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Actualité musicale

1er — 10 novembre 2007

 

  Actualité musicale du 1er novembre 2007

Du 1er au 30 novembre 2007
Satellit Cahé, Paris

Festival
Sur la route des sons
Édition 2007

Le SATELLIT Café vous propose, pour sa 5e édition de « Sur la route des sons », un éclectique périple musical : empruntez une route atemporelle qui parcourt le monde, et arrêtez-vous au gré des différents paysages sonores.

Rares sont les occasions de prendre son cœur pour seul bagage, et d’aller à la rencontre de l’« Autre ». L’autre mélomane, l’autre voyageur ou l’autre néophyte... avec qui l’on peut partager, sur un petit bout de route, les sons qui la parcourent. Ce sont ces occasions de rencontres entre voyageurs insatiables et musiques intarissables que le Satellit Café veut provoquer le temps de son événement « Sur la route des sons ».

  • Jeudi 1er  novembre 2007  Nadia Golski, Chants de papouasie sur Musique Tzigane
  • Mardi 06 et Mercredi 7 novembre 2007 - Lansly - Folk Rock Psyché Hindou
  • Jeudi 8 novembre 2007  Arbols Wolrd Electroacoustique balkanique, indienne
  • Mardi 13  novembre 2007  Catherine Braslavsky  Du chant sacré aux musiques du Monde
  • Mercredi 14 novembre2007  Rabia Jabrane et Meskakyl Chansons traditionnelles du Maroc
  • Jeudi 15 novembre 2007 OUSMAN  Chansons en Wolof, Bambara et Peul
  • Mardi 20 novembre 2007  D'une mer à l'autre Chansons de Grêce et de Turquie
  • Mercredi 21 novembre 2007  Freedom For Seeds  Jazz Latinindo
  • Jeudi 22 novembre 2007   SMADJ   Electro World
  • Vendredi 23 novembre 2007  AHMED FOFANA et le METIS MANDINGUE  Jazz Mandingue
  • Mardi 27 et mercredi 28 novembre 2007  Mariana AYDAR  Nouvelle musique brésilienne
  • Jeudi 29 novembre 2007   TIPARI  Chansons ensoleillée - Paris ==> La Réunion
  • Vendredi 30 novembre 2007  BIA  Bossa nova sur voix de velours

Pour sa 5ème édition, le festival « SUR LA ROUTE DES SONS » n’a jamais été aussi riche en couleurs et en voies. Chacune d’elle permet de croiser un artiste attaché à ses traditions musicales, sachant aisément mélanger son folklore aux musiques modernes. Une route composée d’une dizaine d’étapes musicales, où les sonorités se croisent, s’entrechoquent, se bousculent... Une route intercontinentale pour un parcours musical surprenant et innovant, auquel nous vous invitons...

Le Satellit Café
: http://www.satellit-cafe.com/public/rubrique.tpl?rub=20613

1er novembre 2007, 15 h
Moulin d'Andé

Récital de piano
Guigla Katsarava

Alexandre Scriabine
24 préludes op. 11

Claude Debussy
Trois préludes
Voiles, La cathédrale engloutie, Minstrels

Robert Schumann
Arabesque op. 18

Franz Liszt
Rapsodie hongroise n°10
Polonaise n°2

Réservation conseillée : 02 32 59 70 00, De 9 h à 12 h 30 et de 14 h à 18 h 30. Prix des places : 13 €. Tarif réduit : 10 € (enfants jusqu’à 12 ans, étudiants, demandeurs d’emploi, abonnés) — Moulin d’Andé, Centre culturel de rencontre, 27430 Andé. e-mail : moulin@moulinande.asso.fr — Site : http://www.moulinande.fr

Né à Tbilissi (Géorgie) en 1972, Guigla Katsarava commence ses études musicales dès l'âge de 5 ans. A 11 ans, il est invité par l'Orchestre Philharmonique de l'Etat de Géorgie pour interpréter le 1er concerto de Beethoven. La même année, il gagne le 1er prix du concours « Jeunes musiciens de l'Union soviétique  ».

En 1989 il entre au Conservatoire Tchaïkovski de Moscou où il étudie avec Lev Naoumov. Durant ces années, il remporte le 1er prix de musique au 1er concours international de piano Serge Rachmaninov et donne de nombreux récitals dans les plus célèbres salles de Moscou, ainsi que dans toute l'Union soviétique. Il quitte le Conservatoire de Moscou avec la plus haute distinction honorifique : le « Diplôme rouge  ».

En 1994, il entre au Conservatoire National Supérieur de Musique de Paris pour y suivre le cycle de perfectionnement (3e cycle) dans la classe de Gérard Frémy. Parallèlement, il suit les conseils de Lazar Berman à la Hochschule Franz Liszt de Weimar, et obtient en Allemagne le « Konzert-Diplom ». Depuis 1997 il remporte la médaille d'honneur au Concours international d'Épinal (France), le prix Carmen Sorbello au Concours international de piano William Kapell (USA). Guigla Katsarava se produit en soliste avec de nombreux orchestre européens, et en récital.

Il collabore avec le violoniste Gérard Poulet, les violoncellistes Philippe Muller, Dominique de Williencourt, Jerome Pernoo, Guiorgi Kharadze. Il a également participé à différentes émissions de radio et télévision, notamment à France Musiques, Radio Classique Alsace, M6, mais encore pour des télévisions yougoslaves, italiennes et istraéliennes.

Il est actuellement professeur à l'Ecole Normale de Musique de Paris A.Cortot.

Sorin Gheraliu veut rendre sa liberté
au « piano tzigane »

Pour fuir les préjugés pesant sur le cymbalum ou « piano tzigane », le musicien roumain Sorin Gheraliu a quitté son pays pour la France avec l'espoir de rendre à son instrument sa liberté musicale.

« Le cymbalum est considéré comme un instrument traditionnel en Roumanie et en Hongrie, mais pour moi, c'est un instrument digne des grandes scènes », explique cet homme qui, à l'image de sa musique, prend le temps de choisir ses mots avant de répondre dans un français parfait, d'une voix douce ponctuée de légers silences.

Alors que les sonorités étranges de cet instrument à cordes frappées commencent à émouvoir l'Occident grâce aux films d'Emir Kusturica et à la musique de Goran Bregovic, le cymbalum reste méconnu du grand public.

Originaire d'Inde, l'instrument doit son surnom aux Tziganes qui l'ont rapporté de leurs voyages. Sorin Gheraliu a été happé par cette musique quand il avait 8 ans.

« C'est un héritage de famille de mon grand-père qui l'avait appris de son père », raconte ce musicien âgé de 34 ans. Enfant, à 13 ans, il allait à des mariages « voler » des airs, attendant le « meilleur moment, quand vers 4 heures du matin, lorsque tout le monde en a marre de la musique dansante, chaque musicien se met à exprimer ses sentiments ».

« J'aimais cette façon qu'ils avaient de ne pas suivre le cours imposé », raconte-t-il, les yeux dans le vague.

Après la chute de Ceausescu en 1989, Sorin décide d'entrer au conservatoire de Bucarest... comme cymbaliste.

« J'avais une connaissance, un musicien qui jouait du trombone », se souvient-il. « Je lui ai demandé si j'avais une chance, mais il a ri. D'un rire blessant, qui m'a démontré que je jouais d'un instrument très mal vu ».

« J'ai su alors que j'allais rencontrer une vie difficile d'intégration », raconte-t-il.

La porte du conservatoire lui reste fermée, mais il travaille comme violoniste à l'opéra et, pour vivre, enregistre de la musique commerciale.

En 1997, il arrive en France et part en tournée à travers le pays avec le cirque Zavatta pendant deux ans. « J'étais émerveillé de découvrir un public très ouvert, sans préjugés », se rappelle-t-il.

Aujourd'hui, Sorin Gheraliu habite Strasbourg et focalise ses recherches musicales sur le « cross-over », le mélange des genres, expliquant jouer le cymbalum de manière plus libre, plus tonique et moins rythmée. Il a aussi expérimenté le jazz manouche au côté de l'accordéonniste Marcel Loeffler.

Pour montrer que le cymbalum est capable de musiques modernes, il s'assoit derrière son instrument, saisit ses petits marteaux de coton, puis, après un temps de réflexion, se lance en laissant libre cours à son imagination et en improvisant sur des airs d'inspiration orientale ou balkanique teintés de jazz ou de flamenco.

« La musique que je joue est une musique libre, car je suis arrivé dans un pays de libre expression », aime-t-il rappeler. « On ne peut pas mettre la musique dans une cage ».

Gala Long-Thibaud :
succès des écoles pianistiques d'Asie

Le gala à entrée libre du 64e Concours international Marguerite Long - Jacques Thibaud a fait le plein mardi soir Salle Pleyel à Paris et a consacré le succès de la virtuosité pianistique asiatique.

France Musique et les radios de l'Union européenne de radio-télévision (UER) ont retransmis en direct le concert, qui a permis d'entendre les six finalistes, soit en solo, soit avec orchestre.

Trois d'entre eux -- retenus parmi 33 pianistes sélectionnés de neuf pays -- venaient d'Asie et avaient choisi de se présenter dans des oeuvres sans doute difficiles d'exécution mais qui permettent de briller.

Un seul de ces finalistes asiatiques, le détenteur du premier grand prix doté de 30.500 euros, le Japonais Hibiki Tamura, 20 ans, s'est cependant vraiment imposé dans cet exercice.

Il avait choisi le 2e concerto de piano de Rachmaninov, dont la tonalité est celle de l'épanchement lyrique et nostalgique. Avec la complicité de l'Orchestre national de France et du chef français Alain Altinoglu, il a prouvé que chez lui la virtuosité n'était pas au détriment de l'expression.

Hibiki Tamura s'est d'ailleurs affirmé comme le grand vainqueur de la compétition qui, outre le premier grand prix, lui a décerné pas moins de cinq prix spéciaux, soit au total 14.300 euros.

L'autre bénéficiaire de ce Concours Long-Thibaud 2007 est le Coréen Junhee Kim, deuxième grand prix (15.200 euros) et détenteur de trois prix spéciaux d'un montant total de 12.100 euros. Technicien du piano, Junhee Kim l'est certainement, mais l'univers du 4e concerto de piano de Beethoven qu'il a joué au gala lui est encore étranger. Il est vrai qu'il n'a que 17 ans.

Virtuose, la Russe Sofya Gulyak l'est aussi: troisième grand prix (7.600 euros), elle a déjà 27 ans mais témoigne par son jeu, sa sonorité, d'une personnalité en interprétant de Liszt un « Sonnet de Pétrarque » et « La Campanella ».

Cinquième jour de grève à l'Opéra de Paris,
deux spectacles annulés mercredi

L'Opéra national de Paris a annoncé l'annulation de ses deux représentations (« Tosca » de Puccini à l'Opéra Bastille et ballet Preljocaj/McGregor à l'Opéra Garnier) programmées mercredi, au cinquième jour de la grève des personnels techniques contre la réforme des régimes spéciaux de retraite.

Depuis vendredi, jour de l'entrée en vigueur d'un préavis de grève courant jusqu'à ce mercredi, à l'exception de la journée de dimanche, l'établissement a dû annuler dix représentations, dont cinq de « Tosca », qui affichaient complet à Bastille (2.735 places).

Avec l'annulation de ces deux spectacles, l'Opéra a perdu au total 2,2 millions d'euros, selon la direction.

Les représentations reprendront normalement à partir de jeudi 1er novembre.

Aucun nouveau préavis de grève n'a été déposé mercredi. Un délai de cinq jours francs étant prévu avant l'entrée en vigueur de tout préavis, l'Opéra pourra donc assurer ses représentations à partir de jeudi et au moins jusqu'au milieu de semaine prochaine.

Trois syndicats minoritaires (Sud-spectacle, FO, FSU) ont déposé un préavis pour cinq jours (sauf dimanche 28) à compter du 26 octobre dans l'espoir de « faire bouger un gouvernement sourd à tout dialogue » sur la question des régimes spéciaux.

La CGT s'est associée à cet appel, « en partie seulement » selon la direction, mais suffisamment pour empêcher les représentations.

Des représentants de ces quatre organisations seront reçus ce mercredi à 15H00 au ministère de la Culture. « On y va mais nous n'avons pas des tonnes d'espoir sur ce qu'il peuvent nous dire », a déclaré à l'AFP mercredi Matthias Bergmann, délégué Sud-spectacle.

Le mouvement est suivi chez les machinistes et les éclairagistes, mais pas chez les artistes.

Les 1.680 salariés permanents (pour 1.700 pensionnés) de l'Opéra cotisent à leur propre caisse de retraite, qui est à l'équilibre moyennant une subvention de l'Etat d'environ 10 millions d'euros par an, et constitue l'un des plus anciens régimes spéciaux en vigueur, créé en 1698 par Louis XIV.

La disposition la plus emblématique concerne les 154 danseurs du ballet, qui peuvent faire valoir leurs droits à 40 ans, moyennant dix ans au moins de service, et au plus tard à 42 ans.

« Le dossier avance très favorablement », a indiqué mardi à l'AFP Eric Monin, délégué CGT du ballet, qui pense que les danseurs ne subiront pas de décote mais une baisse modérée des pensions à l'horizon 2012.

Les 102 artistes des choeurs de l'Opéra bénéficient quant à eux d'une ouverture des droits à 50 ans. Les techniciens de plateau (machinistes, électriciens, accessoiristes) sans horaires fixes peuvent partir à la retraite à 55 ans mais craignent pour l'avenir une décote importante.

Ce régime spécial a été mis en oeuvre pour prendre en compte la pénibilité physique des métiers, notamment celui des danseurs, mais aussi permettre le renouvellement de la compagnie et préserver ainsi son niveau artistique.

Opéra de Paris :
préavis possible de grève
pour le 13 novembre

Un nouveau préavis de grève devrait être déposé à l'Opéra de Paris avec effet le 13 novembre par les personnels techniques qui protestent contre la réforme des régimes spéciaux de retraite, a-t-on appris de sources concordantes.

La décision de principe a été prise mercredi en fin d'après-midi au cours d'une assemblée générale tenue après le retour à l'Opéra d'une délégation de représentants des syndicats Sud, FO, FSU auquels s'étaient joints des membres de la CGT au ministère de la Culture, a-t-on précisé de même source.

Les représentants syndicaux ont été reçus pendant deux heures mercredi après-midi par deux conseillers de la ministre de la Culture Christine Albanel, dont sa conseillère sociale. Selon la rue de Valois, la réunion s'est déroulée « dans un bon climat » avec des échanges « assez constructifs ».

Selon un des participants en revanche, « aucune réponse n'a été apportée ». « On est face à des gens qui veulent réformer pour réformer. C'est une régression sociale », a expliqué à l'AFP Matthias Bergmann, délégué Sud-spectacle.

« Le ministère veut qu'on négocie avec l'Opéra mais il n'y a pas de réelles négociations car la direction attend de voir ce qui va se passer dans les grandes entreprises », selon lui.

Dominique Legrand, directeur des ressources humaines de l'Opéra national de Paris, s'attend à un mouvement de grève à partir du 13. « Les entretiens que j'ai pu avoir avec des organisations syndicales me laissent penser que le mouvement sera plus large que le précédent, initié par des syndicats minoritaires », a-t-il expliqué à l'AFP.

La CGT, majoritaire à l'Opéra, devrait rejoindre l'appel à la grève suivant les décisions prises mercredi à la SNCF ou à la fédération de l'Energie.

M. Legrand rappelle que des « négociations ont avancé sur le statut des danseurs et des musiciens » mais qu'elles « bloquent à l'Opéra comme ailleurs sur certaines mesures proposées aux autres métiers ».

Dix représentations lors du dernier préavis de grève ont été annulées entre vendredi dernier et ce mercredi à l'Opéra Garnier et à l'Opéra Bastille.

Le mouvement était suivi chez les machinistes et les éclairagistes, mais pas chez les artistes. Les techniciens de plateau (machinistes, électriciens, accessoiristes) sans horaires fixes peuvent partir à la retraite à 55 ans mais craignent pour l'avenir une décote importante.

Les représentations reprennent normalement à partir de jeudi 1er novembre, en attendant le dépôt effectif du nouveau préavis de grève qui pourrait intervenir le 7 pour entrer en vigueur le 13.

« C'est pas classique ! »,
 plus de 100 concerts gratuits
durant 4 jours à Nice

Plus de 100 concerts gratuits de musique classique, dont la création française d'un oratorio composé par Paul McCartney, seront proposés à Nice à partir de jeudi et pour quatre jours dans le cadre de la troisième édition de la manifestation « C'est pas classique! ».

Ce marathon musical, qui n'est pas sans rappeler « Les folles journées de Nantes », vise à séduire mélomanes comme néophytes et rassemblera un millier d'artistes qui joueront jusqu'à dimanche soir dans l'une des douze salles du palais des congrès Acropolis de Nice.

Des musiciens actifs dans le département des Alpes-Maritimes, et de renommée internationale, participeront à la manifestation: les pianistes Jacques Taddei, Marie-Josephe Jude, Brigitte Engerer, les violonistes Olivier Charlier, Laurent Korcia, les chanteuses Elizabeth Vidal, Caroline Casadessus, Marie Kobayashi, le quatuor Ysaye.

Dimanche, la première création française de l'oeuvre « Ecce Cor Meum », oratorio pour choeur et orchestre classique composée par Paul McCartney en hommage à sa première épouse Linda, décédée, sera l'un des temps forts de la manifestation.

Autres événements annoncés: « le Messie » de Haendel par l'ensemble baroque de Nice en ouverture de la manifestation jeudi, un hommage à Maria Callas et Luciano Pavarotti par Eve Ruggieri, le Requiem de Mozart joué par l'Orchestre des jeunes de la Méditerranée, « Le livre des sables », une oeuvre de Bruno Coulais avec Daniel Mesguisch comme récitant.

Conférences, ateliers d'initiation au violon et violoncelle, master classes publiques, films musicaux complètent le programme de la manifestation, organisée et financée par le conseil général des Alpes-Maritimes. Plus de 40.000 spectateurs ont pris part à l'édition 2006.


  Actualité musicale du 2 novembre 2007

Le Rock japonais fait escale à Paris

Fait rare pour être souligné, deux groupes de rock venus du Japon se produiront début novembre devant le public parisien qui pourra ainsi découvrir les accents pop-rock de Plastic Tree et le néo-métal de Dir en Grey, dans le cadre de leurs tournées européennes.

Dir en Grey, déjà coutumier des grandes salles japonaises que sont le Nihon Budôkan ou l'Akasaka Blitz, va même s'offrir le luxe de jouer sur la scène du Zénith de Paris le samedi 10 novembre.

A ce jour, aucun groupe japonais ne s'est encore jamais produit dans une salle d'une telle capacité en France, c'est-à-dire plus de 5.000 places. Les cinq jeunes hommes, et notamment son très charismatique chanteur Kyo, concrétisent par cette date une infiltration en douceur dans l'hexagone.

Le groupe avait fait sa première apparition en France en juillet 2005, à l'Olympia, devant un parterre de 2.000 initiés. Le label Ganshin s'est empressé par la suite de distribuer en Europe l'album « Withering to death » sorti cette même année.

Oscillant entre du rock aux faux airs punk et du métal parfois lyrique, Dir en Grey cherche à s'adapter à son époque pour séduire un plus grand nombre de fans à travers le monde. Depuis leurs débuts en 1997, le succès ne se dément d'ailleurs pas puisque chacun de leur single ou presque s'inscrit régulièrement dans les dix premières ventes de singles au Japon.

Pour accompagner la sortie internationale de son tout dernier album intitulé « The Marrow of a Bone » et disponible depuis mars en France, Dir en Grey entamera à partir de ce vendredi une tournée européenne baptisée « Dir en Grey Tour 07 Dozing green » qui l'emmènera de Londres à Helsinki en passant par Amsterdam et Paris avant un retour en Grande-Bretagne prévu les 12 et 14 novembre. Le nom de cette tournée fait d'ailleurs écho à celui de leur tout dernier single distribué en Europe depuis lundi, soit cinq jours seulement après sa sortie au Japon.

Parallèlement, un autre groupe de rock japonais lui aussi célèbre au pays du soleil levant, se produira à Paris dès dimanche. Plastic Tree sera à la Maroquinerie, dans le vingtième arrondissement de Paris, après deux dates en Suède et en Allemagne et avant de partir pour la Grande-Bretagne et les Pays-Bas.

Pura, comme il est surnommé au Japon, va également vivre sa deuxième expérience française après un premier concert en juillet 2006 à la Locomotive, toujours à Paris.

J Music Live, une toute récente structure favorisant la promotion en France des artistes japonais, a oeuvré pour l'organisation de ce concert, mais aussi pour la séance de dédicaces prévue dimanche à 13h00 au Parc des Expositions de Villepinte (Val-d'Oise) dans le cadre de la manifestation Chibi Japan Expo autour des thèmes de la culture japonaise et du manga.

Si la salle de la Maroquinerie se veut plus confidentielle que celle du Zénith, la musique de Plastic Tree l'est beaucoup moins. Les quatre garçons ont délaissé le style visual kei qui a fait leur succès à leurs débuts en 1993, abandonnant une certaine extravagance dans les costumes et les coiffures, pour une musique rock plus lissée, mieux arrangée et plus facilement exportable.

Leur dernier album, intitulé Nega to Posi, tout comme la compilation « What is Plastic Tree » pressée spécialement pour l'Europe au mois de juillet pourraient ainsi largement conquérir un public néophyte, malgré le chant, en japonais dans le texte.

Donald Runnicles sera
le prochain directeur musical
du Deutsche Oper

L'Ecossais Donald Runnicles succèdera le 1er août 2009 à l'Italien Renato Palumbo en tant que directeur musical du Deutsche Oper, a indiqué jeudi à l'AFP le porte-parole de cet opéra berlinois.

Le chef d'orchestre Renato Palumbo a décidé de rompre avant terme son contrat, initialement prévu jusqu'en 2009, une décision qui prend effet ce jeudi, a indiqué le porte-parole Felix Schnieder-Henninger. Les raisons de cette démission n'ont pas été communiquées.

M. Palumbo, qui avait pris ses fonctions l'an dernier au Deutsche Oper, avait été hué en mars lors de la première représentation de « Freischütz », un opéra du compositeur allemand Carl Maria von Weber qui avait dû être interrompu.

« Il restera cependant lié au Deutsche Oper en tant que chef d'orchestre invité », selon M. Schnieder-Henninger.

Né le 16 novembre 1954 à Edimbourg, Donald Runnicles a commencé sa carrière internationale en 1980 en Allemagne, où il réussit vite à se faire un nom.

Il a fait ses débuts au Deutsche Oper en 1989 avec le Trouvère de Verdi.

Directeur musical de l'opéra de San Francisco depuis 1992, il sera à partir de septembre 2009 chef d'orchestre principal de l'orchestre symphonique écossais de la BBC.

Le Deutsche Oper est le seul des trois opéras de la capitale situé dans l'ancien Berlin-Ouest.

Dee Dee Bridgewater, malade,
sera remplacée par
Ernestine Anderson, à Salzbourg

La chanteuse américaine de jazz Dee Dee Bridgewater a annulé pour raisons de santé un concert qu'elle devait donner samedi à Salzbourg (centre-ouest) dans le cadre du traditionnel festival d'automne de jazz dans cette ville, ont annoncé jeudi les organisateurs.

La chanteuse a expliqué aux organisateurs qu'elle était « sérieusement malade » et que ses médecins lui avaient interdit de prendre l'avion de Las Vegas vers l'Europe.

Pour remplacer Dee Dee Bridgewater, les organisateurs ont invité la chanteuse de blues américaine Ernestine Anderson qui a immédiatement accepté.

L'été dernier, le forfait de la cantatrice Anna Netrebko, qui devait chanter avec son partenaire favori, le ténor Rolando Villazon, dans le cadre du célèbre festival d'été de Salzbourg avait fortement déçu public et organisateurs.

À l'ombre de Barbara

Alors que ses fans se recueilleront le 24 novembre pour les dix ans de sa disparition, un nouvel ouvrage lève un coin de voile sur les conditions de la mort, mais aussi les pans les plus sombres de la vie de Barbara.

« Dans l'ombre de Barbara » se lit comme un roman, avec comme point de départ un appel des pompiers donnant l'information de la mort de l'artiste au journaliste de permanence du quotidien « Le Parisien ». A la demande de la famille et des proches, il a été contraint de taire la nouvelle jusqu'à l'annonce officielle de sa mort, le lendemain. Si, selon l'auteur, Kävin Ka, ces faits sont bien réels, ils donnent à l'ouvrage une sombre toile de fond avec comme fil rouge la vie d'une artiste accomplie, mais jalonnée par les épreuves.

Il en est ainsi de son enfance sous l'Occupation qui, affirme l'auteur, fera d'elle plus tard « une apostate par omission » (elle était de confession juive, NDLR), ainsi que le laisse entendre les passages consacrés à ses obsèques. L'inceste, le viol, mais aussi les amours passionnées ou contrariées, qui participent de l'aura de mystère qui ne cessera de nimber l'univers de Barbara, sont eux aussi largement évoqués. Avec comme point d'orgue une relation à la mort sous le registre de la métempsychose, voire de messages portés par des apparitions spectrales.

Les nombreux combats de Barbara sont aussi passés en revue, notamment celui contre le SIDA pour lequel elle fut l'une des premières à se battre, toujours selon l'auteur, en dépit d'une certaine frilosité de sa maison de disques.

  Actualité musicale du 3 novembre 2007

Délirant mais vrai :
le nouveau patron d'EMI
prêt à lâcher les artistes
qui ne travaillent pas assez

Le directeur général du fonds d'investissement britannique qui a racheté le label EMI s'est engagé à laisser tomber les artistes qui ne travailleraient pas assez et à changer le système de rémunération des cadres de l'entreprise, selon le Financial Times daté de vendredi.

Citant une note interne de l'entreprise dont il a obtenu une copie, le quotidien britannique révèle que Guy Hands, PDG de Terra Firma, qui a racheté EMI en août dernier, envisageait des « changements fondamentaux » dans la maison de disques.

EMI, numéro trois mondial du disque, est le label de célébrités comme les Beatles, les Rolling Stones, Norah Jones, ou encore Raphaël et Alain Souchon.

« Tandis que de nombreux artistes passent un temps énorme à travailler avec leur label pour promouvoir et parfair leur musique, certains ne pensent malheureusement qu'à négocier pour obtenir une avance maximum... des avances qui souvent ne sont pas honorées en retour », écrit M. Hands dans cette note, sans citer de nom précis.

Une fois que des critères plus exigeants seront déterminés, il conviendra de « choisir avec quels artistes nous voulons travailler », ajoute-t-il.

Le système de rémunération des cadres « n'encourage pas les bons comportements et ne récompense pas les actions justes », souligne dans la note le PDG.

Les cadres d'EMI sont rétribués pour chaque nouveau contrat signé que le label récupère ou non l'avance fournie.

Le groupe britannique lutte contre une chute des ventes aux Etats-Unis et a déclaré cette année qu'il ne verserait pas de dividende à ses actionnaires avant 2009.

Terra Firma a racheté EMI pour 3,2 milliards de livres dette comprise (4,8 milliards d'euros) après une longue bataille avec la maison de disques américaine Warner, numéro quatre mondiale.

Le chorégraphe Igor Moïsseïev
s'est éteint à l'âge de 101 ans

Le chorégraphe russe Igor Moïsseïev, mort vendredi à Moscou à 101 ans, a promu la Russie sous tous les régimes avec ses ballets folkloriques, tout en puisant dans des cultures plus lointaines.

Le créateur des célèbres Ballets Moïsseïev, qui a succombé à une insuffisance cardiaque, « était un véritable patriote dont la troupe unique a conquis les meilleurs scènes du monde » en s'inspirant « de la culture de peuples différents », a souligné le président Vladimir Poutine dans un message de condoléances à sa veuve et sa fille.

Né à Kiev le 21 janvier 1906, Igor Moïsseïev aimait à raconter comment ses souvenirs d'enfance ont nourri ses créations, notamment sa découverte des fêtes foraines dans la région de Poltava, en Ukraine.

La Première Guerre mondiale et la fermeture des frontières empêchent sa famille d'émigrer à Paris en 1915 et ils s'installent finalement à Moscou, où il suit des cours de danse au Bolchoï.

Devenu danseur du Bolchoï, il crée en 1937 ses fameux ballets, qui symboliseront pour l'étranger la culture russe pendant plusieurs décennies.

En 1945, les ballets Moïsseïev se produisent en Finlande. Le public, marqué par la récente guerre russo-finlandaise, croise les bras en signe d'hostilité, mais finit par applaudir, raconte-t-il dans son autobiographie.

Dix ans plus tard, à la reprise des liens culturels entre l'URSS et la France, Moïsseïev part en tournée avec « les Partisans », ballet créé en 1950 et représentant des cavaliers glissant dans leurs immenses capes noires. Après ce spectacle, les bottes et les chapeaux à la cosaque entrent dans la mode.

En 1958, ses danseurs conquièrent les Etats-Unis, où la troupe retournera huit fois.

Ce globe-trotter, toujours en quête d'éléments de folklore pour renouveler son inspiration, s'était plongé dans les danses des différents peuples de l'URSS, kalmouks, tatars ou ouzbeks.

Il avait également profité de ses nombreuses tournées à l'étranger pour s'ouvrir à d'autres traditions. Il a ainsi fait danser ses élèves sur des airs de sirtaki (« Suite grecque », 1990), de polka finlandaise (1992), ou encore de folklore argentin (« Malamba », 1989).

Il a formé dans son école à Moscou des générations de jeunes danseurs, qui y apprennent toujours aujourd'hui acrobatie, danse classique, mime et théâtre, en quête de la vitalité et de la précision des gestes qui font le succès des Ballets Moïsseïev.

Le ministre russe de la Culture Alexandre Sokolov a rendu vendredi hommage au créateur « créateur d'un genre où il a synthétisé la chorégraphie classique du Bolchoï et le tourbillon de la danse populaire ».

Pour le chorégraphe Mikhaïl Lavrovski, « il a créé un petit théâtre qui a promu le grand art, une troupe qui a rendu la Russie célèbre ».

« Igor Moïsseïev était tout pour nous, et que Dieu aide les chorégraphes actuels à faire au moins le dixième de ce qu'il a fait », a déclaré le danseur vedette du Bolchoï Nikolaï Tsiskaridzé.

La critique de danse Tatiana Kouznetsova, une de ses anciennes danseuses, a de son côté écrit en janvier, à l'occasion d'un concert célébrant ses 101 ans, que le système qu'il avait construit s'était « avéré plus solide que l'Etat pour les besoins duquel il avait été créé ».

« Egocentrique et dictateur, Moïsseïev n'a pas désigné de successeur, mais son art vivra sans lui », estime la critique, ajoutant que les jeunes « interprètent son répertoire vieux de 50 ans comme s'il avait été fait pour eux ».

Igor Moïsseïev sera enterré le 7 novembre au cimetière Novodevitchi, réservé aux personnalités russes, au côté notamment du musicien Mstislav Rostropovitch, décédé en avril dernier.

Ouverture des Manca,
festival des « musiques d'aujourd'hui » à Nice

Un hommage au compositeur italien Ivan Fedele devait ouvrir vendredi soir la 26e édition des Manca (Festival international des musiques d'aujourd'hui de Nice-Côte d'Azur) qui met en lumière, durant une semaine, la création musicale contemporaine.

Les huit soirées de concert présenteront un large éventail des langages de la musique contemporaine: concert symphonique, oeuvres vocales, spectacle chorégraphié et... pièces pour accordéon.

Le compositeur hongrois György Ligeti sera célébré à plusieurs reprises. Deux de ses oeuvres seront jouées pour la soirée d'ouverture aux côtés des compositions de l'Italien Ivan Fedele. Ligeti sera encore au programme de l'Ensemble à géométrie variable de la RAI, dimanche, et de l'orchestre philharmonique de Nice, le 10 novembre.

Illustration des métissages opérées par la musique contemporaine, l'accordéoniste Pascal Contet confrontera ses « anches rebelles » à la musique des compositeurs Philippe Fenelon ou Inge Mogenroth. Les percussions de Strasbourg associées à la chorégraphe belge Michèle Noiret présenteront la pièce « Les arpenteurs », créée en mai à Bruxelles, sur une composition de François Paris.

François Paris est directeur du Centre international de création musicale (CIRM) de Nice qui organise les Manca. Le CIRM est l'un des trois centres nationaux de création musicale en France, dont l'action s'attache à la formation, la recherche, la diffusion de la musique contemporaine.

Renseignements : http://www.cirm-manca.org

Le centre Wiesenthal
contre un concert
sur les lieux d'un ancien camp nazi

Le centre Simon Wiesenthal a protesté contre la tenue prochaine d'un concert d'un groupe britannique à Belgrade là où se trouvait pendant la Seconde Guerre mondiale un camp de concentration nazi, a rapporté vendredi l'agence Beta.

Dans un communiqué, le centre Wiesenthal a demandé aux autorités serbes d'annuler ou de déplacer le concert du groupe britannique Kosheen prévu pour samedi à Staro sajmiste (dans le centre de Belgrade) où se trouvait un camp de concentration pendant la guerre.

« La tenue du concert à Staro sajmiste serait un affront aux victimes et à leur mémoire », a souligné le directeur du centre, Ephraïm Zuroff, en ajoutant que « des dizaines de milliers de Serbes, Juifs, Roms et Croates antifascistes y avaient péri ».

M. Zuroff a déclaré que le président serbe Boris Tadic lui avait indiqué lors d'un récent entretien qu'il avait le projet d'y construire un musée à la mémoire des victimes des nazis.

  Actualité musicale du 4 novembre 2007

La mandoline tout-terrain
de Patrick Vaillant

Quel instrument peut prêter ses sonorités à une pièce d'Erik Satie, un morceau de Franck Zappa, un choro brésilien ou un Noël provençal ? La mandoline, pour peu qu'elle tombe entre les mains du Niçois Patrick Vaillant, fer de lance d'un renouveau du répertoire traditionnel.

Aux côtés de ses compères du  « Melonious quartet« , quatuor de  »mandoline moderne », le musicien est en concert samedi soir à Nice dans le cadre de la manifestation « C'est pas classique! », marathon musical d'une centaine de concerts gratuits sur quatre jours.

Le titre de la manifestation va comme un gant à celui qui, en vingt ans et autant de disques, s'est imposé sur la scène internationale en pulvérisant l'image désuète de la mandoline: « un instrument anecdotique dans des orchestres amateurs qui jouent un répertoire ringard », résume Patrick Vaillant, 53 ans, corps sec et tête de lutin ébouriffé.

Une image toujours associée aux bluettes sentimentales napolitaines alors, précise le musicien, que « la mandoline est un instrument très répandu dans les musiques populaires du Brésil, du Venezuela, d'Inde du sud comme dans le bluegrass et la musique country américaine ».

N'a-t-il pas lui-même joué ses premiers accords, lorsqu'il était enfant, sur une mandoline incluse dans une panoplie de ... Davy Crockett ?

« C'était un petit jouet avec un son très juste qui m'a immédiatement plu. A l'époque, je ne savais même pas que c'était une mandoline. Ensuite je suis passé par des périodes adolescent guitareux,  »violoniste folkeux« , avant de retomber sur la mandoline à la faveur d'un instrument prêté par un ami. J'ai compris que c'était ce qui me correspondait le mieux musicalement ».

Patrick Vaillant prend son élan de mandoliniste dans le sillage du renouveau de la musique folk à la fin des années 70, parmi les vielles à roue et autres cabrettes auvergnates. Il dépoussière le répertoire traditionnel provençal et italien, l'ouvre vers les rivages du jazz et des autres musiques du bassin méditerranéen, acquiert une réputation de musicien tout-terrain et large d'oreille.

« La géographie m'intéresse plus que l'histoire », a coutume de répéter celui qui s'est attaché à réunifier la grande famille des instruments à plectre -un médiator fait vibrer les cordes- en faisant dialoguer la jinjarra -mandoline provençale à long manche- avec ses cousins - oud, baglama, guimbri, banjo ou encore mandoline électrique.

Au gré d'innombrables collaborations, il a croisé la route, sur scène et sur disque, des musiciens de jazz Gianluigi Trovesi, Gabrielle Mirabassi, Michel Bénita, Claude Barthélemy, Barre Phillips, du percussionniste iranien Bijan Chemirani ou de l'accordéoniste italien Riccardo Tesi.

La création, il y a une dizaine d'années du « Melonious Quartet », lui a permis de « digérer » ces multiples influences « en s'imposant la rigueur du travail en quatuor ». Après avoir retranscrit Satie, Poulenc ou Franck Zappa, le groupe sort cet hiver un troisième album, davantage tourné vers les musiques populaires avant un opus consacré à Darius Milhaud fin 2008.

« Le succès des musiques du monde a un peu normalisé l'image de la mandoline, observe Patrick Vaillant. On ne passe plus pour des martiens ».

Le concert prévu
sur le site d'un ancien
camp nazi de Serbie,
a été annulé

Le concert d'un groupe britannique, qui devait avoir lieu à Belgrade sur un site où se trouvait un camp de concentration nazi pendant la Seconde Guerre mondiale, a été annulé samedi en raison de nombreuses protestations, a rapporté l'agence Beta.

Le groupe britannique Kosheen devait se produire samedi à Staro sajmiste, site du centre de Belgrade, où se trouvait le camp pendant la guerre. Les organisateurs ont décidé d'annuler cette manifestation après que plusieurs organisations, dont le centre Simon Wiesenthal et les autorités locales, eurent protesté contre la tenue du concert.

Il a été annulé du fait de pressions exercées par des médias nationaux et internationaux, qui se sont fait l'écho de ces protestations, ont indiqué les organisateurs dans un communiqué.

Le centre Wiesenthal a demandé vendredi aux autorités serbes d'annuler ou de déplacer le concert pour qu'il n'ait pas lieu là où « des dizaines de milliers de Serbes, Juifs, Roms et Croates antifascistes ont péri ».

« La tenue du concert à Staro sajmiste serait un affront aux victimes et à leur mémoire », a souligné le directeur du centre, Ephraïm Zuroff.

M. Zuroff a déclaré que le président serbe Boris Tadic lui avait indiqué lors d'un récent entretien qu'il avait le projet d'y construire un musée à la mémoire des victimes des nazis.


  Actualité musicale du 5 novembre 2007

Jazz au fil de l'Oise :
9 novembre - 8 décembre

La douzième édition du festival « Jazz au fil de l'Oise » aura lieu du 9 novembre au 8 décembre, avec une programmation allant du swing manouche au jazz improvisé, dans des châteaux, chapelles et salles des fêtes de municipalités du Val-d'Oise bordant l'Oise.

Le « Gypsy Project » du guitariste Biréli Lagrène, agrémenté du batteur André Cecarelli et de la chanteuse Sara Lazarus (le 17 à la Maison de l'île à Auvers-sur-Oise) est à l'affiche ainsi que le contrebassiste Avishaï Cohen, fils spirituel de Davel Holland (le 9 au château de Méry-sur-Oise).

Les Tambours du Sud de l'Argentin Minino Garay (le 18 à la Salle des Fêtes de Marines), Michel Portal invitant le jeune pianiste Yaron Herman (le 23 au théâtre de Jouy-le-Moutier), le Cubain Omar Sosa et son univers luxuriant sont aussi au nombre des invités. http://www.jafo95.com)


  Actualité musicale du 6 novembre 2007

Le musée du Quai Branly
s'ouvre aux cultures
et danses urbaines

Les cultures et musiques urbaines seront les invitées d'honneur jeudi du musée du Quai Branly à Paris, dédié aux arts premiers et aux civilisations, et qui sera à cette occasion accessible gratuitement aux 18-25 ans, a annoncé lundi le musée.

Au cours de cet événement intitulé  « Melting Pot » et organisé de 18H00 à 21H00, les visiteurs de 18 à 25 ans auront accès aux collections permanentes et aux expositions temporaires du musée, et pourront s'initier aussi au slam, à la danse hip-hop et aux graffitis avec des animations, des performances et des projections vidéo.

Des démonstrations de tatouages et de peintures sur corps par l'artiste Marko seront également proposées. Des danseurs kanaks de la compagnie Najib Guerfi feront découvrir leur art.

Ces soirées spéciales sont appelées à devenir mensuelles à partir de janvier dans le cadre d'une expérience de gratuité des musées nationaux à Paris et en régions à destination de tous les publics. Le Quai Branly, le Louvre, Orsay et le Centre Pompidou ont décidé de s'engager en plus en direction des 18-25 ans un soir par semaine.


  Actualité musicale du 7 novembre 2007

7 novembre 2007 à 20h30
Salle Cortot, Paris

Liat Cohen
Variations Ladino

Liat Cohen est une guitariste d'exception, qui collectionne les marques d'admiration des milieux autorisés, où on la considère comme l'une des plus parfaites instrumentistes actuelles, « la virtuose au son délicat » selon Guitare Magazine. Elle a, en France, entre autres distinctions, reçu le Prix Nadia et Lili Bulanger, de la Fondation de France.

Son premier CD, avec l’orchestre Symphonique de Jérusalem, a été élu CD de l’année la radio classique nationale aux USA. Puis, en 2003, suite à une résidence au Mont-Saint-Michel, elle enregistre ses adaptations des œuvres de Jean Sébastien Bach. Elle a également enregistré, pour Harmonia Mundi, des mélodies classiques et populaires (Espagnole, Turques, Argentines, Françaises, Israëliennes, péruviennes…).

En tournée en France, elle présentera à la Salle Cortot, ses Variations Ladino, patrimoine judéo-espagnol, revisité par huit compositeurs d'aujourd'hui, venus d'horizons géographiques et spirituels divers.

Regard sur des traditions qui ont été anéanties au cours de la Seconde Guerre mondiale. C'est un répertoire de coplas, de romances et cantigas, qui était transmis oralement.

L'idée du Label « Buda Musique », qui a édité ces œuvres, serait de reconstituer un répertoire du XXIe siècle de cette musique. Pour guitare seule, plusieurs guitares, guitare et voix, voici un voyage à travers les chants traditionnels des Parvarim, la Suite séfarade de l'Argentin Jorge Cardoso pour deux guitares, la rêverie des mélodies de l'Espagnol Narcis Bonet, la complexité des pièces de l'israëlien Gil Shohat, ou du Brésilien Luiz de Aquino, qui sera sur scène, à la Salle Cortot.

Salle Cortot
78 rue Cardinet Paris 17
Réservations 01 53 59 47 47

Le cycle Sibelius en 4 concerts
de l'Orchestre de Los Angeles

La salle Pleyel à Paris accueille cette saison quatre formations symphoniques américaines, dont, depuis dimanche et pour quatre concerts jusqu'à jeudi, le Philharmonique de Los Angeles, après les Orchestres de Boston et de Chicago et avant celui de Cincinnati (le 10 avril).

Le chef et compositeur finlandais Esa Pekka Salonen dirige les prestations parisiennes du Philharmonique de Los Angeles dont il est le directeur musical depuis 1992. Elles sont consacrées à son compatriote Jean Sibelius (1885-1957), notamment à ses sept symphonies.

Compositeur national de la Finlande mais apprécié aussi hors de son pays, surtout en Grande-Bretagne, pour son universalité, Sibelius a tardé à trouver un public en France où on le qualifia de « plus mauvais compositeur du monde » et où on décrivit ses symphonies comme « des monstres antédiluviens ».

A Paris, fut donnée au cours de la même saison en 1999 une intégrale des symphonies par des chefs différents. Sa seule partition fréquemment jouée en France est son concerto de violon.

Dimanche et lundi, la salle Pleyel était largement remplie d'un public enthousiaste au point que Salonen, à la gestique sobre et terriblement efficace, a donné en bis un extrait de la musique de scène de Sibelius pour « Pelléas et Mélisande ».

Le cycle parisien du Philharmonique de Los Angeles, -à travers les deux premiers concerts-, a le mérite de mettre en perspective l'évolution de l'écriture du compositeur finlandais au style « romantico-national » dans sa 1ère symphonie donnée dimanche et déjà novateur à partir de la lumineuse 3e symphonie, également affichée dimanche.

Les symphonies 5 et 6, programmées lundi, confirment l'originalité de la pulsion vitale et concise du compositeur qui ancre cependant toujours sa musique dans sa terre natale.

L'interprétation qu'en donne l'Orchestre de Los Angeles confirme l'excellence et la précision atteintes par cette formation désormais au même niveau que les cinq grands orchestres américains (Boston, Philadelphie, Chicago, Cleveland et New York).

Les deux derniers rendez-vous parisiens de la formation prévoient la 2e symphonie et le poème symphonique « Le retour de Lemminkäinen » (mardi) et les symphonies 4 et 7 (jeudi).

L'Orchestra Baobab sénégalais
en concert en France et en Belgique

L'Orchestra Baobab, groupe historique qui éclaire les nuits dakaroises avec son mélange d'afro-cubain et de rythmes régionaux, publie son nouvel album « Made in Dakar » et donnera trois concerts de jeudi à samedi en France, avant d'aller à Bruxelles mardi prochain.

L'Orchestra Baobab a pris racine en 1970, dans un Dakar dont la scène musicale était alors infiltrée par les musiques d'outre-Atlantique.

L'idée a germé de concocter un mélange épicé de musiques afro-cubaines, de mbalax (rythme national), de salsa, de cuivres jazzy-funk, de voix magnétiques de griots, de percussions locales (tama, sabar), sous influences mandingue et congolaise avec des pointes d'afro-beat.

Ce brassage a séduit rapidement la jeunesse chic des beaux quartiers de Dakar, qui s'est pressée au Baobab, la discothèque à laquelle le groupe est attaché.

Supplanté par la vague mbalax qui lui fit de plus en plus d'ombre, le « Baobab » périclita dans les années 80, avant de mourir en 1985. Mais encouragé par le succès d'Africando, autre formation de salsa ouest-africaine, il refleurit en 2001.

Il attire aujourd'hui la clientèle d'un nouveau club à la mode de Dakar, le « Just 4 You », près de l'université. Avec la plupart des membres historiques: le guitariste soliste Barthélémy Attisso, avocat de formation qui retrouve son éloquence à la guitare, le chanteur Rudy Gomis, le saxophoniste Issa Cissoko.

« Made in Dakar », le dernier album, bénéficie du savoir-faire de Nick Gold. Sous le lustre d'un son et de techniques d'enregistrement dernier cri, le producteur emblématique du label World Circuit a voulu laisser aux chansons du disque -nouvelles versions d'anciens tubes et reprises- le grain et la patine de l'ancien.

Youssou Ndour chante sur l'une d'elles, « Nijaay », dont la première version date de 1972, et des titres légendaires comme « Bikowa » ou « Colette » retrouvent une seconde jeunesse.

Huong Thanh en version traditionnelle

La chanteuse Huong Thanh, Vietnamienne vivant en France depuis une trentaine d'années, interprétera le 9 novembre au Musée Guimet à Paris un répertoire de musiques traditionnelles des différentes régions du Vietnam.

Deux musiciens d'instruments traditionnels (instruments à cordes et à vent, percussions légères), accompagnent Huong Thanh (qui développe par ailleurs un travail entre musique traditionnelle et jazz-fusion avec le guitariste Nguyen Lê) dans cette séduisante formule acoustique.

Huongh Thanh a reçu pour 2007 le Prix des Musiques du monde de France Musiques, qui financera à la fin de cette année la réalisation d'un disque dans son pays d'origine, basé sur les airs du théâtre rénové (le « cai Luong »), une expression artistique propre au Vietnam du sud s'apparentant à l'opérette, dont son père était un représentant renommé.

20e édition du Festival des Inrocks

JD Beauvallet, directeur adjoint de la rédaction des Inrockuptibles, avoue qu'il est « stupéfait » de fêter déjà la 20e édition du festival organisé par son magazine.

Q: En 1988, auriez-vous cru que le festival fêterait un jour sa 20e édition?

R: Je suis stupéfait, on n'était vraiment pas parti pour un truc aussi long et établi. N'oublions pas qu'il y a 20 ans, on ne voyait pas ce genre de groupes underground en France, ou alors dans des salles de 50 personnes. L'idée de départ, c'était de les extirper de ces petites salles pourries, sans confort et au son dégueulasse, pour les faire jouer à la Cigale. On voulait présenter à la fois des très jeunes groupes et des gens qui étaient pour nous des mythes, comme John Cale ou la reformation de Television lors des premières éditions.

Q: La concurrence n'est-elle pas trop rude?

R: On n'a pas les moyens des gros festivals d'été, donc on compense. On doit penser le festival longtemps à l'avance, dès janvier, car on risque de se faire rafler les groupes si on attend qu'ils grimpent. Certains préfèrent faire une date en France l'été sur un gros festival archi-sponsorisé plutôt qu'une tournée de 20 dates à l'automne, car ils gagnent plus d'argent. Et la gratitude n'est pas une valeur vraiment partagée par les groupes de rock: tous les ans, des artistes qu'on avait +bookés+ très tôt annulent au dernier moment parce qu'on leur a proposé une grosse tournée américaine. A côté de ça, d'autres ont la grande classe. Gossip, qui devait tourner avec CSS aux Etats-Unis au moment du festival, a annulé quatre de ces dates pour pouvoir venir ici.

Q: Quels sont les concerts les plus attendus cette année?

R: J'espère voir le triomphe de Gossip. Cajun Dance Party peut retourner la salle et j'attends énormément de Patrick Watson ou Los Campesinos. L'affiche de l'Olympia (le 12 novembre avec Devendra Banhart, Andrew Bird, Beirut ou Loney, Dear) était un vrai caprice. Et on a une affiche rêvée avec Justice, Klaxons et MSTRKRFT (le 9 au Zénith). Pour la 20e édition, on avait des envies particulières, avec des gens qui ont marqué l'histoire du journal, comme Björk ou Beck. Mais on s'est vite rendu compte que c'était financièrement impossible: on ne peut pas claquer tout le budget sur une seule affiche.

L'Opéra de Beijing (Pékin)
applaudi au Caire

« Je l'aime beaucoup, je vais  imiter l'actrice de l'Opéra de Beijing et jouer le rôle à la  maison devant mes parents », a annoncé à Xinhua Azza, étudiante en  chinois à l'université Ain Sharms d'Egypte.

Azza, profondément touchée par la culture et l'art de la Chine, était en émoi après avoir assisté à une représentation culturelle  de l'Opéra de Beijing au Centre culturel chinois au Caire avec ses professeurs et ses amis.

Elle faisait partie d'un groupe de 200 auditeurs, qui ont  longtemps applaudi la présentation brève mais détaillée. Cette  dernière a présenté lundi soir des modèles de maquillages colorés  des visages de l'Opéra de Beijing et donné un spectacle d'un  morceau de l'Opéra joué par des artistes reconnus.

Abd Aziz Hamdi, directeur de la faculté de chinois à  l'université Ain Sharms, a salué la présentation et le spectacle,  en les qualifiant d« 'excellents ».

Le professeur Magedy, directeur adjoint de la faculté de  chinois qui servait d'interprète chinois-arabe tout au long de la  présentation, a déclaré qu'il connaissait mieux l'Opéra de Beijing après cette dernière.

Wu Jiang, présentateur et président de la société China  National Peking Opera Company, a indiqué au cours de l'audience  que l'Opéra de Beijing et l'un des trésors nationaux de la Chine  depuis plus de 200 ans. Soulignant que l'Opéra de Beijing est  considéré comme un élément important au sein de la culture  chinoise, M. Wu a expliqué que c'est un art stylisé comprenant de  l'action, des chants, des dialogues, des acrobaties et de la danse pour raconter une histoire ou décrire les différents caractères et sentiments des personnages.

En tant qu'art expressif, l'Opéra de Beijing est devenu un «  divertissement vert » au coeur de la vie stressée d'aujourd'hui  afin que les gens puissent se détendre, a poursuivi M. Wu, qui  dirigeait une délégation chinoise de six membres en Egypte.

En réponse aux questions sur l'internationalisation de l'Opéra  de Beijing, M. Wu a réaffirmé qu'il a remarqué, au cours de  visites aux Etats-Unis, en Russie, en Corée du Sud et au Japon,  que les gens là-bas apprécient beaucoup l'Opéra de Beijing, non  seulement attirés par les spectacles de combats, mais aussi par  les chants et les performances.

Selon lui, l'Opéra de Beijing sera plus populaire à l'étranger  quand il y aura davantage de spectacles et qu'il pourra être mieux traduit.

Après l'Egypte, la première étape d'une grande tournée, la  délégation s'envolera vers la France afin de promouvoir la culture traditionnelle de la Chine

Concours d'automne 2007,
a débuté le 5 novembre
au Conservatoire de Hanoi.

Concours d'automne 2007, une compétition de talents musicaux, a débuté le 5 novembre au Conservatoire de Hanoi. Bien que cet

évènement musical ne soit pas organisé depuis 10 ans, il réunit quand même 107 candidats.

En effet, les succès des précédentes éditions ont conféré à ce concours une réputation nationale de premier plan dans la musique de chambre. Inutile de dire que cette reprise retient une attention particulière du milieu professionnel. Cette édition est destinée en particulier aux moins de 30 ans pour les solistes et aux moins de 40 ans pour instrumentistes en groupe.

Cette année, les récitals de piano, de violon et l’ensemble instrumental constituent les 3 épreuves principales. Les candidats des 2 premières épreuves sont répartis en 2 tranches d'âge, moins de 16 ans et moins de 24 ans. Ceux qui seront sélectionnés pour le 2e tour devront interpréter une œuvre musicale vietnamienne qui n'aura pas encore été exécutée lors du premier tour. Cette obligation a pour but, selon le compositeur Vu Duy Cuong, chef adjoint du bureau artistique du Département des représentations artistiques du ministère de la Culture, du Sport et du Tourisme, « d'affirmer l'identité vietnamienne du concours et d’encourager les compositeurs à s'investir davantage dans la musique académique ».

Les 107 candidats viennent pour l'essentiel des 4 principaux berceaux de la formation musicale du pays : les Conservatoires de Hanoi et de Hô Chi Minh-Ville, l'Université des arts de Huê et l'École supérieure des arts de Hanoi. Le Conservatoire de Hanoi arrive en tête avec 48 candidats solistes et 7 groupes.

Le retour du Concours d'automne démontre la vitalité de la musique de chambre au Vietnam. Malgré les dures exigences de talent et d'entraînement, ainsi qu'un modeste public, les générations de compositeurs et de musiciens vietnamiens se succèdent dans ce répertoire musical avec une passion ardente. Beaucoup d'entre eux ont obtenu des prix lors de concours internationaux, mais demeurent malheureusement « inconnus » du public vietnamien. Avec le concours de cette année, le ministère de la Culture, du Sport et du Tourisme entend réaffirmer la noblesse de la musique académique et valoriser les jeunes talents en leur créant une place méritoire dans la vie musicale du pays.


  Actualité musicale du 8 novembre 2007

Les troisièmes rencontres
artistiques internationales [ars]
numerica
se déroulent du 14 au 22 décembre
à Montbéliard

Temps réel et interactivité, motion capture sans appareillage, modification sonore et visuelle par le toucher du corps, animation faciale, motel sur le web, installations mêlant robotique et poétique, performances…

[ars]numerica réunit des artistes, laboratoires et sociétés  issus de disciplines variées, dont la particularité est de maîtriser les nouvelles technologies. Ils cassent les conventions de genres et imaginent de nouvelles scènes où prévaut l'hybridation des pratiques. A l’occasion d’[ars]numerica, ils présentent leur surprenante création pour la plupart inédite en France.

Les artistes accueillis viennent d’Amsterdam, de Florence,  Karlsruhe, Leipzig, Lille, Los Angeles, Marseille, Montbéliard, New York, Oslo, Paris, Rotterdam et Tokyo.

Le corps en temps réel

Les sociétés américaine et japonaise, OrganicMotion et Silliconstudio, développent des technologies avancées de capture du corps et du visage en temps réel sans appareillage.

Elles marqueront de leur présence ces rencontres [ars]numerica 2007.

Une scène numérique unique

Cet événement est marqué par l’inauguration d’une scène de production originale qui répond à l'existence de nouveaux objets spectaculaires dont les composantes croisent les domaines de l'art, de la recherche et de l'industrie.

Cette scène est au coeur d’une session de création sonore et visuelle.

Scène, medialab,  atelier de décor, espace livraison, parking intérieur, couloirs, escaliers et halls seront intégrés à une scénographie lumière qui donnera corps à une circulation.

Artistes invités

  • Arabesque par Peter William Holden, Leipzig
  • Autogene par Peter William Holden, Leipzig
  • Autoportrait par  Robbotlab  : Matthias Gommel, Martina Haitz, et Jan Zappe, Karlsruhe (ZKM)
  • Bubbles par Wolfgang Münch et Kiyoshi Furikawa, Karlsruhe (ZKM)
  • Indiscrétion par Xavier Boyaud et Laurent Ostiz, Lille/Montbéliard
  • Jardin Japonais, par TPO : Davide Venturini, Florence
  • Selfworld  par Ivan Chabanaud et Guillaume Dobbels, Marseille/Montbéliard
  • Se Mi sei Vicino par Sonia Cillari, Amsterdam
  • Unviewed   par Osman Khan, Los Angeles
  • 9 Beet strecht par Leif Inge Xi, Oslo
  • Ana, par Ana Teixido, Rotterdam

Sociétés et laboratoires invités

  • OrganicMotion, Alex Czarowicz New York
  • Siliconstudio, Kato Fumiko, Tokyo

Les chorégraphes et chercheurs Nicole et Norbert Corsino programment ces 3èmes rencontres artistiques internationales d’[ars]numerica.

Images de synthèse, système sonore WFS (Wave Field Synthesis), navigation chorégraphique 3d interactive… Les chorégraphes et chercheurs Nicole et Norbert Corsino se sont offerts une reconnaissance internationale sur le terrain de la chorégraphie numérique.  

Ils proposent aux spectateurs des univers qu'ils créent, explorent et projettent avec une densité étonnante dans la maîtrise chorégraphique, scénaristique et technologique.

Lauréats du prix villa Médicis hors les murs (1994), Chevaliers des Arts et des Lettres (2002), ce duo d’excellence assure la programmation des rencontres artistiques internationales d’[ars]numerica qui se déroulent du 14 au 22 décembre à Montbéliard dans l’Est de la France

Inauguration le 13 décembre 2007 à 18h30
Du 14 décembre au 22 décembre, de 14h à 20h

[ars]numerica
Cours Leprince-Ringuet
BP 21126
25201 Montbéliard cedex
France
tél. +33 (0)3 81 31 26 80
fax. +33 (0)3 81 31 26 89

Le chorégraphe Igor Moïsseïev
a été inhumé à Moscou

Le chorégraphe russe Igor Moïsseïev, créateur des célèbres « Ballets Moïsseïev », mort le 2 novembre à l'âge de 101 ans, a été inhumé mercredi dans le cimetière historique de Novodevitchi à Moscou.

Un office funéraire a été célébré en la cathédrale du Christ Sauveur dans le centre de Moscou. Le ministre de la Culture Alexandre Sokolov et des personnalités russes des arts du spectacle étaient présents, a rapporté l'agence de presse russe RIA Novosti.

Moïsseïev, qui a dirigé pendant 60 ans ses « Ballets de danses populaires », a été enterré au cimetière du monastère de Novodevitchi où reposent des dizaines de Russes et Soviétiques célèbres dont le premier président russe Boris Eltsine et le violoncelliste Mstislav Rostropovitch, tous deux décédés en avril.

Ancien danseur du Bolchoï, né à Kiev le 21 janvier 1906, il a créé en 1937 ses fameux ballets, également connus sous le nom de « Ballets de danses populaires », qu'il a dirigés pendant 60 ans.

Ce globe-trotter toujours à la recherche d'éléments de folklore dans lesquels puiser ses chorégraphies, s'était beaucoup intéressé aux danses des différents peuples de l'URSS, kalmouks, tatars ou ouzbeks.

Il avait également profité de ses nombreuses tournées à l'étranger pour s'ouvrir à des traditions plus éloignées de son univers, soucieux de renouveler son répertoire et de se moderniser. Il a ainsi fait danser ses danseurs sur des airs de sirtaki (« Suite grecque » ,1990), de polka finlandaise (1992), ou encore de folklore argentin (« Malamba » , 1989).

Il a formé dans son école à Moscou des générations de jeunes danseurs, qui y apprennent toujours aujourd'hui acrobatie, danse classique, mime et théâtre, en quête de la vitalité et de la précision des gestes et des figures qui font le succès des Ballets Moïsseïev.

Il est devenu célèbre avec ses ballets comme « les Partisans » créé en 1950 avec ses fameux cavaliers glissant dans leurs immenses capes noires, ou « Un jour sur un navire » (1952), ballet sur le travail des marins.

Nouveaux préavis de grève
déposés à l'Opéra de Paris
à partir du 14 novembre

Deux nouveaux préavis de grève à l'Opéra de Paris ont été déposés mercredi par la CGT d'une part et Sud, FO et la FSU d'autre part, avec effet au 14 novembre, pour protester contre la réforme des régimes spéciaux de retraite, a-t-on appris mercredi auprès de la direction.

La Fédération des syndicats CGT du spectacle a déposé un préavis avec effet au 14 novembre à minuit, reconductible de jour en jour. Celui de Sud, FO et la FSU court tous les jours du 14 au 30 novembre.

En outre, la CFDT a annoncé un préavis pour les 14 et 22 novembre, qui n'avait toutefois pas été déposé mercredi soir.

« La direction poursuit les négociations, dans un contexte qui a évolué de façon positive compte tenu des propositions du ministre du Travail », a indiqué à l'AFP Dominique Legrand, directeur des ressources humaines de l'Opéra.

Dix représentations avaient été annulées entre vendredi 26 et mercredi 31 octobre à l'Opéra Garnier et à l'Opéra Bastille lors du dernier préavis de grève, dont cinq de « Tosca » à Bastille.

L'Opéra avait perdu au total 2,2 millions d'euros, selon la direction.

Ce précédent préavis avait été déposé par Sud, FO et la FSU, trois syndicats minoritaires. La CGT s'était associée à cet appel, « en partie seulement » selon la direction, mais suffisamment pour empêcher les représentations.

Le mouvement avait été suivi chez les machinistes et les éclairagistes, mais pas chez les artistes.

Les 1.680 salariés permanents (pour 1.700 pensionnés) de l'Opéra cotisent à leur propre caisse de retraite, qui est à l'équilibre moyennant une subvention de l'Etat d'environ 10 millions d'euros par an, et constitue l'un des plus anciens régimes spéciaux en vigueur, créé en 1698 par Louis XIV.

La disposition la plus emblématique concerne les 154 danseurs du ballet, qui peuvent faire valoir leurs droits à 40 ans, moyennant dix ans au moins de service, et au plus tard à 42 ans.

Les 102 artistes des choeurs de l'Opéra bénéficient quant à eux d'une ouverture des droits à 50 ans. Les techniciens de plateau (machinistes, électriciens, accessoiristes) sans horaires fixes peuvent partir à la retraite à 55 ans mais craignent pour l'avenir une décote importante.

Annulation d'un concert d'Admiral T
près de Toulouse pour homophobie

La salle de rock toulousaine Le Bikini a décidé d'annuler le concert du chanteur guadeloupéen Admiral T prévu mercredi soir estimant que les paroles de certaines de ses chansons étaient homophobes, a-t-on appris auprès de l'association Les oubliés de la mémoire.

« C'est un chanteur qui pendant trois ans a prôné la haine de la différence et a fait des appels au meurtre », a indiqué à l'AFP Hervé Hirigoyen, délégué régional de cette association civile homosexuelle.

« Cette personne a essayé en 2006 de justifier ses propos et de s'en excuser en disant dans un communiqué de presse (...) +je suis opposé à l'homophobie et je l'ai toujours été+ », a-t-il dit.

« Hors, comment se fait-il qu'à une certaine période de sa vie, il faisait des appels au meurtre? », s'est demandé M. Hirigoyen, dont l'association a rappelé que l'artiste avait appelé dans une chanson en créole à « brûler comme des mégots » les homosexuels.

L'avocat du chanteur, Me Jim Michel-Gabriel, a indiqué à l'AFP qu'Admiral T « n'a plus du tout ce discours là » depuis qu'il a chanté ces paroles en 2001. « Mon client a fait son mea culpa » à plusieurs reprises, en particulier devant son public.

« Nous ne sommes pas en train de dire que cela n'a pas existé. Il n'est pas homophobe, il a changé », a-t-il expliqué, précisant que cette chanson avait été vendue aux Antilles uniquement dans une compilation sortie en 2001.

Il a souligné que la loi prévoyait « un délai de prescription de trois mois à compter de la parution du texte litigieux ».

L'Exo7, près de Rouen, a aussi annulé un concert de ce chanteur de 26 ans, effectuant actuellement une tournée dans plusieurs villes.

Dans un communiqué, plusieurs associations dont Tjenbé Rèd à l'origine de ce mouvement, ont regretté « les pressions que subissent les salles (annulant les concerts d'Admiral T) face à la possibilité de procédure judiciaire pour cassure de contrat ».

Le député-maire Pierre Cohen, candidat PS à l'élection municipale de Toulouse, a indiqué à l'AFP avoir apporté son soutien au Bikini, situé sur sa commune à Ramonville-Saint-Agne, pour l'annulation de ce concert.

Un opéra Nô créé en France
est présenté cette semaine
à Quimper avant une tournée

Un opéra Nô de Susumu Yoshida, élève d'Olivier Messiaen, « Sumidagawa, la rivière Sumida », est présenté cette semaine en « création mondiale » à Quimper avant d'être joué à Nantes, Rennes, Angers puis Paris.

Cet opéra a été mis en scène par Michel Rostain et son livret sera chanté en japonais par la soprano canadienne Karen Wierzba et par le baryton argentin Armando Noguera, accompagnés par un quatuor de percussions.

« Sumidagawa » puise ses racines dans une pièce du théâtre Nô du XVè siècle, a expliqué devant la presse Susumu Yoshida, qui souhaite « créer une nouvelle forme de théâtre avec musique contemporaine s'inspirant du théâtre Nô traditionnel japonais ».

L'opéra évoque l'histoire d'une mère qui, partie à la recherche de son enfant, apprend que ce dernier est mort. Au cours de sa prière devant la tombe, elle croit entrevoir le spectre de l'enfant mais l'ombre disparaît en même temps que l'aube apparaît.

« C'est une histoire qui m'a possédée et je l'ai adaptée à la dramaturgie spécifique au théâtre Nô. Par exemple, chaque personnage s'auto-présente aux spectateurs et on peut se déplacer librement au niveau du temps et de l'espace », a expliqué le créateur.

« Il s'agit d'une oeuvre extrêmement émouvante suscitant des émotions très fortes. Cette émotion vient aussi bien des propos, de la musique, des interprètes que des décors et des costumes », a commenté Michel Rostain, qui espère pouvoir présenter la création sur une scène japonaise. « La musique n'est pas décorative. Elle est au contraire très savante, vient de très loin, de l'âme même, d'un travail en soi », selon lui.

La pièce sera jouée à 14 reprises cette saison: les 8 et 9 novembre au théâtre Max Jacob de Quimper puis du 12 au 16 novembre à Nantes, les 20 et 21 à Rennes, les 23 et 24 à Angers avec un retour à Quimper les 27 et 28 mars. A Paris, deux représentations sont prévues les 3 et 4 avril à la maison de la culture du Japon.

  Actualité musicale du 9 novembre 2007

9-24 novembre 2007
Et Cætera presente
8e Festival des origines de la musique

9 Novembre 2007 à 20I130, La Roque d'Anthéron, Salle des Fêtes : Yggdrasill Création. Yggdrasill, l'arbre de vie, symbolisé par la musique et la danse, plonge ses racines dans trois sources. Il héberge à son sommet l'aigle géant qui crée les vents. Il abrite aussi le cerf, le faucon, l'écureuil, tous animaux mythiques, et deux humains discrets qui survivent à la destruction finale pour faire naître un monde régénéré. Conception Danielle Laurent avec la participation de Violaine Barthélémy (chant) Marie-Hélène Desmaris et Frédérique Favre (danse), Yannick Lemesle (musique), Philippe Payraud (personnage). Prix 10 €  /  8 €. Les deux concerts, ensemble, du 10 novembre :

10 Novembre 2007 à 16h, Aix-en-Provence, Chapelle des Oblats, 60 cours Mirabeau 13100 Aix en Provence : Oiseaux and Co. Le Trio Talabrène (Olivier Lavanga, Anne Lauron, Henri Maquet) joue les instruments zoomorphes de Marie Picard : oiseaux, dragons, tarasques... et Christine Lacombe, flûtiste, interprète des œuvres contemporaines sur le thème des oiseaux (Couperin, Messiaen, Levinas...) — Prix 10 € / 8 €. Les deux concerts, ensemble, du 10 novembre : 16€ / 12€

10 Novembre 2007 à 17h45, Aix-en-Provence, Chapelle des Oblats, 60 cours Mirabeau 13100 Aix en Provence : Totems musicaux. Phillip Péris, grand spécialiste du didgeridoo, nous entraîne dans le monde sonore des mythes aborigènes, et Julien Vergne sur le « chemin des rêves » amérindien avec tambour et chants.  — Prix 10 € / 8 €. Les deux concerts, ensemble, du 10 novembre : 16€ / 12€ 

13 Novembre 2007 à partir de 17h30, Aix-en-Provence. Groupe scolaire D'Arbaud. Rue Charloun Rieu. Jas de Bouffan. Soirée chats. Tendres ou furieux, dans les bois ou au salon, ils miaulent, ronronnent et griffent. Les chats s'infiltrent dans la littérature, l'image et les musiques classiques et contemporaines, sans oublier l'improvisation, et l'écriture partagées en direct.

17 Novembre 2007 à partir de 17h30, Aix-en-Provence. Groupe scolaire D'Arbaud. Rue Charloun Rieu. Jas de Bouffan : Entre chiens et loups. La pénombre de cet instant nous transporte dans une atmosphère envoûtante : musiques, images, lectures, danses, et vidéo de chiens et loups se mêlent pour cette mystérieuse soirée où chacun est invité à participer.

22 Novembre 2007 à 20h30, Aix-en-Provence, Chapelle des Oblats, 60 cours Mirabeau, 13100 Aix en Provence : Le beau berger et la flûte de miel. Vivre au quotidien avec l'animal finit par générer une connivence musicale. Isabelle Courroy, flûtiste, Éric Montbel, cornemuseux et Marie-Barbara Le Gonidec, ethnomusicologue, nous emmènent au pays des brebis musiciennes — Prix : 15 € / 10 €.

24 Novembre 2007 à 20h30. Aix-en-Provence, Chapelle des Oblats, 60 cours Mirabeau, 13100 Aix en Provence. Transhumance et arbrassons.  François Rossé, pianiste classique, et Mixel Etxekopar, flûtiste virtuose, s'unissent dans des improvisations talentueuses, rejoints par José Le Piez qui fait chanter les arbres comme les oiseaux.

À Marseille, La Magalone, les 3 et 4 Novembre 2007, Stages organisés en partenariat entre ET CETERA, LA CITÉ DE LA MUSIQUE DE MARSEILLE et ULYSSE PRODUCTIONS dans le cadre des Ateliers de Musiques Traditionnelles.

  • CORNEMUSE. Répertoire, Eric MONTBEL
  • KAVAL. Construction et pratique, Isabelle COURROY
  • PERCUSSIONS. Tambours sur cadre, Carlo RIZZO
  • VOIX. Corps, voix, chant, Violaine BARTHÉLÉMY

À Aix en Provence, Ecole dArbaud, les 10 et 11 Novembre 2007,  Stages organisés en partenariat entre ET CETERA et I.C.I (INTERVENTIONS CULTURELLES IMMÉDIATES)

  • DIDGERIDOO. Initiation / Perfectionnement, Phillip PÉRIS
  • FLÛTE TRAVERSIÈRE. Thème des oiseaux, Christine LACOMBE
  • PERCUSSIONS DU MONDE. Jérôme BURILLON
  • BAMBOUS. Percussions créatives, Jérôme DESIGAUD

l'Orchestre Philharmonique de Sofia
en France les 9 et 10 novembre 2007

l'Orchestre Philharmonique de Sofia, après 17 ans d'absence, revient en France, pour deux concerts : les 9 et 10 novembre 2007 à Hautmont et Lille. Au programme des œuvres de Beethoven.

L’Orchestre Philharmonique de Sofia, le plus ancien orchestre symphonique de Bulgarie, a été fondé en 1928, à l'initiative du violoniste, chef d'orchestre et pédagogue, le professeur Sasha Popov.

Le développement de l'orchestre est lié aux noms exceptionnels des chef d’orchestres bulgares : Konastantin Iliev, Dobrin Petkov, Vladi Simeonov, Dimiter Manolov, Yordan Dafov, Emil Tabakov, Julian Kovatchev.

L’Orchestre Philharmonique de Sofia a sa propre salle de  concert, où se réunissent l'Orchestre de Symphonie composé de 120 musiciens, le choeur national de Bulgarie « Svetislav Obretenov » composé de 80 chanteurs, plusieurs ensembles de musique de chambre, et des quartets de corde.

Depuis mai 2002, le directeur de l'Orchestre Philharmonique de Sofia est le pianiste et compositeur, Yavor Dimitrov; le chef d’orchestre est, depuis 2004, Dian Tchobanov, et le principal chef d’orchestre invité est, depuis 2005, Nayden Todorov.


Nayden Todorov

L'orchestre travaille avec de grands chef d’orchestres et de célèbres solistes comme Herman Abendrott, Kurt Masur, Gennady Rozhdestvensky, Igor Markevic, Yuri Temirkanov, Gyorgy Lehel, Karl Osterreicher, Jean-Bernard Pomier, Carlo Zechi, Mstislav Rostropovich, Leonid Kogan, Sviatoslav Richter.

Le répertoire de l'Orchestre Philharmonique de Sofia est très étendu, du classique au contemporain, en donnant une priorité particulière aux œuvres des compositeurs bulgares.

Ces dernières années, l'orchestre a inclus dans son programme les oeuvres symphoniques de grands compositeurs comme Bruckner, Mahler, Beethoven, ainsi que les œuvres importantes de Scriabine, Rachmaninov et Strauss.

L'Orchestre Philharmonique de Sofia s’est positionné sur la  scène internationale lors de ses déplacements à l’étranger : Angleterre, Etats-Unis, Japon, Corée du Sud, Singapour, Taïwan, Espagne, France, Turquie, Allemagne, Pays-Bas, Belgique, Italie, Croatie, Slovénie…

L'orchestre Philharmonique de Sofia a réalisé de nombreux  enregistrements : Mahler : toutes les symphonies (15 CD), Brahms : toutes les symphonies et ouvertures, Rimski-Korsakov : Schéhérazade, Scriabine : toutes les symphonies, Beethoven : tous les concertos pour piano, Bartok: Concerto pour Orchestre, Verdi : le Requiem et autres œuvres.

Vendredi 9 novembre 2007 à 20h, Centre culturel Maurice Schumann à Hautmont. Tarifs : 20 € adulte ; 16 € pour les 12-16ans et pour les groupes à partir de 10 personnes ; gratuit pour les – 12 ans.

Samedi 10 novembre 2007 à 20h, Église Sainte-Catherine, Lille. Tarifs : 35 € adulte ; 25 € pour les 12-18ans et pour les groupes à partir de 10 personnes ; gratuit pour les – 12 ans. Billetterie FNAC-Carrefour-GEANT 0 892 68 36 22 (0,34€/min) http://www.fnac.com ; Billetterie sur place 1 heure avant le concert — Réservation par téléphone au 03 20 57 57 00

L'Opéra de Pékin
se produira à Toulouse
le 22 décembre 2007

L'Opéra de Pékin de la ville de Dalian fera une représentation à Toulouse le 22 décembre 2007 à la Halle aux Grains dans le cadre du cycle « Musiques du Monde ». La troupe interprétera le classique « La légende du serpent blanc ».

Combinant musique, danse acrobatique, théâtre et costumes flamboyants, la troupe de l'Opéra de Pékin de la ville de Dalian fait le récit d'histoires tirées du passé historique et du folklore chinois.

A l'inverse de l'opéra occidental axé principalement sur le chant, l'opéra de Pékin réunit littérature, histoire, pantomime, chant, musique, théâtre, acrobatie, et arts martiaux. Il inclut aussi la danse dont chaque geste ou mouvement sert à raconter l'histoire. C'est une forme unique de narration dramatique qui associe orchestre, musique, mouvement et dialogue au récit de touchantes histoires tirées des légendes folkloriques ou de la littérature chinoise.

Dans une gestuelle abstraite et symbolique, riche en contenu dramatique, les 50 artistes qui composent la troupe de l'Opéra de Pékin de la ville de Dalian, à la fois comédiens, chanteurs et danseurs incarnent des personnages du monde héroïque, divin et animal autours de deux acteurs-vedettes : Li Ping et Zhang Dajun

Foals, des rigoristes
à l'avant-garde du rock anglais

Foals, quintette attendu à Paris vendredi dans le cadre du festival des Inrocks, représente l'avant-garde exigeante de la scène rock anglaise assortie d'une éthique rigoriste, qui veut rendre sa place à la musique dans le grand cirque de l'industrie.

Formé début 2006, c'est grâce à une carrière scénique stakhanoviste que Foals (« les poulains ») assoit sa réputation. Des « concerts maison » à Oxford, où ils se rencontrent, une camionnette postale d'occasion pour faire le tour de l'Angleterre, une approche « do it yourself » et une démo enregistrée au milieu des champs leur valent d'attirer l'attention du jeune label Transgressive.

Leurs influences sont à chercher du côté du punk, mais aussi du math-rock, genre expérimental marqué par le refus de la routine rythmique, et de l'afro-beat, pour un résultat qui mêle guitares anguleuses et rythmes bondissants.

En route vers le succès, après la sortie de trois singles et en attendant un album prévu début 2008 (enregistré aux Etats-Unis sous la supervision de Dave Sitek, de TV on the Radio), le groupe ne semble pas souffrir du complexe des parvenus. En témoigne son goût persistant pour les « house parties », les concerts à la maison, sans cérémonial, comme à ses débuts.

« Un concert formel, ça vous enrégimente, vous êtes séparé du public par une barrière, il y a des bracelets tous accès pour les privilégiés », explique à l'AFP le guitariste et chanteur Yannis Philippakis. « Un concert maison, c'est notre antidote. Plus on est aspiré par l'industrie musicale, plus on a le goût d'en faire. Tout est plus simple, plus sauvage ».

Autre exemple de cette attitude à contre-courant, Foals n'a pas prévu de mettre ses deux premiers et très réussis singles, « Mathletics » et « Hummer », sur l'album à venir.

La nouvelle a été très commentée dans le microcosme du rock indépendant.

« Ce n'était pas du tout une décision tactique », se défend Yannis. « On s'est juste dit que les gens avaient déjà entendu ces morceaux et on ne voulait pas les réenregistrer ».

« On essaie juste de préserver une certaine éthique, à notre modeste niveau », poursuit-il. « Dans la musique, il y a trop de +produits+ sans la moindre authenticité. Le public fait preuve de beaucoup d'indulgence vis-à-vis de groupes brutalement carriéristes. C'est vrai, on peut s'amuser en musique, mais pas pour autant être superficiels ».

Les cinq de Foals joueront dans la petite Boule Noire à Paris vendredi. Et ils sont prêts à remettre le couvert plus tard dans la nuit chez les spectateurs: « On peut nous contacter par MySpace (www.myspace.com/foals). Si quelqu'un est prêt à nous accueillir pour un concert maison, on est partants! »

Les producteurs de disques
réclament « des actes »
aux pouvoirs publics

Le principal syndicat des producteurs de disques a exhorté jeudi les pouvoirs publics à remplacer rapidement « les grands discours très positifs » par des « actes » pour lutter contre « la crise très grave » qui touche ce secteur.

« Depuis l'arrivée du président de la République, on entend de bons discours, courageux, mais il n'y a pas une disposition de quelque nature que ce soit qui ait été prise pour conforter la filière », a déclaré Hervé Rony, le directeur général du Snep (Syndicat national de l'édition phonographique), lors d'un point presse de présentation des chiffres de vente de disques.

« On a l'impression qu'il existe une volonté sincère des pouvoirs publics, mais les choses tardent (...). Nous espérons qu'entre les grands discours très positifs qu'on entend et le passage aux actes, nous aurons de bonnes nouvelles dans les prochaines semaines », a-t-il ajouté.

« Nous sommes un peu comme saint Thomas, on aimerait voir pour croire », a-t-il dit.

Interrogé sur la mission sur la lutte contre le téléchargement illicite confiée à Denis Olivennes, le PDG de la Fnac, M. Rony a répondu: « Ce qui nous inquiète, c'est qu'on est déjà début novembre et qu'il n'y a rien de concret alors que la crise est très grave ».

Il a ajouté ne pas connaître la date à laquelle M. Olivennes rendrait ses conclusions: « Je ne pense pas que ce soit possible avant la fin du mois, mais ce n'est qu'une intuition, il ne nous a rien dit ».

Le Snep aimerait notamment voir déplafonné le crédit d'impôts adopté l'an passé pour la filière musicale, limité à 500.000 euros par entreprise et par exercice.

Il réclame par ailleurs que les pouvoirs publics « prennent toute leur part » dans la lutte contre le téléchargement pirate, via par exemple la mise en place d'une autorité publique chargée de la régulation des contenus sur internet.

Le marché de gros des ventes de musique a chuté de 51% depuis le début de la crise du disque en 2002, que les producteurs attribuent essentiellement au téléchargement gratuit sur internet.

  Actualité musicale du 10 novembre 2007

Chanson d'autome en novembre
au Théâtre de Vanves :
Manu Lanvin, Robin Leduc,
Benoit Dorémus, Le Cirque des Mirages

Jeudi 15 novembre - 20h30 : Manu Lanvin et en première partie : Robin Leduc & the pacemakers

De son enfance, peuplée d'artistes, Manu Lanvin se souvient du piano, instrument qu'il regrette d'avoir vite délaissé pour apprendre la  batterie, encouragé par les membres du groupe Téléphone, puis la guitare. Performeur exigeant et têtu, il propose une musique pop rock blues singulière, un style d'apparence « vintage » mais de signature moderne avec cette fois « moins de poésie, et plus de discours » sous des mélodies légères et efficaces. Robin Leduc nourri des Beattles, écrit des chansons mêlant habilement textes et influences electro-pop. En 2005-2006, de nouveaux musiciens arrivent, les compositions s’étoffent et prennent de nouvelles orientations. L'identité s’affirme, associant musicalement une Amérique fantasmée à sa propre culture.
Tarif : 14 €, 11 €

Jeudi 22 novembre - 20h30 : Bertrand Belin, La perdue

Guitariste inventif et gourmand, parolier classieux et crooner impeccable, vanté ça et là pour cette élégance distraite que certains n'hésitèrent pas à qualifier de dandysme ou de charme extra-terrestre, Bertrand Belin s'impose rapidement comme une découverte séduisante et déconcertante. Son nouvel album, énigmatiquement baptisé « La Perdue », est tout ouvert de perspectives inédites. Avec cette ferveur nonchalante qu'on lui connaît, et confondant de sensualité, Belin chante comme autant d'aubades, sa poésie curieuse, paradoxalement moderne. Lyrisme assumé, ellipses tendres. A travers ses chansons pleines d'humour métaphysique, de romantisme et d'inquiétante étrangeté, Bertand Belin se révèle être de ces grands extravagants qui savent décoiffer la chanson. Disque précieux, « La Perdue” fabrique du désir et abrite des paysages. Tarif : 16 €, 13 €

Samedi 24 novembre - 20h30 : Benoit Dorémus, Jeunesse de passe

Benoît Dorémus commet très tôt ses premiers poèmes et inachève à 9 ans son premier roman. Touche à tout, Benoît est partagé entre  inéma, littérature et musique : il écrit en 1998 les dialogues d’un film en alexandrins et signe en 2001 un roman. Mais Benoît réalise que c’est dans la chanson qu’il exprime le mieux ses émotions. Ses textes parlent d’amitié, de fille, d’enfance ; petites tranches de vie scansées sur des airs d’accordéon ou des ambiances Hip-hop. Il « écrit faux et chante de la main gauche » mais nous touche en plein coeur… Moi c´est la plus belle claque que j´ai reçue depuis vingt ans en matière d´écriture, de chanson… Le p´tit con était fan de moi, s´est mis à écrire et à composer pour faire comme moi, le p´tit con fait mieux qu´moi ! La relève est assurée. Renaud

Mardi 27 novembre - 20h30 : Le Cirque des mirages

Parker et Yanowski ? Anticonformistes, c’est sûr. Révolutionnaires, peut-être ? Renversants, c’est clair… Géniaux ? Sans doute. Ensemble, Parker et Yanowski ont donc inventé le Cirque des Mirages, une sorte de cabaret-théâtre expressionniste et fantasmagorique à l’univers trouble et troublant, qui défie nos sens, bouscule nos habitudes, explose nos carcans. Le Cirque donne à voir, à entendre, à rire, à penser. Les textes nous plongent dans une eau pas très claire sur laquelle voguent d’improbables pirates, des  prostituées en goguette ou des aristos en bout de course. Le Cirque va bien au-delà du spectacle, c’est une expérience totale, musicale, visuelle, textuelle, à la fois violente et poétique, dont on ressort forcément chamboulé. Difficile à définir puisque tellement hors norme.

Théâtre de Vanves 12, rue Sadi Carnot - 92170 VANVES / Tél. 01 41 33 92 91 — Métro Ligne 13 Malakoff-Plateau de Vanves Bus 58 – 89 (Lycée Michelet) - 126 (Vanves-Centre administratif)

Sandrine Anglade,
un peu de poésie
dans la mise en scène d'opéra

Sandrine Anglade est l'une des rares femmes metteurs en scène françaises à s'illustrer à l'opéra, où elle tente de donner libre cours à son « monde poétique » et de faire dialoguer en bonne harmonie théâtre, musique et mouvement.

Cette Auvergnate de 35 ans a présenté jeudi soir avec succès une nouvelle production, entre rêve et désir, de « L'Italienne à Alger » de Rossini, qui sera donnée jusqu'au 23 novembre à l'Opéra de Lille puis en décembre à la Maison de la culture d'Amiens (4 et 6) et au Théâtre de Caen (18, 20 et 22).

L'année 2007 devrait en tout cas mieux se terminer pour elle qu'elle n'avait commencé.

Sandrine Anglade restera en effet dans les annales lyriques pour avoir été congédiée en février par le directeur du Théâtre du Châtelet à Paris, Jean-Luc Choplin, en pleine préparation d'une « Carmen » de Bizet. En cause, un décor officiellement jugé trop coûteux et complexe à monter.

Ce limogeage inhabituel à quelques semaines du début des répétitions a connu un écho médiatique et judiciaire. L'affaire est d'ailleurs toujours pendante devant les tribunaux, la metteur en scène contestant un licenciement « abusif ».

Aujourd'hui, Sandrine Anglade parle encore de cette « Carmen » avortée comme d'une « expérience traumatisante ».

« C'est deux ans de travail, de ma vie, explique-t-elle à l'AFP. C'est comme un enfant que je n'aurais jamais eu: j'ai été enceinte mais il n'est jamais né, je me demande tout le temps où il est ».

Pas de quoi cependant mettre un coup d'arrêt à un parcours entamé il y longtemps déjà, puisque Sandrine Anglade a mis en scène son premier opéra (« Le Viol de Lucrèce » de Britten à Nantes) en 1999, et a mené à bien depuis une dizaine de projets lyriques.

Auparavant, cette jeune femme lettrée, auteur d'une thèse sur « L'histoire de la critique dramatique et musicale », avait fait ses classes comme assistante du Roumain Andrei Serban pour l'opéra et de Jean-Pierre Miquel au théâtre.

Elle parle, avec des yeux scintillants d'enfant, de son bonheur de faire de l'opéra, dont elle ne craint ni les conventions, ni les contraintes.

« A l'opéra, le temps est écrit et il faut apprendre à le maîtriser: c'est passionnant », dit Sandrine Anglade, à laquelle neuf ans de percussions au conservatoire ont donné un sens des partitions et de leur mécanique rythmique visible dans ses spectacles.

« Je me sens vraiment dans mon monde poétique à l'opéra », souligne-t-elle.

La metteur en scène ne délaisse cependant pas le théâtre, notamment musical, comme elle le prouvera en 2008-2009 avec « Les aventures de Pinocchio » d'après Carlo Collodi, après avoir tourné en 2006-2007 avec un « Monsieur de Pourceaugnac » pétillant dans la version comédie-ballet de Molière et Lully.

Le tout avec sa petite Compagnie Sandrine Anglade, installée à Vincennes (Val-de-Marne) et basée sur le « goût du risque » et de la « connivence » entre un metteur en scène, un décorateur (Claude Chestier), un éclairagiste (Eric Blosse) et une chorégraphe (Pascaline Verrier).

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