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Actualités musicales
Ludmila Pagliero, nommée
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20 |
novembre |
Stéphane Braunschweig prend possession du théâtre de la Colline à Paris avec « Une maison de poupée » et « Rosmersholm », deux pièces d'Ibsen traités de manière inégale, mais qui ont au moins en commun l'évocation saisissante de destins de femmes faisant le choix d'un départ sans retour.
Venu du TNS de Strasbourg, Stéphane Braunschweig, 45 ans, ne prendra officiellement la direction du théâtre national du XXe arrondissement qu'à la mi-janvier, quand son prédécesseur Alain Françon atteindra la limite d'âge (65 ans).
Mais en tant qu'« artiste associé » à La Colline, le metteur en scène a conçu toute la programmation de sa saison 2009-2010, et il s'y installe dès cet automne avec un ambitieux diptyque, qui occupera la grande salle jusqu'au 20 décembre puis du 9 au 16 janvier. Avant une tournée en février au TNB à Rennes (3-7) et à la Comédie de Reims (22-25).
Pour mieux prendre la mesure du lieu, Stéphane Braunschweig avance en terrain connu, celui du Norvégien Henrik Ibsen (1828-1906). De ce précurseur de la modernité théâtrale, qui a transcendé le drame bourgeois en lui conférant une belle épaisseur psychologique, il a déjà monté « Brand » (1866), « Peer Gynt » (1867) et « Les Revenants » (1881).
Le voici cette fois confronté à « Une maison de poupée » (1879) et « Rosmersholm » (1886). Si cette dernière pièce est plutôt rare sur les scènes françaises, la première est très prisée: pas moins de cinq productions cette saison en France, attirant des têtes d'affiche comme Audrey Tautou (à La Madeleine) et Marina Foïs (à Nanterre-Amandiers) en 2010.
A La Colline, c'est Chloé Réjon qui incarne Nora Helmer, la « poupée » capricieuse et insouciante qui finira par se rebeller contre son mari paternaliste. Baskets au pied, en jeans et petit pull rouge, elle égaye un décor blanc aseptisé, très contemporain, où les enfants parlent comme ceux d'aujourd'hui, avec des « trop » dans leurs phrases: tout cela ne cadre pas forcément avec cette pièce très située dans le temps -- la Révolution féminine n'était pas encore passé par là.
Le spectacle quitte heureusement cette veine « bobo » pour se poursuivre entre des murs pochés de gris, troués d'une porte bien trop grande pour les protagonistes. Les parois peuvent s'écarter joliment pour laisser entrer, en un souffle sonore, les tourments de l'âme. Mais le jeu des acteurs est trop hétérogène, Nora trop exaltée et Torvald Helmer (Eric Caruso) trop falot, pour conférer au drame qui se joue la tension nécessaire.
« Rosmersholm » est une réussite moins contestable. C'est Maud Le Grevellec qui joue ici, avec une retenue et une justesse de tous les instants, l'une de ces jeunes femmes radicales qu'Ibsen affectionnait: Rebekka West, qui refusera le mariage promis par le pasteur Rosmer et préfèrera la mort en sa compagnie...
Les choix scéniques, épurés, sont proches de ceux de « Maison de poupée » mais font davantage sens ici. A l'image de ces murs sombres entourant la demeure rigoriste de Rosmer et de ce souffle convoquant les esprits intimidants du lieu (les aïeux, l'épouse Beate), sensation glaçante pour le spectateur.
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20 |
novembre |
Onze candidats malheureux à la direction du Centre dramatique national (CDN) de Montpellier ont demandé jeudi au ministre de la Culture Frédéric Mitterrand d'annuler la nomination de l'auteur Jean-Marie Besset à la tête de ce théâtre, jugée inéquitable.
Dans une lettre ouverte, les signataires « dénoncent le processus ayant abouti à la nomination de M. Jean-Marie Besset (...), la clause d'équité de traitement entre les candidats n'ayant pas été respectée ».
Ils demandent « solennellement » au ministre « d'annuler cette nomination », de « proroger » le mandat du directeur sortant du CDN, Jean-Claude Fall, « jusqu'à la fin de cette saison » et de « relancer un processus de nomination légal, équitable et conforme aux usages ».
Le courrier est signé notamment par Gérard Desarthe, Christian Esnay, Laurent Gutmann et Franck Laroze, qui soulignent « le caractère exceptionnel » -- une première selon eux dans l'histoire de la décentralisation dramatique -- de leur démarche, « destinée à préserver le théâtre public, la légalité et l'équité entre les candidats ».
D'autres postulants n'ont pas signé la lettre, tels que Charles Berling et son frère Philippe, Bruno Geslin, Eric Lacascade et Georges Lavaudant.
La nomination de Jean-Marie Besset, 50 ans, à la tête du Théâtre des Treize Vents/CDN de Montpellier à compter du 1er janvier prochain, suscite une vive polémique dans le milieu théâtral depuis son annonce le 3 novembre, à l'issue d'une procédure de recrutement simplifiée.
Le Syndeac (syndicat de directeurs de théâtres publics) a dénoncé la « désinvolture du ministère de la Culture et des collectivités territoriales vis à vis des artistes », tandis que le PS critiquait une « décision arbitraire », relevant du « fait du prince ».
Seule la Société des auteurs et compositeurs dramatiques (SACD), dont Jean-Marie Besset est un vice-président, a volé au secours de cet auteur à succès dans le théâtre privé, davantage habitué des Molières que du secteur subventionné.
Le CDN de Montpellier est l'un des plus importants en province parmi les 40 centres dramatiques que compte la France, maillons essentiels du réseau de production et de diffusion théâtrales entre les 5 théâtres nationaux et les 70 scènes nationales.
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20 |
novembre |
Le chanteur malien Salif Keita et la Croix Rouge ont lancé jeudi un appel à mieux protéger les albinos de la région des Grands Lacs, tués par dizaines ces dernières années pour alimenter un trafic lucratif lié à des pratiques de sorciers.
« Nous disons aux gouvernements qu'ils n'en font pas assez » pour mettre fin à ces crimes, a déclaré Matthias Schmale, sous-secrétaire général de la Fédération internationale des sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge.
« Il faut entre autres déférer en justice les auteurs de ces crimes », a-t-il indiqué à l'AFP lors de la présentation d'un rapport de sa Fédération sur le sujet.
Au moins 56 albinos ont été tués et démembrés au cours des deux dernières années en Tanzanie et au Burundi, et des parties de leur corps vendues pour des milliers de dollars à des sorciers qui confectionnent des grigris prétendument miraculeux.
Le rapport bénéficie du soutien de la fondation Salif Keita, lui-même albinos et militant des droits de l'homme. « Salif a 60 ans et cela en fait sans doute un des plus vieux albinos du continent », a estimé son frère Mamadou Keita.
« Les autres ont été tués à la naissance, assassinés, ou bien ils sont morts d'un cancer de la peau parce qu'ils étaient mal protégés, qu'ils n'avaient pas accès à un traitement ou qu'ils étaient marginalisés », a ajouté M. Keita à l'AFP.
Si plusieurs meurtriers d'albinos ont été condamnés récemment tant au Burundi qu'en Tanzanie, le mystère demeure sur l'identité des clients pour qui travaillent les sorciers à l'origine de ces assassinats. « Nous avons des preuves selon lesquelles cette question est étouffée, et c'est quelque chose que nous devons demander aux gouvernements » de la région, a relevé M. Schmale.
« Le terrible malheur des gens albinos dans cette partie de l'Afrique est qu'en cette période de crise économique mondiale, ils sont les proies de tueurs à gages qui tirent profit de leur meurtre », relève le rapport de la Fédération.
Les albinos, qui génétiquement sont caractérisée par une absence de pigmentation de la peau, des poils, des cheveux et des yeux. Ils sont victimes de discriminations dans de nombreuses régions d'Afrique.
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20 |
novembre |
Une oeuvre représentant une croix catholique, sur laquelle était inscrite une citation du dramaturge Bernard-Marie Koltès relative à son homosexualité, a été volée lundi à Metz (Moselle), a-t-on appris jeudi auprès de l'association Couleurs gaies.
L'installation était exposée devant le local de l'association de lutte contre l'homophobie, au centre-ville de Metz, depuis le 10 octobre.
Elle était constituée d'une croix en bois, de deux mètres de haut et 2,50 mètres de large, sur laquelle reposait un linceul rose fixé par des barbelés ainsi qu'un écriteau.
Sur celui-ci était reprise une phrase qu'avait écrite Koltès à un ami: « Tu serais content ici, les Brésiliennes sont sacrément entreprenantes, quel cauchemar! Heureusement qu'elles ont des frères! Que Dieu me pardonne! ».
« Au départ, cette installation devait être exposée sur le parvis de l'église Sainte-Thérèse de Metz », explique l'artiste Mathieu Cailotto, étudiant aux Beaux-arts de la ville.
« Mais les organisateurs des célébrations pour le vingtième anniversaire de la mort de Koltès ont préféré qu'on ne garde que la fin: +Que Dieu me pardonne!+ », poursuit l'artiste qui a ainsi livré une première installation avec la citation tronquée devant l'édifice religieux.
L'association Couleurs gaies a ensuite proposé à l'artiste d'exposer une seconde installation, reprenant l'idée originelle et la citation en intégralité. « L'installation a beaucoup fait réagir: en Moselle, département toujours concordataire, les milieux religieux sont assez puissants », observe Matthieu Gatipon-Bachette, président de Couleurs gaies.
Le militant associatif constate toutefois que l'installation « est restée plus d'un mois visible. On estime que l'objectif de l'oeuvre a été atteint ».
L'auteur dramatique Bernard-Marie Koltès, né à Metz en 1948 et mort du sida en 1989, est célébré depuis plus d'un mois dans la capitale lorraine, à travers diverses manifestations.
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20 |
novembre |
Le blockbuster américain « 2012 » a écrasé le box-office français en engrangeant 2,2 millions d'entrées dès la semaine de sa sortie, suivi de très loin par deux comédies françaises « Trésor » et « Le concert », selon les chiffres publiés jeudi par CBO Box-office.
Sorti dans 716 salles, « 2012 » qui suit une famille tentant d'échapper à la destruction du monde en 2012 selon une prophétie des Mayas, a attiré 2.212.370 spectateurs, s'adjugeant une part de marché de 43%.
Ce nouveau long métrage à grand spectacle signé Roland Emmerich, l'auteur d'« Independence Day » et « Le jour d'après », affiche une spectaculaire moyenne de 3.090 spectateurs par copie. Indifférent aux critiques plutôt tièdes, le public s'est précipité pour voir ce film qui enchaîne les succès: il affichait 225 millions de dollars de recettes au box-office mondial le week-end de sa sortie.
Une autre nouveauté, la comédie française signée par Claude Berri et François Dupeyron, « Trésor » où Alain Chabat et Mathilde Seigner campent un couple confronté à l'arrivée d'un chien qui prend le pouvoir au sein du foyer, arrive deuxième au box-office avec 347.912 spectateurs dans 437 salles.
Avec près d'une centaine d'écrans en moins (343), « Le concert », ce long métrage signé par le Roumain Radu Mihaileanu affiche une fréquentation équivalente: 334.420 tickets vendus lors de sa deuxième semaine d'exploitation.
En deux semaines, cette comédie tragi-comique où un homme de ménage, ex-chef d'orchestre au Bolchoï, tente de réunir des musiciens juifs pour organiser un concert au théâtre du Châtelet, a rassemblé 724.601 spectateurs.
Arrivé à sa septième semaine d'exploitation, « Le Petit Nicolas » de Laurent Tirard a été vu par 284.483 personnes dans les 618 salles qui l'ont gardé à l'affiche, et franchit ainsi les cinq millions de spectateurs.
Le quinté des films les plus vus en France au cours de la semaine écoulée se clôt avec « L'imaginarium du Docteur Parnassus », une fable délirante signée par le Britannique Terry Gilliam qui a attiré 240.437 spectateurs.
Cette nouveauté avec l'acteur australien Heath Ledger dans son dernier rôle, mais aussi Johnny Depp, Colin Farrell et Jude Law est sortie sur 234 copies.
Très remarqué au dernier Festival de Cannes où il était en compétition, le film français « A l'origine » de Xavier Giannoli, où François Cluzet joue un faux entrepreneur de travaux publics dont les mensonges font oeuvre sociale, a été vu par 178.696 spectateurs dans 283 salles.
1. « 2012 » : 2.212.370 entrées - Nouveauté - Copies : 716
2. « Trésor » : 347.912 entrées - Nouveauté - Copies : 437
3. « Le concert » : 334.420 entrées - Cumul (2e semaine) : 724.601 spectateurs - Copies : 343
4. « Le Petit Nicolas » : 284.483 entrées - Cumul (7e semaine) : 5.034.232 spectateurs - Copies : 618
5. « L'imaginarium du Docteur Parnassus » : 240.437 entrées - Nouveauté - Copies : 234
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20 |
novembre |
Les monstres les plus effrayants du cinéma américain ne sont pas ceux du grand écran mais bien le pop-corn, les sodas et les friandises vendues aux spectateurs, avec leur quantité considérable de calories et de graisses saturées, selon une étude américaine publiée jeudi.
Une portion moyenne de pop-corn accompagnée d'un soda, vendue dans la première chaîne de cinémas des Etats-Unis, Regal, contient pas moins de 1.610 calories -- soit plus de trois hamburgers Big Mac -- et 60 grammes de graisse saturée, selon une étude du Center for Science in the Public Interest (CSPI).
Sans compter la sorte de beurre liquide dont les Américains aiment à napper leur pop-corn, qui rajoute 130 calories à chaque cuiller à café.
La deuxième chaîne de cinéma du pays, AMC, fait un peu mieux, mais seulement parce que ses portions sont plus petites. Son pop-corn grand modèle affiche tout de même 1.030 calories et 57 grammes de graisses saturées, ce qui revient à manger 500 grammes de côtes de porc surmontées d'une boule de glace.
Les taux de graisses saturées, qui favorisent les maladies cardio-vasculaires, sont imputables à l'huile utilisée pour préparer le pop-corn, principalement de l'huile de coco, précise le CSPI.
Les sodas distribués dans les cinémas sont également américains sont également montrés du doigt par l'étude.
Chez Regal, le plus petit modèle de soda non allégé affiche 300 calories et le plus grand -- plus d'un litre et demi -- 500 calories et l'équivalent de 33 cuillérées à café de sucre.
Les friandises, malgré leur petit conditionnement, ne sont guère plus saines. Un sachet de 225 grammes de petits pastilles au chocolat multicolores contient 1.160 calories et 35 grammes de graisses saturées. Ce qui revient à manger un steak de 500 grammes et des pommes de terre au four... couvertes de beurre.
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20 |
novembre |
Le Syndicat national des éditeurs français (SNE) considère que le projet d'accord conclu aux Etats-Unis par Google et les éditeurs américains « ne marque aucun progrès sur la question essentielle de la protection des oeuvres non anglo-saxonnes piratées par Google » pour son projet de bibliothèque numérique.
Google, qui a entrepris de numériser des millions de livres pour sa bibliothèque en ligne Google Books, a soumis le 13 novembre à la justice américaine une version remaniée d'un accord conclu l'an dernier avec un regroupement d'auteurs et d'éditeurs américains.
« Le SNE reste constant dans sa position consistant à demander à Google de respecter le principe essentiel du consentement préalable des auteurs et des éditeurs avant l'utilisation de leurs oeuvres », écrit jeudi dans un communiqué le syndicat, qui rassemble quelque 500 éditeurs.
Le SNE « appelle Google à prendre désormais au sérieux la situation des auteurs et éditeurs étrangers au projet d'accord, et se réserve la possibilité de s'opposer à nouveau au projet actuel lors des prochaines étapes de validation par les autorités américaines ».
Les éditeurs français, et la Société des gens de lettres, représentant les auteurs, ont engagé une action en justice contre Google. Le jugement doit être rendu par le tribunal de Paris avant le 18 décembre.
L'accord initial conclu par Google aux Etats-Unis avait créé des inquiétudes en Europe, car certains éditeurs et auteurs craignaient que Google ne mette en vente sans autorisation des livres européens, sous prétexte qu'ils étaient épuisés dans le commerce aux Etats-Unis.
Le nouvel accord prévoit notamment de créer un fonds indépendant de gestion des droits et des intérêts des « oeuvres orphelines » pour tenter d'identifier les ayant droit pendant dix ans avant de transférer la propriété des oeuvres à des associations caritatives de lutte contre l'illettrisme aux Etats-Unis, au Canada, au Royaume Uni et en Australie.
Lundi, la Fédération des éditeurs européens avait lundi plutôt bien accueilli les nouvelles propositions du géant de l'internet, estimant « positif » notamment « l'intention d'exclure les livres qui ne sont pas anglo-saxons (de l'accord) ».
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20 |
novembre |
La consommation régulière d'alcool réduirait d'environ un tiers le risque de maladies coronariennes (infarctus, angine de poitrine...) chez les hommes, selon une étude espagnole parue jeudi.
L'étude, publiée en ligne par le journal médical spécialisé britannique Heart, a porté sur plus de 41.000 hommes et femmes âgés de 29 à 69 ans (dont 15.630 hommes), suivis en moyenne sur dix ans.
Durant cette période, 609 cas d'attaques cardiaques (infarctus) et d'autres événements coronariens (angine de poitrine...) ont été notés dont 481 parmi les hommes et 128 parmi les femmes.
Les hommes, buveurs modérés (5 à 30 grammes d'alcool par jour), gros buveurs (30 à 90 g/j) ou très gros buveurs (+ de 90 g/j), avaient tous un risque de maladies coronariennes moindre que les non buveurs. Pour les ex-buveurs, le risque était de 10% inférieur à celui des non-buveurs.
Il était inférieur de 35% pour les petits consommateurs (0 à 5 g/j), de 54% pour les buveurs modérés et de moitié pour les gros et très gros buveurs.
Par exemple, un verre de 285 ml de bière à 4,9% d'alcool représente 11 grammes d'alcool tandis qu'un verre de vin à 12% d'alcool équivaut à 17,06 grammes. La forme de l'alcool consommé (vin, bière...) n'affecte pas le niveau de protection, notent les auteurs.
Les effets de la consommation d'alcool chez les femmes ne sont pas statistiquement significatifs dans l'étude, probablement en raison du faible nombre d'incidents coronariens dans ce groupe et aux âges considérés.
Les participants à l'étude font partie d'une cohorte suivie dans le cadre d'une recherche européenne sur le cancer, l'étude EPIC, qui comprend un demi million d'adultes de 10 pays d'Europe de l'Ouest.
L'Espagne, troisième plus grand producteur mondial de bière et de vin, se rangeait en 2003 en sixième position pour la consommation d'alcool par habitant. C'est aussi un pays qui a l'un des plus bas taux de mortalité par maladie coronarienne au monde, souligne la revue.
Les auteurs, qui se défendent de pousser à la consommation, pointent les risques liés à l'abus d'alcool en terme de morts prématurées et de maladies (cirrhose, cancers...).
L'Organisation mondiale de la santé (OMS) estime qu'approximativement deux milliards de personnes dans le monde boivent régulièrement de l'alcool. 73,3 millions souffrent des effets sur leur santé de l'abus d'alcool. L'alcool cause 1,8 million de morts (3,2% du total des décès), ajoutent les auteurs de l'étude.
Le réalisateur allemand Werner Herzog présidera le jury du prochain festival de cinéma de Berlin en février, la Berlinale, ont annoncé jeudi les organisateurs de l'événement.
Werner Herzog, 67 ans, est un « réalisateur exceptionnel » dont les films démontrent « la force artistique du cinéma », a estimé le directeur du festival, Dieter Kosslick, dans un communiqué.
Le 60e festival international du film de Berlin, nom officiel de la manifestation, se déroulera du 11 au 21 février.
Lors de l'édition 2009, l'actrice britannique Tilda Swinton avait présidé le jury.
Parmi les films les plus connus de Werner Herzog figurent « Aguirre, la colère des Dieux » (1972), « Nosferatu - fantôme de la nuit » (1979) ou encore « Fitzcarraldo » (1982).
Herzog a également signé des documentaires, comme « Grizzly Man » en 2005, ou « Encounters at the end of the world », qui lui a valu d'être nominé aux Oscars 2009.
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20 |
novembre |
Le documentaire « Les Plages d'Agnès » d'Agnès Varda, récompensé par un César en février dernier, est l'un des quinze films candidats aux nominations à l'Oscar du meilleur documentaire, a annoncé mercredi l'Académie des Arts et des Sciences du cinéma.
L'autoportrait de la réalisatrice de « Sans toit ni loi » est l'un des rares films non américains de la pré-liste sélectionnée par l'Académie parmi les 89 films qui lui avaient été soumis.
« Burma VJ », un documentaire danois sur la répression des grandes manifestations de 2007 en Birmanie, et le film britannique « Mugabe et l'Africain blanc », qui retrace le procès intenté par un fermier blanc au président du Zimbabwe, font également partie des candidats à la prestigieuse statuette.
Pour le reste, les Etats-Unis dominent largement la sélection, avec notamment « The Cove, la baie de la honte », un film-choc encensé par la critique sur un massacre annuel de dauphins dans une ville côtière japonaise.
« Valentino, the last emperor », consacré au grand couturier italien, ou « Food, Inc », portrait au vitriol de l'industrie agroalimentaire américaine, sont également parmi les candidats.
Les nominations seront annoncées le 2 février prochain et la cérémonie des Oscars aura lieu le 7 mars, au théâtre Kodak à Hollywood.
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20 |
novembre |
Emmanuel Le Roy Ladurie, historien du climat européen depuis le Moyen-Age, partage le constat des climatologues : le réchauffement est en marche depuis le début du 20ème siècle. « Ca va peut-être se rafraîchir, mais pour l'instant le réchauffement est acquis ».
« J'avoue que je suis inquiet, pour mes enfants et mes petits-enfants au siècle qui vient », confie à l'AFP cet éminent professeur au Collège de France, à la veille du sommet mondial de Copenhague (7 au 18 décembre).
« Depuis le 16ème siècle, le climat a subi des variations attestées. Mais cette fois, le réchauffement est tel qu'on ne peut qu'espérer voir se renverser la tendance ».
« Avec cinq siècles de recul, même au Petit âge glaciaire (17ème et 18ème siècles) on trouve des étés presque aussi chauds qu'en 2003, dans les années 1680, ou 1778-81: on avait alors des pointes de chaleur équivalentes aux brûlantes 1990-2000. Mais après, ça retombait », explique-t-il.
Le Pr Le Roy Ladurie a publié sa première monographie sur le climat en Languedoc en 1955 et sa première Histoire du climat en 1967, sur l'Europe occidentale, centrale et du nord et jusqu'aux Etats-Unis.
« Les historiens ne s'y intéressaient pas à l'époque. On s'est moqué de moi. On disait même qu'il s'agissait d'une fausse science alors qu'il s'agissait de constituer un savoir », se souvient-il - comme aujourd'hui les spécialistes des sciences de la Terre réfutent la « climatologie » comme discipline scientifique.
Même s'il refuse de rentrer dans la controverse, l'historien souligne qu'entre la notion de réchauffement et celle de variabilité naturelle du climat, « l'une n'annule pas l'autre ».
Des périodes de réchauffement prolongé se sont déjà produites par le passé, insiste-t-il, mais « c'est arrivé dans l'histoire antique et médiévale. Mais depuis 1987 et 1997, c'est devenu régulier ».
« La décennie 1991-2000 est la plus chaude du 20ème siècle. Une autre l'a précédée de 1718 à 1738. Mais dans ce 18ème siècle parfois doux, les glaciers restaient épais et les hivers neigeux. Alors qu'aujourd'hui, c'est la débandade glaciaire ».
« Depuis les années 1970, on est passé de 11,7°C à 13°C en moyenne annuelle sur la France en 2001-2008. On a donc gagné 1,3°C en trente ans, ce qui fait 0,04°C par an: multipliez par 100, vous obtenez 4 degrés de plus par siècle », calcule-t-il.
Ces 4°C se situent exactement dans la fourchette des prévisions du GIEC, le Groupe d'experts sur l'évolution du climat mandaté par l'ONU. En mai dernier, le Massachussets Institute of Technology évoquait un réchauffement possible de 5°C d'ici 2100.
La tendance aux hivers moins rudes, notable depuis 1896, n'a été démentie que provisoirement: ainsi, la « série fraîche de 1901-1910 servirait de plancher à partir duquel le réchauffement est marqué ». Et les grands hivers de 1956 ou de 1963 n'infirment pas cette tendance.
D'ailleurs, rappelle l'historien, même pendant le Petit âge glaciaire on a connu des hivers particulièrement doux, comme en 1289-1290 avec l'apparition de fraises en Alsace. « Les anomalies peuvent être révélatrices mais ne constituent pas une preuve ».
« Le premier réchauffement net du 20ème siècle va de 1930 à 1950. Depuis les années 80 et surtout depuis 1987 c'est spectaculaire. Et ça continue après l'an 2000. L'été 2009 est le cinquième plus chaud depuis 1950 ».
Cet amateur de grands crus, qui s'est notamment appuyé sur les dates des vendanges pour dessiner le climat d'hier, relève que celles-ci sont désormais nettement plus précoces en Bourgogne. A ce rythme, « les Anglais finiront par faire du vin. Et même du Champagne ».
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