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  novembre 2009

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Novembre
2009

Stomu Yamash'ta,
et les secrets de la pierre sanukite

Né à Kyôto en 1947, il étudie les percussions à la Julliard School de New York et se produit très jeune en soliste avec les plus grands orchestres du monde (Philharmonie de Berlin, Orchestres de Chicago, de Philadelphie,…). Désigné en 1969 par le magazine américain Times comme « l'homme qui a changé l'image des percussions », il crée le Red Buddha Theater, qui fait sensation au Festival d'Avignon en 1972 avec « The Man from the East » ; il fonde ensuite le groupe Go en 1976; avec avec Stevie Winwood (ex-Traffic) et Mike Shrieve (ex-Santana). II interprète la musique du film « The man who fell to Earth » dans lequel joue David Bowie.

 
Stomu Yamash'Ta's East Wind, « One by One » (1974)

En 1978, en quête de spiritualité, il se retire au Japon pour étudier la musique bouddhiste.

Stomu Yamash’ta fait de rares apparitions en Europe : plusieurs tournées avec Mick Jagger, une participation au festival d’Edimbourg, un concert à Stonehenge et au Châtelet en 2005

Il donnera deux concerts exceptionnels lundi et mardi en l'église Saint-Eustache à Paris, où il diffusera la gamme infinie des sons et fréquences avec des iostruements fabriqués avec des pierres sanukites.

Stomu Yamash'ta donnera tout d'abord lundi, en première mondiale, « The Void », une création contemporaine pour percussions sur pierres sanukite, voix (avec le contre-ténor islandais Sverrir Gudjonsson et la soprano syrienne Noma), et flûtes traditionnelles.


Stomu Yamash'Ta's, « Dream » (instruments en pierre sanukite)

Mardi, les ondes et les notes de ces pierres, ciselées et réunies en un instrument ressemblant à un orgue, s'harmoniseront avec celles des voix des moines du Daitoku-Ji (le temple zen de Kyoto où Stomu Yamash'ta se rend régulièrement depuis plusieurs décennies) psalmodiant des mantras.

La musique qu'il crée à partir de cette pierre volcanique, exerce un certain magnétisme, et plonge l'auditeur dans une écoute méditative et sereine.

« Dès que je touche ces pierres, cela provoque une résonance parfois qui m'échappe, explique Yamash'ta, pour qui la vie est faite de rythmes et de fréquences ».

« Si vous voulez les contrôler, c'est la mauvaise attitude. J'ai fait ça au début, je devenais fou, poursuit-il. Vous devez faire attention, car elles existent. J'ai changé totalement mon attitude, et maintenant je découvre tant. Ces pierres ont des fréquences très spéciales et infinies ».

« J'avais atteint un pic dans ma connaissance de la culture musicale occidentale. Et j'étais tellement pris par ma carrière de musicien professionnel que je n'arrivais pas à trouver de réponse aux questions sur le sens de mon existence, explique-t-il. Aussi, j'ai arrêté, et vécu selon un mode de vie totalement différent ».

A 62 ans, Stomu Yamash'ta, qui a pris conscience qu'il était « une partie du néant, du long voyage », vit entre les montagnes au nord de Kyoto et son temple, avec quelques incursions dans des salles de concerts.

Outre la pratique du zen, cet artiste au sens philosophique japonais du terme, c'est-à-dire se positionnant entre la société et le spirituel pour faire le lien entre les deux, continue de tenter d'amadouer la pierre sanukite, roche volcanique datant de 13 millions d’années de la région de Kanayama dans l'île de Shikokuen, dont il a découvert l'existence Grâce au physicien Hitoshi Maeda.

8

Novembre
2009

Prix Constantin :
les artistes nommés

Voici la liste des 10 groupes ou artistes nommés pour le 8e Prix Constantin, qui met en valeur les jeunes talents musicaux et sera décerné lundi lors d'un concert à L'Olympia à Paris :

  • Babx: « Cristal Ballroom » (Warner Music)
  • Birdy Nam Nam: « Manual for successful rioting » (Jive Epic/Sony Music)
  • Diving with Andy: « Sugar Sugar » (Emarcy/Universal Music)
  • Dominique A: « La Musique » (Cinq7/Wagram)
  • Emily Loizeau: « Pays Sauvage » (Polydor/Universal Music)
  • Fredo Viola: « The Turn » (Because Music)
  • Hugh Coltman: « Stories from the safe house » (Mercury/Universal Music)
  • Orelsan: « Perdu d'avance » (3eme bureau/Wagram)
  • Piers Faccini: « Two grains of sand » (Tôt ou Tard)
  • Yodelice: « Tree of life » (Mercury/Universal)

8

Novembre
2009

Abed Azrié à l'Institut du Monde Arabe

Abed Azrié, chanteur et compositeur syrien, interprètera à l'Institut du Monde Arabe (IMA) à Paris (12, 13, 14 novembre) « L'Epopée de Gilmalesh », une de ses œuvres récentes. Né à Alep (Syrie), il s'est intéressé très jeune aux musiques populaires occidentales tout en étudiant la littérature arabe à l'université de Beyrouth. Venu à Paris en 1967 pour y approfondir ses connaissances musicales, il y est resté. Ce musicien ose une synthèse entre instruments traditionnels moyen-orientaux et occidentaux, musiques anciennes et actuelles. Sur cette trame, il interprète d'une voix douce et profonde des textes liturgiques ou anciens, des poésies arabes... ouvrant ainsi des horizons nouveaux. Dans l'« Ensemble d'Orient et d'Occident » qui jouera avec lui à l'IMA, le ney (flûte ottomane) ou le qânoun (instrument à cordes pincées) côtoient le violoncelle ou la contrebasse.


Abed Azrié, IMA, Paris

8

Novembre
2009

Le Satellit Café :
7e édition de « La Route des Sons »

Le Satellit Café, salle parisienne connue des amateurs de musiques du monde, organise jusqu'au 27 novembre la 7e édition de la « Route des sons ». Ce festival programme des musiciens représentatifs de la scène « world » sans être des têtes d'affiche. Le duo estonien formé de Tuule Kann, chanteuse et joueuse de kannel (cithare balte), et de Jaak Sooäär (guitare), entre jazz et musiques traditionnelles (le 12), côtoient sur l'affiche le musicien brésilien de forro Emerson Araujo (le 11), les chanteurs sénégalais Magou (le 20) ou cap-verdien Jovino dos Santos (le 10). Le répertoire du groupe strasbourgeois Malietes (le 19) va, lui, du rebetiko des tavernes athéniennes aux musiques turques de l'Anatolie.


 Jovino dos Santos

 


Malietes et invités, « Dans les ruelles d'Istanbul » (extraits)
Xanthoula Dakovanou et Hacer Toruk (voix)
Emmanuel Hoseyn During (violon, saz)
Franck Mahmoudian et Collectif Difraact
 

8

Novembre
2009

Dai Miyata remporte le concours
de violoncelle Rostropovitch

Le Japonais Dai Miyata, 23 ans, a remporté le 9e concours de violoncelle Rostropovitch, dont la finale s'est déroulée samedi Paris, ont annoncé les organisateurs dans un communiqué.

Le vainqueur s'est vu attribuer par le jury, présidé par le compositeur et chef d'orchestre polonais Krzysztof Penderecki, le Grand prix de la ville de Paris, doté de 10.000 €.

Le Suédois Jakob Koranyi (26 ans) a obtenu le 2e prix (Académie des beaux-arts, 7.000 €) et un autre pour la meilleure interprétation du 1er Concerto pour violoncelle de Chostakovitch (2.500 €).

Le 3e prix (4.000 €) est allé à l'Allemand Norbert Anger (22 ans) et le 4e (3.000 €) au Néerlandais Sietse-Jan Weijenberg (26 ans).

D'autres prix ont été remis à des concurrents n'ayant pas accédé à la finale: les Français Edgar Moreau (15 ans) et Yan Levionnois (19 ans), l'Allemand Gabriel Schwabe (21 ans) et la Coréenne Seung Min-Kang (22 ans).

Soixante-quatre candidats ont pris part cette année au concours Rostropovitch, la plus importante compétition de violoncelle au monde, un cru qui revêtait un caractère exceptionnel à double titre.

C'était la première édition organisée depuis la mort (en avril 2007) du violoncelliste russe Mstislav Rostropovitch et elle coïncidait avec les 20 ans de la chute du Mur de Berlin, dont il avait été l'un des symboles.

8

Novembre
2009

Séminaire collectif
« Musique et sciences sociales »
à l'École des Hautes Études
en Sciences Sociales

Ce séminaire collectif se propose de présenter et de discuter les approches récentes de l’articulation entre musique, histoire et société. Qu’elles s’intéressent en priorité aux œuvres et aux compositeurs, à la réception critique, au rituel du concert ou encore aux institutions, ces démarches convergent dans la considération de la musique comme une pratique culturelle, liée à des enjeux sociaux et politiques, autant qu’esthétiques et artistiques. Ainsi, sont invités à réfléchir sur les aspects théoriques et méthodologiques de leur travail des chercheurs provenant de la musicologie, de l’histoire culturelle ou de la sociologie des arts, dans le but de familiariser les étudiants avec cette problématique et, par la même occasion, de créer un espace de discussion interdisciplinaire.

Placé sous la responsabilité d'Esteban Buch et de Laure Schnapper, ce saminaire teint ses séances les 1e et 3e lundis du mois, de 17 à 19 h, salle 11, 105 bd Raspail.

Programme de l’année 2009-2010 :

2 novembre 2009 : Julien Mallet (IRD) : Le tsapiky de Madagascar comme terrain composé

16 novembre : Sophie Jacotot (CRAL) : L’histoire culturelle appliquée à la danse : l’exemple des danses de bal dans l’entre-deux-guerres.

7 décembre : Frédéric Gaussin (EHESS/CRAL) : Appréhender l'art de l’interprète : enjeux, méthodes, perspectives

4 janvier 2010 : Max Noubel (Université de Bourgogne/CRAL) : Les associations musicales américaines d’avant-garde dans les années vingt

18 janvier : Mitchell Cohen (CUNY) : Politics and Compassion in Wagner’s Parsifal

1er février : Xavier Hascher (Université Marc Bloch) : Formalisations théoriques et analyse musicale : avantages et limites des modèles axiomatiques

15 février : Denis-Constant Martin (CNRS) : La recherche d'éléments de représentations sociales à partir des pratiques et productions musicales

1er mars : Jann Pasler (UCS) : Musique et nation sous la Troisième république

15 mars : Karen Painter (University of Minnesota) : Mahler’s political narratives

3 mai : Jean-Pierre Bartoli (Paris IV) : Etudier la fantaisie pour clavier entre 1750 et 1850

17 mai : Jacqueline Waeber (Duke University) : 'Genre impur' ou 'Nouveau Laocoon'? Révaluer le mélodrame.

7 juin : séance bilan

Contacts : buch@ehess.fr, schnapper@ehess.fr

 

8

Novembre
2009

La Génération de l'Itinéraire (5e volet) :
autour d' Hugues Dufourt,
au Centre de documentation
de la musique contempopraine,
le 23 novembre

La Génération de l'Itinéraire # 5 : Hugues Dufourt, Lundi 23 novembre 09 in : La Génération de L'Itinéraire : l'ouverture esthétique. Au Cdmc, de 14h30 à 18h30

Hugues Dufourt est une des personnalités les plus marquantes de la génération européenne du second après-guerre. Sa démarche de philosophe et d'esthéticien, son acuité dans la recherche méticuleuse des phénomènes sonores et compositionnels, sa foi en l'histoire (systématique, théorique et technique de la philosophie, de la société, de la science et des arts), sans oublier son engagement socio-politique et institutionnel font de lui un homme de culture polymorphe et singulièrement riche. (Pierre Albert Castanet, « Un kaléidoscope fin de siècle », Histoire de la musique, Paris, Larousse, 1998, p. 1157)0

4h30 Accueil par Laure Marcel-Berlioz, directrice du Cdmc et Jean-Loup Graton, directeur artistique de l’Itinéraire

Hugues Dufourt : l'art subtil des substituts, par Pierre Albert Castanet

5h Projection de Quai Bourbon d'un film de Luc Riolon, musique de Hugues Dufourt, Hommage à Charles Nègre pour sextuor

5h10 L' « antiphysis » de Hugues Dufourt, par Martin Kaltenecker

5h40 Dualité temps - énergie dans la pensée musicale d'Hugues Dufourt, par Angelo Orcalli

16h10 Hugues Dufourt et la lutherie électrique, par Martin Laliberté

16h40 Quatre œuvres d'Hugues Dufourt, considérations d'interprète, par  Daniel Kawka

7h10 Table ronde : Hugues Dufourt, Martin Kaltenecker, Angelo Orcalli, Martin Laliberté, Daniel Kawka, Pierre Albert Castanet. Modérateur : Pierre Albert Castanet

18h Ponctuation musicale : Hugues Dufourt, « La Cité des saules », pour guitare électrique et transformation du son en temps réel. Claude Pavy, guitare électrique

Co-production Cdmc – L’Itinéraire

CDMC, 16 place de la Fontaine aux Lions, 75019 Paris. 01 47 15 49 86 ; cdmc@cdmc.asso.fr ; http://www.cdmc.asso.fr

 

8

Novembre
2009

« Vieux Carré » de Tennessee Williams
au Théâtre National de Strasbourg,
par le Wooster Group

Le Théâtre National de Strasbourg a accueilli vendredi, en première mondiale, la création de « Vieux Carré », une pièce adaptée du roman autobiographique de Tennessee Williams par The Wooster Group.

Le célebre collectif new-yorkais la présentera, également en novembre, à Paris puis, en mai 2010, à Vienne.

Elizabeth LeCompte a mis en scène ce huis-clos dans un meublé sordide du Vieux Carré, un quartier de la Nouvelle Orléans. Un jeune écrivain désargenté - il a mis sa machine à écrire au clou - y côtoie dans les années 30 des colocataires prisonniers de leur sexualité et qui vont lui révéler son homosexualité.

Le jeune homme, incarné par Ari Fliakos, se laisse séduire par le peintre qui habite la chambre voisine, un prédateur sexuel qui se meurt de tuberculose. Jane, une voisine bien campée par Kate Valk, cherche l'amitié de l'écrivain en herbe qui lui préfère son petit ami bisexuel et abruti de drogues. La tenancière, Mrs. Wire, bien servie par l'excellente Ellen Mills, sombre dans la folie.

De l'extérieur n'arrivera jamais que le bruit des gouttes de pluie que l'on voit sur des écrans à plasma en fond de scène, dans la pure tradition du Wooster Group qui associe volontiers texte et technologies.

Le roman, dont est tiré ce spectacle de 1H4O, a été écrit à la fin des années 70 à un moment où des artistes influents sont actifs dans la libération gay. On y retrouve des personnages de pièces antérieures de Tennessee Williams.

La pièce peut sembler plus terne que les autres œuvres qui regorgent de drames, de morts, de castrations. Mais Tennessee Williams a écrit « Vieux Carré » après de dix ans de dépression, de drogues et d'alcool.

Co-produite par le TNS, Wiener Festwochen, Les Spectacles vivants-Centre Pompidou, Festival d'Automne, la pièce en anglais a reçu un accueil poli dans la petite salle du TNS, désservie par des sous-titres en français totalement illisibles vendredi soir pour certains des 250 spectateurs.

A Strasbourg jusqu'au samedi 14 novembre, sauf le 9, puis au Festival d'Automne à Paris, Centre Pompidou du 19 au 23 novembre, et en mai 2010 au Festival de Vienne.

8

Novembre
2009

La scène nationale de La Criée
toujours dans l'incertitude sur sa saison

A dix jours de la reprise programmée de sa saison, la scène nationale de La Criée à Marseille n'est toujours pas assurée de rouvrir ses portes au public à cause de la présence d'amiante dans ses murs, alors que deux salariés, malades, ont décidé de porter plainte.

Les résultats des dernières analyses sur la seconde scène dont dispose le théâtre - la première, plus grande, étant fermée depuis l'an dernier pour désamiantage - étaient attendus cette semaine. Mais ils n'ont toujours pas été communiqués par le laboratoire, selon une porte-parole du théâtre et des salariés chez qui inquiétude et impatience se mêlent.

« Nous avons un collègue avec un cancer et deux autres malades, cela fait monter la pression », explique Jean-Claude Leita, ingénieur du son et délégué CGT du personnel. « Mais nous aimerions aussi que ça avance et que nous puissions enfin faire du théâtre », ajoute-t-il, craignant une nouvelle saison amputée synonyme de finances compromises.

En 2008-2009, après la révélation de la présence d'amiante dans les gaines au-dessus de la grande scène, La Criée, situé sur le Vieux-Port, avait dû demander asile aux autres théâtres de la ville et diviser par deux sa programmation. « Nous avons joué 11 spectacles contre 26 en temps normal », explique Florence Lhermitte. Résultat moins de recettes et des dépenses en plus pour monter les décors et installations.

Pour faire face, son directeur, Jean-Pierre Benoît, a dû réclamer une rallonge budgétaire à ses deux bailleurs de fonds, la Direction régionale de l'action culturelle, qui finance le théâtre à 80%, et la mairie de Marseille.

Le théâtre a déjà été contraint de repousser le lancement de sa saison 2009-2010 à novembre et d'annuler deux spectacles, en raison du retard pris par les travaux. Et le sort de « La Nuit des Rois » de William Shakespeare, programmée du 17 au 29 novembre est désormais suspendu au résultat des dernières analyses en cours.

A la mairie de Marseille, propriétaire des murs et qui finance les travaux de désamiantage, on assure qu'il n'est pas question de lésiner avec la santé de la trentaine de salariés de La Criée ni avec celle du public. « A la moindre trace d'amiante, on ne rouvrira pas », affirme l'adjoint chargé de la Culture, Daniel Hermann.

« Je suis assez inquiet. S'il y en a partout, il faudra revoir tout le bâtiment ce qui risque de prendre du temps », poursuit-il, engageant M. Benoît « à chercher des lieux pour l'accueillir ».

Selon Mme Lhermitte, La Criée dispose « d'un lieu de repli », au théâtre NoNo, dans le sud de la ville. Mais ce dernier a déjà programmé un spectacle du 12 au 14 novembre ce qui lui laisse peu de temps pour prendre possession des lieux.

« Il faudrait une petite semaine pour tout installer », estime Didier Bourgeat, 48 ans, l'un des deux salariés qui a porté plainte contre X pour mise en danger de la vie d'autrui.

Employé du théâtre depuis son ouverture en 1981, d'abord en tant qu'électricien puis comme chef machiniste, il est porteur de la maladie de l'amiante comme son épouse qui travaille à l'accueil. Son collègue et co-plaignant Tony Moulon a développé un cancer du poumon.

« Ce n'est pas une action contre la mairie ou notre employeur mais pour dénoncer les faits. On ne peut rester sans rien dire », ajoute le technicien, qui regrette que La Criée, « un phare pour Marseille, reste fermée ».

Et de juger: « C'est une catastrophe pour la culture dans cette ville », qui sera capitale européenne de la culture 2013.

8

Novembre
2009

« L'Illusion comique » à Ivry :
la magie du théâtre au rendez-vous

Elisabeth Chailloux, codirectrice du Théâtre des Quartiers d'Ivry, y met en scène « L'Illusion comique » de Corneille, condensé de tous les genres théâtraux qu'elle représente jusqu'au 3 décembre, mêlant fantastique et sobriété.

« Sur le plateau, tous les artifices, toute la magie du théâtre: les plus anciens et les plus modernes, les ombres, les lumières, la musique, les costumes et le plus beau des artifices, le plus violent des charmes, la langue de Corneille à la fois étrange et familière, concrète et poétique », écrit dans une note du programme Elisabeth Chailloux, qui concrétise ses intentions.

Si l'intrigue de « L'Illusion comique » est le récit par un magicien de l'histoire d'un fils rebelle (Clindor) qui échappe à son père pour aller au bout de ses rêves, devenir un comédien (à l'époque un déclassé), le personnage le plus cocasse et irréel de la pièce est Matamore.

On se retient d'applaudir à l'apparition — et dès les premières déclarations — de cette figure tout droit sortie de la commedia dell'arte, dans l'interprétation qu'en propose à Ivry Jean-Claude Delaume.

Ce jeune comédien, en accentuant quelques traits aigus de son visage, en y ajoutant une balafre sur une joue, fait effectivement basculer la représentation dans le domaine du fantastique. Son Matamore, cuirasse couvrant la poitrine, épée au côté, chapeau emplumé et qui se pense aimé de toutes les femmes et vainqueur d'armées entières, est vraiment « enfermé dans sa folie ».

A lui seul, ce personnage ainsi joué résume l'entreprise menée par Pierre Corneille (1606-1684) dans « L'Illusion comique », son avant-dernière comédie, écrite en 1635, avant ses grandes tragédies, et qu'il qualifiait lui-même d'« étrange monstre ».

Grâce à un décor entre réel et irréel — des panneaux coulissants aux parois transparentes, l'utilisation de la vidéo —, on peut croire aux amours tumultueuses vécues (en fait jouées) par Clindor (interprété par Frédéric Cherbœuf), sorties de la grotte d'un magicien (Malik Faraoun) et qui oscillent entre farce et tragédie. Magie du théâtre que découvre avec stupéfaction son père (François Lequesne), enclin désormais à davantage d'indulgence.

 

8

Novembre
2009

L'écrivain russe Ludmila Petrouchevskaïa
chante au cabaret à New York

L'écrivain et auteur de théâtre russe Ludmila Petrouchevskaïa, 71 ans, s'est produite vendredi soir dans un spectacle de cabaret à New York, une activité qu'elle a commencé à exercer depuis deux ans.

L'auteur d'« Immortel Amour » et de « La petite fille de l'hôtel Métropole », dont les œuvres, longtemps interdites en Union Soviétique, sont désormais traduites dans des dizaines de langues, fêtait aussi la parution de la traduction anglaise de ses « Contes effrayants ».

Le livre, intitulé, en anglais, « Il était une fois une femme qui tenta de tuer le bébé de ses voisins », est publié chez Penguin.

« J'ai commencé à chanter à 69 ans, avant j'avais trois enfants à élever, et les enfants n'aiment pas quand maman chante », a déclaré à l'AFP Ludmila Petrouchevskaïa.

Elle a interprété en russe, espagnol ou français des classiques comme « Besame mucho », « La vie en rose » ou « Deux guitares », devant une foule de spectateurs venus l'applaudir dans un cabaret russe de Manhattan.

« Cette dernière chanson est dédiée à mon grand-père qui était un aristocrate chauffeur de taxi à Paris », a-t-elle dit.

« J'ai été un auteur interdit toute ma vie, j'ai vécu grâce à mon travail de traductrice et puis, depuis 20 ans, c'est moi qu'on traduit », a-t-elle poursuivi.

Mme Petrouchevskaïa, dont un récit a été publié récemment dans le magazine New Yorker, devait poursuivre son voyage américain par des conférences dans les universités de Columbia  et Yale

8

Novembre
2009

Cinq romans toujours
en lice pour le Goncourt des lycéens

Cinq romans sont toujours en lice pour le 22e Goncourt des lycéens qui sera décerné lundi à Rennes, a-t-on appris vendredi auprès des organisateurs.

Cinq romans sont toujours en lice pour le 22e Goncourt des lycéens qui sera décerné lundi à Rennes, a-t-on appris vendredi auprès des organisateurs.

 Choisis parmi la sélection initiale du Goncourt, les cinq auteurs finalistes sont les suivants:

  • « La délicatesse » (Gallimard) de David Fœnkinos,
  • « Le club des incorrigibles optimistes » (Albin Michel) de Jean-Michel Guenassia,
  • « Jan Karski » (Gallimard) de Yannick Haenel,
  • « Ce que je sais de Vera Candida » (L'Olivier) de Véronique Ovaldé,
  • « Les heures souterraines » (Lattès) de Delphine de Vigan.

Les cinq œuvres, dont aucune n'a été récompensée par les prix littéraires décernés depuis le début du mois, ont été sélectionnées lors de six réunions régionales organisées vendredi un peu partout en France.

 Cette année, 52 classes de seconde, première, terminale ou BTS, généralistes, scientifiques ou techniques, participent à l'événement organisé par le ministère de l'Education nationale et la FNAC, en accord avec l'académie Goncourt.

 Pendant deux mois, les élèves, âgés de 15 à 18 ans, ont lu les 14 romans de la sélection de rentrée de l'acadamie Goncourt et en ont débattu avec leurs professeurs.

 L'an dernier, les lycéens avaient récompensé « Un brillant avenir » (Gallimard) de Catherine Cusset. Fondé à Rennes en 1988, le prix impacte souvent sur les ventes du roman distingué.


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