À propos du site

S'abonner au bulletin

Biographies
Encyclopédie musicale
Discographies
Articles et études
Textes de référence

Analyses musicales
Cours d'écriture en ligne

Nouveaux livres
Périodiques

Petites annonces
Téléchargements

Presse internationale

Colloques & conférences
Universités françaises
Quelques bibliothèques
Quelques Institutions
Quelques éditeurs

56 rue de la Fédération
F - 93100 Montreuil
06 06 61 73 41
01 55 86 27 92

bandeau actu

Actualités musicales

2010
décembre
    1 2 3 4 5
6 7 8 9 10 11 12
13 14 15 16 17 18 19
20 21 22 23 24 25 26
27 28 29 30 31    

 

mercredi 1er décembre 2010

______________________________
L'Opéra Comique rouvre ses portes
pour une nouvelle saison qui débute
avec la représentation de Cadmus
et Hermione

Le 29 novembre, l'Opéra Comique à Paris, a rouvert ses portes pour une nouvelle saison qui débute avec la représentation de Cadmus et Hermione, le premier opéra français créé en 1673. Cette saison 2010/2011 est placée sous le signe de la fantaisie, qu'elle soit baroque, burlesque ou fantastique.

De la fantaisie. A l'Opéra Comique, dirigé par Jérôme Deschamps, la nouvelle programmation 2010/2011 propose sept nouvelles productions et une reprise, sous le signe de la fantaisie. Ces oeuvres sont accompagnées de leurs festivals de concerts, spectacles en miroir ou à destination du jeune public, colloques et rencontres, variant ainsi les plaisirs du spectacle.

La saison commence le 29 novembre avec Cadmus et Hermione de Lully, toute première tragédie lyrique, opéra reprenant dans une ambiance magique éclairée à la bougie la gestuelle baroque. Le festival de spectacles programmé autour de cet opéra comprend en particulier la tragédie barbare Cachafaz d'Oscar Stranoy, une nouvelle production mise en scène par Benjamin Lazar, Le Carnaval Baroque, Arts du cirque, qui nous plonge dans un carnaval imaginé à Rome en 1634, et La lanterne Magique de M. Couperin, concert optique mis en scène par Louise Moaty, à destination du jeune public.

L'année 2011 verra les représentations des opéras : Les mamelles de Tirésias, opéra-bouffe de Francis Poulenc sur un texte d'Apollinaire, Les fiançailles du couvent de Serge Prokofiev, Cendrillon de Jules Massenet un conte de fées d'après Charles Perrault, Le Freischütz opéra romantique de Carl Maria von Weber, Atys de Jean-Baptiste Lully, qui fut surnommé « l'opéra du Roy » Louis XIV l'affectionnant particulièrement et ayant participé à sa préparation, et Les Brigands opéra-bouffe de Jacques Offenbach. La saison se clôturera avec la création mondiale Re Orso de Marco Stroppa.

Un nouvel ouvrage sur l'Opéra Comique. Si vous souhaitez en savoir plus sur l'Opéra Comique, un livre intitulé L'opéra-comique, le gavroche de la musique écrit par la présidente de l'institution Maryvonne de Saint Pulgent, vient de paraître aux éditions Gallimard, dans la collection Découvertes. Il retrace l'histoire de ce théâtre national et celle du genre musical, avec à l'appui de nombreuses illustrations. On y apprend ainsi qu'à l'origine, l'opéra-comique français était représenté dans les loges ou baraques de foire et s'opposait au genre sérieux de la tragédie lyrique, créé par Lully et joué lui dans les théâtres.

Ce genre musical, à moitié chanté et parlé et né au XVIIIe siècle, va connaître son âge d'or au XIXe siècle avec la création d'oeuvres comme Carmen de Georges Bizet, Mignon d'Ambroise Thomas, Manon de Jules Massenet ou les Contes d'Hoffmann d'Offenbach. L'Opéra Comique, abritant la seule salle lyrique ayant conservé ses dimensions d'Ancien régime et offrant une intimité et une acoustique exceptionnelles, a depuis plusieurs années remis au goût du jour ce répertoire singulier d'oeuvres lyriques, pour le plaisir du public.

mercredi 1er décembre 2010

______________________________
Mort du ténor allemand Peter
Hofmann (médias)

Le ténor allemand Peter Hofmann, qui avait notamment interprété de nombreux opéras de Wagner, est mort dans la nuit de lundi à mardi à l'âge de 66 ans, selon les médias allemands.

L'artiste, atteint de la maladie de Parkinson, est mort dans un hôpital bavarois des suites d'une pneumonie, a indiqué son frère, Fritz Hofmann, au quotidien régional Rheinischer Post.

Peter Hofmann, qui fit également une carrière de chanteur de rock avec plusieurs albums, avait notamment été la vedette en Allemagne de la comédie musicale « Le Fantôme de l'opéra », rappelle le quotidien à grand tirage Bild.

En 2008, l'entourage de Peter Hofmann avait annoncé qu'il était atteint de démence et ne se déplaçait plus qu'en fauteuil roulant. Selon le journal berlinois Tagesspiegel, il vivait dans la pauvreté en raison notamment de sa maladie qui l'avait contraint à arrêter sa carrière mais aussi à deux divorces coûteux.

Hofmann s'était produit entre autres à la Scala de Milan, au Bolchoï, à Covent Garden et au festival wagnérien de Bayreuth.

mercredi 1er décembre 2010

______________________________
Héritage de Charles Trenet: non-lieu
après une plainte pour abus de
faiblesse

La justice a ordonné un non-lieu après la plainte pour abus de faiblesse déposée à Créteil par le neveu de Charles Trenet qui conteste les conditions dans lesquelles l'ancien secrétaire personnel de l'artiste est devenu son héritier, a-t-on appris mardi de source judiciaire.

Une juge d'instruction du tribunal de Créteil a rendu pendant l'été une ordonnance de non-lieu après la plainte avec constitution de partie civile déposée fin 2009 par Wulfran Trenet, le neveu du chanteur décédé en 2001.

Wulfran Trenet, accompagné de la demi-soeur du chanteur, Nadine, cherchait à faire annuler le testament olographe rédigé fin 1999 par « le Fou chantant » qui a désigné Georges El Assidi, son ancien secrétaire particulier, comme son légataire universel.

« La plainte était déposée contre X mais elle visait implicitement le légataire », M. El Assidi, a précisé la source judiciaire.

Fin 2008, les deux parents du chanteur avaient déjà déposé une première plainte contre M. El Assidi pour « abus de faiblesse » et « extorsion ».

Mais après une enquête préliminaire, le parquet de Créteil avait décidé de classer la plainte sans suite en 2009, estimant que les accusations n'étaient pas fondées.

Le débat autour de l'héritage de Charles Trenet avait également été relancé en septembre 2009 quand un Québécois de 59 ans, Michel Paradis, avait affirmé être le fils du chanteur et s'était dit prêt à se soumettre à des analyses génétiques.

En novembre 2009, une ancienne maison de Charles Trenet, située sur la Côte d'Azur et appartenant à M. El Assidi, avait été vendue pour 1,5 million d'euros.

mercredi 1er décembre 2010

______________________________
« Noir Désir, c'est terminé »,
annonce le batteur Denis Barthe

Le batteur du groupe Noir Désir, Denis Barthe, a annoncé mardi à l'AFP la fin de l'activité du groupe, au lendemain du départ du guitariste Serge Teyssot-Gay.

« Noir Désir, c'est terminé », a déclaré le musicien, en précisant s'exprimer au nom des deux autres membres du groupe, le chanteur Bertrand Cantat et le bassiste Jean-Paul Roy.

« On ne va pas maintenir Noir Désir en respiration artificielle pour de sombres raisons », a-t-il ajouté, ajoutant à l'adresse des fans: « Ce n'est pas la fin du monde ».

Lundi, le guitariste Serge Teyssot-Gay avait annoncé dans un bref communiqué sa décision de quitter le groupe, évoquant des désaccords avec Bertrand Cantat et un « sentiment d'indécence » quant à la situation du groupe.

Joint au télépnone, Denis Barthe a indiqué que les membres du groupe avaient appris la décision du guitariste « en même temps que tout le monde », à la lecture du communiqué de presse.

« Les raisons qui sont exposées dans ce communiqué sont claires et limpides, elles ne laissent pas de place à la discussion », a jugé le batteur.

« Il faut croire qu'il y a eu un éloignement, une incompréhension entre nous, peut-être des envies différentes. Noir Désir travaillait. On était en répétition la semaine dernière, on devait l'être la semaine prochaine », a-t-il ajouté.

Denis Barthe, qui est le porte-parole officieux du groupe depuis plusieurs années, a précisé que Bertrand Cantat et Jean-Paul Roy n'avaient « pas vraiment envie de s'exprimer ».

Il a refusé d'évoquer l'avenir musical des membres du groupe.

Noir Désir, devenu la référence du rock français avec six albums studio et des concerts à l'énergie légendaire, a été mis en sommeil après le meurtre de Marie Trintignant en 2003, pour lequel son compagnon Bertrand Cantat a été condamné à 8 ans de prison.

Le groupe avait repris les répétitions depuis sa libération conditionnelle en 2007, mais n'avait plus publié d'albums studio depuis « Des visages, des figures » en 2001.

Après être resté d'une extrême discrétion depuis plusieurs années, Bertrand Cantat s'était peu à peu rapproché de son public ces derniers mois.

Début octobre, il avait fait son retour sur scène dans la région bordelaise, en apparaissant au côté de ses amis du groupe Eiffel lors d'un festival. Quelques jours plus tard, il était remonté sur scène pour un concert caritatif en jouant avec Denis Barthe et Jean-Paul Roy, mais sans Serge Teyssot-Gay. Celui-ci était absent « pour une bête raison de calendrier », a précisé M. Barthe.

mercredi 1er décembre 2010

______________________________
Rendez-vous avec Charlie Watts,
le batteur des Rolling Stones sur
Equidia

Charlie Watts, le batteur des Rolling Stones, surveille ses pur sang arabes dans les prés: la légende du rock a ouvert les portes de son haras de 250 chevaux à l'équipe d'Equidia, la chaîne du cheval.

Pour son émission, « Caroline à rendez-vous », Caroline Avon a suivi le rockeur et sa femme Shirley au « Halsdon Arabians », en Angleterre dans la campagne du Devonshire, où le couple vit loin des projecteurs.

Depuis quinze ans, ils vouent une même passion pour le cheval arabe et ont fait naître de vrais champions. Les plus beaux spécimens ont même été primés au Championnat du monde du cheval arabe à Paris l'an passé.

« J'aime vivre ici avec mes chevaux. Je préfère les voir au pré que dans des shows », raconte Charlie Watts, à l'allure « so british » avec sa longue veste de gentleman farmer.

Le concours, c'est le domaine de Shirley, qui partage la vie de l'artiste depuis cinquante ans. Elle estime « que les chevaux ont une vie sociale intéressante ». « On a plus de problèmes avec les juments que les étalons. Avec cette race de chevaux très fiers, il faut être calme et détendu », témoigne Shirley, qui ne quitte pas son chapeau de cow-boy.

Les téléspectateurs suivront aussi en compétition Elandra, une jolie jument grise, au port de tête altier et aux allures aériennes, qui est la star de la maison et engrange les prix.

Au domaine des Watts, les chevaux passent leur temps à l'herbage dans d'immenses paddocks et sortent à tour de rôle en promenade. « On ne peut rien imposer aux chevaux arabes. On peut juste leur demander gentiment », conseille Shirley.

mercredi 1er décembre 2010

______________________________
Le manuscrit de « The Times They
Are A-Changin » aux enchères à
New York

Le manuscrit d'une des chansons les plus célèbres des années 60, « The Times They Are A-Changin' » de Bob Dylan, va être proposé aux enchères à New York le 10 décembre, a annoncé mardi Sotheby's.

La double feuille de papier écorné, où le texte est écrit au crayon de la main du chanteur, sans les notes de musique, est estimée entre 200.000 et 300.000 dollars, ajoute la salle des ventes. Le manuscrit appartient à « plusieurs personnes », indique Sotheby's sans plus de précision.

La chanson a donné son titre au troisième album de l'auteur-compositeur symbole de la contestation des années 60 aux Etats-Unis. Paru en janvier 1964, l'album traitait de racisme, de pauvreté, d'engagement politique et de changement social.

Bob Dylan, qui aura 70 ans en mai prochain et continue à enregistrer, est revenu vers le blues ces dernières années. Il vient de terminer une tournée américaine bien accueillie par les critiques et le public.

mercredi 1er décembre 2010

______________________________
« Afrique(s) », série documentaire
née d'un « pari fou » sur le passé du
continent

Comment raconter un siècle de bouleversements non pas pour une région, mais tout un continent ? C'est le « pari fou » ayant abouti à la série documentaire « Afrique(s) » présentée la semaine dernière à Libreville, affirme son réalisateur, le Français Alain Ferrari.

« Afrique(s), Une autre histoire du 20e siècle » est le titre complet de cette oeuvre composée de quatre films de 90 minutes, co-écrite par l'historien congolais Elikia M'Bokolo et le journaliste français Philippe Sainteny.

La série a été projetée à Libreville, en première grand public africaine, dans le cadre du 5e festival « Escales documentaire de Libreville » (22-27 novembre) en marge duquel une journaliste de l'AFP s'est entretenue avec M. Ferrari, auteur de plus de 40 documentaires, sans compter séries et fictions.

Elle « est née d'un pari fou, (...) pari délirant, de raconter l'histoire politique durant tout le 20e siècle non pas d'un pays, non pas de deux pays, non pas même de trois pays, mais de 53 pays, c'est-à-dire du continent africain », déclare l'homme, cheveux blancs, yeux souriants et air d'un grand-père débonnaire.

« C'était un pari fou mais un challenge extraordinaire pour un réalisateur un peu âgé comme moi, parce que ce n'était pas facile à faire », estime-t-il, refusant de dévoiler son âge. « Il fallait d'abord faire un effort de synthèse pour résumer les grandes lignes de cette histoire politique, sans entrer dans le détail des 53 pays, (...) montrer à la fois les grandes lignes et ce qui, à chaque fois, apporte une nuance ou une différence. »

Il a fallu près de quatre ans de travail et un budget de production hollywoodienne qu'Alain Ferrari tait. Cependant, consent-il à lâcher, « le producteur (Tancrède Ramonet, NDLR) a une super dette de je n'ose pas vous dire combien de centaines de milliers d'euros. Mais il assume ça, (...) il fallait des gens prêts à s'embarquer dans cette histoire qui était très casse-gueule ».

La série raconte une histoire marquée par les horreurs de guerres et répressions, avec des images souvent insoutenables de charniers ou corps démembrés, déchiquetés, éventrés, brûlés, ce qu'ont reproché certains spectateurs aux auteurs lors de débats ayant suivi les projections.

« Ces images ne viennent que pour souligner un propos. Il n'y a aucune délectation particulière à (les) montrer », avait réagi Philippe Sainteny.

Les films sont aussi traversés par des moments plus heureux: l'euphorie du Ghanéen Kwamé Nkrumah à l'indépendance de son pays ou, selon l'expression du poète Aimé Césaire dans un des films, le « carillonnement de toutes les cloches en train de sonner: Nelson Mandela ! » à la libération du Sud-Africain icône de la lutte anti-apartheid...

« Ce qui est dit et montré est exceptionnel (...). Le travail de recherche est considérable », salue notamment Africultures, site et revue dédiés aux cultures africaines.

Alain Ferrari, réputé spécialiste du travail sur les archives et habitué de films historiques, explique: « On a des archives qui viennent de beaucoup d'endroits, pratiquement de toutes les sociétés d'archives qui existent dans le monde », dont l'Institut national de l'audiovisuel (INA), co-producteur des films avec Temps Noir et la chaîne publique France 5.

« Une grande partie vient de l'INA mais l'INA n'a pas tout. (...) On s'est heurté à un problème majeur, la conservation de ces archives. Il y (en) a certaines qui sont dans un état épouvantable », affirme-t-il.

La série comporte aussi des entretiens avec « une trentaine de grands témoins », dont les ex-présidents Kenneth Kaunda (Zambie), Alpha Oumar Konaré (Mali), l'écrivain nigérian Wole Soyinka ou l'écologiste kényane Wangari Maathai.

mercredi 1er décembre 2010

______________________________
Les retrouvailles de Paris et de
Mondrian

Pour la première fois depuis 40 ans, Paris présente à partir de mercredi une grande exposition consacrée aux années-clef de Mondrian, père de l'abstraction géométrique, dont les compositions orthogonales aux couleurs primaires sont devenues des phares de la modernité.

Le Centre Pompidou, qui a entièrement conçu cet événement culturel, a choisi de présenter simultanément le mouvement d'avant-garde hollandais De Stijl (Le Style). Piet Mondrian (1872-1944) fut le mentor de ce groupe emmené par le peintre Theo van Doesburg, fondateur de la revue De Stijl, avant de prendre ses distances.

« Mondrian, qui est l'un des plus grands artistes du XXème siècle, n'avait pas vraiment été montré en France depuis une exposition à l'Orangerie des Tuileries en 1969. Nous réparons une injustice. D'autant que l'essentiel de son oeuvre a été produite à Paris », déclare à l'AFP Alain Seban, président du Centre Pompidou.

En 2002, le musée d'Orsay avait présenté une exposition centrée sur les premières années (1892-1914) du peintre né en Hollande, qui allaient le mener petit à petit « sur les chemins de l'abstraction ».

De son côté, « De Stijl est l'un des mouvements les plus emblématiques de cette époque mais il est ignoré en France », relève M. Seban. « En rapprochant les deux, on se donne la possibilité de mettre en lumière des origines communes, notamment l'intérêt pour la théosophie ou le spiritualisme », explique-t-il.

Il n'y avait encore jamais eu d'exposition en France consacrée à De Stijl, groupe passionnant, actif de 1917 à 1931, qui était tendu vers la recherche de l'harmonie universelle. Peinture, sculpture, mobilier, graphisme, architecture, urbanisme: ses membres rêvaient de faire tomber les cloisons des disciplines pour organiser un monde géométrique, où la couleur crée l'espace.

Préparée par trois commissaires, l'exposition « deux en un », qui se tient jusqu'au 26 mars, s'étend sur 2.100 mètres carrés, soit 22 salles -dont la moitié consacrée à Mondrian. Un long parcours, riche en découvertes. Environ 700 oeuvres et objets sont présentés, selon les commissaires.

Pour le « chapitre » Mondrian, le Centre Pompidou a choisi se centrer sur la période parisienne de l'artiste qui quitte les Pays-Bas en 1912 à 40 ans pour rejoindre Paris, alors capitale des arts.

Il y restera jusqu'en 1938 (mis à part une interruption liée à la Première guerre mondiale) avant de plier bagage pour Londres, devant la montée du nazisme. En 1940, il quittera l'Europe pour New York où il décèdera en 1944.

L'exposition présente une centaine d'oeuvres majeures de Mondrian (peintures, dessins) ainsi que des photographies, des carnets, des lettres.

« L'artiste travaillait par cycle, par série. L'accrochage ne pouvait être que chronologique », souligne Brigitte Léal, commissaire de la partie Mondrian.

« Entre 1912 et 1920, Mondrian va mener progressivement le cubisme vers le néoplasticisme, passant de la réalité naturelle à la réalité abstraite », explique Mme Léal.

Ce nouveau langage pictural s'appuie sur le plan -la troisième dimension est bannie-, ainsi que sur les trois couleurs primaires (rouge, bleu, jaune) et les « non-couleurs » (blanc, noir, gris). Lignes droites, rectangles. Oppositions. Equilibre.

A ne pas manquer, la reconstitution de l'atelier de Mondrian, 26 rue du Départ à Montparnasse, qualifié de « poème de l'angle droit » par l'architecte Le Corbusier. Le « chapitre » De Stijl, élaboré par Frédéric Migayrou et Aurélien Lemonier, présente 350 oeuvres de ce mouvement.

mercredi 1er décembre 2010

______________________________
« l'Odyssée des chevaux du vent » :
le Musée vivant du cheval célèbre
les mythologies

Hélios, l'astre solaire, chevauche un sculptural étalon noir, les Valkyries, divinités guerrières, jonglent avec le feu et les armes. « L'Odyssée des chevaux du vent », le nouveau spectacle de Noël du Musée vivant du cheval à Chantilly (Oise) célèbre les mythologies.

Cette épopée fantastique, présentée du 1er au 2 janvier 2011, met en scène une troupe d'artistes polyvalents, écuyers, voltigeurs et acrobates, ainsi qu'une trentaine d'équidés : chevaux de trait, lusitaniens, pur-sang arabes mais aussi des mini-poneys et un âne.

Séléné, Déesse de la Lune, emmène le public dans un monde peuplé d'animaux étranges comme le cheval-dragon ou les âmes oiseaux et gouverné par les Valkyries.

Les chevaux, transformés en licornes et dragons, réalisent de nombreuses prouesses équestres. Ils piaffent, marchent au pas espagnol et accomplissent le « passage » (trot relevé et majestueux d'une grande lenteur) dans une absolue légèreté, passant en revue toutes les figures du dressage de haute école.

« Dans la mythologie, les chevaux apparaissent toujours de manière très forte et pour ce nouveau spectacle, son et lumière, je veux faire rêver les enfants avec Pégase, les Centaures et le cheval de Troie », raconte le metteur en scène, Virginie Bienaimé.

Pour la première fois, le spectacle réunissant une dizaine d'artistes dont une majorité de femmes, se déroule à la fois sur la piste et dans les airs. « J'incarne un dieu de la forêt, très espiègle qui vole au-dessus des chevaux », explique Jérôme Aussidal, l'acrobate aérien.

Durant tout le spectacle, l'alpiniste réalise de nombreuses envolées très techniques et grimpe sur les murs comme une araignée.

Les quelque 25.000 spectateurs attendus retrouveront la folie créatrice de la styliste Monika Mucha qui drape hommes et animaux de plumes et de soie.

Le Musée vivant du cheval, installé dans les Grandes écuries construites par l'architecte Jean Aubert à la demande de Louis-Henri de Bourbon, septième prince de Condé, est présidé par l'Aga Khan depuis 2006.

Avec ses 31 salles thématiques (alimentation, anatomie, représentations artistiques, harnachements, courses...), et son écurie de chevaux de races différentes, l'établissement se veut à la fois « vivant, pédagogique et culturel ». Il attire en moyenne 160.000 visiteurs par an.

mercredi 1er décembre 2010

______________________________
Un mur sur le célèbre site
archéologique de Pompéi s'écroule

Un mur d'une douzaine de mètres protégeant « la Maison du moraliste » s'est écroulé mardi sur le célèbre site archéologique de Pompéi, près de Naples (sud de l'Italie), a-t-on appris auprès des responsables locaux.

« Un mur qui s'était déjà écroulé à la suite des bombardements pendant la seconde guerre mondiale et qui a été reconstruit s'est de nouveau écroulé ce matin sur une douzaine de mètres », a déclaré à l'AFP le service des biens architecturaux de Pompéi, un des lieux les plus visités d'Italie.

« Ce mur était composé de pierres anciennes que nous allons récupérer et réutiliser, comme lors de la précédente reconstruction, et il ne comportait pas de fresques ou peintures », selon la même source.

Le mur était situé derrière la Maison du moraliste, ainsi appelée car son propriétaire avait fait inscrire sur les murs du jardin de sa demeure des phrases de morale pour ceux qui lui rendaient visite. Cette construction n'a jamais été ouverte au public.

Il y a trois semaines déjà, un autre édifice de Pompei, la Maison du gladiateur, s'était complètement écroulé, suscitant en Italie une vague d'indignations et d'inquiétudes sur la préservation de ce patrimoine.

Dans les deux cas l'écroulement, dont les causes doivent encore être officiellement établies, semble pouvoir être attribué à de fortes pluies qui ont déstabilisé le terrain.

Pompéi, ensevelie sous les cendres par l'éruption du Vésuve le 24 août 79 après Jésus-Christ, a fait l'objet de fouilles systématiques depuis 1860 et constitue l'ensemble le mieux conservé d'une ville de l'époque romaine et de l'art et de la culture de l'époque. Elle est classée au patrimoine mondial de l'Humanité par l'Unesco.

« Il faut examiner avec prudence ce qui s'est produit et éviter les alarmismes inutiles. La situation à Pompéi est constamment contrôlée par les techniciens et l'écroulement n'a concerné aucun élément important, ayant une valeur historique, artistique ou archéologique », a réagi le ministre de la Culture Sandro Bondi.

mercredi 1er décembre 2010

______________________________
Réforme des universités: cortèges
et chaos dans les grandes villes
d'Italie

Des dizaines de milliers d'étudiants ont défilé mardi dans les grandes villes italiennes contre la réforme des universités, dont l'adoption est prévue ce mardi à la Chambre des députés, bloquant le centre de Rome et perturbant fortement le trafic dans plusieurs villes.

Les étudiants ont décrété mardi une journée d'action contre cette réforme qu'ils combattent spectaculairement depuis une semaine, avec des occupations de monuments célèbres comme le Colisée à Rome ou la Tour de Pise. Leur mot d'ordre est de « paralyser » le pays par des cortèges spontanés.

Selon l'Union des universitaires (UDU), « plus de 400.000 étudiants sont mobilisés dans toute l'Italie ».

A Rome, tous les accès à la Chambre des députés ont été bloqués par d'imposants cordons des forces de l'ordre. Du coup, les étudiants se sont repliés sur les rives du Tibre, où ils ont bloqué la circulation.

Des cordons de police bloquaient aussi la place de Venise et l'Avenue des Forums impériaux près du Colisée.

A la grande surprise des touristes, une partie du trafic a été déviée vers le quartier de la Fontaine de Trevi, habituellement zone piétonne.

« Des cortèges spontanés bloquent le pays un peu partout. Les étudiants ont une fois de plus dit non à (Mariastella) Gelmini (ministre de l'Education), à (Silvio) Berlusconi et à leur réforme », a déclaré Flavio Arzarello, coordinateur national du mouvement de jeunes du Parti communiste.

Des manifestations ont également eu lieu dans le centre de Turin, tandis qu'à Milan, des manifestants ont occupé durant une vingtaine de minutes une gare. Ils ont également lancé des oeufs et des pétards contre un des sièges de l'université catholique.

A Naples, aux prises avec la crise des déchets, ils ont jeté des sacs d'ordures devant le siège du gouvernement régional.

Des manifestations ont également eu lieu à Venise, Turin, Palerme, ainsi qu'à Brescia où la police a repoussé à coups de matraques des jeunes qui leur jetaient des bouteilles. Echauffourées entre la police et les étudiants également devant la gare de Bologne (centre).

Selon l'UDU, « des centaines d'initiatives contre la réforme de l'université ont été organisées dans le pays: occupation des facultés, des toits, blocage de la circulation, occupation de monuments. Initiatives qui ont un seul but: bloquer le projet de loi et sauver l'université publique de la mort ».

« Cette réforme coupe les fonds pour les bourses, diminue de façon drastique la représentation des étudiants, élimine la figure du chercheur et surtout taille dans le financement du fonctionnement ordinaire » des universités, dénonce l'UDU.

Confronté à la crise économique, le gouvernement a adopté plusieurs lois en deux années de mandat dont l'effet a été de réduire le budget d'environ 9 milliards d'euros et de supprimer 130.000 emplois dans l'éducation nationale sur une période de cinq ans (de 2009 à 2013).

La réforme de l'université prévoit la fusion des établissements les plus petits, l'entrée dans les conseils d'administration d'experts extérieurs au monde académique et réduit le mandat des recteurs.

Ses détracteurs estiment qu'elle vise surtout à faire des économies, par exemple via le non renouvellement des contrats à durée déterminée de dizaines de milliers de chercheurs.


©Musicologie.org 2010