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mardi 18 janvier 2011

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Conférence à Dijon le 21 janvier :
« Compositeurs et librettistes : un
malentendu productif »

Vendredi 21 janvier 2011, à 19h au Foyer du public, l'Opéra-Théâtre propose une conférence intitulée « Compositeurs et librettistes : un malentendu productif » animée par Michel Beretti, metteur en scène et dramaturge. Il a dernièrement signé la dramaturgie de l'opéra de Luigi Dallapiccola, Le Prisonnier, présenté à l'Opéra-Théâtre de Limoges les 28 et 30 janvier prochains.

Depuis qu'il existe, l'opéra met en jeu le texte et la musique. L'un a-t-il la prépondérance sur l'autre ? Et chacun arrive-t-il, dans l'écriture du texte ou de la musique, à conserver sa liberté ? « Prima la musica e poi le parole », comme le prétend le maestro de Salieri ? Depuis Claudio Monteverdi, paroles et musique se combattent, jusqu'au cœur de l'opéra de Richard Strauss, Capriccio.


Michel Beretti 

Écrivain de théâtre et librettiste d'opéra, auteur de plus d'une centaine de pièces, d'adaptations et de livrets créés sur les scènes suisses, allemandes et françaises, Michel Beretti connaît particulièrement bien la problématique. Il a été dramaturge de l'Opéra national de Paris de 1986 à 1995 et a également mis en scène une dizaine d'ouvrages lyriques dans plusieurs opéras allemands. Il fait ici revivre à travers l'histoire de l'opéra les rencontres des compositeurs et de leurs librettistes, dramatiques ou drolatiques, jusqu'aux ouvrages lyriques contemporains.

Entrée libre. Opéra-Théâtre de Limoges, 48 rue Jean Jaurès / 87 000 Limoges. Téléphone : 05 55 45 95 95

mardi 18 janvier 2011

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15e Festival de l'imaginaire : du 10
mars au 15 juin 2011

Pour cette quinzième édition, le Festival de l'Imaginaire s'étendra sur trois mois, de mars à juin, en concentrant ses propositions sur les fins de semaines afin de vous permettre de profiter au mieux de sa programmation. Et quelle programmation ! Des musiques de la fiesta mexicaine au théâtre kyogen du Japon, des danses du Manipur de l'Inde du nord-est aux chants des pêcheurs de perles du Bahrein, des divas d'Ouzbekistan à Coumbane Mint Ely Warakane, griotte de Mauritanie, le Festival poursuit avec passion sa mission d'exploration, de découverte et de révélation des formes plurielles de la créativité humaine (musique, danse, théâtre, rituels, arts visuels).

Temps fort du Festival : une exceptionnelle série de spectacles consacrés au patrimoine culturel immatériel de la Guyane française (la danse des Wayãpi, Amérindiens du Haut-Oyapock), de la Réunion (le Narlgon, cérémonie tamoule) et, enfin, des Iles Marquises (chants et danses de Nuku Hiva).

mardi 18 janvier 2011

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Jérôme Kaltenbach, chef
d'orchestre

Jérôme Kaltenbach dirigera Le Prisonnier (Il prigioniero), opéra de Luigi Dallapiccola (précédé de la cantate des Chants de prison du même auteur), une production de l'Opéra-Théâtre de Limoges qui sera créée les 28 et 30 janvier 2011.

Le Prisonnier (Il prigioniero) est une œuvre quç s'oppose à la dictature mussolinienne. Pour le compositeur italien, qui dans sa jeunesse connut l'oppression autrichienne et l'exil, et dont l'épouse, Laura Luzzatto, était juive, l'art ne peut rester insensible à la menace que représente le rapprochement entre Rome et Berlin dans les années 1930. Le prisonnier, a été composé durant les années les plus noires du nazisme et achevé en 1947.

Créé en concert le 1er décembre 1949 à la Radiotelevisione Italiana de Turin, l'opéra est donné l'année suivante en version scénique au Teatro comunale de Florence, puis dès 1968 à l'Opéra de Paris. La partition, grandiose et brève, pour orchestre, chœurs, orgue et musique de scène, s'est peu à peu imposée dans les maisons d'opéra.

Les Chants de prison (Canti di prigionia), composés entre 1938 et 1941, d'après des écrits de Marie Stuart, Boèce et Savonarole – trois grands « séquestrés » de l'Histoire – pour chœur, deux pianos, deux harpes et percussions, est l'esquisse de son opéra.

Jérôme Kaltenbach

Après des études d'harmonie, contrepoint, et analyse, Jérôme Kaltenbach suit la classe de direction d'orchestre au Conservatoire National Supérieur de Musique de Paris. Il se perfectionne à l'Académie Chigiana de Sienne et à l'Académie Sainte Cécile de Rome puis à la Hoschule für Muzik Frantz Liszt en République Démocratique Allemande, ainsi qu'à Bologne en Italie.

Premier Prix de Direction d'Orchestre à l'unanimité du Conservatoire National de Musique de Paris, diplômé des deux académies italiennes précitées, il est lauréat du Concours International de Jeunes Chefs d'Orchestre de Besançon, et deuxième prix au Concours International de Chefs d'Orchestre MIN-ON de Tokyo. De 1979 à 1998, il est directeur et chef permanent de l'Orchestre symphonique et lyrique de Nancy ainsi que directeur musical de l'Opéra régional de Nancy Lorraine.

En 1982, Jack Lang, ministre de la Culture, le charge de la création et de la direction musicale de l'Orchestre Français des Jeunes. Avec cette formation, il se produit au Festival de Besançon, Festival Berlioz à Lyon, Festival Estival de Paris, Festival de Rimini en Italie.

Il est invité par de nombreux orchestres en France (Orchestre philharmonique de Radio-France, Orchestre de l'Opéra de Paris, Orchestre du Capitole de Toulouse, Orchestre des Pays de Loire, Orchestre symphonique régional de Limoges et du Limousin….) mais aussi à l'étranger (Orchestre de l'Opéra de San Francisco, Orchestre de chambre de Lausanne, le Zagreb Philharmonic... insi que les principales formations du Japon). Il est très régulièrement sollicité par le Japon pour y diriger les grands ouvrages du répertoire. Il a également, ces dernières années, dirigé plusieurs spectacles de ballet au Palais Garnier pour l'Opéra de Paris, et effectué les tournées de celui-ci au Japon en 1992 et 1995. Ajoutons que parallèlement à ses études musicales, Jérome Kaltenbach a poursuivi des études supérieures et qu'il est Maître Es Sciences de l'Université de Paris-Orsay. Il a dirigé dernièrement à Limoges dont L'Amour des trois oranges de Prokofiev et le concert symphonique de l'Orchestre de Limoges et du Limousin consacré à la musique russe en novembre dernier.

Discographie

  • Quatre concertos de Marius Constant. Cet enregistrement a obtenu une Victoire de la Musique en 1991.
  • Intégrale de l'œuvre pour orchestre de Henri Duparc (soliste Françoise Pollet). Cet enregistrement a été nominé dans la catégorie “Enregistrement Classique Français” de l'année pour les Victoires de la Musique 1995 et obtenu un Diapason d'Or.
  • Œuvres de Manuel Rosenthal : octobre 1995 (5 diapasons)
  • Œuvres de Ernest Chausson (Symphonie, Le Poème) : Février 1997 (5 diapasons)
  • Œuvres d'Eric Satie (Parade-Relache-Mercure..) automne1999.

mardi 18 janvier 2011

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Evgeny Nikitin, dans « Boris
Goudounov » de  Moussorgski à
l'Opéra de Nice

Evgeny Nikitin sera Boris Goudounov dans la prochaine production de l'Opéra de Nice-Côte d'Azur. Production de prestige, avec Gennadi Rozhdestvensky, qui dirigera l'Orchestre Philharmonique de Nice, le Chœur de l'Opéra de Nice et le Chœur d'enfants de l'Opéra de Nice. Les autres rôles seroantr assurés par Maria Gortsevskaya (Fiodor), Khatouna Gadelia (Xénia), Marie Noële Vidal (La nourrice), Andrey Popov (Le Prince Vassili Chouïski )

Vassily Gerelo (Andrei Chtchelkalov), Brindley Sherratt (Pimène), Evgeny Akimov (Grigori, alias le Faux-Dimitri), Gennady Bezzubenkov (Varlaam), Thomas Morris (Missaïl), Nona Javakhidze (L'aubergiste), Andrey Zorin (L'innocent), Stanislav Shvets (Nikititch), Ioan Hotensche (Mitioukha). Ils chantent pour la plupart d'entre-eux, pour la première fois dans la maison d'Opéra de Nice.

La mise en scène et la scénographie sont de Nicolas Joël,  réalisées par Stéphane Roche, les costume sont réalisés par Gérard Audier et les lumières conçues par Stéphane Roche.

Evgeny Nikitin est né à Murmansk en 1973, le baryton-basse Evgeny Nikitin rentre au Conservatoire de Saint Petersburg en 1992. Durant ses études, alors âgé d'à peine 23 ans, il est engagé par le Théâtre Mariinsky, où il y construit son répertoire en tant que soliste.

Il continue aujourd'hui, sous la direction de Valery Gergiev, à faire des tournées internationales avec cette célèbre compagnie d'opéra et a notamment interprété les rôles de Boris Godunov, du Hollandais volant (Der fliegende Holländer), du Prince Igor, de Ruslan, de Filipo (Don Carlo), d'Amfortas (Parsifal), de Wotan (Das Rheingold), Wotan (Siegfried).

La beauté de sa voix, sa musicalité élégante, et sa puissance vocale sont chaleureusement saluées par la critique. Il est décrit comme « une force de la nature ».

Il fait ses débuts au Metropolitan Opera House dans le rôle de Dolokhov (War and Peace) en 2002. Il revient ensuite régulièrement au MET dans les rôles de Colline (La Bohème), Pogner (Die Meistersinger von Nürnberg), Fasolt (Das Rheingold), Creon (Œdipus Rex), Oreste (Elektra).

Il fait ses débuts parisiens au Théâtre du Châtelet, dans le rôle-titre de The Demon de Rubinstein et y revient en 2005 pour chanter le rôle-titre de Boris Godunov. Plus récemment, il a chanté Jochanaan (Salomé), Klingsor (Parsifal) et endosse le rôle-titre de Il Prigionero de Dallapiccola à l'Opéra National de Paris ; Der Fliegende Holländer à Baden Baden (sous la direction de Gergiev) et à Leipzig, le Voyageur (Siegfried) aux BBC Proms sous la direction d'Eschenbach, Amfortas (Parsifal) à Valence, sous la direction de Maazel.

Il fait ses débuts au Bayerische Staatsoper à Munich en 2008 dans le rôle de Jochanaan et y revient interpréter Klingsor dans une nouvelle production de Parsifal. En concert, il chante la 9e symphonie de Beethoven à Séoul (Chung), Les chants et danses de la mort de Moussorgski (Eschenbach), la 8ème symphonie de Mahler avec le LSO et The Demon de Rubinstein au Barbican. La saison dernière, Evgeny Nikitin a chanté avec le National Symphony Orchestra de Washington dans le Requiem de Verdi, il a interprété le rôletitre de Der fliegender Holländer à Toronto et à la Nouvelle-Orléans ainsi que Pogner (Die Meistersinger) à Cincinatti. Récemment il est retourné chanter au Met dans une nouvelle production de Boris Godunov.

Cette saison il sera Boris Godunov à Nice, Telramund (Lohengrin) à Munich et Don Pizarro à Valence sous la direction de Metha. Evgeny Nikitin a enregistré, sous la direction de Valery Gergiev, Rangoni (Boris Godunov) et Remeniuk (Semyon Kotko) pour Philips Classics, et récemment Amfortas avec le Theâtre Mariinsky.

mardi 18 janvier 2011

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Penser l'apprentissage de la
musique aujourd'hui à la lumière des
découvertes récentes en psychologie
et en neurosciences cognitives,
conférence à Paris le 3 février

Le jeudi 3 février 2011 de 10h à 16h30

Avec Emmanuel Bigand, professeur de psychologie cognitive, directeur du LEAD, laboratoire d'étude de l'apprentissage et du développement à Dijon.

Michel Vaudey, pianiste, chef de chœur, responsable de la classe de pédagogie au CRD d'Evry Centre-Essonne, conseiller artistique en pédagogie fondamentale à l'Ariam.

Les travaux en psychologie cognitive du développement et en neurosciences cognitives conduisent à comprendre les stades du développement intellectuel, moteur et affectif de l'enfant sous un angle différent des conceptions plus anciennes de l'apprentissage.

Les travaux sur la plasticité cérébrale mettent également en évidence des dynamiques d'apprentissage beaucoup plus subtiles que celles qui ont pu prédominer par le passé.

Enfin, les études en neurosciences cognitives de la musique apportent un éclairage souvent surprenant sur l'aptitude humaine pour la musique.

Ces connaissances conduisent à repenser les méthodes d'apprentissage de la musique à un niveau macroscopique ainsi que dans le cas d'acquisitions plus spécifiques.

L'objectif de cette journée sera de présenter de façon didactique ces travaux et de les mettre en perspective avec les approches actuelles de l'apprentissage de la musique en Occident. Une place importante sera notamment accordée aux théories de la « cognition incarnée » qui soulignent l'intégration indispensable pour le cerveau humain de la cognition et de l'action.

Public : directeur et professeur de conservatoire, de l'Éducation nationale, de structure associative (MJC, Centre d'animation, etc.), privée, CPEM, musicien intervenant, musicien professionnel

Lieu : Studio Raspail (Paris 14e). Informations, inscription : Entrée libre sur réservation avant le 31 janvier 2011 : Judith Kan au 01.42.85.45.41

mardi 18 janvier 2011

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« Les Fiançailles au couvent » de
Prokofiev au Capitole

Les portes qui s'ouvrent et se ferment marquent le tempo de l'opéra-bouffe de Prokofiev « Les fiançailles au couvent » présenté par le théâtre du Capitole de Toulouse, une co-production avec l'Opéra Comique dans une mise en scène résolument moderne.

L'œuvre de Prokofiev, qui sera présentée à l'Opéra Comique à Paris dès la fin janvier, se déroulait à l'origine dans la Séville du XVIIIe siècle. Quiproquos, traquenards, tromperies avec des déguisements, mariages, réconciliations se passent aujourd'hui, dans la mise en scène de Martin Duncan, dans des lieux intemporels.

Le grand metteur en scène britannique, qui a travaillé sur les « Fiançailles » avec Alison Chitty pour les décors et les costumes, a fait un pari: montrer au public l'ensemble des décors, qui sont parfois changés par les chanteurs et les acteurs eux-mêmes, pour « donner au public le sentiment que le spectacle est en train de s'échafauder sous ses yeux ».

Aussi les éléments du décors sont-ils très simples pour pouvoir être manipulés sans difficulté. Il s'agit essentiellement de portes, qui sont avancées ou reculées pour les changements de scènes, ouvertes pour laisser entrer ou sortir les personnages dans un continuel va-et-vient, fermées pour en cacher d'autres.

Bien que composant « Les fiançailles » dans l'URSS de 1940, Prokofiev « a parfaitement compris l'esprit de la comédie et en a fait un opéra très drôle », affirme Martin Duncan en présentant cette œuvre où des jeunes gens fuient les injonctions de leurs pères pour épouser finalement, dans un couvent aux mœurs légères, les élues de leur cœur.

Chanté dans sa langue d'origine, l'opéra rassemble nombre d'artistes russes. Les deux jeunes femmes sont interprétées à merveille, Louisa par la soprano Anastasia Kalagina, Clara d'Almanza par la mezzo-soprano Anna Kiknadze. La basse Mikhail Kolelishvili campe un formidable Isaac Mendoza et Don Jérôme est bien servi par le ténor britannique Brian Galliford.

L'Orchestre du Capitole est lui-même dirigé par un Russe, son chef titulaire Tugan Sokhiev, qui laisse avec finesse s'exprimer les chanteurs.

mardi 18 janvier 2011

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Exposition à la BNF pour célébrer
le centenaire des éditions Gallimard

Manuscrits, photographies, correspondances, fiches de lecture, affiches et archives audiovisuelles : la Bibliothèque nationale de France célèbre le centenaire des éditions Gallimard par une grande exposition qui s'appuie sur des documents exceptionnels et largement inédits.

L'exposition, qui se tiendra du 22 mars au 3 juillet, parcourt ainsi un siècle d'histoire intellectuelle à travers l'itinéraire de la plus grande maison d'édition française indépendante, née en 1911 et dotée d'un catalogue de quelque 40.000 titres, souligne lundi la BNF dans un communiqué.

Se côtoient Gide, Claudel, Aragon, Breton, Malraux, Joyce, Faulkner, Saint-Exupéry, Michaux, Sartre, Queneau, Ionesco, Pinter, Camus, Yourcenar, Duras, Kerouac, Modiano, Le Clézio, Kundera ou encore Tournier.

Au côté de la célèbre couverture blanche aux filets rouge et noir siglée NRF, se retrouvent aussi de multiples collections, de la Pléiade à la Série noire, du livre pour enfant aux sciences humaines.

L'exposition s'appuie sur les archives de l'éditeur, les collections de la BNF et d'autres bibliothèques françaises ou étrangères, ainsi que sur les ressources de l'Institut national de l'audiovisuel.

Les visiteurs pourront entendre et voir en images les auteurs majeurs du XXe siècle, comme Louis-Ferdinand Céline ou Jorge Luis Borges, et découvrir un choix exceptionnel de manuscrits, de Paul Claudel à Pierre Guyotat, en passant par « La Condition humaine » ou « Le Deuxième Sexe ».

L'accent sera mis sur le parcours des œuvres, depuis leur création jusqu'à leur publication.

mardi 18 janvier 2011

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L'exposition « France 1500 » a
accueilli près de 215.000 visiteurs

L'exposition « France 1500, entre Moyen Age et Renaissance », qui s'est tenue du 6 octobre 2011 au 10 janvier 2011 aux Galeries nationales du Grand Palais a accueilli 214.555 visiteurs, a indiqué la Réunion des musées nationaux dans un communiqué.

La fréquentation a été de 2.523 personnes par jour en moyenne.

L'exposition était organisée par la RMN et l'Art Institute of Chicago, en collaboration avec le musée du Louvre, le musée de Cluny (Moyen Age) et le musée national de la Renaissance d'Ecouen.

L'exposition va à présent partir aux Etats-Unis. Elle sera présentée à l'Art Institute of Chicago du 26 février au 30 mai 2011.

mardi 18 janvier 2011

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Jean Dutourd est mort

L'académicien Jean Dutourd, romancier et essayiste, est mort lundi soir à l'âge de 91 ans à son domicile parisien.

Né le 14 janvier 1920, ancien résistant, auteur du « Complexe de César » paru en 1946 qui obtint le prix Stendhal, Jean Dutourd avait été conseiller littéraire au sein de la maison d'édition Gallimard, éditorialiste et critique dramatique au quotidien France Soir. Il avait également obtenu le Prix Interallié en 1952 pour son roman « Au Bon Beurre ».

Auteur également de pamphlets, Jean Dutourd était entré à l'Académie française le 30 novembre 1978, élu au fauteuil de Jacques Rueff. Quelques semaines plus tôt, le 14 juillet 1978, il avait avait été la cible d'un attentat qui détruisit son appartement parisien, sans faire de victime.

Jean Dutourd était réputé pour son anti-conformiste et son franc-parler. Il est intervenu pendant de nombreuses années au cours de l'émission Les Grosses Têtes, sur la radio RTL, présentée par Philippe Bouvard. Il avait arrêté sa participation quotidienne à l'émission depuis septembre 2008.

mardi 18 janvier 2011

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La Direction de l'ENS censure
Stéphane Hessel à la demande du
CRIF :  rassemblement de protestation

Le Collectif ENS Palestine devait accueillir une rencontre exceptionnelle avec Stéphane Hessel le mardi 18 janvier en salle Jules Ferry. Madame Canto-Sperber s'était dite heureuse de la tenue de cette conférence, à laquelle devaient participer Benoist Hurel (secrétaire général adjoint du Syndicat de la Magistrature), Leila Shahid (ambassadrice de la Palestine auprès de l'Union Européenne), Haneen Zoabi (députée au parlement israélien), Michel Warschawski (Israélien, fondateur du Centre d'Information Alternative, AIC), Nurit Peled (mère israélienne d'une victime d'attentat, fondatrice du cercle des familles endeuillées, Prix Sakharov pour la paix du parlement européen), Elisabeth Guigou (députée, ancienne Ministre de la Justice), Daniel Garrigue (député, porte parole de République Solidaire) et Gisèle Halimi (avocate, militante féministe et politique française).

Nous apprenons avec consternation que la Directrice de l'ENS a décidé de revenir sur sa décision et d'annuler cette conférence à laquelle plus de 300 personnes étaient déjà inscrites, avant même que l'information ne soit relayée par les différents organisateurs/trices de cette conférence. Et c'est avec plus de consternation encore que nous lisons l'éditorial du Conseil Représentatif des Institutions Juives de France qu'en l'absence de réaction publique de la part de la Direction, nous devrons considérer comme un compte-rendu fidèle des mécanismes qui ont conduit à cette annulation. Le CRIF se félicite en effet d'avoir réussi, grâce à ses ami-e-s Valérie Pécresse (ministre de l'enseignement supérieur), Bernard-Henry Lévy et Alain Finkielkraut (normaliens), Claude Cohen-Tanoudji (Professeur de Physique à l'ENS) et Arielle Schwab (Présidente de l'UEJF) à imposer ses vues à la Direction de l'Ecole et à censurer ainsi Stéphane Hessel, normalien, résistant, Ambassadeur de France, et co-rédacteur de la Déclaration universelle des Droits de l'homme.

 Il est extrêmement inquiétant de voir des institutions publiques de renom, telles que l'ENS se soumettre à des pressions visant à étouffer la liberté d'expression. Par ailleurs, l'honnêteté intellectuelle et la probité d'élèves de l'Ecole est explicitement mise en cause, en des termes parfaitement scandaleux évoquant le totalitarisme et ainsi les heures les plus sombres de l'Histoire : « Un crime contre l'esprit que de confondre débat et militance politique, comme le font quelques élèves de l'école convertis au terrorisme intellectuel, modèle trotskiste pour les uns, stalinien pour les autres, et de là proposer leur doxa à l'ensemble de l'Université » dit le communiqué du CRIF !

Nous appelons nos camarades normalien-ne-s à protester contre les pressions inacceptables de la Ministre de l'Enseignement Supérieur et de la Recherche (valerie.pecresse@education.gouv.fr), mais aussi contre cette décision injustifiable de Madame Canto-Sperber, en envoyant des mails d'indignation à la Direction (monique.canto-sperber@ens.fr et veronique.prouvost@ens.fr) qui a cédé à ces pressions indignes. Par ailleurs, nous invitons nos camarades de l'ENS à participer au rassemblement contre la censure et pour la défense de la liberté d'expression le mardi 18 janvier à 18h30 Place du Panthéon.

Collectif des normaliens indigné d'une ENS indigne

mardi 18 janvier 2011

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Les évaluations de CM2 suscitent
une contestation d'ampleur

Des opposants aux évaluations de CM2 ont mis en ligne les tests qui doivent être passés cette semaine par les élèves, une divulgation jugée « inadmissible » par le ministre Luc Chatel mais qui s'inscrit dans une large contestation du dispositif par la communauté éducative.

Alors que 821.792 élèves de CM2 (public et privé) doivent plancher cette semaine sur ces tests, les cent questions de français et mathématiques qui les composent étaient consultables lundi matin sur deux sites internet, mais n'y étaient plus dans l'après-midi, sans que l'AFP n'en connaisse la raison.

Il s'agit du blog « Evaluator » (http://evalsnats.eklablog.fr), dont un groupe de parents d'élèves de Haute-Savoie est à l'origine selon lemonde.fr, et du site du syndicat d'enseignantpp-FSU de la Meuse (http://55.snuipp.fr).

Ayant appris que ces évaluations étaient en ligne, des parents d'élèves FCPE en ont fait une distribution lundi matin devant une école parisienne.

« Les évaluations sont arrivées dans les écoles la semaine dernière, il a suffi qu'un enseignant ait décidé de les transmettre à d'autres personnes pour qu'elles soient mises en ligne », a expliqué à l'AFP Sébastien Sihr, numéro un du SNUipp au niveau national.

Interrogé par l'AFP, le ministre de l'Education nationale, Luc Chatel, a jugé la divulgation « inadmissible », brandissant la menace de poursuites mais disant aussi sa confiance dans « le sens des responsabilités » des professeurs et des parents pour qu'ils ne donnent pas les documents aux élèves avant l'organisation des tests.

Ceux-ci sont « indispensables », a-t-il insisté, pour mesurer le niveau de chaque élève et pour « améliorer les performances de notre système éducatif ».

« Nous avons depuis deux ans des tentatives de sabotage du dispositif. Ces tentatives sont le fruit d'une infime minorité. Elles n'en demeurent pas moins indignes de l'Ecole de la République », a ajouté M. Chatel.

Si les fuites sur internet, qui ne sont pas une première, sont bien l'œuvre de quelques uns, en revanche la contestation de ces évaluations organisées depuis 2009 en fin de CE1 et milieu de CE2 prend cette année de l'ampleur.

Certes, seuls la CGT (minoritaire dans l'éducation), des maîtres du mouvement pédagogique Freinet et les « désobéisseurs » ont appelé au boycott.

Mais la FCPE, principale fédération de parents du public, a appelé au blocage via la non-transmission des résultats aux académies, et aucun des trois grands syndicats de maîtres n'est favorable au dispositif actuel, le SE-Unsa ayant même demandé lundi « le retrait des évaluations en cours ».

A l'issue de discussions avec les syndicats, le ministère avait accepté cette année de revoir en partie le mode de notation, mais pas le calendrier.

Or un bilan en janvier est considéré comme trop tardif pour être utile aux instituteurs à aider les élèves, selon le SNUipp, le SE-Unsa et le Sgen-CFDT.

Derrière l'intransigeance sur le calendrier, certains voient désormais la volonté de faire des tests de CM2 un examen de passage en 6ème.

Malgré l'assurance du ministère que les résultats individuels ne seraient connus que des maîtres et des parents, un collectif national juge probable leur transmission au collège. « C'est déjà le cas dans le collège de ma fille », a assuré à l'AFP Cécile Espérou-Kenig, de la FCPE Paris.

Ce serait le « prélude à un retour à un examen d'entrée en 6ème », idée défendue par une partie de la droite, écrit lundi sur son blog l'historien de l'éducation Claude Lelièvre.

mardi 18 janvier 2011

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Nokia met fin à son offre de
musique illimitée pour mobile

Le numéro un mondial des téléphones mobiles, le finlandais Nokia, a annoncé lundi qu'il mettait progressivement un terme dans une trentaine de pays à son service de musique illimitée Ovi Music Unlimited, lancé il y a deux ans.

Lancé sous le nom de Comes with Music fin 2008, le service n'a pas atteint le succès escompté dans la plupart des 38 pays où il a été lancé, a reconnu le géant finlandais, qui traverse actuellement de fortes turbulences en raison de l'émergence d'Apple et de Google sur le marché des téléphones.

Les abonnements resteront seulement disponibles pour 12 mois en Chine et en Inde et 6 mois au Brésil, en Turquie et en Afrique du Sud, où Ovi Music Unlimited a été mieux accueilli, indique Nokia dans un communiqué.

« Nous avons observé les marchés dans lequel nous l'avons lancé, soit 38 pays dans le monde », déclare Adam Mirabella, un responsable d'Ovi Music, dans une vidéo sur le site internet de Nokia.

« Dans certains marchés nous avons vu une bonne pénétration, (...) mais dans d'autres marchés nous ne nous sommes pas connectés avec les clients comme nous le voulions. Nous allons redéfinir notre stratégie musicale et à terme Ovi Music Unlimited sera retiré de ces marchés », explique-t-il.

Nokia a promis lundi « de meilleures solutions » de substitution, mais réservé leur présentation à plus tard. Le service Ovi Music Unlimited, lancé en premier au Royaume-Uni, n'existait pas en France. Il visait notamment à contrer le succès de l'iTunes d'Apple.

Cette annonce intervient à une dizaine de jours de très attendus résultats financiers de Nokia, en difficulté depuis maintenant plus de deux ans en raison notamment de la percée de l'iPhone d'Apple et des téléphones sous système Android (Google).

mardi 18 janvier 2011

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Mission Hoog : 13 engagements
pour favoriser l'essor de la musique
en ligne

Les acteurs de la musique en ligne se sont engagés lundi à instaurer des relations commerciales plus transparentes et équilibrées pour favoriser l'essor de ce marché, au terme de la mission dirigée par Emmanuel Hoog, qui prévoit un soutien financier de l'Etat au secteur.

L'accord a été signé par les représentants des producteurs de disques (SNEP, UPFI...), des artistes-interprètes, de la Sacem, et les principaux éditeurs de musique en ligne (Apple, Deezer, Orange, VirginMega, GESTE...).

Il constitue une « avancée majeure en ce qui concerne l'accès aux droits des éditeurs de services de musique en ligne, qui bénéficiera de conditions plus stables, plus équilibrées et plus transparentes », s'est félicité le ministre de la Culture, Frédéric Mitterrand.

Si ces engagements sont tenus, l'Etat prévoit de soutenir financièrement la filière, avec l'adaptation du crédit d'impôt en faveur de la production phonographique et le renforcement du fonds d'avances aux industries musicales.

Le gouvernement va également réfléchir à la création d'un « outil de soutien à la filière musicale » et œuvrer au niveau européen pour la mise en place d'un taux de TVA réduit sur les services de musique en ligne.

Emmanuel Hoog, Pdg de l'AFP, s'était vu confier début 2011 la mission de mener une concertation sur la mise en place d'une gestion collective des droits voisins (perçus par les producteurs et les artistes-interprètes) sur internet.

La gestion collective avait été proposée fin 2009 par la mission Zelnik afin de favoriser le développement d'une offre légale et une meilleur répartition des richesses entre artistes, éditeurs et producteurs.

L'idée avait été reprise par le président de la République, mais avait aussitôt rencontré une farouche opposition de la part des producteurs de disques.

Dans son rapport, Emmanuel Hoog écarte cette solution, estimant qu'elle « n'a pas recueilli de consensus ».

Au final, la voie de la gestion collective n'est ouverte qu'en matière d'écoute linéaire en ligne (webcasting et webcasting semi-interactif).

En matière commerciale, les producteurs s'engagent à limiter les avances qu'ils demandent aux éditeurs, à faciliter l'échelonnement du paiement et à définir des « objectifs de résultats raisonnables ».

Ils s'engagent aussi à limiter les « minima garantis » demandés aux éditeurs de services « à des montants reposant sur des modalités de calculs transparentes » et « fondés sur les données réelles du marché de la musique numérique ».

De leur côté, les éditeurs de services de musique à la demande gratuits s'engagent à « mettre en œuvre des services payants à valeur ajoutée » afin de « développer la conversion des utilisateurs des services gratuits vers des services payants ».

L'accord vise également à rééquilibrer les relations avec les artistes-interprètes, en améliorant notamment les délais de versement des droits.

Les producteurs de disques se sont félicités de l'adoption de cette charte qui va fluidifier les relations commerciales dans le secteur ainsi que du soutien financier de l'Etat. L'Adami (artistes-interprètes) a salué une « première avancée pour la rémunération des artistes sur internet ».

Le syndicat des Editeurs de service de musique en ligne (ESML), créé à cette occasion, a estimé que la charte allait « assurer l'accès aux catalogues dans des 8conditions économiques plus équilibrées et plus transparentes ».

En revanche, la Spedidam (artistes-interprètes de la musique et de la danse), a dénoncé un texte « partisan », « conforme à l'intérêt de l'industrie du disque ».

mardi 18 janvier 2011

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Des éditeurs de services de
musique en ligne créent un syndicat

Des éditeurs de service de musique en ligne ont créé un syndicat professionnel, ont-ils annoncé lundi à l'occasion de la signature par les acteurs du secteur d'une charte pour favoriser l'essor de la musique en ligne, au terme d'une médiation menée par Emmanuel Hoog.

L'ESML (Editeurs de Service de Musique en Ligne) a été créé par Beezik, Deezer, le Geste, Orange et Starzik.

Le syndicat aura pour vocation de défendre les intérêts de l'ensemble du marché et de devenir l'interlocuteur et le partenaire naturel des autres organisations représentatives de la filière musicale (Sacem, Syndicat national de l'Edition phonographique, UPFI, Adami, Spedidam notamment) ainsi que des pouvoirs publics et de la Haute Autorité pour la diffusion des œuvres et la protection des droits sur internet.

Pour l'ESML, la charte signée lundi « assure l'accès aux catalogues dans des conditions économiques plus équilibrées et plus transparentes, en particulier en ce qui concerne le renouvellement des contrats, les avances, les minima garantis et la répartition avec les ayants droit ».

mardi 18 janvier 2011

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Découverte dans une épave du plus
vieux champagne Heidsieck

Du champagne Heidsieck a été trouvé parmi les bouteilles découvertes en juillet dans une épave au fond de la mer Baltique, et constituent les plus anciens millésimes existant de cette maison champenoise, ont annoncé lundi les autorités de l'archipel autonome finlandais d'Aaland.

Les flacons Heidsieck faisaient partie de la cargaison de plus de 150 bouteilles découvertes à bord d'un bâtiment ayant fait naufrage entre 1825 et 1830. En novembre, les œnologues avaient annoncé que la cargaison recelait les plus anciennes bouteilles de Juglar, une maison champenoise aujourd'hui disparue, et de Veuve Cliquot.

« En changeant les bouchons des bouteilles vieilles de presque 200 ans, une troisième appellation a été découverte », annoncent les autorités d'Aaland dans un communiqué.

Au total, quatre bouteilles ont été identifiées comme provenant de la maison Heidsieck & Co Monopole, aujourd'hui propriété de Vranken Pommery Monopole.

« Dans les années 1800 et au début du 20e siècle, c'était l'une des principales maisons champenoises et c'était une de celles que nous pensions pouvoir trouver dans la cargaison », a déclaré à l'AFP un expert en champagne, Richard Juhlin.

M. Juhlin, qui assistait les autorités d'Aaland pour le changement de bouchons et l'inventaire des bouteilles retrouvées au fond de la Baltique, a précisé à l'AFP que le vin d'une seule de ces quatre bouteilles de Heidsieck avait été conservé en très bonne condition.

« Le Heidsieck Monopole contient environ 75% de pinot noir (...) Il exhale des notes fleuries et légèrement plus toastées que le Veuve Cliquot », a-t-il ajouté.

Il s'est dit incapable d'évaluer la valeur de cet Heidsieck, mais selon lui, il pourrait devenir le plus recherché et le plus cher des trois champagnes retrouvés dans l'épave.

Lors de la dégustation des ces crus en novembre, M. Juhlin avait estimé que chacune de ces bouteilles pourrait atteindre les 100.000 euros.


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