrir certains films et s'attendent à un marché très actif ».

Sundance devrait faire honneur cette année encore à sa réputation de vitrine des meilleurs documentaires du moment, avec notamment le nouveau film du Britannique James Marsh, oscarisé en 2009 pour « Le Funambule », son documentaire sur le Français Philippe Petit, qui avait fait sensation en 1974 en faisant l'équilibriste entre les tours du World Trade Center à New York.

Dans « Project Nim », le cinéaste s'intéresse cette fois au destin du chimpanzé Nim, élevé comme un enfant par des chercheurs dans les années 70 pour étudier la communication entre l'homme et son plus proche cousin.

La guerre, thème récurrent à Sundance, sera également présente dans la programmation. Sur le front des combats, avec « Hell and back again » de Danfung Dennis, qui suit l'engagement d'un militaire en Afghanistan, mais aussi sur le front économique avec « The Flaw » de David Sington, qui revient sur l'effondrement de l'économie mondiale en 2008.

Des sujets plus légers attendent également les festivaliers, du portrait du marionnettiste donnant vie à Elmo, le petit monstre rouge du programme télévisé « Sesame Street », au « Bengali detective », suivant les pas d'un détective privé indien aussi passionné de danse que d'histoires louches.

Côté fiction, le festival présentera beaucoup de nouveaux venus, mais aussi des films d'acteurs passés derrière la caméra, comme « Higher ground » de Vera Farmiga (vue aux côtés de George Clooney dans « In the air » de Jason Reitman), et des valeurs sûres du cinéma indépendant comme Tom McCarthy (« The Station agent », « The Visitor »), qui présente cette année « Win Win ».

Sundance reconduit par ailleurs la section « Next », créée l'an dernier et dévolue aux films à tout petit budget.

Enfin, les séances de minuit promettent frissons et adrénaline avec les films d'horreur et les séries B, dans une section qui révéla notamment « Le Projet Blair Witch » et « Saw ».

vendredi 21 janvier 2011

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« Biutiful » et « Hors-la-loi » parmi
les 9 finalistes pour un Oscar

« Biutiful » du Mexicain Alejandro Gonzalez Inarritu, mais aussi « Hors-la-loi » de Rachid Bouchareb font partie des neuf films pouvant prétendre à une nomination dans la section « Meilleur film étranger » des Oscars, a-t-on appris mercredi.

Pour son rôle dans « Biutiful », l'acteur Javier Bardem, au sommet de son art, avait reçu le Prix d'interprétation masculine au Festival de Cannes en mai.

Mais le film est passé inaperçu aux Etats-Unis. Lors de la cérémonie de remise des Golden Globes dimanche dernier, c'est « In a Better World » de la Danoise Susanne Bier qui lui avait soufflé le titre de « Meilleur film étranger ».

Les deux films se retrouvent une nouvelle fois côte-à-côte sur la liste des neuf longs métrages pouvant aspirer à être nominés aux Oscars, selon l'Académie des arts et des sciences du cinéma.

« Hors-la-loi » du réalisateur franco-algérien Rachid Bouchareb avait créé une violente polémique historique au dernier festival de Cannes. Il retrace, de la fin des années 1930 à l'indépendance de l'Algérie en 1962, le destin de trois frères à travers les tumultes de l'histoire franco-algérienne.

Les autres finalistes sont: « Incendies » du Canadien Denis Villeneuve, « Canine » de Yorgos Lanthimos, « Confessions » de Tetsuya Nakashima, « Simple Simon » d'Andreas Ohman, « Le secret de Chanda » d'Oliver Schmitz et « Même la pluie » d'Iciar Bollain avec l'acteur mexicain Gael Garcia Bernal.

Les nominations pour tous les films dans toutes les catégories seront dévoilées le 25 janvier. La cérémonie de remise des Oscars se tiendra le 27 février à Los Angeles.

vendredi 21 janvier 2011

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Un décret avalise la diffusion des
spectacles vivants dans les salles
obscures

Un décret paru cette semaine au Journal Officiel met un terme aux polémiques et aux inquiétudes des exploitants de salles de cinéma, assurés de pouvoir diffuser opéra et spectacles vivant sans pénalité financière pour leur établissement.

Le décret du ministère de la Culture en date du 17 janvier concernant les projections de « programmes non cinématographiques » garantit, tant qu'il s'agira d'un spectacle culturel, un soutien financier public égal aux salles.

En revanche, il exclut de ces aides « la représentation commerciale en salles (...) de retransmissions sportives, émissions de divertissement et de variétés » et émissions de télévision « autres que de fiction réalisées en plateau » comme les jeux.

Les salles de cinéma ont multiplié depuis trois ans les retransmissions d'opéra, en direct ou filmés sur de grandes scènes à travers le monde, mais aussi de grands événements sportifs, comme les rencontres de rugby.

Les exploitants de salles acquittent une taxe d'environ 11% par billet vendu au fonds de soutien à la création cinématographique, géré par le Conseil national du cinéma (CNC). Qui leur reverse en retour des aides nécessaires au fonctionnement et à la modernisation de leurs équipements.

C'est cette aide en retour qui est supprimée en cas de retransmission sportive par exemple.

La Société des Auteurs Compositeurs Dramatiques (SACD) s'était inquiétée au printemps d'un précédent projet de décret qui serait revenu à pénaliser toutes les diffusions autres que cinématographiques, « alors même que la numérisation des salles permet cette diversification de l'offre », écrit-elle jeudi dans un communiqué.

« Ce décret a le mérite de ne pas pénaliser cette diversification, sans l'encourager non plus car la vocation première des salles reste de diffuser des films », dit Guillaume Prieur, directeur des Affaires institutionnelles de la SACD, rappellant que la diversification « marche très bien ».

« La démarche participe à la démocratisation culturelle, car il est souvent plus facile, et aussi bien moins coûteux, d'aller écouter une œuvre au cinéma plutôt qu'à l'opéra », affirme-t-il. En ajoutant que ces spectacles constituent aussi une source de revenus non négligeables pour les salles obscures, car les places sont vendues plus cher que pour un film.

vendredi 21 janvier 2011

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Diversité musicale : ministère et
CSA font la sourde oreille, selon
les producteurs

Le ministère de la Culture et le Conseil supérieur de l'Audiovisuel (CSA) « font la sourde oreille » concernant le contournement par des radios de leurs obligations de diffuser des nouveautés francophones, a estimé jeudi le Syndicat national de l'édition phonographique (Snep).

Alors qu'un sondage publié jeudi par la Sacem montre que la radio est le média privilégié des Français pour découvrir de la musique, « la radio n'est pas le vecteur le plus performant pour assurer la diversité musicale », a déploré David El Sayegh, le directeur général du Snep.

Selon une loi de 1986, les radios ont l'obligation de diffuser au moins 40% de chansons d'expression française, dont la moitié au moins provenant de nouveaux talents.

Mais « les diffusions sont concentrées sur trop peu de titres », avec « 85% des rotations sur les nouveaux talents faites sur une quinzaine de titres », estime le syndicat, qui représente les producteurs dont les quatre majors du disque.

« Le CSA a laissé faire sur un certain nombre de pratiques qui permettent le contournement de la loi », comme la concentration de la diffusion de nouveautés sur des heures de faibles écoutes, a déploré David El Sayegh.

« Pour le moment, nous n'avons été entendus ni par le ministre, ni par le CSA », qui font la « sourde oreille » sur le dossier, s'est-il insurgé.

« Le choix des titres diffusés relève de la liberté éditoriale de chaque radio et le CSA n'intervient pas dans la stratégie de programmation », a répondu le CSA, interrogé par l'AFP.

Concernant les tendances du marché du disque en 2011, dont les chiffres seront rendus publics lundi 24 janvier, le Snep a fait état d'une nouvelle baisse.

Le marché physique est en recul, en raison notamment d'un dernier trimestre « décevant », affecté par les grèves et les intempéries, selon le syndicat.

En revanche, le Snep a constaté de « bonnes nouvelles » sur le numérique, notamment avec le succès de l'offre Deezer/Orange (abonnement à la version premium du site de streaming inclus dans le forfait téléphonique), qui a atteint selon lui 430.000 abonnés à la fin de l'année.

vendredi 21 janvier 2011

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Les universités critiquent leurs
moyens 2011 et veulent plus de
transparence

Les moyens accordés en 2011 par le gouvernement aux universités risquent d'en mettre certaines en difficultés et la méthode manque de dialogue préalable et de transparence, a déclaré jeudi à l'AFP Louis Vogel, président de la Conférence des Présidents d'Université (CPU).

« La CPU n'a été ni consultée, ni associée aux arbitrages, il y a un problème de méthode. Dans un contexte d'autonomie, il faut un dialogue préalable, pour que nous puissions faire des propositions », a déploré Louis Vogel.

« Beaucoup de budgets ont été arrêtés de façon mécanique, avec un minimum de 1,5%. Il faut absolument qu'il y ait à l'avenir plus de transparence, des données et du mode de calcul », a-t-il ajouté, en référence au fait que la moitié des universités ont connu une hausse identique de leurs moyens de fonctionnement, de 1,5%, correspondant à l'inflation prévue en 2011.

Sur le fond, Louis Vogel a salué le fait que les universités échappent toujours au principe du non-remplacement d'un fonctionnaire sur deux partant à la retraite, mais il a regretté que la hausse 2011 des budgets de fonctionnement soit la moitié de celle de 2011, « ce qui nous empêche d'exploiter toutes les possibilités du passage à l'autonomie ».

« Les moyens ont été répartis sans tenir compte des évolutions des effectifs et le risque est que certaines universités se trouvent en difficultés (financières) dans les mois qui viennent », a-t-il ajouté.

Les budgets des universités vont augmenter en moyenne cette année de trois pour cent, hors masse salariale et opérations immobilières, contre six pour cent l'an dernier.

Louis Vogel a enfin nié que la CPU ait conclu avec la ministre de l'Enseignement supérieur, Valérie Pécresse, un « pacte oral » visant à ce que les universités dont la pyramide des âges entraîne des charges supplémentaires soient aidées par celles dont la pyramide est financièrement avantageuse.

« Il n'y a jamais eu de pacte oral, ni avec le bureau précédent (de la CPU), ni a fortiori avec le bureau actuel. Nous disons que la prise en charge de la masse salariale des universités doit relever de la responsabilité de l'Etat. Ce n'est pas la solidarité des universités qui va régler cela », a-t-il dit.

Président de Paris-2 Assas, Louis Vogel est à la tête de la CPU depuis un mois.

vendredi 21 janvier 2011

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Appel pour retirer l'écrivain fasciste
Céline des célébrations 2011

Une association de familles d'anciens déportés juifs a réclamé l'annulation des célébrations officielles prévues en France pour les 50 ans de la mort de l'écrivain Louis-Ferdinand Céline, connu pour son antisémitisme, se disant prête jeudi à se tourner vers Nicolas Sarkozy.

L'association des fils et filles de déportés juifs de France (FFDJF) et son président, le chasseur de nazis Serge Klarsfeld, s'étaient indignés mercredi de voir l'anniversaire de la mort de l'écrivain, décédé le 1er juillet 1961, inscrit dans le recueil des célébrations nationales de 2011 publié par le ministère de la Culture.

« Ce serait un acte de courage de la part du ministre de la Culture Frédéric Mitterrand d'enlever Céline de ce recueil, comme nous le réclamons », a souligné jeudi M. Klarsfeld.

« S'il ne désavoue pas la décision de le faire figurer dans les célébrations nationales, nous attendrons que le Premier ministre François Fillon et le président de la République prennent position », a prévenu l'avocat, ajoutant: « Notre réaction va être dure ».

Le recueil des célébrations nationales est publié chaque année par le ministère de la Culture, d'après une liste établie par un comité présidé par l'historien Jean Favier. Cette brochure de 300 pages contient aussi un avant-propos de Frédéric Mitterrand, qui doit la présenter à la presse vendredi soir.

Sollicité par l'AFP, le ministère de la Culture n'avait pas réagi jeudi après-midi.

Dans la matinée, le maire socialiste de Paris, Bertrand Delanoë, a exprimé son soutien à Serge Klarsfeld. « Céline est un excellent écrivain, mais un parfait salaud », a estimé M. Delanoë sur la radio Europe 1.

Dans le recueil, la notice sur Céline a été rédigée par Henri Godard, grand spécialiste de l'écrivain, qui admet « les objections » à célébrer « l'homme d'un antisémitisme virulent ». Mais il rappelle aussi que l'auteur de « Voyage au bout de la nuit » et de « Mort à crédit » est l'un des plus importants écrivains français de la première moitié du XXe siècle.

vendredi 21 janvier 2011

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Débâcle de Vivendi Universal :
Messier, accusé de malversations,
connaîtra la décision de justice
vendredi

Huit ans après la débâcle de Vivendi Universal (VU), son ancien PDG Jean-Marie Messier, accusé de malversations dans sa gestion du groupe de médias et communication, connaîtra vendredi la décision du tribunal correctionnel de Paris.

L'ancien patron emblématique du CAC 40 saura si la 11ème chambre a suivi les réquisitions de relaxe prises par le ministère public à l'issue du procès.

Jean-Marie Messier a comparu du 2 au 25 juin pour « diffusion d'informations fausses ou trompeuses » sur la santé financière de VU, « abus de bien social » en lien avec un parachute doré négocié, mais pas touché, et « manipulation de cours » de l'action Vivendi.

« J2M », 54 ans, n'était pas seul sur le banc des prévenus: cinq anciens hauts responsables du groupe et un cadre d'établissement financier ont été également jugés pour différents délits financiers. Parmi eux, l'ancien bras droit de Messier, Guillaume Hannezo, et l'homme d'affaires canadien Edgar Bronfman Jr, héritier d'une des plus célèbres dynasties industrielles de son pays, le groupe Seagram, absorbé en 2000 par Vivendi.

C'est à cette époque que Messier avait entrepris de transformer la vénérable Genérale des Eaux en géant du secteur des médias rebaptisé Vivendi Universal.

Il avait développé une communication euphorique sur la situation du groupe avant que les marchés ne découvrent que VU était assommé par une dette de 35 milliards d'euros, entraînant sa démission forcée en juillet 2002.

Mais ce départ n'a pas suffi aux petits actionnaires de Vivendi floués par l'effondrement du titre. Ils ont multiplié les plaintes à l'encontre de l'ancienne équipe dirigeante du groupe et obtenu son renvoi devant la justice.

Durant les quatre semaines d'audience, Jean-Marie Messier, notes et graphiques en main, a démenti toutes les accusations, en protestant systématiquement de sa « bonne foi » dans la conduite du groupe.

Il a reconnu des erreurs de gestion mais plaidé un contexte difficile (éclatement de la bulle internet, 11-septembre, rivalités internes entre administrateurs) et nié formellement la moindre volonté de tromper les marchés et les actionnaires en leur dissimulant le niveau réel d'endettement.

Sa défense converge avec la position du parquet aux yeux duquel aucun élément du dossier ne permet d'établir sa culpabilité. En cohérence avec les réquisitions de non-lieu prises à l'issue de l'instruction, le ministère public a réclamé à l'audience une relaxe générale.

A ses yeux, rien ne démontre que le dirigeant et les anciens collaborateurs jugés à ses côtés ont délibérément cherché à induire en erreur analystes et petits porteurs.

Jean-Marie Messier encourt en théorie jusqu'à cinq années de prison et de fortes amendes.

Après son départ de Vivendi, l'ancien champion du capitalisme français, devenu banquier d'affaires, a dû répondre à plusieurs reprises de la débâcle financière du groupe.

En janvier 2011, dans le volet américain de la procédure, des jurés new yorkais ont condamné le groupe Vivendi pour communication trompeuse mais exonéré Jean-Marie Messier de toute responsabilité.

En décembre 2004, M. Messier et VU ont été condamnés par l'autorité des marchés financiers (AMF) à 1 million d'euros chacun pour avoir mal informé les marchés et les actionnaires. En juin 2005, la Cour d'appel de Paris a réduit ces amendes à 500.000 euros pour « J2M », 300.000 pour VU.

vendredi 21 janvier 2011

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Observatoire de Haute-Provence :
des lycéens ont découvert une comète

Des lycéens en visite à l'Observatoire de Haute-Provence ont découvert, en décembre, une comète répertoriée depuis par l'Union astronomique internationale sous le nom « P/2011 V3 », ont annoncé jeudi l'observatoire, l'établissement scolaire et l'académie Aix-Marseille.

Dans la nuit du 10 au 11 décembre, 12 élèves de classe de seconde et deux enseignants du lycée Pierre-Gilles de Gennes à Digne ont mené une mission d'observation astronomique à l'observatoire, situé près de Saint-Michel-l'Observatoire (Alpes-de-Haute-Provence) et qui dépend du CNRS.

L'observatoire avait programmé des observations d'astéroïdes à l'aide d'un télescope de 80 cm de diamètre équipé d'une caméra « particulièrement performante ».

« Actualité astronomique oblige, de 0H30 à 3H08, ils ont observé l'astéroïde connu sous le petit nom de 2002VP94 découvert par le télescope américain LINEAR. Les deux heures d'observation, ce qui représente 93 images, ont permis de réaliser que l'objet en question n'était pas un simple caillou dans le ciel, mais qu'il possédait une belle chevelure caractéristique d'une comète ! », ont expliqué l'observatoire, le lycée et l'académie dans un communiqué.

Leur découverte a été transmise à l'Union astronomique internationale, qui a nommé la comète P/2011 V3 et l'a portée à la connaissance de la communauté internationale dans sa circulaire 9190. Grâce aux données acquises par les élèves et leurs enseignants, la courbe de rotation de la comète a en outre pu être calculée par l'Observatoire de Genève, selon la même source.

« Les lycéens de Pierre-Gilles de Gennes ont montré que l'on peut être jeune et faire des découvertes qui intéressent les astronomes du monde entier », conclut le communiqué.

Cette visite s'effectuait dans le cadre de « l'accompagnement personnalisé » en classe de seconde et d'une opération, « Le ciel comme laboratoire », menée par le rectorat, l'observatoire et une dizaine d'établissements secondaires de l'académie Aix-Marseille.

vendredi 21 janvier 2011

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La quiche aux vers, repas de demain,
selon des chercheurs néerlandais

« Un goût... de noisettes » : Walinka van Tol, étudiante néerlandaise, mord dans un chocolat d'où dépasse un ver, la protéine du futur, selon des chercheurs néerlandais persuadés que les insectes finiront par remplacer la viande dans nos assiettes.

« Le jour viendra où un Big Mac coûtera 120 euros et un Bug (insecte en anglais, NDLR) Mac 12 euros, où les gens qui mangent des insectes seront plus nombreux que ceux qui mangent de la viande », a prédit l'entomologiste Arnold van Huis, au cours d'une conférence à l'université de Wageningen (centre des Pays-Bas).

Walinka van Tol et 200 autres curieux jouaient ce soir-là aux cobayes pour l'équipe de scientifiques de Wageningen qui mène des recherches sur les insectes en tant que source de protéine alternative à la viande, meilleure pour la santé et l'environnement.

A la pause, le public s'est rué vers le buffet. Rouleaux de printemps aux sauterelles, ganache au chocolat et aux larves, quiche aux vers de farine ont été rapidement engloutis.

Mais Marcel Dicke, le chef du département d'entomologie de l'université de Wageningen, sait qu'il faudra plus qu'un ver enfoui dans un chocolat pour changer la mentalité occidentale.

« Le problème est là », dit-il à l'AFP, un doigt sur la tempe. « Les gens croient que c'est sale », explique-t-il, devant une exposition de moucherons, guêpes, termites et coccinelles, quelques-unes des 1.200 espèces d'insectes comestibles.

« Nous devons manger moins de viande ou trouver une alternative », assure le chercheur qui affirme manger régulièrement des insectes en famille.

Selon l'agence de l'ONU pour l'alimentation et l'agriculture (FAO), la planète comptera 9 milliards d'habitants en 2050 alors que la superficie des terres agricoles a déjà commencé à diminuer.

Les insectes sont riches en protéines, pauvres en graisse et avec dix kilos de végétaux, on produit six à huit kilos d'insectes, contre un kilo de viande seulement.

Abondants, ils rejettent peu de gaz à effet de serre et de lisier, et ne transmettent pas de maladies à l'humain qui les consomme.

« La question à se poser devrait vraiment être : pourquoi ne pas manger d'insectes? », estime Marcel Dicke en citant une étude selon laquelle chacun mange, à son insu, en moyenne 500 grammes d'insectes par an, dissimulés dans de la confiture de framboises ou du pain par exemple.

Environ 500 variétés d'insectes sont consommées au Mexique, 250 en Afrique et 180 en Chine, où ils sont souvent considérés comme des mets très délicats, souligne Arnold van Huis l'entomologiste.

Installé à Deurne (sud-est des Pays-Bas), Roland van de Ven produit plus d'1,2 tonne de vers de farine par semaine, destinés à des zoos et des animaleries mais pas seulement : 1 à 2% d'entre eux sont réservés à la consommation humaine.

La demande augmente, souligne-t-il en passant la main dans les vers qui grouillent dans l'une des innombrables caisses en plastique empilées jusqu'au plafond du hangar. Il en a vendu 900 kilos en 2011, contre 300 kilos en 2008, via un site internet et un grossiste du secteur de la restauration.

« Lorsque vous voyez un insecte, il y a un blocage. C'est différent si les insectes sont transformés et deviennent invisibles dans les aliments », assure Roland van de Ven.


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