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Samedi 15 janvier 2011

15 janvier 2011, 20h00
Paris, Reid Hall

Label-Hérisson : 1 an
Concert anniversaire

Ensemble Nomos (ensemble de violoncelles)
Mauricio Kagel Motetten pour huit violoncelles

 Ensemble Pasticcio Barocco
David Walter (hautbois), Hélène Gueuret (hautbois),
Fany Maselli (basson), Esther Brayer (contrebasse),
Mathieu Dupouy (clavecin), Rémi Cassaigne (théorbe)
Jean-Marie Leclair, Extraits de la deuxième Recréation musicale
pour deux dessus et basse continue
Georg Philipp Telemann, Sonate pour basson
Jan Dismas Zelenka, Sonate n° 5 pour deux hautbois,
basson et basse continue

Mathieu Dupouy (clavecin)
Domenico Scalatti, Sonates pour clavecin

Reid Hall, 4, rue de Chevreuse, 75006 Paris (Métro Vavin). 01 43 20 33 07. Tarifs : de 15 à 12 €. Le label-Hérisson

Jeune maison d'édition discographique, le Label-Hérisson, qui a pour but de faire découvrir, sous l'angle de la nouveauté et de la découverte, des œuvres et des artistes à tous les mélomanes curieux et exigeants de prolonger leur goût de la musique baroque et du XXe siècle.

Après quatre parutions discographiques, dont deux furent récompensées à la fois par un ffff de Télérama et un Supersonic de Pizzicato, le Label-Hérisson prépare la sortie d'un cinquième volume dédié à Jan Dismas Zelenka (1679-1745) et à ses sonates en trios ZWV 181 pour hautbois, basson cordes et clavecin.

Une soirée concert est annoncée le 15 janvier prochain afin de fêter la première année d'existence du label, et d'offrir au public.

Samedi 15 janvier 2011

15 janvier 2011 - 20h30
Paris Salle Cortot

Concert promenade du Nouvel an
L´Italie à Paris


Orchestre Eugénie 

Musiques parisiennes d'inspiration italienne, Hommage au 150e anniversaire de l'unification de l'Italie en 1861.

Œuvres d'Emile Waldteufel, C. Gounod, A. Pasculli, Isaac Strauss, C. Schubert, V. Bellini, P. Viardot, A. Deulaseurie, O. Métra.

Salle Cortot -78 rue Cardinet 75017 Paris (Metro Malesherbes). Billetterie : Magasins FNAC, http://www.fnac.com, ou auprès de l'Orchestre Eugénie : Tel. 01 77 17 12 63; http://orchestreugenie.free.fr ; institutmusiquedesalon@yahoo.fr. Tarifs : Catégorie orchestre : 25 €, Catégorie balcon: 20 €.

Samedi 15 janvier 2011

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« Bailador » le nouvel album de
Michel Portal

 

  Samedi 15 janvier 2011

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Opéra de Paris : « Giulio Cesare »
retransmis en direct dans les salles UGC

La nouvelle production de l'Opéra de Paris  « Giulio Cesare », avec la soprano Natalie Dessay dans le rôle de Cléopâtre, sera retransmise en direct dans quinze cinémas du réseau UGC le 7 février, une première pour un spectacle lyrique de cette maison.

« Giulio Cesare » (« Jules César ») de Haendel sera dirigé par Emmanuelle Haïm à partir du 17 janvier au Palais Garnier et affiche déjà complet pour ses douze représentations.

Emmanuelle Haïm sera à la tête du Concert d'Astrée. La chef et son ensemble baroque feront leurs débuts à l'Opéra de Paris.

« C'est une grande première pour l'Opéra national de Paris qui n'a jamais jusque-là proposé l'une de ses productions lyriques à la diffusion en direct dans des salles de cinéma », indique vendredi un communiqué d'UGC.

Cette retransmission exceptionnelle en direct par les cinémas UGC équipés pour la haute définition s'inscrit en complément de l'opération « Viva l'opéra! », lancée à l'automne.

Dans le cadre de cette opération, UGC offre dans ses salles des opéras en différé, captés notamment à La Scala de Milan, au Festival de Salzbourg ou au Liceu de Barcelone.

Les cinémas Gaumont, de leur côté, se sont spécialisés dans la retransmission « live » de spectacles du Metropolitan Opera de New York.

Pour « Giulio Cesare », près de 7.000 places sont disponibles à la réservation à partir de 10 euros la place pour les moins de 26 ans.

Samedi 15 janvier 2011

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L'Académie du jazz à remis ses Prix
pour 2011

Au cours d'une cérémonie à laquelle ont participé Michel Legrand et Jean-Luc Ponty, Sylvain Luc a reçu le Prix Django Reinhardt du musicien français de l'année des mains de Michel Legrand, et Laurent Cugny le Grand Prix de l'Académie du jazz récompensant le meilleur disque de l'année pour « La Tectonique des Nuages » (Signature/Harmonia Mundi).

Sylvain Luc, musicien basque, qui alterne l'acoustique et l'électrique, a notamment fondé en 2000 le Trio Sud avec André Ceccarelli et Jean-Marc Jafet, et joué avec de nombreux musiciens « fusion » (Steve Gadd, Billy Cobham, Richard Bona, John McLaughlin...).

Laurent Cugny fut de 1994 à 1997 chef de l'Orchestre National de Jazz. En 2006, ce musicien et musicologue avait crée un « opéra-jazz » à partir de la pièce Cloud Tectonics (La tectonique des nuages) du Portoricain José Rivera, qui a abouti en 2011 à ce disque avec les vocalistes David Linx, Laïka Fatien et Yann-Gaël Poncet.

Géraldine Laurent (saxophone alto) a été récompensée pour son disque « Around Gigi », en hommage à l'altiste américain méconnu Gigi Gryce.

Le prix Soul a couronné le chanteur Solomon Burke pour son album « Nothing's impossible », enregistré à Memphis et produit par Willie Mitchell, producteur légendaire d'Al Green, tous deux décédés en 2011.

Fondée en 1954, l'Académie du Jazz, qui compte une soixantaine de membres (journalistes spécialisés, écrivains, musicologues, photographes...), est présidée depuis 2005 par François Lacharme.

Palmarès de l'Académie du Jazz 2011

  • Prix Django Reinhardt (musicien français de l'année) : Sylvain Luc (guitare)
  • Grand Prix de l'Académie du Jazz (meilleur disque de l'année) : Laurent Cugny pour « La Tectonique des Nuages » (Nonesuch/Warner)
  • Prix du Disque français (meilleur disque enregistré par un musicien français) : Géraldine Laurent pour « Around Gigi » (Dreyfus Jazz/Sony)
  • Prix du Musicien européen (récompensé pour son œuvre ou son actualité récente) : Franco D'Andrea (pianiste italien)
  • Prix de la meilleure réédition ou du meilleur inédit : Ahmad Jamal pour « The Complete Ahmad Trio Argo Sessions 1956-1962 » (Mosaic)
  • Prix du jazz classique : Echoes of Swing pour « Message from Mars » (EOSP)
  • Prix Mimi Perrin du Jazz vocal (ex aequo) : José James & Jef Neve pour « For All We Know » (Impulse!/Universal) ; Youn Sun Nah pour « Same Girl » (ACT/Harmonia Mundi)
  • Prix Soul : Solomon Burke pour « Nothing's impossible » (ear Music/Edel)
  • Prix Blues : Roy Gaines « Tuxedo Blues » (Black Gold/www.roygaines.com)
  • Prix du Livre de jazz : Misterioso « Le petit livre à offrir à un amateur de jazz (Tana Editions).

Samedi 15 janvier 2011

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Tri-Yann a quarante ans

Le groupe Tri-Yann et ses chanteurs désormais sexagénaires fête ses quarante ans avec un nouvel album et une tournée de quarante dates, humilité et enthousiasme intacts après trois millions de disques vendus sur vingt albums.

Lancé dans les seventies avec la « vague celtique », le trio rendu célèbre par la reprise de vieilles chansons traditionnelles comme « Dans les prisons de Nantes » ou « Les filles des forges » a survécu aux changements de mode qui ont vu nombre d'autres arrêter.

« Nous sommes un groupe de scène, on est très attentifs au spectacle », explique Jean-Louis Jossic « leader » apparent des « trois Jean », qui ressemblent à un curieux vieux couple à trois, liés par une grande simplicité et un amour commun de leurs créations.

« On ne refusait aucun lieu, même pour quatre-vingt personnes. Chez nous la starisation est absente », ajoute Jean-Paul Corbineau.

Dans leur nouvel album, baptisé Rummadoù (Générations en breton), les fondamentaux - celtitude, polyphonies, mais aussi rock et instruments traditionnels ou synthétiques sont au rendez-vous, loin des adaptations « retour aux sources » plus commerciales comme l'album « Bretonne » de Nowelnn Leroy qui reprend certains de leurs titres fétiches.

Rummadoù trace musicalement la fresque historique d'une lignée d'hommes et femmes celtes, de l'an 463 à nos jours, avec des textes en breton, en ancien français, en français ou en anglais pour raconter les croisades, la peste, la deuxième guerre mondiale ou la « route » des sixties...

Pour clore l'album, il y a ce que Jean-Louis Jossic, un peu inquiet, surnomme le « malus track »: un remix techno de leurs plus grands succès comme « La jument de Michao » ou « les filles des forges ». La suite dira si le son impulsé par Gérard Goron, batteur du groupe depuis 1977, leur ouvre, à l'âge où d'autres prennent leur retraite, les pistes des boites de nuit branchées.

Cette perspective ne devrait pas effaroucher ces traditionalistes paillards, qui, (dans leur album) rendent hommage aux dames, qu'elles soient simples crêpières ou rebelles légendaires, comme Marion du Fahouët, meneuse d'une bande de voleurs réputés pour leur « équité » envers les pauvres qui écumaient la lande bretonne au 18è.

« Selon le nombre d'albums qu'on vend, nos véhicules changent: du camion pour tout l'orchestre dans les années 70 à la voiture avec remorque dans les années 80, on n'a jamais arrêté, et puis ça revient », raconte Jean Chocun.

En plus de leurs talents artistisques - ils chantent, jouent des instruments et composent - ils n'ont pas perdu le contact avec la réalité: Jean Chocun se charge lui-même de la comptabilité du groupe... et de la cuisine dans leur studio d'enregistrement de la commune de Savenay (Loire-Atlantique). Jean-Louis sert à boire et met le couvert, Jean-Paul dessert la table.

Leur réussite matérielle, ils ont choisi de l'investir dans un luxe envié: l'indépendance: ils produisent eux-mêmes leur disque et le distribuent via Coop Breizh, un diffuseur culturel breton.

Les Tri-Yann avaient vingt-cinq ans quand ils ont formé leur groupe en septembre 1970: l'âge a patiné les corps, les changements de mode et les évolutions capillaires les ont contraints à délaisser coupes au bol et looks à la John Lennon mais les voix semblent incroyablement intactes quand ils se lancent dans l'une de leurs polyphonies.

Indemnes aussi, l'impertinence des paroles et des tenues incroyables qu'ils sont capables d'arborer sur scène: kilts couleurs fluo ornés d'un sporran - sacoche traditionnelle- d'un doré éclatant, parures d'oiseaux et masques de plumes, caleçons moulants et brillants.

Samedi 15 janvier 2011

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Placido Domingo a été distingué de
l'ordre des Arts et des Lettres
par le gouvernement espagnol

Le ténor espagnol Placido Domingo a été distingué de l'ordre des Arts et des Lettres par le gouvernement espagnol à l'occasion de son 70e anniversaire qu'il fêtera le 21 janvier au Théâtre royal de Madrid, a annoncé vendredi le ministère espagnol de la Culture.

Cette distinction vise à « récompenser une extraordinaire carrière artistique en tant que chanteur et chef d'orchestre, ainsi que comme défenseur de la musique espagnole », selon un communiqué du ministère.

Né le 21 janvier 1941 à Madrid, Placido Domingo est devenu « un des grands ambassadeurs de l'Espagne et de sa culture à travers le monde », a encore souligné le gouvernement.

Le ténor va fêter son 70e anniversaire à Madrid avec une série de représentations de l'opéra « Iphigénie en Tauride » de Gluck dans lequel il interprète Oreste au Théâtre royal (Teatro Real).

Le 21 janvier aura lieu une représentation spéciale à laquelle participeront des chanteurs du monde entier pour célébrer son anniversaire.

Placido Domingo, opéré début mars 2011 d'un cancer du colon, est le ténor le plus actif de la planète: chanteur, professeur, chef d'orchestre, directeur des opéras de Los Angeles, où il a été reconduit jusqu'en 2014, et de Washington, qu'il quittera en juin.

Samedi 15 janvier 2011

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Décès de Jacques Demarny

Le parolier Jacques Demarny, est mort mercredi à l'âge de 85 ans, a-t-on appris jeudi auprès de la Sacem, dont il avait présidé à deux reprises le conseil d'administration.

Né en 1925 à Paris, résistant dès l'âge de 19 ans, Jacques Demarny a commencé sa carrière en 1947, en montant un numéro de duettistes avec son frère Jean.

En 1959, il entame une carrière de parolier et commence à écrire pour Annie Cordy (« Allez hop », « 1960 ») et Danielle Darrieux (« Prendre le temps de s'aimer davantage »).

Le succès arrive avec un ancien instituteur venu d'Algérie et dont le nom deviendra vite indissociable de celui de Jacques Demarny : Enrico Macias. Pour lui, il écrira des dizaines de chansons dont « Enfants de tous pays », « Les gens du Nord », « Les millionnaires du dimanche », « J'ai quitté mon pays », « Mon cœur d'attache », « Malheur à qui blesse un enfant »...

Jacques Demarny écrira aussi pour Daniel Guichard, Gérard Lenorman, Georges Guétary, Alice Dona, Nana Mouskouri, Demis Roussos.

Samedi 15 janvier 2011

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Opéra de Vienne : Manuel Legris aux
manettes

Loin des classiques « Casse-Noisette » ou « Lac des cygnes », le duo français à la tête depuis le 1er septembre du Staatsoper, avec Dominique Meyer comme Directeur général et Manuel Legris comme Directeur de la danse, a ainsi poursuivi à marche forcée son entreprise de dépoussiérage, alors que la danse a été le parent pauvre durant les 18 ans de règne de l'Austro-Roumain Ioan Holender.

Avec des chorégraphies des Tchèques Jiri Kylian et Jiri Bubenicek, du Finlandais Jorma Elo, du Britannique Paul Lightfoot et de l'Espagnole Sol Leon, Manuel Legris s'est résolument inscrit dans des références à la danse contemporaine.

Sous le titre générique, « Pas et Traces », la jeune troupe viennoise a dansé « Bella Figura » de Jiri Kylian, d'une grande musicalité, « Le Souffle de l'Esprit », de Jiri Bubenicek, assisté de son frère jumeau Otto, une chorégraphie épurée, d'une grande beauté, « Glow Stop » de Jorma Elo, plutôt néo-classique, et « Skew-Whiff », de Paul Lightfoot et Sol Leon, un ballet grotesque acclamé par le public exécuté par seulement une danseese et trois danseurs.

Chaque ballet avait aussi pour caractéristique le recours à des moments de silence.

Dans la jeune troupe, visiblement très motivée, se sont particulièrement mis en évidence les danseuses Ioanna Avraam, Ketevan Papava et les danseurs Denys Cherevychko, Mihail Sosnovschi et Masayu Kimoto.

Le duo français Meyer-Legris avait d'abord emporté l'adhésion du difficile public viennois avec un opéra rarement joué du compositeur allemand Paul Hindemith (1895-1963), « Cardillac », puis un programme de danse contemporain d'inspiration américaine, intitulé « Joyaux du Nouveau Monde ».

Le 14 novembre, de nouveau un énorme succès avec le grand retour de l'opéra baroque, un genre banni sur la scène viennoise depuis plus de 18 ans, en l'occurrence « Alcina » de Georg Friedrich Händel (1685-1759). Et, le 21 novembre, nouveau triomphe avec le ballet « Marie-Antoinette » du chorégraphe germano-nigérian Patrich de Bana.

Samedi 15 janvier 2011

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Les opéras anglais se
mettent à la 3D

Les très prestigieux Royal Opera House (ROH) et English National Opera (ENO) de Londres ont simultanément annoncé samedi la diffusion de représentations en 3D, dans l'espoir de toucher un public plus large grâce à une technologie de plus en plus répandue.

L'ENO retransmettra « pour la première fois au monde » en relief et en direct un spectacle d'opéra: il s'agira de « Lucrezia Borgia » de l'Italien Gaetano Donizetti (1833). L'œuvre sera mise en scène par le Britannique Mike Figgis, réalisateur hollywoodien qui fera ainsi ses débuts à l'opéra et qui est en particulier connu pour « Leaving Las Vegas » (1995). Le film avait valu un Oscar à l'Américain Nicolas Cage.

« Lucrezia Borgia » sera retransmis en direct et en relief le 23 février sur la chaîne Sky 3D ainsi que dans des cinémas britanniques.

L'ambitieux projet reflète le volonté de l'ENO de « toucher un public plus large grâce à des collaborations innovantes avec des formes d'arts plus répandues », a déclaré John Berry, directeur artistique de l'ENO.

Son grand rival, le Royal Opera House (ROH) a quant à lui annoncé la sortie dans les salles de « Carmen in 3D » (« Carmen en relief »). Le film a été enregistré lors de deux représentations de l'œuvre du Français Georges Bizet (1875) au ROH, mise en scène par Francesca Zambello.

Le film sera présenté en première le 6 février au Festival international du film de Santa Barbara, en Californie, avant de sortir en salles le 5 mars.

« C'est l'occasion d'offrir aux fans d'opéra, de musique classique et de films en relief un des opéras les plus populaires au monde, montés par une des compagnies les plus prestigieuses au monde », a déclaré Tony Hall, directeur général du ROH.

Samedi 15 janvier 2011

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Aranxta Aguirre : « Mon film est
une lettre d'amour à Béjart

Tourné quelques mois après la disparition du danseur et chorégraphe Maurice Béjart, le film « Après Béjart, le cœur et le courage », qui sort mercredi dans les salles, est un poème dédié à la danse, mais pose aussi la question de la transmission de l'héritage artistique.

Bien qu'Espagnole, la réalisatrice Aranxta Aguirre, a tourné ce documentaire en français car, dit-elle, le français, « c'est la langue du ballet, tout comme l'italien est la langue de la musique classique ».

« Ne fais pas un documentaire si tu n'es pas fascinée par le sujet » est le principe qu'a suivi Aranxta Aguirre, qui a travaillé longtemps avec des réalisateurs comme Pedro Almodovar ou Carlos Saura, et fut élève à l'école de danse Mudra de Maurice Béjart à Lausanne, où est implantée sa compagnie.

« Mon film est une lettre d'amour » à Béjart, avoue la réalisatrice.

Maurice Béjart meurt le 22 novembre 2007, à l'âge de 83 ans, en laissant à son fils spirituel Gil Roman la tâche de lui succéder à la tête du Béjart Ballet Lausanne.

« Il m'a fallu des années pour sortir cet artiste incomparable qu'est Gil Roman du maquis mental où il s'enfermait avec ses fantasmes, ses amours, ses complexes! », affirmait Béjart un an avant sa mort. « Lentement j'ai compris ses qualités, j'ai réalisé combien il était proche de moi (...). Je ne vois que lui pour continuer, préserver, posséder mon œuvre et mes ballets ... Nul autre », poursuivait-il.

« Maurice, il est en moi (...). Il m'a tout donné », répond en écho Gil Roman, directeur artistique du Ballet depuis la disparition de son maître.

Gros plans sur le danseur, ses mains nouées sur une cigarette, qu'il grille nerveusement. « Quelle angoisse! », dit-il alors qu'il prépare sa première création, « Aria ».

Pour lui et son équipe, l'objectif est ambitieux: « Faire vivre le passé par le présent et inventer l'avenir ».

A l'image de cet enjeu le film, qui immerge le spectateur dans le travail de création, navigue entre nostalgie et combativité, angoisse et foi dans l'avenir. Interviews des danseurs et séances de répétitions s'entrecroisent avec des images d'archives car « l'absent rode toujours par là ».

Le film, parfaitement accessible aux non spécialistes, est sorti à l'étranger, avant d'arriver dans les salles françaises.

Venu en France pour sa sortie, avant une prochaine tournée dans l'Hexagone en mars et avril 2011, Gil Roman mesure le chemin parcouru depuis la mort de Béjart.

« Depuis trois ans, on a fait plus de 80 spectacles par saison, et on a tourné dans le monde entier », déclare-t-il à l'AFP.

« On a quand même fait six créations, dont deux de moi. J'ai invité des jeunes chorégraphes et j'ai remonté une douzaine de ballets de Maurice », affirme-t-il.

« La compagnie se porte très bien », ajoute-t-il. « Je pense même qu'elle a fait des progrès et le groupe est très uni » bien qu'après la mort de l'ancien directeur il ait fallu, selon Gil Roman, « un moment de digestion pour tout le monde ».

Samedi 15 janvier 2011

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Tentative de censure d'une
« Cendrillon » critiquant le pouvoir
russe

Les autorités d'une région dans l'Extrême-Orient russe ont tenté d'interdire la représentation de la pièce de théâtre Cendrillon, estimant qu'elle contenait un message hostile au changement controversé des fuseaux horaires, a révélé mercredi Kommersant.

Une scène où le Roi recule les aiguilles du temps pour que Cendrillon puisse rester plus longtemps au bal est à l'origine du mécontentement des autorités de Petropavlovsk-Kamtchatski, chef-lieu de la péninsule de Kamtchatka.

En mars dernier, la péninsule de Kamtchatka a réduit d'une heure, à huit heures, sa différence horaire avec Moscou, le président russe Dmitri Medvedev voulant réduire le nombre des fuseaux horaires en Russie, une décision guère appréciée par la population.

Les quatre premières représentations ont eu « un énorme succès », a indiqué sur son blog l'ancien gouverneur du Kamtchatka, Mikhaïl Machkovtsev, qui a révélé ce scandale.

Mais une responsable des autorités locales a assisté à la cinquième représentation et s'est dite choquée par la scène du recul de l'horloge pour Cendrillon. « Le gouverneur en a été informé et il a été ordonné d'interdire la pièce », a affirmé M. Machkovtsev.

Les acteurs et employés du théâtre ont confirmé au quotidien Kommersant qu'une interdiction avait été prononcée. « On a fait part aux artistes que le spectacle était annulé car il ravivait les tensions sociales. On les a obligés à dire que c'était pour des raisons techniques », a déclaré un employé du théâtre, cité par le journal.

Les artistes ont néanmoins refusé et menacé d'organiser une manifestation pour dénoncer un acte de censure, et selon Kommersant, une prochaine représentation est prévue jeudi. Tous les billets ont déjà été vendus.

Samedi 15 janvier 2011

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Natacha Régnier dansd le rôle de
Marina Tsvetaeva

Après avoir crevé l'écran dans « La vie rêvée des anges » (1998), Natacha Régnier s'attaque à son premier grand rôle au théâtre, son « moteur premier », et incarne dans un brillant solo la poétesse russe Marina Tsvetaeva, à Lorient jusqu'au 19 janvier puis en tournée.

« J'ai été vraiment touchée par le côté entier et vital » de l'écriture de Marina Tsvetaeva, explique l'actrice belge dans les coulisses du CDDB-Théâtre de Lorient, où elle joue « Vivre dans le feu », mis en scène par Bérangère Jannelle.

En une heure et demie de spectacle intense, Natacha Régnier, 36 ans, redonne vie à Marina Tsvetaeva (1892-1941), plume dérangeante « qui ne s'est jamais rangée dans une catégorie sociale particulière », s'est frottée à l'hostilité des autorités et à l'indifférence de ses pairs.

Les fragments de textes évoquent la quête d'absolu, la hantise du quotidien et le besoin viscéral d'écriture de cette femme issue de la bourgeoisie russe, qui s'est pendue dans son pays natal à l'âge de 49 ans, après avoir connu la pauvreté et plusieurs exils.

Son écriture, d'« une beauté renversante » selon Natacha Régnier, « parle aux sensations ». « Une telle puissance d'émotion, ça saute aux yeux », dit l'actrice, en soulignant « son envie de vivre, sa recherche de joie dans une vie tragique ».

« Il fallait qu'elle fasse ses mots, ne pas céder et partir vers la vie mondaine » qu'elle aurait pu avoir, explique l'actrice, qui se « reconnaît » dans le côté « sans concession » de Marina Tsvetaeva.

« Je me suis lancée avec foi dans ce métier, c'était comme inéluctable », raconte la comédienne, née à Bruxelles dans une famille « classique », loin des milieux d'acteurs.

Les carnets de Marina Tsvetaeva proposent « une matière de jeu formidable. Avec elle, j'ai un bon morceau à me mettre sous la dent et ça me met en joie », témoigne l'actrice, manifestement ravie de remonter sur les planches, même si elle confesse un certain trac.

Le théâtre « a été mon moteur premier », assure celle qui revendique des choix exigeants en cinéma - Lucas Belvaux, Anne Fontaine, François Ozon, entre autres.

« J'ai commencé par plein de cours de théâtre, par une troupe amateur (...), c'était comme une obsession », témoigne-t-elle, en se souvenant d'avoir été « bouleversée » par un « Songe d'une nuit d'été » en Belgique.

Ce désir de théâtre, « c'était aussi parce que je pensais que le cinéma était inaccessible », raconte l'actrice qui, paradoxalement, fit une entrée fracassante sur le grand écran en 1998 avec le rôle de Marie dans le film d'Erick Zonka « La vie rêvée des anges », qui lui valut le prix d'interprétation à Cannes avec sa partenaire Elodie Bouchez, puis le César du meilleur espoir féminin.

S'ensuit un tourbillon de films. « La question du théâtre ne s'est pas posée pendant des années ». Jusqu'à la tournée en 2001 pour l'album « L'Absente » avec le musicien Yann Tiersen, qui fut son compagnon et avec lequel elle interprétait trois duos. « Je me suis retrouvée sur une scène. Et là je me suis dit +j'adore le cinéma, je suis passionnée par ça, mais le théâtre il va bien falloir en faire!+ »

Après « Le Plan B » d'Andrew Payne en mars 2008 au Studio des Champs-Elysées à Paris, Marina Tsvetaeva lui offre « une recherche aussi intense que les grands rôles de cinéma ». Elle se dit prête à s'essayer à tous les genres: « si on me propose une comédie musicale, je serais ravie! »

Samedi 15 janvier 2011

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Marché français du livre : chiffre
d'affaires de 4,2 milliards d'euros en
2011

Le marché français du livre s'est stabilisé en 2011 par rapport à l'année précédente, avec un chiffre d'affaires de 4,2 milliards d'euros (+0,1% en valeur, +0,2% en volume), selon une étude de l'Institut GfK Retail and Technology, qui dresse aussi le palmarès des ventes.

Le bilan annuel des ventes de livres en France « confirme la bonne résistance de ce marché face à la crise, avec une stabilisation en 2011 par rapport à 2009 », souligne vendredi l'institut dans un communiqué. Il en est de même pour le nombre de titres écoulés à plus de 200.000 exemplaires, au nombre de 31 références en 2011, tout comme en 2009.

Au top des meilleures ventes l'an dernier (du 28/12/09 au 26/12/10), Pierre Dukan avec « Je ne sais pas manger » et « Les recette Dukan » (J'ai lu) rafle les deux premières places avec respectivement 597.897 et 501.303 exemplaires vendus.

Vient ensuite, en 3e position, « Les écureuils de Central Park sont tristes le lundi » de Katherine Pancol (Albin Michel), avec 474.236 exemplaires, devant le succès surprise de fin d'année, « Indignez-vous ! » de Stéphane Hessel (Indigène), dont 468.133 exemplaires ont été écoulés.

Dukan se retrouve encore à la 5e place avec sa « Méthode illustrée » (Flammarion), avec 458.697 exemplaires, devant « Métronome : l'histoire de France au rythme du métro » de Lorant Deutsch (Michel Lafon), avec 438.735 exemplaires.

Le prix Goncourt 2011, « La carte et le territoire » de Michel Houellebecq (Flammarion), arrive au 7e rang, avec 413.019 exemplaires, coiffant au poteau trois familiers des best-sellers: Anna Gavalda, dont « La consolante » (J'ai lu) s'est vendue à 381.981 exemplaires, Guillaume Musso et « La fille de papier » (XO) à 374.347, et Marc Levy et son « Voleur d'ombre » (Robert Laffont) à 325.540 exemplaires.

Ces résultats sont calculés à partir d'un panel distributeur composé de 3.500 magasins représentatifs de l'ensemble de la distribution française (hors clubs), extrapolés pour représenter la totalité des ventes métropolitaines, y compris les librairies en ligne.

Selon une autre étude GfK publiée jeudi par Le Figaro et prenant en compte l'ensemble des ventes par auteur en 2011 (poches et grand format), Marc Levy restait en tête devant Katherine Pancol et Guillaume Musso.

Samedi 15 janvier 2011

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Année record pour la production
cinématographique française

La production cinématographique française a atteint un record en 2011 avec 261 films agréés et un montant d'investissement de 1,439 milliard d'euros, un chiffre proche du niveau historique de 2008, selon le Centre National du Cinéma (CNC).

Trente et un films supplémentaires ont été agréés en 2011 par rapport à 2009.

Le nombre de films d'initiative française - à savoir les films 100% français et les films de coproduction à majorité française - n'a jamais été aussi élevé depuis 1981 en dépit des signes de tassement observées en 2009 en ce qui concerne les financements, du fait de la crise économique, indique le CNC.

Cette progression du volume de la production et du niveau de son financement est portée par les coproductions internationales. Leur nombre total s'élève à 118 en 2011 contre 93 en 2009, soit une augmentation de près de 28%. Le nombre de films 100% français passe de 137 à 143, soit une hausse de 4,4%.

La progression bénéficie aux films dont le budget est situé entre 4 et 7 millions qui augmentent en nombre (+19).

Les investissements progressent en 2011 de 31%, sans toutefois atteindre le niveau historique de 2008 où ils s'élevaient à 1,490 milliard d'euros.

Les investissements dans les films d'initiative française repassent en 2011 au dessus du milliard d'euros avec 1,112 milliard d'euros contre 927,4 M d'euros en 2009. L'année 2008 avait connu un record avec 1,259 milliard d'euros d'investissements.

Samedi 15 janvier 2011

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Festival du film fantastique de
Gérardmer : la schizophrénie à
l'honneur

Neuf longs métrages, dont quatre premières œuvres, seront en compétition du 26 au 30 janvier lors du 18e festival international du film fantastique de Gérardmer (Vosges), présidé par le réalisateur italien Dario Argento, qui aura pour thème « Schizophrénie, claustrophobie et paranoïa ».

« Le spectateur lui-même, confiné dans l'obscurité d'une salle de cinéma et constamment appelé à s'identifier aux personnages, n'est-il pas en fait le schizophrène ultime, à l'identité éclatée et démultipliée sur l'écran ? », interrogent les organisateurs. La sélection officielle est éclectique, mais n'offre pas d'œuvre française.

En ouverture, le film américain « Devil », réalisé par John Erick Dowdle et produit par M. Night Shyamalan, le réalisateur de « Sixième sens », apparaît comme l'un des plus attendus.

La paranoïa et la schizophrénie sont par ailleurs au cœur de deux longs métrages en compétition, « Dream home » (Pang Ho-cheung/Hong Kong), qui confirme la place prédominante du cinéma asiatique dans le fantastique, ou « The silent house », de l'Uruguayen Gustavo Hernandez, qui illustre la percée de l'Amérique du Sud dans ce genre cinématographique.

Sous la présidence du maître du genre, Dario Argento - à qui le festival consacrera d'ailleurs un hommage avec une sélection de ses meilleurs films - le jury sera composé des comédiens Clovis Cornillac, Maurice Barthélémy, Serge Hazanavicius ou du réalisateur Fred Cavayé.

Toujours sur le thème de « Schizophrénie, claustrophobie, paranoïa et autres petites joies de l'existence », une rétrospective, allant « Dr Jekyll et Mr Hyde » (Victor Fleming) à « Body double » (Brian de Palma), en passant par « Psychose » (Alfred Hitchcok) ou « Repulsions » (Roman Polanski) sera proposée aux 30.000 spectateurs attendus.

Accueilli depuis 1994 par la petite commune des Vosges, qui a succédé à Avoriaz, le festival du film fantastique est doté d'un budget de 750.000 euros.

Samedi 15 janvier 2011

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Box-office :  « La Chance de ma
vie » avec Virginie Efira en tête dès
sa sortie

« La Chance de ma vie » avec Virginie Efira et François-Xavier Demaison prend dès sa sortie la tête d'un box-office placé sous le signe de la comédie, selon les chiffres de CBO Box-Office pour la semaine du 5 au 11 janvier.

Réalisée par Nicolas Cuche, l'histoire de ce brillant conseiller conjugal qui porte malchance aux femmes qui l'aiment, a été vue par 382.283 spectateurs dans 350 salles.

Egalement en première semaine d'exploitation, le dernier film de Sofia Coppola « Somewhere » occupe la deuxième place. 233.005 personnes dans 174 salles ont été séduites par ce film sur un acteur hollywoodien à succès (joué par Stephen Dorff) confronté à la vacuité de son existence et ramené à la réalité du monde par l'irruption de sa fille Cléo (la jeune actrice Elle Fanning).

« Mon beau-père et nous », troisième épisode de la série à succès avec Robert de Niro et Ben Stiller, a réuni 217.420 spectateurs dans 482 salles après trois semaines à l'affiche.

Il est suivi par « Le Monde de Narnia - Chapitre 3 - L'odyssée du passeur d'aurore », seul rescapé des grosses machines tous publics qui ont trusté les écrans pendant les fêtes. Ce premier volet en 3D de la série a attiré plus de 2,6 millions de spectateurs en cinq semaines.

Enfin « Les émotifs anonymes », film franco-belge dans lequel Isabelle Carré et Benoît Poelvoorde tentent de soigner leur timidité maladive, conserve de justesse la cinquième position pour sa troisième semaine d'exploitation. Cette œuvre saluée par la critique a été vue par plus de 800.000 personnes.

1 - « La Chance de ma vie » : 382.283 entrées (Nouveauté) - 350 salles

2 - « Somewhere » : 233.005 entrées (Nouveauté) - 174 salles

3 - « Mon beau-père et nous »: 217.420 entrées - Cumul (troisième semaine): 1.029.523 - Copies: 482

4. « Le Monde de Narnia - Chapitre 3 - L'odyssée du passeur d'aurore »: 202.000 entrées - Cumul (cinquième semaine): 2.680.769 - Copies: 739

5. « Les émotifs anonymes »: 200.137 entrées - Cumul (troisième semaine) : 831.611 - Copies : 425.

Samedi 15 janvier 2011

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Les droits perçus dur les disques
sont en hausse de 4% en 2011

Les droits perçus par les principaux producteurs de disques devraient se monter à 65,2 millions d'euros en 2011, en hausse de 4,4% en un an, selon les chiffres rendus publics jeudi par la Société civile des producteurs phonographiques (SCPP).

En 2011, 64,25 millions d'euros ont été répartis entre les ayants droit de la SCPP, qui gère les droits de 1.300 sociétés dont les quatre majors du disque.

La hausse des droits perçus provient essentiellement des bonnes perceptions de la rémunération pour copie privée et de la rémunération équitable des phonogrammes, a dit l'organisme.

La SCPP a salué la décision de la commission sur la rémunération pour copie privée d'assujettir les tablettes numériques à cette taxe à compter du 1er février 2011.

Tirant le bilan de l'année 2011, le directeur général Marc Guez s'est dit « satisfait d'Hadopi », dont « la montée en charge progressive devrait permettre d'atteindre l'objectif de 10.000 recommendations par jour ».

Concernant les premiers effets de la loi Hadopi, le président de la SCPP, Pascal Nègre, a affirmé qu'entre octobre 2009 (date du vote de la loi) et octobre 2011 le marché du disque en France avait été stable pour la première fois depuis le début de la crise. Les ventes au cours des deux derniers mois de l'année ont été affectées par les intempéries, a-t-il précisé.

Interrogé sur ses attentes avant les vœux du président de la République au monde de la Culture le 19 janvier, le Pdg d'Universal Music France a cité le déplafonnement du crédit d'impôt à la production phonographique, une demande récurrente du secteur.

Concernant la médiation conduite par Emmanuel Hoog sur la gestion collective des droits musicaux sur internet, M. Nègre a estimé « ne pas être loin d'un accord ».

Alors que le commissaire européen au Marché intérieur Michel Barnier doit intervenir au Midem, Pascal Nègre a estimé nécessaire que les Etats de l'Union se penchent plus efficacement sur la lutte contre le téléchargement illégal, citant notamment le cas de l'Espagne.

Samedi 15 janvier 2011

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Recours de Free contre le décret
d'Hadopi

Le recours judiciaire de Free contre le décret l'obligeant à transmettre à ses abonnés qui téléchargent illégalement les mails d'avertissement de l'autorité compétente (Hadopi), a été déposé en décembre et « est à l'instruction », a confirmé jeudi à l'AFP le Conseil d'Etat.

« Oui le recours à bien été déposé et il est à l'instruction », a affirmé une porte-parole du Conseil d'Etat.

Ce recours a été déposé le 10 décembre par Free (groupe Iliad) et l'instruction pourrait prendre « plusieurs semaines voire plusieurs mois », a précisé une source proche du dossier.

Mercredi, la présidente de la commission pour la protection des droits de la Haute autorité pour la diffusion des œuvres et la protection des droits sur internet (Hadopi) Marie-François Marais avait confirmé, sans le commenter, le recours judiciaire.

Interrogé par l'AFP, le fournisseur d'accès internet Free (groupe Iliad) n'a pas souhaité commenter.

Le gouvernement a publié le 12 octobre 2011 un décret obligeant les fournisseurs d'accès à transmettre dans les 24 heures les courriels d'avertissement de la Haute autorité pour la diffusion des œuvres et la protection des droits sur internet (Hadopi) aux pirates présumés sur internet.

La publication de ce texte avait été motivée par le refus initial de Free de répercuter les messages d'avertissement de la Hadopi, contrairement à ses concurrents. Le fournisseur d'accès internet avait invoqué le respect de la confidentialité des « données personnelles » des internautes.

La loi Création et Internet, dite « loi Hadopi », prévoit que l'utilisateur soupçonné de récupérer illégalement du contenu sur internet reçoive un premier mail d'avertissement, puis un deuxième et une lettre recommandée s'il récidive dans les six mois.

A la troisième infraction, il risque une amende et une suspension de son abonnement internet pouvant aller jusqu'à un mois, sans possibilité d'en souscrire un autre, pour « négligence caractérisée ».

Samedi 15 janvier 2011

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Découverte de 271 œuvres de
Picasso : ouverture d'une
information judiciaire

Le parquet de Grasse a ouvert une information judiciaire pour recel après la découverte, cet automne, chez un électricien de 271 œuvres inédites de Picasso, a indiqué mercredi l'avocate de l'électricien, Evelyne Rees.

« Une information judiciaire contre X pour recel a été ouverte fin décembre. L'enquête à été confiée au doyen des juges d'instruction de Grasse », a indiqué Me Rees à l'AFP.

En septembre, Pierre Le Guennec, un électricien installé avec son épouse à Mouans-Sartoux (Alpes-Maritimes), avait contacté les héritiers de Picasso pour obtenir des certificats d'authenticité pour les 271 œuvres, qu'il explique avoir gardées dans un garage pendant près de quarante ans.

Les héritiers de Picasso, sans remettre en question l'authenticité des œuvres, avaient porté plainte pour recel.

Pierre Le Guennec affirme que ces pièces inédites lui ont été données par Picasso et son épouse d'alors, Jacqueline, qui avaient établi avec lui des rapports familiers.

Les 271 œuvres - collages, dessins, carnets... - ont été saisies dans l'attente d'une décision de justice.

Samedi 15 janvier 2011

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Michel Drucker condamné à payer le
travail de Calixthe Beyala

L'animateur de télévision Michel Drucker a été condamné par la cour d'appel de Paris à verser 40.000 euros à Calixthe Beyala, pour n'avoir pas rémunéré l'écrivaine qui en 2006 avait écrit un livre à sa place, selon un arrêt rendu mercredi et consulté jeudi par l'AFP.

En juin 2005, un contrat de commande d'ouvrage avait été conclu entre Michel Drucker et les éditions Albin Michel, pour un livre d'entretiens où le présentateur télé devait répondre aux questions de Régis Debray. Un projet avait été rédigé mais l'ouvrage n'avait finalement pas été publié.

L'écrivaine française d'origine camerounaise affirme avoir rédigé à la requête de son ancien compagnon les réponses aux douze questions de Régis Debray, mais n'avoir jamais reçu les 200.000 euros qu'il lui avait promis.

Elle avait indiqué ne pouvoir fournir de contrat écrit attestant cet accord, « dès lors que la relation de concubinage qu'elle entretenait à l'époque avec Michel Drucker la plaçait dans l'impossibilité morale d'exiger de lui qu'il formalise par écrit son engagement. »

En juin 2009, Mme Beyala avait été déboutée. Plus encore, le tribunal de grande instance de Paris l'avait condamnée à payer un euro à Michel Drucker pour procédure abusive.

Le tribunal avait reconnu la collaboration de Mme Beyala pour trois questions seulement sur les douze, mais avait considéré que son travail, essentiellement « technique », n'était pas une « œuvre originale » et à ce titre n'était pas susceptible de « protection par le droit d'auteur.

La cour d'appel a adopté une analyse diamétralement opposée. Elle a estimé que Calixthe Beyala avait bien « œuvré à la composition du manuscrit », en répondant aux 12 questions posées et qu'elle était par conséquent « fondée (...) à se prévaloir de l'exécution d'une prestation au profit » de Michel Drucker.

D'ailleurs, rappelle la cour, Michel Drucker a reconnu au cours de la procédure « une collaboration spontanée » de Mme Beyala.

La cour d'appel a également reconnu que la « relation intime établie depuis plus de deux années » entre les deux parties justifiait que Calixthe Beyala se soit trouvée « dans l'impossibilité morale » d'exiger un contrat établissant sa rémunération.

M. Drucker devra verser à Mme Beyala 30.000 euros de dommages et intérêts, ainsi que 10.000 euros de frais d'avocat.

Samedi 15 janvier 2011

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La découverte d'une espèce
inconnue éclaire sur l'évolution
des dinosaures

La découverte en Argentine de deux spécimens d'une espèce très ancienne de dinosaure apporte un nouvel éclairage sur l'évolution de ces animaux disparus il y a environ 65 millions d'années, selon des travaux publiés jeudi.

Ce dinosaure, baptisé Eodromaeus murphi, dont les chercheurs ont reconstitué un squelette presque complet, a vécu il y a 230 millions d'années, précise la communication parue dans la revue américaine Science.

Il était petit (un mètre de long) et rappelle par certains aspects un tyrannosaure, mais miniature, avec sa mâchoire en pointe dotée de nombreuses dents.

L'analyse de ces ossements fossilisés trouvés dans la vallée d'Ischigualasto (nord-ouest de l'Argentine), montrent que les dinosaures n'ont pas éliminé les autres espèces de reptiles mais les ont progressivement remplacées, ces derniers disparaissant pour d'autres raisons.

Ces paléontologues ont aussi expliqué que ces fossiles révélaient que l'Eoraptor, longtemps considéré comme un ancêtre du tyrannosaure, était en fait un ancêtre du gigantesque apatosaurus, un herbivore de 30 tonnes et 21 mètres de long.

Il était apparenté aux dinosaures saurischiens qui vivaient en Amérique du Nord il y a environ 150 millions d'années.

Les deux spécimens d'Eodromaeus sont « suffisamment complets pour nous donner un nombre substantiel d'informations sur le début de l'évolution des dinosaures », explique Sterling Nesbitt, paléontologue à l'Université de Washington à Seattle.

Les paléontologues ayant examiné les résultats de cette découverte sont tombés d'accord pour conclure qu'il y a 230 millions d'années les trois grandes lignées de dinosaures – ornithischiens, théropodes et sauropodomorphes – avaient déjà développé leurs caractéristiques respectives: carnassiers, herbivores, bipèdes ou quadrupèdes.

Mais ils ne représentaient alors que 11% des vertébrés: il leur a fallu encore 30 millions d'années pour dominer entièrement le globe.

La découverte de cette espèce de dinosaure a été faite par Paul Sereno, de l'Université de Chicago et Ricardo Martinez de l'Université nationale de San Juan en Argentine.


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