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mardi 4 janvier 2011

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Mort d'Albert Raisner

Né à Paris le 30 septembre 1922, Albert Raisner a choisi la voie de la musique à la fin de ses études de lettres. Harmoniciste, il fonde le Trio Raisner, qui lui permet de tourner à l'étranger.

En Angleterre, il découvre le rock et enregistre des version de « Rock around the clock », puis « Don't be Cruel ».

De retour en France, il fait ses armes comme présentateur à la radio, où il devient un des tout premiers animateurs d'une émission qui fera les belles heures de France Inter : « le jeu des 1.000 francs ».

Puis le 30 mai 1961, il lance sur l'unique chaîne de télévision l'émission « Age tendre et tête de bois », dont le titre est emprunté à une chanson de Gilbert Bécaud.

C'est la première émission de télévision consacrée aux 18 millions de jeunes français de l'époque et à leurs idoles. La première est réalisée depuis le Golf Drouot en présence des Chaussettes Noires d'Eddy Mitchell.

 

« Albert Raisner était un des rares pionniers de la télévision. Age tendre et têtes de bois est apparu huit mois avant Salut les Copains. A l'époque c'était très compliqué pour lui, personne ne lui faisait confiance », témoigne Fabien Lecœuvre, promoteur de la tournée « Age tendre et têtes de bois ».

Longiligne, tiré à quatre épingles, les cheveux gominés et un sourire éclatant aux lèvres, Albert Raisner accueille dans son émission Johnny Hallyday, Sylvie Vartan, Sheila mais aussi les Beach Boys, qui viennent y chanter leurs nouveautés devant un public sagement assis sur des gradins.

Pour concurrencer « Chouchou » et « Yéyé », les mascottes de « Salut les Copains », l'animateur invente « Têtedebois », un petit bonhomme de dessin animé au nez en forme de bouchon auquel il prête sa voix.

Chaleureux et enthousiaste, il accompagne parfois les artistes avec son inséparable harmonica, compose lui-même pour les yéyés, monte une tournée « Age tendre et têtes de bois »...

« Age tendre et têtes de bois » change de nom en 1966 pour devenir « Têtes de bois et tendres années ». L'émission disparaît en juillet 1968 quelques mois après les événements du printemps.

Par la suite, Albert Raisner animera d'autres émissions musicales, comme « Point Chaud », où il recevra Jimi Hendrix, puis « Tremplin 80 » et « Salut à l'accordéon ».

Il était apparu pour la dernière fois en public en janvier 2011 au Zénith de Paris, dans le cadre de la tournée « Age tendre et têtes de bois » qui remplit les salles partout en France depuis cinq ans en réunissant sur scène d'anciens yéyés.

A cette occasion, il avait reçu trois disques d'or et un triple DVD d'or, en présence de ses deux petits enfants.

Jusqu'à récemment, on le voyait encore passer dans son quartier de la porte de Saint-Cloud à Paris, toujours impeccable au volant de sa voiture jaune citron.

 

 

mardi 4 janvier 2011

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Chuck Berry victime d'un malaise
sur scène

Chuck Berry, une des légendes du rock, s'est effondré sur scène samedi lors d'un concert à Chicago, victime d'épuisement, a-t-on appris lundi auprès d'un porte-parole du chanteur et guitariste américain, qui a précisé qu'il se portait bien désormais.

Chuck Berry, âgé de 84 ans, s'est effondré sur le clavier d'un de ses musiciens après une heure de concert samedi soir et a dû se faire aider pour quitter la scène.

Après 15 minutes, il est remonté sur scène et a tenté de reprendre son concert avant de devoir sortir à nouveau et se faire examiner par des médecins.

Il est revenu une dernière fois saluer le public qui l'avait attendu et est reparti en esquissant des pas de la danse « duckwalk » dont il est l'inventeur.

« En raison de son épuisement, M. Berry n'a pas pu terminer sa représentation au Congress Theatre de Chicago le 1er janvier. Cependant il se porte bien et a regagné son domicile près de Saint Louis », dans le Missouri (centre), indique le communiqué.

« Je suis désolé de voir que sa santé est si mauvaise », a réagi pour sa part le pianiste Vijay Tellis-Nayak, qui accompagnait Chuck Berry samedi. « Il est évident qu'il aime la scène. Sa musique est toujours là. C'est dur de voir sa santé se détériorer. Il travaille peut-être plus qu'il ne devrait ».

Chuck Berry avait fait deux concerts à New York la veille.

Auteur d'une série de tubes dans les années 1950 comme « Johnnie B. Goode, » « Sweet Little Sixteen, » « Roll Over Beethoven » ou « School Days », Berry a influencé quelques-uns des meilleurs groupes de pop des années 1960, dont les Beatles, les Rolling Stones et les Beach Boys.

« Si l'on voulait rebaptiser le rock n' roll, on pourrait l'appeler Chuck Berry, » avait un jour déclaré John Lennon.

 

  mardi 4 janvier 2011

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Nicolas Le Bec renonce à diriger les
cuisines du restaurant de l'Opéra de
Paris

Le chef lyonnais doublement étoilé Nicolas Le Bec a annoncé lundi à l'AFP qu'il renonçait à diriger les cuisines du futur restaurant de l'Opéra de Paris, dont l'ouverture est prévue au printemps 2011, en raison de divergences de vues avec ses partenaires parisiens.

« Ce n'est pas une histoire d'argent mais une histoire de conviction et d'envie d'aboutir sur un projet commun, qui n'a pas marché », a-t-il dit, assurant de pas être « déçu ».

En juillet 2008, Nicolas Le Bec s'était associé, à titre de consultant, au projet monté par les frères Pierre-François et Jean-Philippe Blanc, tous deux gérants de restaurants parisiens, et Addy Bakhtiar, gérant d'établissements de la nuit parisienne.

Annoncée pour fin 2009, l'ouverture du restaurant de l'Opéra avait été plusieurs fois reportée en raison notamment de « problèmes de conformité » des cuisines dans ce bâtiment classé aux Monuments historiques.

« Mais dernièrement il y a eu mésentente avec mes partenaires, dont les objectifs ont changé », a déclaré le chef d'origine bretonne. « Au cours des six derniers mois, le projet a complètement changé et notre vision des choses n'est plus la même », a-t-il dit.

Il évoque notamment des divergences sur la décoration choisie qu'il juge « très glaciale », sur le nom du restaurant finalement retenu: Le Fantôme et non plus l'Opéra Le Bec comme prévu initialement.

« Le deal au départ, c'était de former des collaborateurs pour les envoyer là-bas et pour moi de faire des allers-retours toutes les semaines et être là pour un événément important », a poursuivi le chef, qui dirige déjà trois établissements à Lyon.

Outre son vaisseau amiral, dont il vient de confier les rênes au Japonais Takao Takano, il a ouvert en 2009 un restaurant d'avant-garde dans le nouveau quartier lyonnais de la Confluence et gère depuis juillet 2008 un restaurant-lounge à l'aéroport de Lyon-Saint-Exupéry.

« Au départ j'avais un rôle de consultant et il n'y avait pas d'apport d'argent de ma part », a-t-il dit. « Mais il y a eu aussi des histoires à ce sujet. De plus, Pierre François Blanc pensait que j'allais être tout le temps à Paris alors que j'ai trois grosses structures à Lyon ».

« Il y avait un risque pour moi de déstabiliser mes affaires lyonnaises et de me mettre dans un décor qui me convient pas », a-t-il encore dit.

Selon lui, le chef parisien Alain Senderens serait désormais sur les rangs.

mardi 4 janvier 2011

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Décès de Fadil Hadzic, auteur de
comédies à succès

Fadil Hadzic, réalisateur croate et auteur de comédies à succès, dont les pièces ont été jouées dans toute l'ex-Yougoslavie, est décédé à l'âge de 88 ans, a rapporté lundi la radio nationale croate.

Auteur d'une soixantaine de pièces de théâtre, pour la plupart des comédies, Fadil Hadzic avait pour thèmes de prédilection les relations entre les hommes et les femmes, ainsi que les travers de la société, comme l'abus de pouvoir.

Né en Bosnie, Fadil Hadzic avait fait des études de peinture à l'Académie des Beaux-Arts de Zagreb.

Editeur de plusieurs journaux et magazines, il a également fondé à Zagreb des théâtres spécialisés dans les comédies et les comédies musicales, Kerempuh et Komedija.

Il fit ses débuts de réalisateur en 1960, tout d'abord avec des documentaires, pour réaliser ensuite une quinzaine de films.

mardi 4 janvier 2011

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« Dans la peau de Patrick
Modiano » : radiographie d'une
œuvre et d'une vie

Pour se glisser « Dans la peau de Patrick Modiano » (Fayard), le journaliste Denis Cosnard a mené une enquête minutieuse afin de démêler réalité et fiction entre les lignes d'un auteur complexe qui s'est construit une famille de papier, nourrie de ses obsessions.

L'image de Modiano relève du mythe : un grand écrivain, incapable d'aligner trois mots en public, aspiré par les années noires de l'Occupation et qui écrirait toujours le même livre.

« C'est faux », rétorque Denis Cosnard. « L'Occupation, et le rôle équivoque de son père pendant cette période l'ont obsédé, mais il y a une évolution constante dans son œuvre. Il a changé de regard et son style est devenu plus épuré, minimaliste », souligne l'auteur de 45 ans, journaliste aux Echos.

Son père était la cible de ses premiers livres. Avec le temps, il a compris qu'il n'était pas forcément un salaud et que ce père absent avait droit à de la compassion et de l'amour. Et dans son dernier roman « L'Horizon », il règle ses comptes avec la figure de sa mère, qui l'a délaissé.

Tout commence en 1968... par un mensonge. Délibéré.

Paraît alors chez Gallimard « La Place de l'étoile », premier roman d'un jeune inconnu « né en 1947 ». En réalité, l'écrivain est né le 30 juillet 1945.

Pourquoi cette supercherie ? Pour prendre ses distances avec la guerre ? En hommage à son frère Rudy, né en 1947, et mort en 1957...

Il ne s'explique pas mais lève le voile en 2005, dans son roman autobiographique « Un pedigree » : « Je suis né en 1945 d'un juif et d'une Flamande qui s'étaient connus sous l'Occupation ».

Voilà son creuset familial : un père juif séfarade, Albert Modiano, qui vit du marché noir pendant la guerre, est arrêté et relâché, peut-être grâce à un ami haut placé de la Gestapo française... Une mère, Louisa Colpijn, ou Luisa Colpeyn, starlette flamande arrivée à Paris en juin 1942.

« Ce qui est passionnant, c'est comment il vaporise tous les éléments de sa vie dans son œuvre », poursuit le journaliste, passionné depuis l'adolescence par cet auteur d'une trentaine de romans dont « Rue des boutiques obscures », Goncourt 1978.

« Ce qui frappe le plus chez Modiano, c'est sa connaissance absolue de tout ce qui se passait rue Lauriston (siège de la Gestapo française). C'est le point névralgique de son œuvre, il en parle même dans les livres qui n'ont rien à voir avec l'Occupation », relève Denis Cosnard.

« Comme lui, j'ai écumé bibliothèques et archives. Dans celles de la préfecture de police, j'ai ainsi trouvé des informations sur Eddy Pagnon, exécuté le 27 décembre 1944 », explique l'auteur. On retrouve ce personnage dans « Remise de peine », « Fleurs de ruine » et « De si braves garçons ».

En revanche, rien sur son père, qui a vite quitté sa famille pour vivre en Suisse et est mort dans des circonstances troubles.

Comme le Petit Poucet, Modiano a laissé beaucoup de petits cailloux blancs dans son œuvre avec des noms, adresses et numéros de téléphone réels.

Ainsi, quand il publie en 2001 « La Petite Bijou », sur une enfance ravagée, une femme s'exclame en voyant le roman en vitrine : « mais c'est le surnom de ma mère ! ». C'est aussi sa vie. Le romancier rencontre Bijou et lors de la 2e édition, adresses et noms sont modifiés.

Pourquoi ne pas avoir contacté Modiano pour ce livre ? « Je l'avais envisagé mais son éditeur m'en a dissuadé. A posteriori, c'est mieux. Il ne se serait jamais autant livré ».

Patrick Modiano a aussi écrit des scénarios, dont celui de Lacombe Lucien, et des chansons.

Quand il était jeune, c'était aussi un grand farceur qui faisait des canulars téléphoniques. Difficile à imaginer...

mardi 4 janvier 2011

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Les films de la semaine

« La Chance de ma vie » de Nicolas Cuche avec Virginie Efira, François-Xavier Demaison (France, 1h27) est l'histoire d'un brillant conseiller conjugal, Julien Monnier, qui souffre d'un problème: il n'arrive pas à garder une femme dans sa vie plus de deux semaines car, depuis son plus jeune âge, il porte malchance à celles qui l'aiment. Joanna Sorini va l'apprendre à ses dépens le jour où elle le croise.

« Fortapasc » de Marco Risi avec Libero de Rienzo, Valentina Lodovini (Italie, 1h50): un jeune journaliste italien, Giancarlo Siani, est tué de dix balles de revolver. Le spectateur le suit durant les quatre derniers mois de sa vie alors qu'il évolue parmi les membres de la Camorra, les politiciens corrompus, les magistrats peureux et des carabiniers impuissants. Son défaut: Giancarlo Siani enquête et vérifie les faits.

« La Guerre des pères » (Our Family Wedding) de Rick Famuyiwa avec Forest Whitaker, American Ferrera (Etats-Unis , 1h41): une préparation de mariage mouvementée et stressante car les deux futurs beaux-pères ont des difficultés à s'entendre.

« Images de femmes ou le corset social » de Jean-François Ferrillon (France, 1h20) avec les témoignages de Christian Lacroix, John Galliano : un homme s'interroge sur l'image des femmes qu'il rencontre et les enseignements qu'il est possible d'en tirer concernant leur place dans la société. Dans ce documentaire, créateurs de mode, philosophes, publicitaires, psychanalystes dénouent les lacets d'un « corset social » qui emprisonne les femmes et auquel il paraît difficile d'échapper.

« Même la pluie » (Even the rain) de Iciar Bollain avec Luis Tosar, Gael Garcia Bernal (Espagne, 1h44) a pour thème l'accès à l'eau potable. Sebastian, jeune réalisateur passionné, est venu tourner un film dans le décor somptueux des montagnes boliviennes avec son producteur, dont le budget est serré. Ce dernier emploie des comédiens et des figurants locaux, à moindre coût, mais l'un d'eux mène bientôt la révolte contre le pouvoir en place qui souhaite privatiser l'accès à l'eau courante.

« Nos résistances » de Romain Cogitore avec François Civil, Grégoire Colin, Grégory Gatignol (France, 1h26): durant l'été 1944, François, un jeune secouriste insouciant, se préoccupe avant tout de parvenir à ses fins auprès de son amoureuse. Pour l'impressionner, il monte au maquis à la demande d'un résistant venu chercher de l'aide. La guerre rattrape le groupe de quinze jeunes gens immatures, marquant la fin de leur innocence.

« O Somma Luce » de Jean-Marie Straub (France, 1h15) évoque le Paradis de la Divine Comédie de Dante au travers d'un homme qui vient juste de quitter le paradis sur terre et qui tente de se réaliser.

« Pianomania » de Robert Cibis (Allemagne, Autriche 1h30): Stefan Knüpfer, accordeur de pianos à la renommée internationale, est à la recherche du « son parfait ». Le documentaire, un bijou acoustique, raconte l'histoire de cet alchimiste au service de virtuoses qui ne jurent que par lui.

« Pianomania » plonge le spectateur dans un univers de passion et d'amour de l'absolu, à travers des scènes qui parlent de pianos, d'acoustique mais aussi d'hommes et parvient ainsi à captiver le spectateur profane.

« Somewhere » de Sofia Coppola avec Stephen Dorff, Elle Fanning (Etats-Unis, 1h38) : Johnny Marco (Stephen Dorff), est un acteur plombé par le succès, en pleine vacuité. Il a tout: la célébrité, les filles, l'aisance et un agent qui le couve comme une tire-lire. Mais il tourne en rond dans la chambre d'un palace hollywoodien, cherchant sa voie et le chemin qui le mènera quelque part dans la vie, « Somewhere ».

C'est l'irruption de sa fille Cléo, 11 ans (Elle Fanning), dans cette vie dominée par le vide, qui ramène Johnny à la surface du monde.

 

mardi 4 janvier 2011

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Les éditions Gallimard célèbrent
leur centenaire en 2011

La maison Gallimard, modeste « comptoir d'édition » fondé par Gaston Gallimard en 1911, et qui a fini par se confondre avec l'histoire de la littérature française, célèbre cette année son centenaire avec plusieurs ouvrages, expositions, lectures, spectacles et un film.

Sollicité par André Gide et Jean Schlumberger, Gaston Gallimard (1881-1975) prend donc il y a cent ans la gestion des Editions de la Nouvelle Revue Française, maison fondée dans le prolongement de la revue NRF, créée en 1908 par Gide et ses proches.

Héritier d'une histoire et d'un nom, c'est son petit-fils Antoine qui dirige depuis 1988 la mythique maison du 5, rue Sébastien-Bottin, l'une des plus petites rues de Paris, siège des éditions Gallimard depuis 1930.

Antoine Gallimard est aussi depuis juin dernier président du Syndicat national de l'édition (SNE).

Depuis plus de 20 ans, le PDG a conforté l'indépendance du groupe familial, célèbre pour ses auteurs prestigieux, ses découvertes et ses collections, de la Blanche à la Pléiade en passant par Folio, Verticales ou la Série Noire.

Tout au long de l'année, des livres (histoire, correspondances, albums, hommages à de grands auteurs) marqueront l'anniversaire ainsi que des expositions, dont la plus importante s'ouvrira en mars à la Bibliothèque nationale de France, des lectures et des spectacles à l'Odéon et au Vieux-Colombier. Un documentaire de William Karel, « Gallimard, le roi Lire », est aussi programmé le 21 mars sur Arte.

Le centenaire de l'éditeur sera également fêté dans de nombreux salons, en France et à l'étranger, chez des libraires, et même dans la station de métro Saint-Germain-des-Prés.

 

mardi 4 janvier 2011

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Découverte de preuves d'un voyage
en mer il y a plus de 130.000 ans

Des archéologues en Crète ont découvert de possibles preuves d'un voyage en mer qu'auraient accompli des ancêtres de l'homme il y a plus de 130.000 ans, a annoncé lundi le ministère grec de la Culture.

Des experts grecs et américains ont découvert des haches rudimentaires et d'autres outils vieux de 130.000 à 700.000 ans sur la côte sud de l'île. La Crète s'étant séparée du continent il y a cinq millions d'années, les auteurs de ces instruments ont dû s'y rendre par la mer, alors que l'on estime habituellement que les ancêtres de l'homme ont migré vers l'Europe en provenance d'Afrique par voie terrestre uniquement.

« Les résultats de l'étude apportent non seulement la preuve de voyages en mer dans la Méditerranée des dizaines de milliers d'années avant ce qu'on pensait jusqu'ici, mais changent également notre compréhension des capacités cognitives des premiers hominidés », souligne le ministère de la Culture dans un communiqué.

Jusqu'ici, les preuves les plus anciennes de voyages en mer dans le monde remontaient à environ 60.000 ans -même si des dates encore plus reculées ont été avancées- et à 11.000 ans pour la Grèce.

Les outils ont été découverts lors de l'étude de grottes et d'abris en pierres près du village de Plakias par des archéologues de l'Ecole américaine des études classiques à Athènes et du ministère de la Culture.

Ces outils rudimentaires sont associés à l'homo heidelbergensis et à l'homo erectus, deux ancêtres de l'homme moderne. « Jusqu'ici, nous n'avions pas de preuve d'une présence en Crète remontant au début de l'âge de pierre », souligne Maria Vlazaki, archéologue du ministère, qui n'a pas participé à l'étude.

On ignore d'où sont venus ces hominidés arrivés par la mer, précise Mme Vlazaki. « Ils ont pu venir d'Afrique ou de l'est », note-t-elle. L'équipe d'archéologues a demandé l'autorisation de mener des fouilles plus approfondies dans la zone de la découverte.


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